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Présentation

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Relations politiques

Les relations entre la France et la Guinée équatoriale, antérieures à la découverte de gisements d’hydrocarbures sur le territoire équatoguinéen, se sont d’abord développées dans le cadre de la coopération bilatérale, puis de la zone de Franc et de la Francophonie, dès les années 1980.

Le président Obiang a été reçu en France à l’occasion du sommet Afrique-France de Nice en 2010 et du sommet du G20 à Cannes en 2011. Agapito Mba Mokuy, ministre des affaires étrangères, a été reçu à l’Elysée en août 2012.

En 2010, à la suite d’une plainte déposée par l’association Transparency International France, la justice française a ouvert une instruction concernant les biens acquis en France par trois chefs d’Etat et leurs familles, parmi lesquels le président Obiang et son fils aîné, Teodoro Nguema Obiang Mangue.

En 2012, les biens mobiliers (en février) puis immobilier (en juillet) de ce dernier, ont fait l’objet de saisies conservatoires sur demande du juge d’instruction ; en juillet 2012, le juge d’instruction a émis un mandat d’arrêt à l’encontre du fils de Teodoro Nguema Obiang Mangue, qui ne s’était pas présenté à sa convocation.

Cette affaire dite des « biens mal acquis » n’est pas sans effet sur la relation bilatérale entre la France et la Guinée équatoriale, mais les deux gouvernements sont d’accord pour qu’une claire distinction soit opérée entre la procédure judiciaire et les relations d’Etat à Etat.

Les autorités équatoguinéennes ont multiplié les plaintes pour diffamation devant la justice nationale, mais aussi française, à l’encontre de plusieurs organes de presse français ayant traité le sujet dans leurs colonnes. Une manifestation pacifique a été organisée devant l’ambassade de France à Malabo en mars 2012.

Le 25 septembre, la Guinée équatoriale a déposé une requête devant la Cour internationale de Justice à l’encontre de la France, pour « violation du droit international ».


Dernières visites bilatérales

  • Août 2012 : visite du ministre des affaires étrangères, M. Agapito Mba Mokuy.
  • Novembre 2011 : visite du président Obiang à Cannes à l’occasion du Sommet du G20.
  • Mai-juin 2010 : visite du président Obiang à Nice à l’occasion du Sommet Afrique-France.
  • Décembre 2009 : visite de M. Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la coopération et à la francophonie à l’occasion de l’investiture du président Obiang et de l’inauguration de l’institut culturel d’expression française de Bata.
  • Mars 2009 : M. Bernard Laporte, secrétaire d’Etat aux sports.
  • Septembre 2008 : M. Brice Hortefeux, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire.
  • Juillet 2008 : M. Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la coopération et à la francophonie, à l’occasion du comité des ministres de tutelle de l’ASECNA.
  • Octobre 2007 : M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la coopération et à la francophonie à l’occasion de la pose de la première pierre de l’institut culturel d’expression française de Bata.
  • Octobre 2007 : rencontre entre le président Obiang et le président Sarkozy à Paris.


Relations économiques

Cinquième fournisseur de la Guinée équatoriale derrière le Nigéria, la Chine, l’Espagne et les Etats-Unis, la France y a exporté pour près de 180 M€ de biens en 2010, et 209 M€ en 2011, soit une croissance de 18%. En dix ans, les exportations françaises ont enregistré une progression d’environ 150%.

Les importations en provenance de la Guinée équatoriale, composées quasi-exclusivement d’hydrocarbures, sont volatiles d’une année sur l’autre. Elles ont atteint près de 400 M€ en 2011, contre 281 M€ en 2010. Elles dépassent 1,2 Md€ sur les neuf premiers mois de 2012.

Grâce à sa manne pétrolière, la Guinée équatoriale dispose de fortes capacités d’investissement et d’un marché intérieur dynamique. Elle occupe actuellement le deuxième rang des pays d’Afrique centrale en termes de stocks d’IDE, avec 8 MdUSD en 2011.

Bien qu’absentes des activités d’exploration et de production pétrolières, les entreprises françaises sont aujourd’hui présentes dans la plupart des secteurs économiques : télécommunications (l’opérateur GETESA est détenu à 40% par Orange/France Telecom), distribution de produits pétroliers (Total), activités parapétrolières (groupes Technip et Schlumberger), distribution (groupe Fléchard), distribution automobile (CFAO, filiale de distribution Peugeot), BTP (groupes Bouygues, Vinci et Razel), hôtellerie (SOFITEL et IBIS du groupe ACCOR), activités bancaires (groupe Société Générale), (conseil : EGIS), transport aérien (Air France) etc.

Les importants contrats signés avec les groupes français dans le secteur du BTP témoignent du dynamisme de l’implantation française dans le pays :

  • pour l’année 2009, 1 milliard d’euros,
  • pour l’année 2010, 500 millions d’euros,
  • pour l’année 2011, 375 millions d’euros.

Depuis le 3 mars 2012, la section des conseillers du commerce extérieurs français en Guinée équatoriale compte quatre membres supplémentaires : MM Cyril BRUNEL (SOEGUIBE), Sylvain CHAUVET (Sofitel), Jean-François FICHTER (Bouygues Bâtiment) et Olivier SABRIÉ (Total), qui ont rejoint Mme Diane GUTFREUND (Europcar) et M. Frank CASTELEYN (Sogea Satom).

Le service économique régional pour l’Afrique centrale basé à Yaoundé assure, pour la Guinée équatoriale, la veille économique et sur l’environnement des affaires, le lien avec les entreprises françaises implantées dans ce pays, le suivi des grands projets.


Coopération culturelle, scientifique et technique

Le service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’ambassade de France à Malabo conduit une politique de coopération civile conforme à quatre objectifs prioritaires :

  • conforter le partenariat entre la France et la Guinée équatoriale ;
  • œuvrer à l’enracinement du bilinguisme (français-espagnol) ;
  • promouvoir la gouvernance démocratique, principalement la gouvernance financière ;
  • consolider la présence économique française dans un contexte de plus en plus concurrentiel.

La coopération bilatérale entre la France et la Guinée équatoriale a pour particularité d’être financée à près de 80% par l’Etat équatoguinéen. Ainsi, avec la mise à disposition de son expertise et une aide de 8 M€, la France a pu mettre en œuvre plus d’une vingtaine de projets entre 2008 et 2011, pour un total de près de 38 M€.

Pour cela, la France dispose sur le terrain de plusieurs relais :

  • L’Institut culturel d’expression française de Malabo et l’Institut culturel d’expression française de Bata encouragent la diffusion du français et de la culture française, proposent des débats d’idées, présentent des artistes de culture francophone en provenance de toute l’Afrique et offrent une large palette de formations (dans le domaine de l’aéronautique, du service public etc.) ;
  • l’école Française "Le Concorde" de Malabo, l’école de la mission laïque française de Bata et l’Association nationale des professeurs de français de Guinée équatoriale apportent leur appui au système d’enseignement équatoguinéen ;
  • dans le domaine de la gouvernance financière, la France finance grâce au fonds de solidarité prioritaire (FSP) un projet intitulé "réforme de la gestion des finances publiques", ainsi que deux experts techniques internationaux chargés de le mettre en œuvre au sein du ministère des Finances à Malabo.
  • Un expert technique est également placé auprès du ministre de l’Agriculture pour suivre un partenariat entre la Guinée équatoriale et SUPAGRO Montpellier.

Le SCAC dispose par ailleurs d’un programme de bourses d’études, de stages et de bourses linguistiques, dont bénéficient les professeurs, enseignants-chercheurs et cadres de l’Administration équatoguinéenne. Un fonds social de développement (FSD) permet de financer des microprojets à portée sociale.


Autres domaines de coopération

Dans le domaine de l’aéronautique, la France a, d’une part, participé à la mise aux normes de la compagnie nationale CEIBA et, d’autre part, formé 12 mécaniciens et 12 pilotes.

Dans le domaine de la sécurité intérieure, elle met un expert technique à la disposition du gouvernement, organise des actions de formation et de restructuration de la gendarmerie nationale. Dans le cadre d’une convention signée en septembre 2011 et visant à équiper et à former six unités de police et de gendarmerie, 22 formateurs français se sont rendus en Guinée équatoriale début 2012 pour former 750 agents équatoguinéens aux techniques de maintien de l’ordre dans le respect des normes internationales.

Dans le domaine de la défense, outre les formations offertes aux officiers équatoguinéens au sein des écoles françaises et des écoles à vocation régionale gérées par la France sur le continent africain, la France a pu inaugurer, en 2010, à la demande et sur financement du gouvernement équatoguinéen, l’école navale à vocation régionale de Bata. Cette année, l’école accueille trois promotions d’officiers soit 47 stagiaires dont 30 Equatoguinéens et 17 Africains venus de tout le continent et de l’océan Indien.


Mise à jour : 27.02.13

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