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Données générales

Nom officiel : République du Kenya
Nature du régime : République
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : M. Mwai Kibaki

Données géophiques

Superficie : 580 367 km² (CIA)
Capitale : Nairobi
Villes principales : Nairobi, Mombasa, Kisumu, Eldoret, Nyeri, Meru, Embu
Langue (s) officielle (s) : anglais, swahili
Langue (s) courante (s) : anglais, swahili, plus de 40 autres langues
Monnaie : Shilling kenyan ; 1€ = 118,6 KES (février 2013)
Fête nationale : 12 décembre (Jour de l’Indépendance)

Données démographiques

Population : 43 millions (2012/CIA)
Densité : 74,1 habitants/km² (2012/CIA)
Croissance démographique : 2,4% (2012CIA)
Espérance de vie : 61,6 ans pour les hommes ; 64,5 ans pour les femmes (2012/CIA)
Taux d’alphabétisation : 87% (2009/Banque mondiale)
Indice de développement humain : 0,509 – 143ème sur 187 (2011/PNUD)
Composition ethnique : Kikuyus 22% ; Luhyas 14% ; Luos 13% ; Kalenjins 12% ; Kambas 11% ; Kisii 6% ; Merus 6%, autres Africains 15% ; non Africains (asiatiques, arabes, européens) 1%
Religions : Protestants 45% ; Catholiques 33% ; Musulmans 10% ; Animistes 10% ; autres 2%

Données économiques

PIB : 41,84 Mds USD (2012/CIA)
PIB par habitant : 973 USD/habitant (2012/CIA)
Taux de croissance : 5,1% (2012/CIA)
Taux d’inflation : 10,1% (2012/CIA)
Taux de chômage (au sens du BIT) : 40% (2008/CIA)
Déficit public : 4,6% du PIB (2011/CIA)
Dette publique : 50% du PIB (2012/CIA)
Balance commerciale : -8,5 Mds USD soit 20,2% du PIB (2012/CIA)
Principaux clients : Ouganda 10% ; Tanzanie 9,7% ; Pays-Bas 8,5% ; Royaume-Uni 8,2% ; Etats-Unis 6,2% ; République démocratique du Congo 4,2% (2011/CIA)
Principaux fournisseurs : Chine 14,8% ; Inde 14% ; Emirats Arabes Unis 10,1% ; Afrique du Sud 7,8% ; Arabie Saoudite 7,1% (2011/CIA)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2012/CIA) :
- Agriculture : 24,2%
- Industrie : 14,8%
- Services : 61%

Exportations de la France vers le Kenya : 171 M€ (2011)
Importations françaises depuis le Kenya : 86,4 M€ (2011)

Lien : http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/kenya


Autres

Ambassade de France : Nairobi
Consulats de France : Nairobi (section consulaire de l’Ambassade), Mombasa (consulat honoraire)
Communauté française au Kenya : 1 440 Français inscrits au registre des Français établis hors de France (2012)
Communauté kenyane en France : 900 (2011)

Politique intérieure

- La crise de décembre 2007-janvier 2008 :

Le Kenya, indépendant depuis 1963, a longtemps fait figure d’exemple en matière de stabilité politique et de transition démocratique. En 1992, le multipartisme a été établi et lors des élections présidentielles de 2002, l’ancien Président Moi, qui avait dirigé le pays depuis 1978, a accepté la victoire du candidat de l’opposition Mwai Kibaki. Cinq ans après, ce dernier se représentait aux élections présidentielles du 27 décembre 2007, s’appuyant sur un solide bilan macro-économique de croissance retrouvée et de liberté d’expression garantie. Dans un contexte général remarquablement favorable, l’année 2007 avait néanmoins vu une pause dans les réformes et une certaine érosion du soutien politique et populaire accordé au Président sortant.

Dans les derniers sondages précédents les élections, le Président Kibaki n’était crédité que de 40 % des intentions de vote. L’insatisfaction populaire, alliée à la division du camp présidentiel, a permis à Raila Odinga, ancien allié du Président puis opposant, de se présenter comme une alternative à partir de septembre 2007.

Les élections présidentielles, législatives et locales se sont déroulées le 27 décembre 2007 dans un climat serein. Les législatives ont permis à l’opposition d’obtenir une courte majorité au Parlement et ont marqué la défaite d’une vingtaine de ministres du gouvernement sortant. Les résultats des présidentielles, qui ont conduit à la proclamation précipitée de la victoire de Mwai Kibaki, ont été contestés par l’opposition en raison notamment de la lenteur du processus de dépouillement et des soupçons de fraude. Des violences ont alors éclaté dans l’ensemble du pays entre ethnies Kikuyu, Kalenjin et Luo, menant le pays au bord de la guerre civile et faisant plus de 1 300 morts et 600 000 déplacés.

Une médiation confiée à Kofi Annan a abouti, le 28 février 2008, à un partage du pouvoir et à la mise en place d’un gouvernement de coalition : Mwai Kibaki est devenu Président ; un poste de Premier ministre a été crée et confié à Raila Odinga ; deux postes de vice-premiers ministres ont été crées et confiés respectivement au Parti de l’Unité Nationale (PNU), le parti du Président Kibaki, et au Mouvement Démocratique Orange (ODM), le Parti du Premier ministre Odinga ; la majorité présidentielle du PNU et l’opposition de l’ODM étaient représentées à parité au gouvernement.

- L’évolution politique du pays depuis l’accord de réconciliation nationale :

La situation politique intérieure est aujourd’hui marquée par la perspective des élections générales du 4 mars 2013 (six scrutins, dont l’élection présidentielle). Si aucun candidat ne remporte plus de 50% des voix au premier tour des présidentielles, le second tour aurait lieu le 11 avril 2013. Le bon déroulement de ces élections est au cœur des préoccupations kenyanes et de la communauté internationale. L’adoption par référendum d’une nouvelle constitution en août 2010 a constitué une avancée majeure pour le pays. Des réformes ont été lancées pour œuvrer à la réconciliation nationale et garantir un processus électoral transparent :
-  Création d’une Commission électorale indépendante (Independent Electoral and Boundaries Commission) chargée d’organiser les élections générales de 2013.
-  Adoption de lois nouvelles pour prévenir toute instabilité à l’approche des élections : loi sur les partis ; loi sur les sondages ; lois sur la décentralisation avec la création d’un Sénat et de 47 comtés (« counties »).
-  Réforme de la police.
-  Réforme judiciaire.

La société kenyane est en outre toujours traumatisée par les violences de fin 2007 / début 2008. Le secteur privé, conscient de l’impact économique qu’avaient eu les violences post-électorales, et la classe moyenne, soucieuse de préserver ses intérêts, se sont engagés pour promouvoir des élections pacifiques.

La procédure de la Cour pénale internationale afin de juger les crimes commis lors des violences qui avaient suivies les élections présidentielles de décembre 2007 vise également à contribuer au processus de réconciliation nationale. Le 23 janvier 2012, la Chambre préliminaire de la CPI a confirmé les charges pour crimes contre l’humanité contre quatre des six suspects visés par la procédure lancée par le procureur Moreno-Ocampo depuis décembre 2010. Parmi ces quatre suspects figurent deux membres du PNU : Uhuru Kenyatta, fils de Jomo Kenyatta (père de l’indépendance kenyane), Vice-premier ministre et ex Ministre des Finances et candidat déclaré aux élections présidentielles de 2012 ; Francis Muthaura, Directeur de cabinet du Président Kibaki et Directeur de la Fonction publique. Figurent également un ancien membre et un ancien sympathisant de l’ODM : William Ruto, ex Ministre de l’Enseignement supérieur, des Sciences et des Technologies et allié d’Uhuru Kenyatta pour les prochaines élections présidentielles ; Joshua arap Sang, animateur d’une radio locale. Les charges ont été abandonnées contre les deux autres accusés, faute de preuves suffisantes : Henri Kosgey, actuellement suspendu de ses fonctions de Ministre de l’Industrialisation et Président de l’ODM ; Hussein Ali, ancien chef de la police et actuellement Directeur du service postal kenyan.

La campagne électorale bat aujourd’hui son plein :

-  La Commission électorale indépendante a mené à bien la délimitation des circonscriptions électorales et l’enregistrement de 14,3 millions d’électeurs.

-  Huit coalitions pour le ticket Président et Vice-président s’affrontent :

• Deux coalitions favorites : la coalition « CORD » avec Raila Odinga (Orange Democratic Movement/ODM), actuel Premier ministre, comme candidat à la présidence et Kalonzo Musyoka (Wiper Democratic Movement/WDM), actuel Vice-président et candidat au même poste ; la coalition « Jubilee » avec Uhuru Kenyatta (The National Alliance/TNA) comme candidat à la présidence et William Ruto (United Republican Party/URP) comme candidat à la vice-présidence ;

• Les six autres coalitions : la coalition « Amani » menée par Musalia Mudavadi, actuel Vice-premier ministre et Ministre du Gouvernement local (The United Democratic Forum Party of Kenya/UDF) ; une coalition menée par Martha Karua, ancienne Ministre de la Justice entre 2005 et 2009 (National Rainbow Coalition Kenya/Narc Kenya) ; les coalitions menées par Peter Kenneth (homme d’affaires), Joseph ole Kiyiapi, Paul Muite et Mohammed Dida.

-  Les partis ont présenté leurs programmes et organisé les primaires pour les élections locales.

Malgré les évolutions par rapport à 2007, des incertitudes demeurent sur les élections à venir :

-  Aucun candidat n’est certain de l’emporter, de surcroît dès le premier tour.

-  Des tensions ethniques ne peuvent être exclues dans certaines régions du pays entre partisans des différents candidats.

Situation économique

Le Kenya est la première économie d’Afrique de l’Est

Le Kenya est, en termes de performance économique, le pays chef de file de l’organisation économique régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) qui rassemble cinq pays (Kenya, Tanzanie, Burundi, Rwanda et Ouganda) en union douanière. Il est également un centre logistique de premier ordre (rôle de plateforme routière, maritime, aéroportuaire et financière) pour l’ensemble de la région. Le PIB total s’élève en 2012 à 41,8 MdUSD soit presque 20 % du total de l’Afrique de l’Est et 31 % de la Communauté d’Afrique de l’Est. Cependant, le PIB par habitant reste faible (970 USD en 2012).

Le Kenya connait d’une croissance économique soutenue dans un cadre macro-économique stabilisé

La croissance économique a été soutenue en 2012 (+5,1 %). A partir de la mi-2012, la croissance est tirée par une amélioration des conditions climatique et par de nouvelles découvertes de réserves de pétrole et de gaz naturel qui ont dopé les investissements. Dans ce contexte, la croissance devrait atteindre 5,7 % en 2013.

Au cours de l’exercice 2011/2012, le déficit courant s’est creusé, s’établissant à 9,1 % du PIB, après 8,4 % au cours de l’exercice précédent. Cette dégradation du solde s’explique principalement par la sécheresse qui a pénalisé les récoltes et la production hydro-électrique du Kenya, entrainant de facto des importations massives de céréales et de pétrole. Le déficit courant pourrait être ramené à 8,2 % du PIB au cours de l’exercice 2012/2013. Le Kenya est enfin devenu en 2011 le deuxième récipiendaire des investissements directs à l’étranger (IDE) en Afrique Subsaharienne derrière l’Afrique du Sud, dépassant le Nigéria.

Le budget 2011/2012 donne priorité au développement des infrastructures (+34 % de l’enveloppe assignée par rapport au budget précédent), à la lutte contre la pauvreté et à la mise en place des réformes de structure (fiscalité et Constitution d’août 2010). Toutefois, il ne prenait pas en compte les dépenses non prévues liées à l’aide alimentaire lors de la grande sécheresse du second semestre 2011 et à l’intervention militaire en Somalie. En outre, une réforme de l’impôt est en cours et devrait permettre d’augmenter significativement les ressources fiscales de l’Etat pour l’exercice budgétaire 2011/2012 et ultérieurement.

Deux préoccupations majeures ont émergé en 2011, à savoir le rebond des pressions inflationnistes et l’évolution négative du taux de change du shilling kényan (KES). Le gouvernement kenyan a entrepris à la mi-octobre 2011 la mise en place d’une politique monétaire et de change nettement plus restrictive. Il a notamment, sur les conseils du FMI, augmenté par deux fois le taux de base de la Banque Centrale. Les résultats de ces mesures volontaristes sont plutôt probants : le shilling kenyan, depuis fin octobre 2011, s’est stabilisé et l’inflation diminue progressivement. Dans ce contexte favorable, la Banque Centrale a réduit, à l’été, le taux de base bancaire afin principalement de diminuer le coût pour les acteurs économiques. Les réserves en devises du Kenya se situaient à fin 2011 à 2,9 mois d’importation alors que, fin 2010, elles s’élevaient à 3,1 mois d’importations.

La dette publique kenyane était légèrement inférieure à 50% du PIB en 2011. Globalement, cette dette est pour moitié interne et pour moitié externe. Elle est estimée à 50% du PIB pour 2012.

Le Kenya bénéficie d’un programme de soutien du Fond Monétaire International

Début janvier 2011, le FMI a octroyé au Kenya une Facilité Elargie de Crédit (FEC) de trois ans d’un montant de 500 MUSD (soit 325,68 MDTS). Près de 152 MDTS ont été déboursés en 2011. Le Conseil d’Administration du FMI a accordé, début décembre 2011, une augmentation significative de la FEC, portant son montant total à 488,52 MDTS. Cet appui financier supplémentaire sollicité par le gouvernement kenyan vise à réduire le coût pour l’Etat de l’impact de la sécheresse et des mesures de soutien du shilling. Le 24 octobre 2012, la 4e revue (sur 6) de ce programme a été approuvée par le conseil d’administration du FMI.

La lutte contre la pauvreté, malgré l’émergence d’une classe moyenne, et l’insécurité alimentaire demeurent, à court, moyen et long terme, des enjeux majeurs de développement pour le pays

Le Kenya comptait, à fin 2012, 43 millions d’habitants dont près de 40 % vivait sous le seuil de pauvreté. Au-delà de la persistance de la pauvreté (le pourcentage de population « pauvre » demeure stable depuis trois ans), on constate, ces dernières années, l’émergence d’une classe moyenne qui, sur la base du dernier recensement, représenterait quelque 20 % de la population totale et contribue au maintien d’une demande intérieure soutenue.

Depuis plusieurs années, la situation de sécurité alimentaire du Kenya pose problème du fait de périodes récurrentes de sécheresse et d’une organisation du secteur agricole globalement déficiente. Au cours du premier semestre 2012, la moitié des ménages kényans ont connu des niveaux élevés d’insécurité alimentaire.

Aide publique au développement

En 2011, l’APD totale reçue par le Kenya s’élève à 2,47 Mds USD soit près de 5 % du PIB du pays. La France (92 MUSD en 2011) est le 8ème bailleur, tous bailleurs confondus, et le quatrième bailleur bilatéral derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et devant le Japon et les Nordiques. Parmi les principaux bailleurs multilatéraux figurent l’Union européenne, le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement.

Politique extérieure

- Intégration régionale :

Le Kenya est membre fondateur de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) avec la Tanzanie et l’Ouganda. Le Kenya a joué un rôle moteur dans les différentes étapes de l’intégration de cette organisation intergouvernementale : relance de l’organisation en 1999 ; union douanière en 2005 ; lancement d’un marché commun le 1er juillet 2010 ; projet d’union monétaire d’ici 2012 ; processus de rapprochement entre l’EAC, le COMESA (Marché commun des pays d’Afrique de l’est et d’Afrique australe dont le Kenya est également membre) et la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) en cours depuis 2008 afin de créer une zone de libre échange inter régionale.

Dans le cadre de l’EAC, le Kenya participe à la constitution d’une brigade est-africaine en attente pour le maintien de la paix. Dans le domaine de la paix et de la sécurité, le Kenya est également engagé au sein de l’East African Standby Force (EASF), brigade régionale de la Force africaine en attente de l’Union africaine.

- Somalie :

La situation en Somalie a un impact direct au Kenya qui garde en mémoire les attentats de Nairobi de 1998 (213 morts et 4 000 blessés). L’engagement kenyan sur le dossier somalien est entré dans une nouvelle phase depuis septembre 2011 : ayant du faire face à plusieurs attaques contre des ressortissants européens dans la zone touristique de Lamu (meurtre d’un ressortissant britannique et enlèvement de sa femme ainsi que d’une ressortissante française décédée en captivité) et dans le camp de réfugiés de Dadaab à la frontière avec la Somalie (enlèvement de deux ressortissantes espagnoles travaillant pour Médecin sans frontières), le Kenya s’est engagé, à la mi-octobre 2011, dans une opération militaire d’envergure dans le Sud de la Somalie afin d’assurer la paix et la sécurité à sa frontière et de protéger l’économie du pays. Cette offensive kenyane, en appui de milices locales, contribue à affaiblir Al Shabaab, au même titre que l’intervention éthiopienne et l’action conjointe de l’AMISOM (mission de l’Union africaine en Somalie) et de l’armée somalienne. Suite à la décision de renforcer l’AMISOM (augmentation du nombre de soldats, renforcement du soutien matériel) par le vote de la résolution 2036 du Conseil de sécurité des Nations unies le 22 février 2012 et à la signature d’un memorandum of understanding avec l’Union africaine le 2 juin 2012, les troupes kenyanes ont été intégrées à l’AMISOM. En septembre 2012, le Kenya a participé à l’offensive contre le port de Kismaayo, principale source d’approvisionnement de la milice Al Shabaab.

Enfin, le Kenya, fortement touché par la crise humanitaire dans la Corne de l’Afrique (4,3 millions de Kenyans en situation d’insécurité alimentaire), accueille également 593 000 réfugiés dont 513 000 somaliens, notamment dans le camp de Dadaab, plus grand camp de réfugiés au monde. Outre les difficultés à gérer l’ensemble des réfugiés, ce camp est un véritable défi sécuritaire pour le pays, les autorités kenyanes craignant des infiltrations du Shabaab.

- Piraterie :

Le Kenya est concerné par le phénomène de la piraterie en provenance de Somalie : les attaques touchent ses propres bateaux et provoquent un détournement de trafic au détriment du port de Mombasa ; certains revenus de la piraterie sont reversés à Al Shabaab. Lié par des accords de transfert de pirates avec les Etats et coalition opérant au large de la Somalie (dont l’Union européenne), le Kenya détient actuellement plus d’une centaine de pirates somaliens dans ses prisons. Le pays bénéficie du soutien de l’Union européenne et de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour renforcer ses capacités judiciaires et pénitentiaires.

- Soudan :

Le Kenya s’est fortement investi sous l’égide de l’IGAD (Intergovernmental authority on development) dans les négociations de l’accord de paix (CPA) signé entre le Nord et le Sud à Nairobi en 2005. Le Kenya s’est également impliqué dans les négociations sur les modalités de séparation entre le Nord et le Sud et a salué les résultats du référendum sur l’indépendance du Soudan du Sud le 9 janvier 2011. L’émission en novembre 2011, par la justice kenyane, d’un mandat d’arrêt contre le Président soudanais Omar el-Béchir a néanmoins raidi les relations entre les deux pays.

- Grands Lacs :

Le contentieux opposant le Kenya et l’Ouganda au sujet de l’île de Migingo (sur le lac Victoria) est en cours de résolution. Les deux gouvernements ont en effet choisi de privilégier la voie diplomatique et un accord a été trouvé en août 2011 sous la forme de patrouilles policières conjointes. Les deux drapeaux flottent à nouveau sur cet îlot mais le problème du tracé de la frontière n’en est pas pour autant résolu et les travaux sur ce sujet devraient reprendre rapidement.

Mise à jour : 07.02.13

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