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Conférence ministérielle sur l’Afghanistan - Intervention de Laurent Fabius (Tokyo, 8 juillet 2012)

Messieurs les co-présidents, monsieur le Secrétaire général des Nations Unies, chers collègues,

Je veux d’abord remercier chaleureusement le Premier ministre Noda et le ministre des Affaires étrangères Gemba pour les efforts remarquables déployés dans l’organisation de cette conférence. J’ai trois minutes, j’énoncerai trois idées :

- la période de transition actuelle et la période de transformation future ne signifient en aucun cas un désengagement de la communauté internationale, mais au contraire un engagement civil accru. Il s’agit de passer d’une économie et une société de guerre à une économie et une société de paix, et cela ne peut pas se faire sans le soutien de la communauté internationale.

- la France a décidé de s’inscrire dans ce grand mouvement et d’augmenter de 50 % son aide à l’Afghanistan, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation, des échanges culturels, de l’archéologie, de la recherche, du développement économique, de la sécurité ; mais nous insisterons en particulier sur la santé. Nous mettrons l’accent sur l’Institut médical français pour la mère et l’enfant à Kaboul, qui a déjà accueilli 100000 afghans, notamment des enfants et des femmes, afin qu’il puisse se développer encore, grâce au soutien de la France, de la Fondation de l’Aga Khan et d’une ONG française. Nous ouvrirons de nouveaux services en santé maternelle et néo-natale, nous développerons la télémédecine et transformerons l’hôpital en Centre hospitalier universitaire qui formera des personnels pour tout l’Afghanistan et sa région.

- Notre appui ne peut être un succès que si nous tenons nos engagements, les uns et les autres. De notre côté, nous nous engageons à tenir nos promesses. Côté Afghan, l’engagement est celui d’une bonne gouvernance, de l’organisation d’élections équitables dans les délais impartis, de la mise en œuvre des recommandations économiques internationales, de la lutte contre la corruption, du respect des droits de l’Homme et notamment du droit des femmes, si menacé par le passé. Ces efforts doivent être accompagnés au niveau régional.

La conference de Tokyo est décisive par les engagements qui y sont pris. Ces engagements sont ceux de la communauté internationale. La France renouvelle son soutien au gouvernement afghan et au Président Karzai. Je forme des vœux pour que cette conférence ouvre la voie à un avenir de prospérité et de stabilité au cœur de l’Asie.


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