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La France et le Japon

Brève

Prix "Praemium Imperiale" (Japon) - Distinction en faveur du peintre français Martial Raysse (18 juillet 2014)

Le peintre et plasticien français Martial Raysse figure parmi les cinq artistes lauréats 2014 du prix "Praemium Imperiale", l’une des plus hautes distinctions culturelles japonaises, dont le palmarès a été révélé mercredi à Paris.

Présentation

Relations politiques

La France et le Japon entretiennent un dialogue politique régulier sur tous les grands sujets d’actualité internationale : la régulation du système économique et financier et les efforts pour améliorer la gouvernance économique mondiale dans le cadre des réunions du G20, la lutte contre le changement climatique, les questions de sécurité internationale (lutte contre le terrorisme et la piraterie, maintien de la paix, crises régionales). Les contacts politiques franco-japonais sont fréquents en marge des grandes réunions multilatérales. La France apporte son soutien à l’objectif du Japon d’assumer de nouvelles responsabilités politiques sur la scène internationale.

La France et le Japon maintiennent une étroite concertation sur la réforme de l’ONU. La France appuie en particulier la candidature du Japon à un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies dans le cadre de la réforme du CSNU.

La concertation entre les deux pays s’articule autour du dialogue stratégique qui se tient à intervalles réguliers alternativement en France et au Japon, et qui a été rehaussé au niveau des ministres des Affaires étrangères en janvier 2012. Des consultations régulières se tiennent également au niveau des Secrétaires Généraux des Affaires étrangères. Le dialogue sur les questions stratégiques et de défense est également dynamique, avec l’instauration, en janvier 2014, d’un dialogue « 2+2 » entre les ministres des Affaires étrangères et de la Défense.

Le partenariat euro-nippon gagne en substance. Le sommet UE-Japon de mai 2011 à Bruxelles a consacré le lancement d’une étude de périmétrage relative à un éventuel accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Japon. Le mandat de négociation de cet accord a été adopté lors du Conseil Affaires étrangères fin novembre 2012. Les négociations ont été officiellement lancées le 25 mars 2013 par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy et le Premier ministre japonais Shinzo Abe. Les négociations d’un accord cadre (dit accord de partenariat stratégique) entre l’Union européenne et le Japon ont également été lancées le même jour. Le dernier sommet UE-Japon s’est tenu à Bruxelles le 7 mai 2014.

Sur le plan bilatéral, l‘année 2013 a été marquée par la visite d’Etat du président de la République au Japon (6-8 juin). Ce déplacement a été précédé par une visite du ministre des Affaires étrangères en mai (troisième session du dialogue stratégique). Il a été l’occasion de confirmer le partenariat d’exception noué avec le Japon, et d’adopter un communiqué conjoint et une feuille de route définissant les grandes orientations de la relation bilatérale pour les cinq ans à venir.

La visite du Premier ministre Abe en France, en mai 2014, s’inscrit dans la continuité de cette dynamique insufflée à la relation bilatérale. Intervenant après la quatrième session du dialogue stratégique et le premier dialogue « 2+2 » de janvier 2014, elle a permis de renforcer le partenariat d’exception franco-japonais, notamment dans les domaines de la sécurité et de la défense, de la coopération industrielle dans les secteurs innovants, de la coopération nucléaire et de la coopération universitaire.

- Site de l’ambassade de France au Japon


Relations économiques

Le Japon est le deuxième partenaire économique de la France en Asie après la Chine depuis 2003, son 11ème fournisseur, son 11ème client et son 24ème déficit commercial en 2013. La résorption du déficit commercial de la France avec le Japon constatée depuis le milieu des années 2000 s’est accélérée, passant notamment de 3 Mds € en 2011 à 1,2 Md € en 2013. Les produits pharmaceutiques sont notre premier poste d’exportation, devant l’habillement, le cuir et les chaussures, puis le vin.

L’archipel est la première destination des investissements français en Asie, et cette réussite tempère la persistance de notre déficit commercial. Le stock des investissements directs étrangers français au Japon atteint en 2012 17,7 mds d’euros, ce qui fait de la France le troisième investisseur derrière les Etats-Unis et les Pays-Bas (et devant le Royaume-Uni et l’Allemagne), avec une forte composante industrielle et financière.

La réussite de l’alliance entre Renault et Nissan, pari au départ risqué, a marqué le public japonais. Renault demeure l’un des premiers investisseurs français au Japon, avec AXA et BNP Paribas. Le nombre des implantations françaises au Japon s’est stabilisé autour de 400 entités (200 seulement en 1980) pour 59 000 emplois.

Le Japon est le premier investisseur asiatique en France. Notre pays, qui reçoit 11,7 mds d’euros d’IDE japonais, se situe au deuxième rang des pays d’accueil en Europe derrière le Royaume-Uni. La présence japonaise en France est très forte avec 450 implantations employant environ 82 500 personnes sur le sol français. L‘investissement japonais en France est particulièrement apprécié pour sa qualité et son respect des normes sociales et environnementales.

Après le séisme et le tsunami du 11 mars, la France a décidé l’envoi d’une assistance technique et humanitaire (couvertures, eau potable, médicaments, équipements de radioprotection et de mesure de la radioactivité, etc.) de grande ampleur. Elle a également fait part de sa disponibilité à apporter une aide supplémentaire au Japon pendant la phase de reconstruction.


Coopération culturelle, scientifique et technique

L’une des premières priorités de la France au Japon est la coopération universitaire et scientifique, organisée autour de 260 accords interuniversitaires actifs, conclus entre établissements d’enseignement supérieur et organismes de recherche français et partenaires japonais. La suppression de la deuxième langue obligatoire au concours d’entrée à l’université a cependant fait baisser l’apprentissage du français au Japon.

La coopération scientifique et technologique est au cœur des partenariats avec le Japon, pays qui consacre 3,6% de son PIB à la recherche (France : 2,3%). Le rapprochement des pôles de compétitivité français et des "clusters" japonais est une priorité des deux pays.

Le nucléaire est un domaine privilégié de coopération à l’image du projet ITER, partenariat multilatéral où la France et le Japon occupent une place centrale. La construction de ce réacteur de fusion thermonucléaire est ainsi pilotée, sur le site de Cadarache, par un directeur général japonais, et elle implique 100 à 200 chercheurs japonais également logés sur place.

Dans le cadre de cette coopération, certains équipements du projet ITER sont implantés au Japon (site de Rokkasho-Mura), avec une forte participation de chercheurs français. La forte similitude des programmes nucléaires français et japonais permet également de développer des partenariats industriels très actifs dans de nombreux domaines.

La coopération a également trouvé à s’exprimer pendant la crise : Areva a envoyé une centaine de tonnes de bore afin de limiter les risques liés à l’état des réacteurs de la centrale de Fukushima, ainsi que du matériel de radioprotection et de mesure, et a dépêché des experts spécialistes de la décontamination nucléaire. Ces derniers ont rejoint le centre de crise mis en place à Fukushima par le gouvernement japonais, en lien avec Tepco.

La coopération nucléaire se concentre désormais dans les domaines de la sûreté, de la compréhension et de la gestion des conséquences de l’accident du réacteur de Fukushima. Le comité franco-japonais de coopération sur le nucléaire civil a tenu sa troisième session à Tokyo en octobre 2013.

Le 150ème anniversaire des relations franco-japonaises a souligné la vigueur de la coopération culturelle franco-japonaise, qui repose très largement sur le mécénat des grandes entreprises. Cet anniversaire a été marqué par environ un millier d’événements culturels dans les deux pays, dans les capitales comme dans les régions.

Cette coopération culturelle est toujours particulièrement active : ainsi en 2012 l’exposition itinérante du Louvre intitulée Rencontres : le groupe dans les collections du Louvre présentée dans les musées préfectoraux d’Iwate, de Miyagi et de Fukushima a attiré plus de 60 000 visiteurs.

- Site de l’Institut français au Japon


Coopération culturelle, scientifique et technique

L’une des premières priorités de la France au Japon est la coopération universitaire et scientifique, organisée autour de 250 accords interuniversitaires actifs, conclus entre établissements d’enseignement supérieur et organismes de recherche français et partenaires japonais. La suppression de la deuxième langue obligatoire au concours d’entrée à l’université a cependant fait baisser l’apprentissage du français au Japon.

La coopération scientifique et technologique est au cœur des partenariats avec le Japon, pays qui consacre 3,3% de son PIB à la recherche (France : 2,3%). Le rapprochement des pôles de compétitivité français et des "clusters" japonais est une priorité des deux pays.

Le nucléaire est un domaine privilégié de coopération à l’image du projet ITER, partenariat multilatéral où la France et le Japon occupent une place centrale. La construction de ce réacteur de fusion thermonucléaire est ainsi pilotée, sur le site de Cadarache, par un directeur général japonais, et elle implique 100 à 200 chercheurs japonais également logés sur place. Dans le cadre de cette coopération, certains équipements du projet ITER sont implantés au Japon (site de Rokkasho-Mura), avec une forte participation de chercheurs français. La forte similitude des programmes nucléaires français et japonais permet également de développer des partenariats industriels très actifs dans de nombreux domaines.

La coopération a également trouvé à s’exprimer pendant la crise : Areva a envoyé une centaine de tonnes de bore afin de limiter les risques liés à l’état des réacteurs de la centrale de Fukushima, ainsi que du matériel de radioprotection et de mesure, et a dépêché des experts spécialistes de la décontamination nucléaire. Ces derniers ont rejoint le centre de crise mis en place à Fukushima par le gouvernement japonais, en lien avec Tepco.
La coopération nucléaire se concentre désormais dans les domaines de la sûreté, de la compréhension et de la gestion des conséquences de l’accident du réacteur de Fukushima. Le comité franco-japonais de coopération sur le nucléaire civil a tenu sa troisième session à Tokyo en octobre 2013.

Le 90ème anniversaire de la Maison franco-japonaise de Tokyo souligne la vigueur de la coopération culturelle franco-japonaise, qui repose très largement sur le mécénat des grandes entreprises.

Site de l’Institut français au Japon


Coopération décentralisée

Près de 75 projets de coopération décentralisée unissent aujourd’hui les collectivités territoriales françaises et japonaises, le plus souvent sous la forme de jumelages. Ils permettent de traiter de sujets concrets d’intérêt commun, tels les transports, l’environnement et l’aménagement urbain.

Les premières Rencontres franco-japonaises de la coopération décentralisée se sont tenues en octobre 2008 à Nancy, dans le cadre de la commémoration du 150ème anniversaire des relations diplomatiques. Cette réunion a permis d’enrichir les relations franco-japonaises d’une nouvelle dimension et de susciter des projets innovants de la part des régions, des départements français et de leurs homologues japonais, en présence de nombreux élus des deux pays. Les prochaines Rencontres (quatrième édition, après celles de Kanazawa en mai 2010 et de Chartres et Compiègne en août 2012) se tiendront du 28 au 30 octobre 2014 à Takamatsu, au Japon.

En réponse à la catastrophe du 11 mars, la fédération des collectivités territoriales Cités Unies France, chargée notamment de l’organisation des Rencontres, a décidé la création d’un fonds spécial d’urgence destiné à être abondé par toute collectivité locale désireuse de répondre à cet appel à la solidarité.


Mise à jour : 12.05.14

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