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Géographie et Histoire

Géographie

L’Etat d’Israël s’étend sur une superficie d’environ 20.000 km2. Le pays est marqué par des reliefs, des climats et des paysages variés : les terres fertiles et les vignobles de Galilée, au Nord, qui jouissent d’un climat méditerranéen, sont surplombés par le haut plateau du Golan, et le mont Hermon (2.814 m), et contrastent avec les terres désertiques du Néguev et de l’Arava, limitrophes du Sinaï égyptien et du désert jordanien.

Les ressources en eau d’Israël proviennent essentiellement des sources du Golan, du Jourdain, et du lac de Tibériade, qui fournit un tiers de l’eau consommée dans le pays, mais dont le niveau baisse chaque année en raison de l’évaporation. Du fait de nombreux barrages, la Mer Morte est menacée d’assèchement. Hormis Jérusalem (800.000 hab.), les principaux centres urbains – Tel-Aviv (400.000 hab. pour une agglomération de plus de 2.3M d’hab.) et Haïfa (270.000 hab.) – se sont développés dans la plaine littorale.


Histoire

Le plan de partage de la Palestine, adopté le 29 novembre 1947 par l’Assemblée générale des Nations Unies, prévoyait la formation à la fois d’un Etat juif et d’un Etat arabe. Jérusalem et sa région devaient former un corpus separatum directement administré par l’ONU. A l’échéance du mandat britannique sur la Palestine, le 4 mai 1948, Ben Gourion, futur Premier ministre, proclama l’indépendance de l’Etat d’Israël. Une guerre éclata immédiatement entre le nouvel Etat et les États arabes voisins qui en refusèrent la création. Elle se conclut début 1949 par des accords d’armistice.

En juin 1967, à la suite d’une opération militaire israélienne en représailles au blocus du détroit de Tiran par l’Egypte, la « guerre des Six jours » éclata. Elle opposa Israël à ses voisins égyptien, jordanien et syrien. Elle se solda par la défaite des armées arabes, et par l’occupation israélienne de Gaza, du Sinaï égyptien, du Golan syrien, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Des colonies israéliennes furent établies sur les territoires occupés.

En octobre 1973, la « guerre du Kippour », engagée par l’Egypte et la Syrie en vue de reconquérir le Sinaï et le Golan, culmina avec la percée de l’armée israélienne en territoire égyptien et syrien. Conformément aux accords de paix de Camp David entre Israël et l’Egypte, conclus le 26 mars 1979 grâce à la médiation des Etats-Unis, Israël se retira du Sinaï en avril 1982, en échange d’un accord de paix avec l’Egypte. Le Golan fut annexé par Israël en 1981.

Parallèlement, les tensions entre Israéliens et Palestiniens s’intensifièrent. En représailles aux raids de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) menés depuis le Liban, Israël envahit ce dernier et en occupa la partie sud à deux reprises, en 1978 et en 1982 (il y conservera une zone tampon jusqu’en 2000).

A la suite de la première Intifada, déclenchée en 1987, une entente fut trouvée entre Israéliens et Palestiniens dans le cadre des accords d’Oslo, signés en 1993 à Washington. Le second accord intérimaire (« Oslo II ») prévoyait qu’Israël conserve provisoirement certaines de ses prérogatives en Cisjordanie : tandis que Gaza et la zone A, en Cisjordanie, passaient sous le contrôle de l’Autorité palestinienne, Israël gardait le contrôle sécuritaire de la zone B (22% du territoire) et le contrôle civil et sécuritaire de la zone C (60% du territoire). Dans l’attente d’un accord sur le statut permanent de ces territoires, cette division est toujours en vigueur.


Mise à jour : 03.03.14


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