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Présentation

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Relations politiques

Indépendante en 1958 après avoir décliné la proposition d’intégrer la Communauté française, la Guinée a longtemps observé une certaine distance à l’égard de la France, et plus largement, de l’extérieur. Le débat sur l’Irak aux Nations Unies en 2003 (la Guinée préside alors le Conseil de sécurité) a contribué à un rapprochement des deux pays.

A la suite du massacre du 28 septembre 2009, la France a suspendu sa coopération militaire. Puis, le 30 octobre, elle a suspendu toute sa coopération institutionnelle déployée auprès des autorités gouvernementales (une dizaine d’assistants techniques placés auprès de l’administration guinéenne) ainsi que le financement du projet d’aménagement de l’autoroute urbaine Tombo/Gbessia à Conakry.

Toutefois, afin de ne pas pénaliser la population guinéenne, les projets de coopération bénéficiant directement aux populations ont été maintenus. Le 16 février 2010, après l’annonce de la nomination du gouvernement d’union nationale, la France a décidé de reprendre sa coopération institutionnelle avec la Guinée.

Le Président Alpha Condé s’est rendu en France du 22 au 24 mars 2011 pour une visite officielle. Il était l’invité du G8 élargi de Deauville les 27 et 28 mai 2011. Il a été reçu à Paris, dans le cadre d’une visite de travail, du 29 juin au 4 juillet 2012. Un entretien entre le Président de la République et le Président guinéen a été organisé le 19 septembre dernier, en marge de la cérémonie d’investiture du Président malien Ibrahim Boubacar Keïta. Le Président guinéen s’est entretenu avec le Président de la République lors d’une visite de travail organisée à Paris du 20 au 22 novembre 2013.

Le Président Alpha Condé a conduit la délégation guinéenne au Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique, organisé à Paris les 6 et 7 décembre 2013.

Site de l’Ambassade de France en Guinée et en Sierra Leone


Relations économiques

Avec des exportations dont le volume a atteint 147,7 M€ en 2012, la France est le quatrième fournisseur de la Guinée après la Chine, les Pays-Bas et les Etats-Unis. Nos premiers postes d’exportation sont les engins mécaniques et les équipements électriques, les produits pharmaceutiques et les céréales. Nos importations, constituées de près de 24% d’achats d’or, se sont élevées à 80,4 M€ en 2012. La Guinée exporte vers la France ses produits minéraux principalement.

Sous l’impulsion du MEDEFet de la confédération du patronat de Guinée (CPEG), plusieurs projets d’investissement français en Guinée se sont concrétisés (marché de traitement des déchets urbains de Conakry pour Ikos International, protocole d’accord sur des actions d’urgence pour la restructuration du réseau d’eau de Conakry pour la Saur) et de nombreuses perspectives sont offertes pour les entreprises françaises.

A l’exception des brasseries du groupe Castel et de Sogea-Satom (groupe Vinci) dans le BTP, la présence française se concentre surtout dans les secteurs des services et de la logistique avec Africa Bolloré Logistics, Air France, France Telecom-Orange, Total dans la distribution des carburants, CFAO (distribution de véhicules), Laborex (distribution pharmaceutique), BNP Paribas et Société Générale dans la banque, Gras Savoye dans les assurances, ACCOR, Sodexho, Bureau Veritas.

De nombreuses petites entreprises de droit local appartiennent à des personnes physiques françaises, associées ou non à des partenaires guinéens. Ils participent activement à la présence économique de la France (restauration, vente et location de véhicules, construction et maintenance, informatique, transitaire…). La société Technip est membre (pour environ 400 M€) du consortium dirigé par Global Alumina signataire d’un contrat de 1,5 Md $ pour la production d’alumine.

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…


Coopération culturelle, scientifique et technique

Classée en 2012 par le PNUD, 178ème en indicateur de développement humain, la Guinée figure parmi les pays les moins avancés. Pour la France, la Guinée est un pays pauvre prioritaire qui, en 2012, a bénéficié de 72,87 M€ d’APD française. L’APD nette bilatérale versée à la Guinée en 2012 s’est élevée à 62,32 M€ (chiffres OCDE) et à 10,55 M€ s’agissant de l’aide multilatérale française à la Guinée. La France est le 1er donateur bilatéral (devant le Japon et les Etats-Unis).

L’APD bilatérale est exclusivement constituée de dons car la Guinée ne peut à ce stade bénéficier de prêts souverains. Les principaux secteurs d’intervention de la France sont l’éducation, les transports, la gouvernance, l’eau et l’assainissement.

L’élection du Président Condé a marqué un approfondissement de notre coopération avec la Guinée. Elle se concentre sur les priorités décidées par la Guinée, dont la réforme du secteur de la sécurité (service national d’action au développement), la gouvernance financière (déploiement d’assistants techniques) et l’agriculture.

La France et la Guinée ont signé le 24 juin 2013, un contrat de désendettement et de développement (C2D). Ce contrat s’inscrit dans le cadre de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE et des négociations qui s’en sont suivies au sein du Club de Paris. La France, premier pays créancier de Guinée au sein du Club de Paris, a fourni dans le cadre de cette négociation un effort d’annulation de 99,5 % de la dette guinéenne, soit une annulation de 229,3 M€ hors intérêts. Sur cette somme, 79 M€ ont déjà fait l’objet d’une annulation sèche de la part de la France en février 2013. Le reste de la dette envers la France, soit un montant de 171 M€, représente l’effort additionnel de la France envers la Guinée et sera annulé à travers le mécanisme du C2D.

Le premier C2D signé concerne la période 2013-2016 pour un montant de 75 M€. Les secteurs retenus pour bénéficier des fonds du C2D sont alignés sur les priorités sectorielles définies par les autorités guinéennes, et figurant notamment dans le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP 3). Ces secteurs sont :

  • l’agriculture (15M€) ;
  • le développement local (15M€) ;
  • l’enseignement pré-universitaire (11 M€) ;
  • la formation professionnelle (20M€).

En complément de ces aides programmes, ou projets selon les besoins, le C2D a aussi retenu de mettre à la disposition de la Guinée, dès 2013 : une aide budgétaire globale affectée au secteur de l’éducation (à l’enseignement pré-universitaire) pour un montant de 7 M€ et un Fonds d’Etudes et d’Assistance Technique d’un montant de 7 M€ également, affecté au financement d’études, d’expertises et d’assistance technique.


Mise à jour : 06.05.14

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