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Présentation de Fidji

Présentation

Données générales

Nom officiel : République des Iles Fidji
Nature du régime : République parlementaire
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : M. Epeli NAILATIKAU, président de la République

Données géographiques

Superficie : 18 333 km2
Capitale : Suva et sa banlieue (203 000 habitants)
Villes principales : Lautoka, Nadi, Ba, Labasa
Langue officielle : anglais
Langues courantes : anglais, fidjien, hindi
Monnaie : dollar fidjien (un dollar fidjien = 0, 408 euro au 16 juin 2014)
Fête nationale : 10 octobre

Données démographiques

Population : 881 065 (2013) (Banque mondiale)
Densité : 48 hab/km²
Croissance démographique : 0,72 % (2013) (Banque mondiale)
Espérance de vie : 69,7 ans en 2012 (72,8 pour les femmes et 66,8 pour les hommes) (Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation : 93,7% de la population (estimation 2003)
Religion (s) : chrétiens (64,5%) ; hindous (27,9%) ; musulmans (6,3%) ; sikhs (0,3%) , autres :0,6% (2007)
Indice de développement humain (classement PNUD 2013) : 0,724 (rang 88)

Données économiques

PIB (2013) : 4,028 Milliards USD (Banque mondiale)
PIB par habitant (2013) : 4 571 USD (Banque mondiale)
Taux de croissance (2013) : + 2,73% (Banque mondiale)
Taux de chômage (au sens du BIT) (2012) : 8,4% (Banque mondiale)
Taux d’inflation (2013) : 2,9% (Banque mondiale)
Solde budgétaire (2012) : -1,9% du PIB
Balance commerciale (2012) : – 960 millions USD
Principaux clients (2013) : Etats-Unis (12,4%), Australie (11,3%), Union européenne (11,4%), Samoa (6,1%), Tonga (5,4%), Chine (3,9%), Kiribati (3,3%), Nouvelle-Zélande (3,3%), Japon (2,9%) (source : Commission européenne)

Principaux fournisseurs (2013) : Union européenne (17,6%), Singapour (17,3%), Nouvelle-Zélande (13,5%), Australie (11,9%), Malaisie (10,4%), Chine (10%) (source : Commission européenne)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2012) (Banque mondiale)
Agriculture (12,7%)
Industrie (18,2%)
Services (69%)

Exportations de la France métropolitaine vers Fidji : 340 000 € (2011)
Importations françaises depuis Fidji : 3 137 000 € (2011)
Exportations des collectivités du Pacifique vers Fidji : 153 000 € (2011)
Importations depuis Fidji vers la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie : 26,5 millions € (2011)

Communauté française à Fidji : 222 Français enregistrés au 31/12/2013.

Politique intérieure

Les Iles Fidji, qui ont connu quatre coups d’Etat depuis 1987, ont souffert d’une instabilité politique chronique due, notamment, à la spécificité de la société fidjienne, composée d’une population fidjienne de souche mélanésienne (61%), dont l’organisation sociale repose sur un système traditionnel de chefferies, et de la population indo-fidjienne (38 %).

Le coup d’Etat de décembre 2006 mené par le Contre-amiral Bainimarama, chef d’Etat-major des forces armées, a été condamné par la communauté internationale dans son ensemble. Le Commonwealth et le Forum des Iles du Pacifique (à l’initiative de l’Australie et la Nouvelle-Zélande en particulier) ont suspendu la participation de Fidji à leur enceinte en 2009.

Une nouvelle Constitution a été adoptée en septembre 2013. Celle-ci met en place une république parlementaire comportant 50 membres élus pour 4 ans. Elle octroie des compétences élargies au Premier ministre. Celui-ci sera le chef du parti politique ayant recueilli plus de 50% des voix aux élections. Le Président de la République conserve un rôle honorifique.

Les élections législatives se sont tenues le 17 septembre dernier. 7 partis politiques étaient en lice, dont Fiji First, le parti du Premier ministre M. Voreqe Bainimarama, après sa démission de son poste de commandant en chef des forces armées en mars 2014.

Les élections ont été marquées par une forte mobilisation des électeurs (près de 80% de participation). Elles ont été remportées par Fiji First, qui a recueilli près de 60% des voix (32 élus sur 50).

Situation économique

Les Iles Fidji sont un pays en développement dont l’économie repose essentiellement sur le tourisme (31% du PIB), le sucre et la pêche. Le secteur du tourisme, malgré une baisse du nombre de visiteurs au premier trimestre 2013, reste le moteur de la croissance avec environ 675 000 touristes en 2012 qui représente environ un tiers du PIB fidjien. Le secteur minier, en forte expansion, pourrait se substituer rapidement au secteur sucrier dans la balance commerciale du pays. Ce dernier (10% du PNB, 200 000 emplois directs et indirects) traverse une crise profonde depuis les graves inondations de 2009 et de 2012 et la fin de l’accès privilégié au marché européen.

Après deux années de récession (2009-2010), la croissance est repartie depuis 2011 (+2,73% en 2013). L’activité est soutenue par des programmes d’investissements dans les infrastructures (routes notamment), par une réforme fiscale et la gratuité de l’éducation de l’enseignement primaire mise en place en 2014.

L’inflation (2,9% en 2013) a fortement décru depuis 2011 grâce à la baisse du cours des matières premières et à la modération des salaires. La révision de la notation à la hausse (de B- à B) de Fidji par Standard&Poors traduit l’amélioration reconnue des fondamentaux de son économie. Les réformes envisagées de long terme (réforme agraire, démantèlement des prix administrés, amélioration du fonctionnement de l’industrie sucrière, modernisation de la fonction publique et libéralisation des échanges) sont destinées à la reprise de l’activité économique et à conforter les investissements étrangers.

La situation économique de Fidji, plateforme sous-régionale, a des conséquences directes sur les petits pays insulaires voisins dont le commerce transite par Suva.

Politique extérieure

Le coup d’Etat de 2006 a remis en cause l’excellence des relations bilatérales avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande qui ont exigé un retour à la démocratie à Fidji dans les meilleurs délais. Le durcissement du régime et son refus de tenir des élections en 2009 ont conduit à la suspension de Fidji du Forum des Iles du Pacifique, principale organisation régionale du Pacifique sud, en mai 2009.

La politique étrangère fidjienne, traditionnellement centrée sur le Pacifique sud et les relations avec le Royaume-Uni et la France, à travers ses territoires du Pacifique, s’est réorientée vers le continent asiatique, à travers la « Look North Policy » en direction de la Chine, mais aussi de la Corée du Sud et de l’Indonésie. Le réseau diplomatique fidjien en Asie compte désormais plusieurs missions dilomatiques : Kuala Lumpur, Delhi, Pékin (qui est également accrédité pour Pyongyang), Tokyo, Séoul, Jakarta et un consulat à Shanghai. Les Iles Fidji se tournent également vers d’autres pays comme la Russie ou les pays émergents et ont ouvert des ambassades en Afrique du Sud, au Brésil et plus récemment aux Emirats Arabes Unis. Après la suspension de Fidji par le Forum des Iles du Pacifique, le Premier ministre a rejoint le mouvement des Non-Alignés fin août 2012 et a été élu en septembre 2012 à la présidence du G77 pour un an en 2013. Fidji est le plus important contributeur océanien aux opérations de maintien de la paix de l’ONU (704 soldats – 32ème rang mondial), notamment grâce à l’envoi de deux contingents sur le plateau du Golan en juin et juillet 2013.

Les autorités fidjiennes ont créé une nouvelle organisation régionale de coopération, le Forum pour le développement des Iles du Pacifique (FDIP), instance de dialogue et de partenariat pour le développement avec les Etats et territoires insulaires du Pacifique. Le FDIP s’est réuni pour la première fois en août 2013.

Fidji a accueilli, en novembre 2013, le 43ème Comité des représentants des gouvernements et administrations (CRGA) de la Communauté du Pacifique – Secrétariat (CPS) et la 8ème Conférence des ministres de la Communauté du Pacifique.

En amont des élections du 17 septembre, les déplacements des ministres australien et néo-zélandais des Affaires étrangères à Suva en février 2014, ainsi que leurs rencontres en août dernier avec, respectivement, le Premier ministre fidjien à Canberra et le ministre fidjien des Affaires étrangères à Nadi, ont amorcé la normalisation de leurs relations bilatérales et permis la levée de toutes les sanctions en matière de visa décidées en 2006 à l’encontre des hauts-dignitaires fidjiens.

Depuis les élections, au vu du bon déroulement du scrutin, le Commonwealth a décidé de réintégrer Fidji le 26 septembre en tant que membre plein de l’organisation.

L’Union européenne et Fidji

L’Union européenne a entamé en avril 2007 des consultations avec le gouvernement intérimaire fidjien dans le cadre de l’article 96 de l’accord de Cotonou conclu avec les pays ACP et de l’article 37 du règlement sur l’Instrument de financement sur la coopération au développement (ICD). A l’issue de ces consultations, le Conseil a décidé de réduire la coopération au développement et de conditionner la reprise totale des versements (en particulier ceux du protocole sur la modernisation de l’industrie sucrière) au respect des engagements pris par les autorités fidjiennes en faveur du rétablissement de la démocratie. Compte-tenu du risque de dégradation de la situation économique et sociale, l’Union européenne a décidé une reprise ciblée de l’aide en faveur des Fidji en juin 2011, notamment par des mesures de soutien à l’adaptation de la filière sucre.

Mise à jour : 14.10.14

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