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Présentation du Guyana

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Présentation

Données générales

Nom officiel : République Coopérative de Guyana
Nature du régime : République
Chef de l’État : M. Donald Ramotar

Données géographiques

Superficie : 214 969 km²
Capitale : Georgetown (230 000 habitants)
Villes principales : Linden, New Amsterdam
Langue officielle : anglais
Langues courantes : anglais, créole
Monnaie : Dollar guyanien
Fête nationale : 23 février (indépendance : 26 mai 1966).

Données démographiques

Population : 0,78 M hab.
Composition ethnique : hindoustanis ou indo-guyaniens : 43,5%, noirs ou afro-guyaniens : 30,2%, métis : 17%, amérindiens : 9 %. Autres : chinois, 2%, européens (portugais) : 2%
Croissance démographique : 0,20%
Espérance de vie : 69,9 ans
Taux d’alphabétisation (CEPAL 2011) : 99%
Religions : 57 % de chrétiens (anglicans, adventistes et catholiques), 33 % d’hindous, 9 % de musulmans
Indice de développement humain (PNUD 2011) : 0,633 (117e rang)

Données économiques

PIB (2011) : 2,6 Mds US$
PIB par habitant : 3300 US$
Taux de croissance (FMI) : 5,4% en 2011, 4% prévus en 2012
Taux d’inflation : 3,3% en 2011
Solde budgétaire : déficit public de 4,9% en 2011
Balance commerciale (OMC 2011) : - 810 M $
Principaux clients : Canada 25,4% ; États-Unis 25% ; UE 18,3 % ; Trinidad & Tobago 4,7%.
Principaux fournisseurs : Trinité-et-Tobago : 23,3% ; États-Unis : 22,4% ; UE 8,5% ; Corée du Sud : 6,5% ; Chine : 6,5%
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture, bois et pêche : 30,1%
- mines : 6,7%
- industrie : 10,4%
- services : 24,9%

Exportations françaises (2010) : 6,6 M$
Importations françaises (2010) : 10,3 M$

Consulat de France : section consulaire de l’Ambassade de France à Paramaribo, Suriname. La France dispose également d’un consul honoraire à Georgetown
Communauté française au Guyana : 31 immatriculés

Géographie

Le territoire est composé de trois grandes zones géographiques : la plaine côtière, la ceinture de sable blanc, et l’intérieur du pays. La plaine côtière, qui occupe environ 5 % de la superficie du pays, abrite plus de 90 % de la population. Grâce à ses trois grands fleuves - la Demerara, l’Essequibo et la Berbice - et à ses nombreuses rivières, le Guyana dispose d’un système efficace de voies navigables. Le pays est recouvert de forêts tropicales (à 85 %) et de vastes savanes au Sud-ouest qui vont des hauts plateaux de l’intérieur (culminant à 2 772 m au Mont Roraima) jusqu’à la côte Atlantique. Situées près de l’équateur, le Guyana a un climat tropical, et les températures ne varient pas beaucoup tout au long de l’année. L’année a deux saisons humides, de décembre à février, et de la fin avril à la mi-août.

Histoire

Les colons hollandais créent le premier établissement sur le fleuve Berbice en 1627, tandis que les Britanniques s’installaient à partir de 1650 sur le fleuve Suriname, avant que les premiers ne les en délogent par les armes en 1674. Les guerres anglo-hollandaises de la seconde moitié du XVIIe siècle amènent les Hollandais à échanger leur établissement en Amérique du nord, New Amsterdam, contre celles de la côte des Guyanes. Début XIXe, les Britanniques mettront à profit l’occupation des Pays-Bas par les armées napoléoniennes pour s’emparer des établissements d’Essequibo-Demerara et Berbice, dont la fusion donnera naissance à la colonie de Guyane britannique en 1831. Après l’abolition de l’esclavage par le parlement britannique en 1833, la grande étendue du territoire a favorisé la dispersion de la population asservie hors des plantations de canne à sucre ; il y eut donc à cette époque un recours massif à l’immigration de main d’œuvre engagée, principalement en provenance d’Inde. Un tribunal arbitral réuni à Paris en 1899 a fixé la frontière entre le Guyana et le Venezuela, à nouveau contestée par ce pays depuis 1962.

Politique intérieure

Le Guyana est une république unitaire. Le président de la République est le chef du parti ayant obtenu le plus de voix à l’Assemblée nationale. Chaque parti désigne donc un candidat et celui du parti ayant le plus de sièges au Parlement devient président de la République. Le Parlement est unicaméral (Assemblée nationale de 65 sièges dont 40 élus à la proportionnelle et 25 élus dans les 10 circonscriptions correspondant aux 10 régions du pays). Sa composition actuelle est la suivante : People’s Progressive Party/Civic (PPP/C, de base ethnique indo-guyanienne) : 32 sièges ; A Partnership for National Unity (APNU), coalition regroupée autour du People’s National Congress (de base ethnique afro-guyanienne) : 26 sièges ; Alliance for Change (AFC) : 7 sièges.

De l’indépendance, en 1966, à 1992 c’est un gouvernement d’inspiration marxiste autoritaire qui a dirigé le pays, le laissant dans une situation économique catastrophique avec une population quasiment réduite de moitié en raison d’une émigration massive, principalement vers les États-Unis et le Canada. En 1992, Cheddi Jagan (PPP) est élu président de la République après les premières élections internationalement reconnues comme libres et équitables. Le PPP a conservé le pouvoir depuis lors. En mars 2001, M. Jagdeo est élu à la présidence de la République. Il est réélu en 2006. Aux élections du 28 novembre 2011, Donald Ramotar est élu à la présidence mais son parti, la coalition People’s Progressive Party/Civic, avec 32 sièges sur 65 à l’Assemblée nationale, n’a pas de majorité.

Situation économique

Le Guyana est l’un des pays les plus pauvres des Caraïbes (environ 30% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté). À ce titre, il a pu bénéficier de l’initiative PPTE et d’effacements de dettes conséquents. La dette publique est passée de plus de 600% dans les années 90 à 62% du PIB en 2011.

Le pays connaît une dynamique de croissance tirée principalement par le secteur minier (accroissement des exportations d’or et de bauxite en volume et en valeur) : 5,4% d’augmentation du PIB en 2011, 4% prévus en 2012. L’inflation a été contenue, se situant à 3,3% fin 2011. Un taux de 4,6% est attendu pour 2012. La stratégie de Développement à Faible intensité de Carbone (LCDS) adoptée en 2009 devrait être poursuivie avec le grand projet de barrage hydroélectrique d’Amaila Falls. Néanmoins la mise en œuvre de l’accord de 2009 avec la Norvège pour soutenir cette stratégie (250 MUSD sur 2010-2015) connaît des retards. Le gouvernement a engagé d’importants efforts pour accroître l’attractivité du pays par la construction de routes, de ponts et l’extension de l’aéroport de Georgetown.

La base productive reste peu diversifiée : l’économie repose largement sur les industries extractives et l’agriculture. Les exportations d’or, de bauxite, de sucre, de riz et de bois représentent 78% du total. Le pays demeure handicapé, à moyen terme, par l’importante fuite des cerveaux et dépend fortement des transferts de fonds des 500 000 Guyaniens vivant à l’étranger (18% du PIB).

Politique extérieure

Le Guyana est notamment membre des Nations unies, de l’OMC (depuis 1995), des ACP, de l’AEC, de la CARICOM – dont il abrite le siège -, de l’OEA, de l’OTCA, de la CELAC et l’un des deux seuls membres du continent américain, avec le Suriname, de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI). Il est membre du Commonwealth.

Les relations avec le Brésil sont bonnes et des projets d’intérêt régional ont été développés ; ainsi du pont sur le fleuve Takutu, financé partiellement et construit par le génie militaire brésilien, inauguré le 15 septembre 2009. Les relations avec le Suriname bien qu’affectées par des désaccords sur la délimitation de la frontière, ont connu une nette amélioration depuis l’arrivée au pouvoir dans ce pays du Président Bouterse en août 2010. Les visites bilatérales de part et d’autre se sont multipliées. Les relations avec le voisin vénézuélien sont plus contrastées du fait d’un différend frontalier qui conduit le Venezuela à revendiquer près des deux tiers du territoire du Guyana. Le Guyana bénéficie cependant de l’initiative PetroCaribe, sans toutefois participer à l’ALBA. Les relations avec les États-Unis et le Canada sont marquées par l’existence de fortes communautés guyaniennes dans ces deux pays, évaluées respectivement à plus de 160 000 et 300 000 personnes.

L’Union européenne est de loin le principal donateur : au titre du 10e FED, 51 M € sont attribués au Guyana. Au titre du protocole sucre 85 M € ont été alloués au Guyana pour la période 2007-2010. Une nouvelle enveloppe de 23 M € vient d’être approuvée. La Chine est également présente au Guyana et contribue au financement des infrastructures énergétiques et routières. Le Bosai Mineral Group y a réalisé un investissement de l’ordre du milliard de US$ avec l’ouverture d’une usine de bauxite. Le Guyana s’équipe d’avions de surveillance maritime Y12, fournis par l’entreprise chinoise CATIC.

Mise à jour : 27.12.12

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