France-Japon : plus que jamais "Ensemble pour demain"
Le 11 mars 2012 à 14h.46, la France est à l’heure du Japon. Qu’ils soient sur l’Archipel ou ailleurs, tous mes compatriotes se souviennent de ces images terribles, il y a un an jour pour jour. Ce séisme et surtout ce tsunami qui tue, qui broie, qui détruit et emporte tout sur son passage, et d’abord des vies. Ces explosions sur le site de Fukushima Daiichi, troisième volet de cette catastrophe sans précédent dans le monde.
Comme l’ensemble de la communauté internationale, la France s’est fortement mobilisée pour aider le Japon dans cette terrible épreuve, sur le plan politique bien sûr - avec une série de visites de haut niveau, dont celle, dès le 31 mars, du Président de la République, M. Nicolas Sarkozy – mais également à travers un appui technique – notamment avec la société Areva – et de nombreuses autres actions de soutien au Tohoku, dont le symbole reste certainement la célébration de la fête nationale du 14 juillet dans le département de Fukushima, avec l’implication, comme un seul homme, de toute la communauté française au Japon. C’est tout cela que résument ces quelques photographies.
Un an après, ce soutien continue. Le Comité franco-japonais sur l’énergie nucléaire et le Dialogue énergétique franco-japonais ont été inaugurés il y a quelques jours à l’occasion de la venue du ministre de l’Energie, M. Eric Besson. Décidés par les Premiers ministres MM. Yoshihiko Noda et François Fillon lors de la visite de ce dernier à Tokyo et Ishinomaki en octobre 2011, ces nouvelles enceintes bilatérales permettront de renforcer encore la coopération dans des domaines où nous disposons d’une expertise forte. Sur le plan culturel, les très nombreuses opérations menées depuis un an pour exprimer notre solidarité vis-à-vis des populations meurtries se poursuivent, avec par exemple, très bientôt, une exposition d’œuvres du Musée du Louvre dans les départements de Fukushima, Iwate et Miyagi. Plus que jamais, France et Japon sont "ensemble pour demain", comme le montrera également l’inauguration d’un nouveau lycée français international à Takinogawa dès la rentrée prochaine.
Arrivé depuis seulement trois mois au Japon, j’ai déjà eu l’occasion de me rendre à plusieurs reprises dans le Tohoku. Ce que j’y ai vu n’a fait que me conforter dans ma certitude d’un rebond du Japon.
Certes, des problèmes subsistent, la situation est stabilisée mais toujours délicate sur le site de Fukushima, la question énergétique reste posée dans un pays qui, comme la France, dispose de peu de ressources et qui affirme son engagement en matière de lutte contre le réchauffement climatique.
Toutefois, la reconstruction, qui s’appuie sur un financement public massif de plus de 15 000 milliards de yens, est en route. Je constate les atouts considérables du Japon. Sa population d’abord, des hommes et des femmes déterminés, dont le monde entier a pu admirer la dignité et le courage dans l’épreuve. Ses grandes entreprises ensuite, qui ont su, en un temps record, rétablir des chaines logistiques très gravement perturbées par la catastrophe et qui continuent de financer des programmes massifs de recherche et développement, clefs de l’avance technologique considérable du pays. La persistance de vraies marges de manœuvres en matière de prélèvements obligatoires. Une intégration très forte dans la zone asiatique enfin, qui est la plus dynamique de la planète.
C’est bien sur des faits concrets et indéniables que je me base pour vous donner mon diagnostic : après une année 2011 marquée par tant de deuils, 2012 sera pour le Japon celle du rebond. La France en toute circonstance restera à ses côtés.
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