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Israël/Gaza – Entretien du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avec « France 2 » (Tel-Aviv, 18 novembre 2012)

Q - La France a-t-elle encore aujourd’hui un poids, une influence dans la région ?

R – Oui, parce que nous sommes à la fois des amis d’Israël et que nous défendons les droits des Palestiniens. Ce soir, les deux mots d’ordre sont : urgence et cessez-le-feu.

L’urgence résulte de vos images : il y a tous les jours des gens qui tombent à Gaza. Il y a beaucoup de roquettes contre Tel-Aviv. Derrière moi, il y a quelques minutes, une roquette a été arrêtée par ce que l’on appelle « iron dome », c’est-à-dire un système de protection.

Il faut absolument, de manière urgente, qu’on aille vers le cessez-le-feu. C’est là où la France peut être utile. François Hollande m’a demandé d’être ici aujourd’hui. J’ai pu m’entretenir avec les uns et les autres afin d’essayer de rapprocher les points de vue, aussi bien du côté israélien que du côté palestinien. Beaucoup de choses se passent au Caire aussi. J’ai eu au téléphone le secrétaire général des Nations unies.

Tout l’effort de la France, qui est une puissance de paix, c’est de pouvoir faire en sorte que l’on aille vers le cessez-le-feu, parce que la guerre doit être évitée.

Q – Pour que l’on comprenne bien la position de la France, estimez-vous, comme le président Obama, que les tirs de roquettes en provenance de Gaza ont précipité la crise, ou vous estimez que finalement les responsabilités sont ici partagées ?

R – Les responsabilités sont partagées. Selon que l’on parle aux Palestiniens ou aux Israéliens, évidemment, l’interprétation n’est pas la même mais, ce qui est vrai, c’est qu’il y a des roquettes de longue portée tirées depuis Gaza et Israël a droit à sa sécurité. Mais ce qui est vrai aussi, c’est que des attaques extrêmement meurtrières sont portées contre les Gazaouis et c’est pourquoi il faut aller vers un cessez-le-feu, c’est tout le travail que fait la France avec aussi l’Egypte, la Turquie, le Qatar et avec beaucoup d’autres pays.

Q – A la fin du mois, l’ONU devra se prononcer sur le statut d’Etat non membre de la Palestine. On ne connaît la position de la France ou est-ce c’est toujours en discussion ?

R – La France n’a pas encore fait connaître sa position. J’en ai discuté cet après-midi avec Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne. Nous souhaitons, d’une part, connaître la rédaction exacte de cette motion, si elle a lieu. Nous voulons, d’autre part, connaître la position de nos autres partenaires européens. Et puis, nous nous déterminerons par rapport à une question simple : cette démarche va-elle dans le sens des intérêts des Palestiniens et de la paix ? Nous ferons connaître notre position d’ici quelques jours.


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