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La France et la Hongrie

Présentation

Relations politiques et dernières visites

Sur le plan historique, après la révolution de 1848 qui avait rapproché les deux pays, la signature en 1920 du traité de Trianon, par lequel la Hongrie a perdu les deux tiers de son territoire, a laissé des traces profondes. La chute du régime communiste en 1990 a ouvert une nouvelle page dans l’histoire de nos relations bilatérales, denses sur le plan économique et confiantes sur le plan politique, notamment grâce au soutien de la France à l’élargissement de l’OTAN et de l’Union européenne.

La visite du Président de la République à Budapest en septembre 2007 a permis d’établir les bases d’un partenariat stratégique, signé en mai 2008 à l’occasion d’une visite à Paris du premier ministre M. Gyurcsany. Ce partenariat a permis de renforcer notre dialogue sur les principaux enjeux communautaires, d’engager ou d’approfondir des coopérations portant notamment sur les pôles de compétitivité, le secteur agricole, les questions environnementales. Il a également facilité la préparation de la présidence hongroise de l’UE au premier semestre 2011.

L’automne 2013 a été marqué par une série de visites d’autorités hongroises à Paris ; M. Repentin a reçu son homologue Mme Enikö Györi le 7 octobre et le 21 octobre, le Président de la République a reçu le Président hongrois Janos Ader. M. Fabius s’est également entretenu avec son homologue Janos Martonyi le 5 novembre. Le Ministre a reçu le 17 avril 2014 M. Janos Martonyi, pour un dernier entretien bilatéral avant le départ annoncé de celui-ci du gouvernement hongrois. En revanche, aucun déplacement d’un membre du gouvernement français en Hongrie n’a eu lieu depuis celui de Laurent Wauquiez en décembre 2010.


Relations économiques

La France est un important partenaire de la Hongrie. Les échanges bilatéraux se sont considérablement accrus ces dix dernières années, passant de de 3,8 Mds€ en 2001 à 6,3 Mds€ en 2011. Ces chiffres masquent toutefois de fortes variations annuelles et une nouvelle tendance récente à la baisse en raison d’une conjoncture déprimée et d’une forte concurrence européenne s’agissant des exportations françaises. En 2012, le volume total des échanges bilatéraux s’élevait à 5,9 Mds€ (exportations de la France 2,7 Mds€, importations françaises 3,2 Mds€) Le solde commercial de la France avec la Hongrie est déficitaire depuis 1999. Au plus haut niveau en 2008 (620 M€), le déficit est revenu à 396 M€ en 2012. Sur les 7 premiers mois de 2013, les échanges étaient à peu près équilibrés (-1,3 M€), conséquence de la baisse des exportations hongroises.

En 2012, la France se plaçait au 9e rang (10e sur les 6 premiers mois de 2013) des fournisseurs de la Hongrie, le trio de tête revenant à l’Allemagne, la Russie et l’Autriche. La France était le 6e client de la Hongrie (4,6 % des ventes hongroises à l’étranger) - qui était notre 34e fournisseur (0,6% de nos importations). Ce sont nos exportations d’équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique qui ont constitué le premier poste de nos ventes avec la Hongrie, (34%), suivis par les produits pharmaceutiques (15%), les matériels de transport (14%) et les produits chimiques, parfums et cosmétiques (12%). L’agroalimentaire ne représente que 3,7 % de nos ventes et constitue toujours un point faible de nos échanges.

En termes d’investissements directs à l’étranger, la France a multiplié sa présence en Hongrie par 3,5, son stock d’IDE passant de 947M€ en 1999 à 3,3 Md€ en 2012. Il s’agit essentiellement d’investissements de grandes entreprises, même si, dans les dernières années, l’activité d’investissement des PME françaises a montré une certaine intensification.

Ces investissements concernent de nombreux secteurs dont :

  • l’énergie et l’environnement, qui regroupe plus de 20% des investissements français (avec les sociétés EDF, GdF Suez, Dalkia, filiale de Veolia, ou Total) ;
    les industries pharmaceutiques et chimiques (15% du stock français des investissements avec notamment Sanofi-Aventis, Servier-Egis, Ceva) ;
  • les industries agro-alimentaires (8% du stock avec Danone, Bongrain, Bonduelle, Cecab ainsi que plusieurs PME telles Royal Croissant, Croque Bourgogne, César Kft) ;
  • les industries mécaniques (6,5% du stock avec Michelin, Valeo, Le Bélier, Garçonnet, Plastiques Val de Loire…).

Plus de 300 sociétés françaises implantées en Hongrie emploient environ 52 000 personnes. Cinq sociétés françaises figurent parmi les 25 premiers investisseurs étrangers en Hongrie : Groupama, EDF, Sanofi-Aventis, Auchan, GDF Suez.

L’attrait du marché hongrois s’est quelque peu détérioré depuis 2010. Certaines mesures mises en place par le gouvernement à la faveur de sa majorité des deux tiers au Parlement ont généré de l’instabilité juridique pour les investissements étrangers. Après une période de crise pour certains de nos grands groupes (retrait de Suez-Environnement de Pécs), la plupart des contentieux économiques ont aujourd’hui été réglés (à l’exception de la question des titres repas où trois entreprises françaises, Sodexo, Edenred et Chèque déjeuner, ont été évincées du marché du fait d’une nouvelle législation ; ce contentieux est en procédure d’arbitrage au CIRDI à Washington et en attente d’une décision de la CJUE).


Coopération culturelle, scientifique et technique

Notre implantation culturelle en Hongrie est ancienne. La France a attiré des générations d’artistes hongrois, poètes (Endre Ady, Attila József, Gyula Illyes), romanciers (Dezső Kosztolanyi), musiciens (Franz Liszt, György Ligeti, György Kurtag, Péter Eötvös), peintres (Mihály Munkácsy, József Rippl-Ronay) ou photographes (Brassaï, André Kertesz). Si les liens se sont quelque peu distendus pendant la période communiste, nos échanges culturels avec la Hongrie ont ensuite repris avec intensité.

Notre présence repose sur plusieurs institutions : l’Institut français de Budapest (ouvert en 1992), les cinq Alliances françaises implantées dans les principales villes de province (Debrecen, Györ, Miskolc, Pecs, Szeged), la fondation franco-hongroise pour la jeunesse, le centre inter-universitaire d’études françaises, le lycée français de Budapest, onze lycées bilingues francophones, dix filières universitaires francophones, appuyées par un programme de bourses d’études dynamique. Un réseau appelé « pôle universitaire francophone de masters conjoints » regroupe 5 filières : licence en économie (université d’Amiens / Ecole supérieure d’économie de Budapest), master d’administration des affaires (universités Lyon III / USTEB Budapest), master en urbanisme et aménagement (universités Paris IV / USTEB), maîtrise en droit (universités Paris II / Eötvös Lorand de Budapest), master en droit européen (universités Lyon III / Szeged).

En Europe, la France est le troisième pays d’accueil des étudiants hongrois après l’Allemagne et l’Autriche et le deuxième partenaire pour les échanges Erasmus. La mobilité entrante est de bon niveau (60% au niveau Master et Doctorat), principalement orientés vers les sciences de l’ingénieur et les sciences économiques. Le Salon international de l’éducation « Educacio 2012 » à Budapest a permis de mesurer l’intérêt pour les formations en France (30.000 visiteurs pour le pavillon France).Cet engagement institutionnel permet à la langue française de demeurer la troisième langue étrangère en enseignée en Hongrie (25.000 apprenants dans le système éducatif).

Le portail de ressources pédagogiques en français (www.franciaoktatas.eu) cofinancé depuis 2011 par une trentaine de d’établissements partenaires, est bien implanté et connaît un certain succès auprès des enseignants et des apprenants. Le plan pluriannuel d’action « le français dans la diplomatie et la fonction publique », financé à 25 % par les partenaires hongrois et à 75 % par l’OIF, a permis d’assurer entre 2006 et 2009 la formation de 500 fonctionnaires hongrois.

Depuis 2011, entre 250 et 300 fonctionnaires sont formées annuellement. Des coopérations avec l’ENA, le Centre d’études européennes de Strasbourg et Wallonie Bruxelles international ont été mises en place. La Hongrie est membre observateur de l’Organisation internationale de la Francophonie depuis 2004. Elle souhaite passer du statut d’observateur à celui de membre associé. Le dossier de candidature devrait être déposé auprès de l’OIF au cours du premier semestre 2014, avant le prochain sommet de la Francophonie.

La coopération entre établissements français et hongrois d’enseignement supérieur est dense. Parmi la quinzaine de filières francophones intégrées, on peut citer le Centre universitaire francophone de l’Université de Szeged dont l’inauguration a eu lieu le 20 septembre dernier. Ce centre, financé par le gouvernement hongrois, prend appui sur un partenariat avec l’Institut d’études politiques de Lille

Le partenariat Hubert Curien (PHC) « Balaton » lancé en 1994 soutient chaque année une quarantaine de projets scientifiques bilatéraux, amorçant des coopérations entre jeunes chercheurs. Ce partenariat a favorisé, en 2009, la signature d’un important accord de coopération scientifique avec l’ANR.

La coopération dans le domaine de la justice, vise la formation de hauts fonctionnaires et la modernisation de l’administration publique. La France soutient la participation hongroise aux cycles de formation proposés par l’ENA et organise des actions visant à accompagner la réforme de l’administration hongroise.

Le débat d’idées est au cœur de l’action de l’Institut français de Budapest qui développe ce secteur avec succès.

En 2013, le montant de l’enveloppe de l’ambassade dédiée à la coopération culturelle, scientifique et technique s’élève à 1,6 millions d’euros.


Coopération décentralisée

En partie grâce au rôle précurseur de l’association « Initiative France-Hongrie » (facilitant la mise en place de projets communs entre des collectivités territoriales et locales des deux pays), notre coopération décentralisée a permis d’établir des relations dynamiques entre plusieurs niveaux de collectivités locales. On compte aujourd’hui 48 liens actifs de coopération engageant 6 régions, 13 départements, 29 villes (dont Paris avec Budapest, et des jumelages par exemple entre la région Champagne-Ardenne et la Grande plaine du Nord, et entre Valenciennes et Miskolc).


  • Ambassadeur de France à Budapest : M. Rolland Galharague (mars 2012)
  • Ambassadeur de Hongrie à Paris : M. Laszlo Trocsanyi (juillet 2010)
  • Président du groupe d’amitié France-Hongrie au Sénat : M. Michel Billout
  • Président du groupe d’amitié France-Hongrie à l’Assemblée nationale : M. Rudy Salles.


sup>Mise à jour : 16.06.14

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