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La France et Fidji

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Brève

Cyclone Evan - Aide d’urgence de la France en faveur de Fidji (24 décembre 2012)

A la suite du cyclone Evan, qui a durement frappé Wallis-et-Futuna, les îles Fidji et l’Etat indépendant de Samoa, la France a mis en place une aide d’urgence en faveur de Fidji. Un avion transporteur CASA CN-235 des forces armées, en provenance de Nouvelle Calédonie, est arrivé le 22 décembre à 13 heures à l’aéroport de Nausori (Suva) avec à son bord du matériel d’urgence, des groupes électrogènes et des pompes à eau.

Présentation

Relations politiques

En 2006, la France a condamné le coup d’Etat du 5 décembre et immédiatement suspendu sa coopération militaire et son programme de formation de hauts fonctionnaires, notamment de diplomates. La coopération a toutefois été maintenue dans les domaines culturel, scientifique et technique (en particulier pour la santé publique et l’aide humanitaire). Les projets fidjiens sont par ailleurs restés éligibles au Fonds français de coopération pour le Pacifique, qui travaille en liaison avec les trois collectivités françaises du Pacifique.

La France et le Royaume-Uni sont les deux Etats membres de l’UE qui disposent d’une Ambassade à Fidji. Elles assurent les réunions de coopération européenne en collaboration avec le Délégué de l’Union européenne

Relations économiques

Les relations économiques bilatérales sont limitées. La France a dégagé un excédent commercial de 2,8 millions d’euros avec Fidji en 2011 et les importations demeurent marginales.

Elles tendent à se renforcer avec la présence de plusieurs grandes entreprises françaises à Fidji comme Thalès, Alcatel, Vergnet et Schneider Electric. Le groupe Accor dispose à ce jour de quatre implantations et poursuit ses investissements.

La compagnie aérienne Pacific Sun, créée par Air Pacific, opère deux ATR 42-500 et a annoncé l’achat de trois Airbus A-330 fin 2011. Un premier avion Airbus a été livré en mars dernier à la compagnie aérienne fidjienne. Les deux autres Airbus devraient être livrés en mai et novembre 2013.

Dans le secteur de l’approvisionnement en produits pétroliers, Total et Pacific Energy (société aux capitaux calédoniens et polynésiens) occupent une part prépondérante du marché.

Une entreprise française, Oberthur Technologies, a été sélectionnée en 2011 pour la fabrication des passeports fidjiens.

La Banque régionale d’escompte et de dépôt (BRED) a inauguré une succursale à Suva en novembre dernier.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Les priorités de notre coopération bilatérale sont la promotion de la francophonie et des questions linguistiques, la formation professionnelle, les échanges scientifiques autour d’enjeux majeurs en Océanie, comme le changement climatique, la protection de l’environnement, le développement des énergies renouvelables et la mise en valeur du patrimoine culturel.

La coopération scientifique et universitaire permet de renforcer les liens entre Fidji et nos collectivités territoriales du Pacifique. Les universités et laboratoires de Nouvelle-Calédonie et l’Université du Pacifique Sud (UPS) installée à Suva mènent des projets communs de coopération dans le domaine du changement climatique ou de la culture océanienne. Une politique active de promotion de la langue et de la culture françaises est conduite à travers l’Alliance Française, l’UPS et les établissements scolaires des territoires français du Pacifique. Plusieurs établissements de Nouvelle-Calédonie et de Wallis et Futuna proposent à leurs élèves d’effectuer des stages à Fidji.

L’UE et les Iles Fidji

L’Union européenne a entamé en avril 2007 des consultations avec le gouvernement intérimaire fidjien dans le cadre de l’article 96 de l’accord de Cotonou conclu avec les pays ACP et de l’article 37 du règlement sur l’Instrument de financement sur la coopération au développement (ICD). A l’issue de ces consultations, le Conseil a décidé de réduire la coopération au développement et de conditionner la reprise totale des versements (en particulier ceux du protocole sur la modernisation de l’industrie sucrière) au respect des engagements pris par les autorités fidjiennes en faveur du rétablissement de la démocratie. Compte-tenu du risque de dégradation de la situation économique et sociale, l’Union européenne a décidé une reprise ciblée de l’aide en faveur des Fidji en juin 2011, notamment par des mesures de soutien à l’adaptation de la filière sucre.

Mise à jour 12.04.13

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