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Présentation

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Données générales

Nom officiel : République de l’Inde
Nature du régime : République fédérale
Chef d’Etat : Pranab MUKHERJEE, Président de la République (depuis le 25.07.2012)
Chef du Gouvernement : Manmohan SINGH, Premier ministre (depuis le 22 mai 2004, reconduit dans ses fonctions le 22 mai 2009)

Données géographiques

Superficie : 3 287 263 km
Capitale : New Delhi
Villes principales : Mumbai (Bombay), Kolkata (Calcutta), Chennai (Madras), Bangalore, Hyderabad, Lucknow
Langues officielles : anglais et hindi. Dix-huit langues constitutionnelles : assami, bengali, gujerati, hindi, kannada, cachemiri, konkani, malayalam, manipuri, marathi, nepali, oriya, penjabi, sanskrit, sindhi, tamoul, telugu, ourdou.
Monnaie : Roupie (1 euro = 72,20 roupies – janvier 2013)
Fête nationale : 26 janvier (jour anniversaire de la Constitution indienne), 15 août (jour de l’Indépendance)

Données démographiques

Population : 1 241 millions (2011, Banque mondiale)
Densité : 377 habitants/km²
Croissance démographique : 1,4% (2011, Banque mondiale)
Espérance de vie à la naissance : 65 ans (2010, Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation : 63% (2006, Banque mondiale)
Religions : hindouisme (80,5%), islam (13,4%), christianisme (2,3%), sikhisme 1,9%), bouddhisme (0,7%), jaïnisme (0,5%), zoroastrisme, judaïsme
Indice de développement humain : 0,55, 134ème rang mondial (2011, PNUD, à titre de comparaison : Chine 101ème,Pakistan 145ème, Bangladesh 146ème)

Données économiques

PIB : 1 848 milliards de dollars (2011, Banque mondiale)
PIB par habitant : 1 488 dollars (2011, Banque mondiale, 3.620 USD en PPP)
Taux de croissance : 6,8% (2011, Banque mondiale)
Taux d’inflation : 7,9% (prix à la consommation, 2011, Banque mondiale)
Solde budgétaire : -3,4% du PIB (2011, FMI)
Balance commerciale : -168 milliards de dollars (2011, FMI)
Principaux partenaires : Chine, Etats-Unis, EAU Arabie Saoudite, Allemagne, Singapour, Royaume-Uni (pour 2008/2009 ; France : - 15ème rang)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : (2011 (2000), Banque mondiale)
Agriculture : 17% (23%)
Industrie : 27% (26%)
Services : 56% (50%)

Exportations françaises vers l’Inde : 2,8 milliards d’euros en 2011 (Service des douanes)
Importations françaises depuis l’Inde : 4,7 milliards d’euros en 2011 (Service des douanes)

Pour plus d’informations, consulter le site de la DGTPE, http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/inde/

Consulats de France : Mumbai (Bombay), Pondichéry, Calcutta et Bangalore (depuis 2008)

Consulats de France : Mumbai (Bombay), Pondichéry, Calcutta et Bangalore (depuis 2008)
Communauté française en Inde : 9595 personnes (inscrites au registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2011) ; 240 000 Français de passage chaque année. (MAE, Centre de Crise)
Communauté indienne en France : environ 330 000 (en majorité sur l’île de la Réunion)

Politique intérieure

L’Inde est un Etat fédéral, qui comprend 28 Etats établis sur des bases essentiellement linguistiques, et sept territoires créés pour des raisons politiques ou historiques (Delhi, Pondichéry). C’est une démocratie parlementaire, inspirée du modèle britannique. Sa Constitution, promulguée le 26 janvier 1950, et l’une des plus détaillées au monde avec 396 articles et annexes, proclame le caractère socialiste et laïque de l’Etat.

Le Parlement de l’Union comprend deux Chambres : la Chambre des Etats (Rajya Sabha, chambre haute) et la Chambre du Peuple (Lok Sabha, chambre basse). Le chef de file du parti majoritaire à la Lok Sabha est traditionnellement nommé Premier ministre. Le Président de la République a un rôle symbolique.

Les dernières élections générales ont rassemblé près de 714 millions d’électeurs du 16 avril au 13 mai 2009. Elles ont vu la victoire de l’Alliance unie et progressiste (UPA) conduite par le parti du Congrès (centre-gauche, laïc), avec 261 députés sur un total de 543 sièges contre 159 à l’Alliance nationale et démocratique (NDA) menée par le Parti du peuple indien (Bharatiya Janata Party, BJP, droite hindoue). A lui seul, le Congrès a remporté 206 sièges, son meilleur score depuis 1991. Manmohan Singh a été reconduit par la présidente du Congrès, Sonia Gandhi, pour cinq ans dans ses fonctions de chef de gouvernement.

Les années 2011 et 2012 ont été marquées par un vaste mouvement de manifestations contre la corruption, animé notamment par le militant « ghandien » Anna Hazare et Arvind Kejriwal. L’action du gouvernement s’est donc en grande partie cristallisée autour de la mise en place d’un défenseur des citoyens (Lokpal), projet d’organe de recours des Indiens contre la corruption, et la défense de ses cadres. Le départ du Trinamool Congress de la coalition au pouvoir, l’UPA, à la suite d’un différent sur les réformes économiques et la volonté du Gouvernement d’autoriser la grande distribution étrangère en Inde, a fragilisé le Gouvernement qui n’a plus de majorité mais profite de la désorganisation de l’opposition et de soutiens externes pour rester en place.

Un remaniement gouvernemental en août 2012 a vu le ministre des finances, M. Pranab Mukherjee, devenir Président de la République. Le 28 octobre 2012, un nouveau remaniement, plus important, a permis l’arrivée d’une dizaine de nouveaux ministres et a notamment entraîné le remplacement de SM Krishna par Salman Kurshid aux Affaires extérieures. Le 19 janvier 2013, Rahul Gandhi a été nommé vice-président du parti du Congrès.

Au niveau local, le parti du Congrès a subi une série d’échecs électoraux lors des élections régionales du printemps 2012 dans l’Uttar Pradesh remporté par le Samajwadi Party, l’Uttarakhand où il conserve de justesse la majorité, le Punjab où le Shiromani Akali Dal fait une percée, et à Goa remporté par le BJP ; sur 5 élections, le Congress n’aura gagné que dans le Manipur,. Ces résultats illustrent la montée en puissance des formations politiques régionales aux dépens des grands partis nationaux, y compris le BJP dans l’opposition. Au Gujarat, Narendra Modi, BJP, a été de réélu Chief Minister en décembre 2012.

Au-delà des résultats électoraux, la scène publique indienne est marquée par la visibilité accrue des castes. Ce dynamisme s’est traduit dans le nombre croissant de formations politiques et a incité le Congrès à recentrer son programme sur les questions de justice sociale. La victoire le 6 mars 2012 du parti régional Samajwadi dans l’Etat d’Uttar Pradesh, le plus peuplé d’Inde (180 millions d’habitants), ainsi que l’élection à la présidence du Parlement en juin 2009 de Meira Kumar, issue d’une famille de Dalits, viennent illustrer l’affirmation des basses castes dans le système démocratique indien.

Situation économique

L’économie indienne connait un ralentissement : la croissance a atteint son plus bas niveau en neuf ans au 1er trimestre 2012 (5,3%). La dégradation économique mondiale ainsi que le déficit en infrastructures, affectent l’économie indienne.

Au-delà du ralentissement actuel, l’Inde demeure un marché important pour les grandes entreprises, et bénéficie des investissements de sa diaspora à l’étranger. Si cette tendance se poursuit, l’Inde devrait devenir d’ici à une vingtaine d’années l’une des quatre premières économies mondiales. La croissance économique indienne, longtemps tirée par les activités de services à forte intensité de main-d’œuvre qualifiée qui faisaient sa spécificité au niveau mondial, repose désormais sur une assise plus diversifiée, avec l’expansion des secteurs manufacturiers et de la construction, ainsi que sur une part plus grande de l’investissement et de la consommation privée.

Néanmoins, l’Inde reste sous de nombreux aspects un pays en développement. Le niveau du PIB par habitant demeure faible, et malgré l’émergence d’une classe moyenne dynamique (5 à 10% de la population), une large partie de la population vit encore sous le seuil de pauvreté, dans des conditions sanitaires précaires et des structures sociales souvent liées au système des castes (en particulier en milieu rural où vivent les trois quarts de la population) : un Indien sur trois vit toujours avec moins de 1 dollar par jour.

Le gouvernement s’est engagé à poursuivre les réformes destinées à soutenir la croissance, moderniser les structures économiques et lutter contre la pauvreté. Ont ainsi été annoncés un renforcement des programmes-phares pour l’emploi, l’éducation et la santé, une ambitieuse politique de soutien des revenus ruraux, ainsi qu’un important effort d’investissement public en matière d’infrastructures (autoroutes, ports et aéroports). Toutefois, le contexte financier actuel contraint le gouvernement à réduire les dépenses, et donc les investissements publics.

Politique extérieure

La priorité affichée de la politique étrangère de New Delhi est la préservation de la stabilité et de la paix régionale pour assurer les conditions de son développement. Dans ce contexte, le Premier ministre Singh s’est engagé en faveur de l’amélioration des relations avec le Pakistan, qui avaient connu un regain de tension après les attentats de Bombay de novembre 2008. L’antagonisme entre l’Inde et le Pakistan remonte à la partition inachevée lors de l’indépendance en 1947. Les deux Etats, qui disposent de l’arme nucléaire, se sont depuis affrontés à plusieurs reprises - la dernière fois en 1999, au Cachemire (Kargil).

La seconde priorité est d’arrimer l’Inde à l’Asie de l’Est, moteur de la croissance régionale, en vertu de la « Look East policy » amorcée dans les années 1990. Cela se traduit notamment par : la consolidation des liens avec le Japon, la normalisation des rapports avec la Chine (gel des contentieux frontaliers, essor des échanges commerciaux) et le développement des relations tant avec les autres Etats d’Asie du Sud-est qu’avec les organisations régionales de coopération et de dialogue (en particulier l’ASEAN et l’Asia-Europe Meeting).

L’Inde et l’Union Européenne

L’Union européenne et l’Inde ont conclu en 2004 un partenariat stratégique. Les priorités que l’Union européenne vis-à-vis de l’Inde sont : coopération accrue en matière de sécurité, de sécurité énergétique, encouragement au tourisme et à la mobilité, conclusion d’un accord de libre-échange ambitieux, et développement d’une diplomatie publique permettant de mieux faire connaître l’Union européenne. A partir de 2014, l’Inde ne sera plus éligible aux programmes d’aides géographiques de l’UE.

Premier partenaire commercial de l’Inde, l’UE a vu sa part dans le marché indien passer de 23% en 1999 à 14% en 2009 (67,9 Mds € d’échanges en 2010, avec un excédent de 2 Mds€ pour l’UE),
Les questions relatives aux droits de l’Homme sont abordées dans le cadre d’un dialogue spécifique se tenant annuellement à Delhi. L’UE est le seul partenaire international avec lequel l’Inde a accepté un échange de ce type.

L’Inde et l’UE ont signé un accord de coopération scientifique et technologique en 2001.
Un sommet entre l’Inde et l’Union se tient régulièrement afin de donner une impulsion politique sur les principaux dossiers de la coopération (notamment énergie solaire, coopération douanière, agriculture, coopération dans le domaine du travail décent, dialogue sur l’éducation et de la culture) et d’étoffer les échanges politiques en vue d’une meilleure coordination sur les questions multilatérales (énergie et changement climatique, gouvernance mondiale).

Les Nations unies et l’Inde

L’attachement ancien de Delhi, pays démocratique qui a conquis son indépendance, au multilatéralisme, se double d’une défense intransigeante du principe de non-ingérence proclamé par l’article 2§7 de la Charte des Nations Unies et perçu comme un corollaire de la doctrine du non-alignement. Cependant, au-delà du discours de non-ingérence, l’enjeu principal pour Delhi est la préservation à tout prix de conditions favorables à son développement économique de moyen terme et à sa sécurité.

L’Inde est terre d’accueil des Nations Unies (agences de l’ONU, UNMOGIP), et se situe au 3ème rang des contributeurs aux OMP, avec 8 115 casques bleus déployés. Elle brigue un siège permanent au Conseil de Sécurité, demande soutenue par la France.

Pour plus d’informations, consulter les sites internet suivants :
- http://www.ambafrance-in.org/-Ambassade-de-France-a-New-Delhi-
- http://www.afindia.org/

Voir aussi :
- Institut français de Pondichéry
- Centre de sciences humaines de New Delhi

Mise à jour : 31.01.13

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