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Présentation de l’Italie

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Présentation

Données générales

Nom officiel : République italienne
Nature du régime : démocratie parlementaire
Président de la République : M. Giorgio Napolitano (10 mai 2006, ancien membre du PCI, parti communiste italien)
Président du conseil (chef du gouvernement) : M. Mario Monti (16 novembre 2011)

Données géographiques

Superficie : 310 226 km2
Capitale : Rome (2 644 000 habitants, aire urbaine : 4 103 250 habitants)
Villes principales : Milan (1 301 000 ; aire urbaine : 7 123 563 d’habitants) Turin (1 012 000), Naples (1 003 000), Palerme (700 000).
Langue (s) officielle (s) : italien
Monnaie : euro
Fête nationale : 2 juin (fête de la République, 1946)

Données démographiques

Population : 60,6 millions (au 1er janvier 2012)
Croissance démographique : 0,4 %
Espérance de vie : 81,2 (EUROSTAT 2009) hommes 78,4, femmes 83,7
Taux d’alphabétisation : 98,5%
Religion (s) : catholiques (87,8%), musulmans (1,4 %), juifs (1,2%)
Indice de développement humain : 23ème rang mondial

Données économiques

PIB (2011) : 1 580 milliards €
Taux de croissance (2011) : +0,4 %
Taux de chômage (au sens du BIT) (2011) : 8,4%
Taux d’inflation (2011) : +2,9 %
Solde budgétaire (2011) : -3,9 %
Balance commerciale (2010) : -24,6 milliards d’euros
Principaux clients (2011) : 1° Allemagne (13 %) - 2° France (12 %) - 3° Etats-Unis (6 %) ; 4° Suisse (5 %) ; 5° Espagne (5 %) Royaume-Uni (4 %)
Principaux fournisseurs : (2011) : 1° Allemagne (17 %) - 2° France (8 %) - 3° Chine (7 %). 4° Pays-Bas (5 %), 5° Russie (4 %), Espagne (4 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 2 %
- industrie : 25 %
- services : 73 %

Exportations de la France vers l’Italie (2011) : 33,9 milliards d’euros)
Importations françaises depuis l’Italie : (2011) : 36,6 milliards d’euros

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulats de France : Milan, Turin, Naples
Communauté française en Italie : 50.000 inscrits
Communauté italienne en France : 380.000 personnes

Politique intérieure

Affaibli politiquement depuis l’été 2010, en raison de sa rupture avec Gianfranco Fini, président de la Chambre des députés, qui a formé un groupe autonome et un nouveau parti (FLI, Futuro e Liberta per l’Italia), Silvio Berlusconi a connu une année difficile en 2011, marquée par la tempête médiatique provoquée par l’affaire Ruby, des revers électoraux municipaux, (perte de son fief de Milan qui a basculé au centre-gauche), et le rejet quasiment à l’unanimité (95%) de quatre référendums (nucléaire, immunité judiciaire du chef du gouvernement italien et privatisation de la gestion l’eau).

La défiance des marchés et les divergences profondes, au sein de la coalition, sur le contenu des réformes économiques à adopter, ont précipité la chute de son gouvernement.

Le 16 novembre 2011, l’ancien commissaire et économiste, Mario Monti, a constitué un gouvernement de transition, composé de 17 ministres, pour la plupart hauts fonctionnaires ou chefs d’entreprise, n’ayant jamais exercé de mandat électif.

Ce gouvernement dit « technique » a bénéficié d’un large vote de confiance lors de son investiture, reflétant le soutien qui lui était accordé par les trois principaux partis, de la gauche au centre-droit : PDL, UDC, PD. Pendant les six premiers mois de son mandat, Mario Monti a connu un état de grâce qui lui a permis de faire adopter des mesures d’envergure (rétablissement de la taxe d’habitation, retraite à 67 ans à compter de 2021 et durée de cotisation de 42 ans). Il a, par la suite, dû faire face à des blocages syndicaux et politiques quant il s’est agit de libéraliser certaines professions (mesure finalement votée) et d’assouplir les règles de licenciement (projet encore en cours de discussion au parlement).

Les élections municipales partielles, le 6 mai 2012, ont marqué un recul des partis traditionnels et une percée importante du populisme illustrée par la montée en puissance du mouvement « Cinque Stelle » (Cinq étoiles) de l’ancien comique Beppe Grillo : conquête de la ville de Parme lors des dernières élections municipales et intentions de vote de 20% pour le prochain scrutin législatif.

Après le vote de la loi de finances, le 21 décembre 2012, le gouvernement de Mario Monti a démissionné, avançant ainsi de quelques semaines le calendrier électoral et la convocation des électeurs pour désigner leurs représentants au parlement.

Après avoir largement remporté les primaires, Pierluigi Bersani mène la campagne pour la gauche à la tête d’une coalition entre le parti démocrate et le parti SEL, son allié traditionnel. Revenu sur le devant de la scène Silvio Berlusconi a conclu une nouvelle alliance avec la ligue du nord, en étant toutefois contraint de s’engager à ne pas briguer un nouveau mandat de président du Conseil.

Enfin, Mario Monti est officiellement entré en politique, à la tête d’une liste civile et d’un programme intitulé agenda Monti pour l’Italie », auquel se sont fédérés les centristes de l’UDC, le parti FLI de M. Fini et le groupe de personnalités mené par Luca di Montezemolo, président de Ferrari. Les élections législatives (chambre des députés et sénat) se tiendront les 24 et 25 février 2013 et seront suivies par la désignation du nouveau président de la République.

Situation économique

Troisième économie européenne, l’Italie dispose d’atouts importants : taux d’endettement privé faible, inexistence de bulle immobilière, gestion rigoureuse du déficit avec le seul excédent primaire de la zone euro. Son tissu industriel, dense et dynamique, composé d’un réseau de 4 millions de PME, peine, néanmoins, à s’adapter à l’intensification de la mondialisation (absence de gains de productivité, perte de compétitivité, rigidité du marché du travail, insuffisance de l’innovation et des dépenses de R&D).

L’Italie connaît ainsi une croissance faible depuis une décennie. Après un léger redémarrage de l’activité en 2010(+1,1%), le pays est entré en récession à la fin de l’année 2011 (prévision de -2.7% pour 2012), avec un taux de chômage élevé (10,7% de la population active) en particulier chez les jeunes (34%). L’Italie doit également faire face à un endettement colossal (1980 milliards d’euros soit 126,4% du PIB), et à une forte pression sur les taux de financement de ses obligations. Cumulée à l’économie souterraine (évaluée entre 250 et 270 milliards d’euros, soit 16 à 17,5% du PIB), l’évasion fiscale estimée entre 120 à 170 milliards d’euros constitue un constitue un handicap majeur pour l’économie italienne.

Dans ce contexte de crise, le gouvernement de Silvio Berlusconi puis celui de Mario Monti ont adopté trois plans de consolidation budgétaire et aux deux spending reviews, représentant au total 82 Md€ d’économies sur 2011-2015. Ces mesures ont permis de stabiliser la situation de l’Italie et de faire baisser le spread (différentiel de taux avec l’Allemagne) sous les 300 points alors qu’il dépassait les 500 points en novembre 2011.

Politique extérieure

Les priorités de politique étrangère italienne sont l’Union européenne, outil indispensable à sa modernisation et à son rayonnement international, l’alliance atlantique et le lien particulier avec Washington, garant de sa sécurité, les Balkans et, la Méditerranée zones privilégiées pour ses échanges économiques et culturels. L’Italie concentre ses moyens diplomatiques et militaires sur cet environnement régional.

Membre du Quint et du groupe de contact, fortement présente au Kosovo, l’Italie est un partenaire fondamental de la France dans les Balkans qui constituent pour Rome une zone de coopération économique intense.

L’Italie est ainsi le plus fervent promoteur de la perspective européenne des Balkans occidentaux. Cela vaut en particulier pour la Serbie qui constitue, pour Rome, une priorité, mais également pour l’Albanie voisine de la péninsule. Partageant une frontière avec la Slovénie, elle a accueilli avec satisfaction le règlement en 2009 du différend maritime croato-slovène ouvrant la voie à la poursuite du processus d’adhésion de la Croatie.

L’Italie a fortement promu les mesures de libéralisation du régime de visas de l’UE en faveur de ces pays. Rome a reconnu le Kosovo le 21 février 2008.

Ayant fait de la Méditerrannée sa zone privilégiée d’action, l’Italie assume le poste de secrétaire général adjoint "primus inter pares" de l’UpM, responsable du financement des projets et des PME.

Souhaitant accompagner les transitions démocratiques dans les pays du Sud de la Méditerranée, Rome cherche à rebâtir une relation solide avec la Libye, la Tunisie et l’Egypte, en multipliant les contacts de haut et en négociant de nouveaux accords de partenariat (sécurité, immigration, énergie, économie). Rome est également très proche d’Israël tout en restant attentive aux intérêts des Palestiniens et aux développements du Processus de paix. Elle défend avec la France la liberté religieuse et le respect des droits des chrétiens d’orient.

Mise à jour : 02.05.13

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