Accès rapide :

Présentation de la Grèce

Présentation

Données générales

Nom officiel : République hellénique
Nature du régime : République parlementaire
Président de la République : M. Karolos PAPOULIAS
Chef du gouvernement : M. Antonis SAMARAS

Données géographiques

Superficie : 131.957 km2
Capitale : Athènes
Villes principales : Athènes (4 millions d’habitants), Thessalonique (1 million d’habitants)
Langue officielle : grec
Monnaie : euro
Fête nationale : 25 mars (déclenchement de l’insurrection de 1821 contre la Sublime Porte) ; le 28 octobre est également « fête nationale », en souvenir du jour du "non" (ohi), en 1940, où le général Metaxás s’est opposé au passage des troupes italiennes, ce qui a précipité l’entrée en guerre de la Grèce.

Données démographiques

Population : 11.309.885 habitants (2013)
Densité : 85,9 habitants/km2 (2013)
Espérance de vie : 82,7 ans pour les femmes, 77,8 ans pour les hommes
Taux d’alphabétisation : 96 % des adultes
Religion : Orthodoxe (98 %)
Indice de développement humain : 0,942 (25ème rang en 2007)

Données économiques

PIB : 241,7 Mds€ (2013)
PIB/hab : 21 910 € (2013)
Taux de croissance : -4% (2013)
Taux de chômage : 27,2 % (mai 2014)
Taux d’inflation : -0,9% (2013)

Dette publique : 175,1 % du PIB (2013)
Déficit public : -9% du PIB (2012))

Balance commerciale : -18,8 Mds€ (2013)
Principaux clients : (2013) : Turquie (11,7%), Italie (8,9%), Allemagne (6,5%).
Principaux fournisseurs : (2013) : Russie (14,5%), Allemagne (9,4%), Irak (7,8%), Italie (7,6%), France (4,6%), Chine (4,8%).

Structure du PIB (2012) :

  • agriculture : 3,4 % (population active 13 %)
  • industrie et construction : 18,6 % (population active : 16,7 %)
  • services : 82 % (population active : 70,3 %)

Exportations de la France vers la Grèce (2013) : 2,22 Mds€
Importations françaises depuis la Grèce (2013) : 0,6 Mds€
Solde commercial bilatéral (2013) : 1,62 Md€

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulats de France : Athènes, Thessalonique (Consulat général)
Communauté française en Grèce : 9.275 immatriculés à Athènes (+ environ 7.000 non inscrits) et 1.472 à Thessalonique en 2013 (+ environ 500 non inscrits)
Communauté grecque en France : 35.000 (9ème rang dans le monde)

Politique intérieure

La vie politique grecque est essentiellement marquée par la très grave crise économique et financière qui touche le pays depuis 2008. Cette crise profonde découle très largement des modes de fonctionnement ainsi que des mentalités du pays. Au bord de la banqueroute, la Grèce se trouve aujourd’hui au cœur de la crise financière européenne, dont elle a été le premier signal.

Mais, la crise est très rapidement devenue aussi politique (faiblesse des institutions et de l’Etat, perte de légitimité du pouvoir) et sociale (regain de violences, immigration incontrôlée, émigration croissante des jeunes, crise morale).

La politique de rigueur mise en place par le PASOK, sous la pression européenne, tend le climat politique et social

A son arrivée au pouvoir, en octobre 2009, et pour faire face à la situation économique "explosive" du pays, le gouvernement PASOK a mis en oeuvre une politique de rigueur de grande ampleur avec un bilan législatif sans précédent, marqué par l’adoption de plus d’une centaine de lois en une année. (réforme territoriale réduction du nombre de circonscriptions électorales, d’élus et d’employés municipaux ; réforme des retraites ; réforme fiscale, lutte contre la fraude et l’évasion fiscales ; assouplissement des relations de travail ; assainissement des entreprises publiques …)

Pour mémoire : la Grèce a bénéficié, dès le 2 mai 2010, d’un soutien financier de l’UE et du FMI à hauteur de 110 Mds€ (80 Mds€ prêtés par les pays de la zone euro et 30 Mds€ par le FMI). En tout, ce sont 73 Mds€ qui ont été versés sur les 110 initialement attribués. Le programme d’assainissement économique, mis en place en contrepartie de ce soutien, était basé sur deux principes : la consolidation des finances publiques et l’engagement de réformes devant conduire à la mise en place d’un nouveau modèle de croissance.

Malgré un bilan faisant état d’une impressionnante consolidation des finances publiques (5 points de PIB sur un an, soit une baisse du déficit public de l’ordre de 12mds€), la Grèce voit sa récession aggravée par l’austérité à la fin 2010. Les résultats économiques se révèlent mauvais (récession à -4,5 % en 2010, taux de chômage à 15%, inflation à 4,7%, endettement à 144,9% du PIB) et le pays ne réussit pas à restaurer sa crédibilité sur les marchés financiers.

En mai 2011, il apparaît clairement qu’il ne peut pas revenir sur les marchés en 2012 et que de nouveaux financements doivent être trouvés. Dans un climat politique et social tendu et sous la pression de ses partenaires européens et du FMI, le gouvernement annonce alors, en juin 2011, de nouvelles mesures d’austérité.

Le programme budgétaire à moyen terme adopté par le Parlement prévoit une rationalisation des dépenses de la fonction publique, une réduction des dépenses sociales, une nouvelle réduction du programme d’investissement public, de nouvelles mesures augmentant les cotisations sociales et la taxation (ce qui représente, à l’horizon 2015, un effort de 28Mds€). Il comprend également un volet majeur de privatisations et de mise en valeur du patrimoine foncier de l’Etat (la Grèce entend ainsi dégager des recettes de 50 Mds€, d’ici à 2015).

Pour mémoire : le 21 juillet 2011, l’UE et le FMI ont adopté les grandes lignes d’un second plan de sauvetage de la Grèce qui portait sur un total de 158 Mds€. Il prévoyait que la Grèce bénéficierait de 109 Mds€ provenant du Fonds européen de stabilité financière et du FMI, auxquels s’ajouterait une participation du secteur privé estimée à 49 Mds € (correspondant à une décote de 21%). Une "task force" européenne, destinée à soutenir la Grèce dans la mise en œuvre de ses réformes et à redynamiser la croissance en Grèce, en employant au mieux les fonds européens non utilisés, a également été mise en place.

Alors qu’il devient de plus en plus évident, en octobre 2011, que le montant de la dette grecque (qui s’élève à 350 Mds€, dont 210 Mds€ sont détenus par des créanciers privés) doit être revu à la baisse et que les banques doivent être recapitalisées, un accord est trouvé, le 27 octobre, au niveau européen. Il prévoit une participation accrue du secteur privé, afin de diminuer la dette grecque à 120% d’ici à 2020 (contre 160% du PIB aujourd’hui).

Aux termes de l’accord, le secteur privé accepte "volontairement" une décote de 50% de ses créances sur le pays (ce qui représente environ 100 Mds€). L’accord prévoit, en outre, que "les États membres de la zone euro contribueront à l’ensemble des mesures relatives à la participation du secteur privé, à hauteur de 30 Mds€". L’accord prévoit, par ailleurs, qu’un nouveau programme pluriannuel d’aide sera mis en place fin 2011. Ce plan doit atteindre 100 Mds€ jusqu’en 2014 (dont 30 Mds€ permettront une recapitalisation des banques grecques). Ce plan d’aide remplace celui prévu dans l’accord du 21 juillet.

Une crise politique qui entraîne la chute du gouvernement de Georges Papandréou

Face à un fort mécontentement populaire, à la crainte de ne pas obtenir la majorité nécessaire au Parlement, à l’occasion du vote sur l’accord adopté à Bruxelles le 27 octobre, et à ce qui est de plus en plus perçu, en Grèce, comme un abandon de souveraineté, Georges Papandréou décide, le 31 octobre, de soumettre cet accord européen à référendum.

En recourant au suffrage populaire, il souhaite appeler à plus de raison et de responsabilité, à la fois les membres de son propre parti, une opposition qui se montre irresponsable et la population, face à un choix qui n’a pas de sérieuse alternative.

Si les analystes sont alors nombreux en Grèce à considérer que le Premier ministre n’a guère d’autres solutions et qu’une question aussi cruciale mérite d’être soumise à une consultation démocratique, l’effet surprise de sa décision tant au sein de son parti qu’auprès de ses partenaires européens lui est reproché. L’idée suscite, en effet, un vent de panique en Europe et provoque une grave crise politique dans le pays, une partie importante de la classe politique grecque se prononçant contre ce projet.

Alors que, selon plusieurs sources, George Papandréou parvient à conclure un accord avec ses ministres, par lequel il s’engage à démissionner et à laisser la place à un gouvernement de coalition à condition d’obtenir la confiance du Parlement, le gouvernement remporte le vote devant la Vouli, le 4 novembre 2011. Le PASOK, la Nouvelle Démocratie et le LAOS (extrême-droite) s’entendent pour former un gouvernement de coalition, dont Georges Papandréou n’est pas le Premier ministre.

Les trois partis conviennent d’organiser des élections législatives anticipées après l’adoption par le Parlement et l’entrée en vigueur du plan de financement européen adopté à Bruxelles.

Les négociations entre les principaux partis politiques grecs, après d’interminables tergiversations, finissent par aboutir à la nomination, le 10 novembre 2011, de M. Lucas Papademos, ancien vice-président de la Banque Centrale Européenne.

Un gouvernement chargé de mener des négociations difficiles avec les créanciers publics et privés du pays

Lucas Papademos se trouve alors à la tête d’un gouvernement tripartie d’union nationale (PASOK, Nouvelle Démocratie, LAOS), composé majoritairement de ministres socialistes ayant appartenu à la précédente équipe gouvernementale. Pour la première fois depuis la chute de la dictature des colonels, en 1974, ce nouveau gouvernement comprend des membres de l’extrême droite (LAOS), avec un ministre, deux secrétaires d’Etat et un ministre adjoint.

Il est avant tout chargé de finaliser les négociations sur la restructuration de la dette avec les créanciers privés du pays (banques, caisses d’assurance et fonds d’investissement) et de négocier avec ses créanciers institutionnels (Union européenne, Banque Centrale Européenne et Fonds Monétaire Européen) les conditions d’octroi de la dernière aide financière accordée au pays.

Faute d’accord, le gouvernement est, en effet, conscient que le pays peut se retrouver en situation de défaut de paiement, le 20 mars 2012, lorsque 14,5 Mds € d’obligations doivent venir à échéance.

A la demande de ses créanciers, le parlement grec adopte ainsi, le 12 février 2012, à une large majorité (sur les 278 députés présents, 199 se sont prononcés pour et 74 contre), un nouveau plan d’austérité. Ce plan prévoit de nouvelles mesures d’économies budgétaires pour 2012 (notamment dans le domaine de santé -1 Md€- et de la défense -300 M€), un nouveau calendrier de privatisations (l’objectif est d’encaisser 4,5 Mds€ d’ici fin 2012), des dispositions visant à abaisser le coût du travail (réduction du salaire minimum de 22% et, pour les jeunes de moins de 25 ans, de 32%) ainsi que des réformes structurelles dans le domaine fiscal et de la santé. Il prévoit également la suppression courant 2012 de 15.000 emplois publics.

Alors que le PASOK et la Nouvelle Démocratie appellent leurs députés à voter le texte, 22 députés PASOK et 21 députés Nouvelle Démocratie refusent d’obéir aux consignes de leurs partis et sont immédiatement exclus de leurs groupes parlementaires. Le parti d’extrême droite LAOS quitte la coalition gouvernementale, le 10 février, pour protester contre les nouvelles mesures d’austérité. La ministre déléguée aux affaires étrangères et le secrétaire d’Etat au travail remettent également leur démission, le même jour, en réaction à ces nouvelles dispositions.

L’échange des titres de droit hellénique s’effectue ensuite avec succès, le 12 mars 2012. L’opération porte sur 177 Mds€ de titres détenus par des créanciers privés du pays. Ces derniers décident de participer à cette opération à hauteur de 85,8% de la valeur des obligations. La Grèce décide, le même jour, d’activer les clauses d’action collective (CAC) faisant ainsi porter l’opération sur l’ensemble des titres grecs. En prenant en compte ces CAC, la proportion de l’échange atteint 95,7%. Le délai de participation réservé aux détenteurs de titres de droit international, qui n’ont participé qu’à hauteur de 69% à l’opération, est prorogé jusqu’en avril.

Pour mémoire : les ministres des finances de la zone euro se réunissent le 12 mars 2012, pour valider le deuxième plan d’aide à la Grèce, d’un montant de 130 Mds€, s’étalant jusqu’à fin 2014. A cette date, le Fond européen de stabilité financière (FESF) est autorisé à effectuer un premier versement de 39,4 Mds€, en tranches successives. Le FMI participe par le biais d’un nouveau prêt de 18 Mds€ auquel s’ajoute le reliquat de 10 Mds€ prévu au titre du premier plan d’aide de mai 2010.

La Grèce achève, le 25 avril 2012, la restructuration de sa dette souveraine, détenue par des créanciers privés en obtenant un taux de participation de 96,9%. Au total, la restructuration de la dette porte sur 199 Mds€ des 205,5 Mds€ d’obligations grecques détenues par des créanciers privés. L’essentiel de l’opération, portant sur l’échange de titres de droit grec, s’achève début mars et permet d’effacer environ 105 Mds€ de dette détenue par des banques, des caisses de retraites, des assurances ou hedge funds.

Une fois ces difficiles étapes franchies, conformément au mandat qui lui avait été confié, Lucas Papademos convoque des élections législatives anticipées pour le 6 mai 2012.

Les élections législatives du 6 mai marquent la fin du bipartisme dominant qui caractérisait la vie politique grecque depuis la fin du régime des colonels

Aucun des 7 partis qui ont fait leur entrée à la "Vouli" ne réussit toutefois à obtenir une majorité suffisante pour former un gouvernement autonome. Les deux partis historiques, Nouvelle Démocratie (ND) et PASOK, ne réussissent pas non plus à former – seuls ou avec l’appui d’un 3ème parti – un gouvernement de coalition.

En effet, en dépit du système électoral qui permet au parti arrivé en tête des élections de bénéficier d’un "bonus" de 50 sièges supplémentaires (en l’occurrence la ND), ces deux partis ne parviennent à rassembler que 149 sièges (sur 300) au Parlement : la Nouvelle Démocratie de M. Samaras, qui totalise les plus forts suffrages, ne recueille que 18,8% des voix (108 sièges) et le PASOK, 13,1% (41 sièges).

La tâche s’avère, en effet, particulièrement complexe car les cinq autres partis (dont le parti de la gauche radicale "Syriza", arrivé en deuxième position, avec 16,7% des suffrages et 52 sièges) se prononcent contre les mesures d’austérité imposées au pays.

Pour la première fois en Grèce, une formation néo-nazie ("Aube dorée") fait, par ailleurs, son entrée au parlement. Comme le prévoit la constitution, les trois partis ayant réuni le plus grand nombre de voix (ND, Syriza, PASOK) ayant échoué à former un gouvernement, un gouvernement intérimaire, dont la principale mission est d’organiser de nouvelles élections, est nommé par le Président de la République. Le Parlement est dissout et de nouvelles élections législatives sont convoquées pour le 17 juin 2012.

Les élections législatives du 17 juin 2012 ou le scrutin de la deuxième chance

La Nouvelle Démocratie remporte, de justesse, ces élections avec 29,6% des voix, ce qui lui permet d’obtenir 129 sièges (sur les 300 que compte le Parlement), notamment grâce au "bonus" électoral de cinquante députés accordée par la Constitution à toute liste arrivée en tête de ce scrutin à la proportionnelle.

La coalition de gauche radicale (SYRIZA) effectue une spectaculaire progression en obtenant 26,9% des voix (71 sièges). Avec 12,3% des voix (33 sièges), le PASOK est relégué aujourd’hui à un rôle d’appoint. S’agissant des petits partis, les "Grecs indépendants" (droite nationaliste) conservent leur 4ème place avec 7,5% des voix (20 sièges), la Gauche démocratique (DIMAR) obtient 6,25% (17 sièges) et le KKE (communiste) régresse en dernière place, avec 4,5% des voix (12 sièges), contre 8,4% au dernier scrutin. L’Aube dorée (néonazi) se maintient, quant à elle, avec 6,9% des voix (18 sièges).

Antonis Samaras, leader de la Nouvelle Démocratie, est officiellement nommé Premier ministre, le 20 mai 2012, par le Président de la République, avec le soutien du PASOK et de la Gauche démocratique (DIMAR), ces 3 partis réunissant 179 sièges sur les 300 que compte le Parlement. Composé de 17 ministres et de 22 ministres délégués ou secrétaires d’Etat, cette nouvelle équipe gouvernementale comprend majoritairement des représentants de la Nouvelle Démocratie. Mais, elle comprend également des personnalités soutenues par le PASOK et la Gauche Démocratique.

D’importantes différences d’approches entre partenaires de la coalition

Des tensions se sont fait sentir au sein de la coalition gouvernementale lors de la définition des nouvelles coupes budgétaires, applicables en 2013 et 2014. Tandis que le Premier ministre et le ministre des finances, Yannis Stournaras défendaient l’idée selon laquelle la mise en œuvre de ces mesures était une condition préalable à l’ouverture de nouvelles négociations, le PASOK et la Gauche Démocratique ne souhaitaient pas s’engager sur la voie de nouvelles restrictions budgétaires avant d’avoir renégocié avec la troïka un plan d’ajustement des comptes publics.

Antonis Samaras a finalement fait prévaloir sa ligne. Présenté en un seul article, le texte de loi sur la programmation budgétaire à moyen terme, a ainsi été adopté le 8 novembre par le Parlement grec avec les 153 voix de la Nouvelle Démocratie et du PASOK (sur un total de 300), la Gauche Démocratique -s’opposant aux mesures relatives au marché du travail- ayant préféré voter "présente".

Pour mémoire : ce projet de loi dit "multi-projets" recense pour 18,1 Mds€ de mesures d’économies demandées par la troïka d’ici à 2016. Ces mesures, qui s’appliqueront dès le 1er janvier 2013, portent notamment sur de nouvelles réductions de salaires et de pensions dans les secteurs public et parapublic, un report de l’âge de la retraite de 65 à 67 ans et d’éventuels licenciements dans la fonction publique.
L’approbation du budget 2013 est, quant à elle, intervenue dans la nuit du 11 novembre 2012, grâce aux 167 voix favorables des trois partis soutenant le gouvernement.

La coalition tripartite n’est pas sortie indemne de ces deux procédures d’adoption, à l’issue desquelles 9 députés (2 de la ND et 8 du PASOK) ont été radiés, pour ne pas avoir suivi les consignes de vote de leur parti.

Pour mémoire : le 27 novembre 2012, l’Eurogroupe et le FMI ont convenu de débloquer l’aide promise à Athènes, en plusieurs tranches. Ils ont également convenu de baisser de 100 points de base le taux d’intérêt sur les prêts bilatéraux accordés en 2010, d’allonger de 15 à 30 ans la durée des prêts consentis à la fois par les pays membres et le FESF et d’accorder un moratoire de 10 ans au pays pour le paiement de ses intérêts sur les prêts du FESF. Il a également été décidé que la BCE reverserait les profits qu’elle a réalisés sur les obligations souveraines grecques qu’elle a achetées à prix réduits.

Enfin, les ministres ont accepté de financer le rachat par la Grèce de ses propres obligations détenues par les investisseurs privés à un taux.

Aux termes de l’offre lancée fin novembre, les créanciers privés se sont ainsi vu proposer jusqu’à 10 Mds€ de titres du Fonds européen de secours, en échange des obligations souveraines grecques qu’ils détiennent. Cette opération de rachat a été clôturée le 12 décembre et a suscité des offres d’un montant total de 31,9 Mds€.

L’Eurogroupe a, quant à lui, formellement approuvé le déblocage de l’aide financière le 13 décembre. La zone euro a immédiatement versé 34,3 Mds€ à la Grèce et devrait, au final, débloquer 49,1 Mds€ d’ici fin mars. Les sommes restantes (14,8 Mds€ au total) seront versées au premier trimestre et serviront à couvrir les besoins de recapitalisation des banques grecques et les dépenses d’Etat. Sur les 34,3 Mds€ déjà versés, 16 Mds€ sont destinés à recapitaliser les banques grecques, 7 Mds€ pour les dépenses d’Etat et 11,3 Mds€ pour couvrir l’opération de rachat de dette qui a été menée par Athènes. Le FMI devrait, quant à lui, débloquer sa propre contribution d’un montant de 3,4 Mds€.

Les ministres européens des finances ont, par ailleurs, avalisé, le 4 décembre, l’octroi de deux ans supplémentaires à la Grèce pour mener à bien son ajustement budgétaire. Athènes aura donc jusqu’en 2016, et non plus 2014, pour ramener son déficit budgétaire sous la barre des 3% de PIB.

Le départ du parti de la Gauche démocratique DIMAR

La décision du Premier ministre de fermer la radio-télévision publique ERT le 14 juin 2013 crée un début de crise politique, qui amène au retrait du parti de la Gauche démocratique DIMAR. Toutefois, celui-ci n’a pas conduit au scenario redouté d’élections anticipées mais à un remaniement gouvernemental, au terme duquel le poids du PASOK s’est trouvé renforcé avec 1/4 des ministres et le poste de Vice-Premier ministre et ministre des affaires étrangères à M. Vénizélos. Avec le départ des députés DIMAR, et plusieurs défections de députés de la majorité en désaccord avec les mesures d’austérité, le gouvernement de coalition ne dispose plus que d’une courte majorité au parlement, avec 152 sièges sur 300.

Le climat politique grec reste tendu après les assassinats politiques de septembre et novembre

Après le meurtre d’un rappeur antifasciste le 18 septembre dernier, par un membre d’Aube dorée qui a reconnu les faits, la justice grecque a mis en examen plusieurs membres de ce parti, dont son fondateur N. Michaloliakos ainsi qu’une majorité des 18 députés que compte la formation néo-nazie. Plusieurs hauts responsables de la police grecque ont également été suspendus et interrogés pour leur liens supposés avec Aube dorée. Le Parlement grec a également voté le 23 octobre une disposition sur le financement des partis politiques qui aboutit à priver de fonds publics le parti néo-nazi.

Alors que l’incertitude règne sur ce qu’il adviendra, en cas de condamnation, des sièges des députés d’Aube dorée mis en examen, le meurtre, le 1er novembre, de deux militants du parti néo-nazi, revendiqué par un groupe d’extrême gauche jusqu’alors inconnu, maintient la tension politique en Grèce.

Situation économique

Sur la période 2010-2012, la Grèce a connu une récession cumulée représentant 15 points de PIB : son économie s’est contractée de 6,9 % en 2011 et d’environ 7% en 2012. Toutefois, après 6ème année consécutive de récession, la tendance baissière a tendance à s’inverser. En 2013 la récession s’est révelée moins élevée que prévu (-4% contre -4,2% anticipés), grâce notamment à un secteur touristique en reprise. Le gouvernement table sur un retour à la croissance de l’ordre de 0,6% du PIB en 2014.

Les indicateurs économiques restent cependant préoccupants : traditionnel moteur de l’économie grecque, la demande intérieure (consommation + investissements) contribue aujourd’hui négativement à la croissance du PIB (-10,2% en 2012 et -6,5% en 2013). L’activité industrielle continue de diminuer, faute de nouvelles commandes, mais aussi du fait de la fermeture de nombreuses entreprises. Cependant, la chute de la production industrielle est plus modérée en 2013 qu’en 2012 ; -1,8% enregistré en septembre 2013 contre -7,2% en septembre 2012.

Avec 67,46% de taux d’absorption cumulée des Fonds structurels européens en 2013 (6ème rang européen), la Grèce connait une forme de relance de l’investissement public dans les infrastructures et parvient enfin à lancer de nouveaux projets, principalement d’infrastructure, suscitant au niveau des bureaux d’études et des sociétés de construction une « mobilisation » que ces sociétés n’avaient pas connu depuis bien longtemps.

L’impact de la crise sur l’économie réelle reste sans précédent : le taux de chômage est estimé à 27% en 2013, contre près de 9% en 2009.. Le nombre de chômeurs dépasse le million, alors que chez les jeunes de 15-24 ans, le taux de chômage est de 60%.

L’inflation poursuit son recul en 2013, confirmant la tendance déflationniste apparue pour la première fois en Grèce depuis 45 ans (-0,9% en 2013). Avec un revenu des ménages amputé de 25% en moyenne et un niveau de chômage élevé, il est fort probable que cette tendance, qui a mis très longtemps à se dessiner, perdure de nombreux mois et, au minimum, jusqu’à la fin 2014.

La Grèce est parvenue en 2013 à dégager un excèdent primaire (hors service de la dette) de 0,8% du PIB. Au total, l’ajustement budgétaire réalisé par la Grèce de 2009 à 2013 représente un effort considérable de 13,5 % de PIB. Lors de la conclusion de la 4ème revue, en mars 2014, la Troïka a reconnu qu’il n’existe plus de « trou » budgétaire pour 2014. Au vu de l’excédent primaire 2013, et sur la base de l’accord avec la Troïka le gouvernement a été autorisé à redistribuer une grande partie de l’excédent primaire 2013, soit 525 M€ à des fins sociales, le reste étant affecté à l’apurement d’arriérés au secteur privé et à la réduction de la dette. Cela constitue un geste politique fort en reconnaissance des efforts d’ajustement budgétaire considérables accomplis.

Mais, la dette publique qui a continué de croître en 2013, atteignant 175,1% du PIB fin 2013 contre 157,2% du PIB fin 2012, restera à un niveau très élevé de 174,2% fin 2014.

Politique extérieure

Avec l’amplification de la crise économique et sociale en Grèce, la politique étrangère se fixe comme principal objectif de rétablir l’image et la crédibilité de la Grèce et de consolider les liens économiques et stratégiques avec les partenaires hors UE. Elle reste également marquée, depuis des années, par la volonté d’Athènes de stabiliser ses relations avec ses plus proches voisins (Turquie, Chypre, ARYM, Balkans).

Le premier objectif de la politique étrangère grecque est de rétablir l’image et la crédibilité du pays

- Volonté de favoriser le rétablissement de l’image du pays et la sortie de crise

Le nouveau ministre des affaires étrangères, par ailleurs vice-Premier ministre M. Vénizélos, estime que la diplomatie a un rôle à jouer pour favoriser le retour à la croissance, contribuer à l’établissement d’un environnement stable, promouvoir la coopération régionale et redonner espoir au peuple grec. Dans cet objectif, un Comité international spécial (composé d’experts, de diplomates, d’hommes d’affaires et d’intellectuels, grecs et étrangers) a été créé afin de mener une étude sur un nouveau rôle international de la Grèce et de déterminer les lignes directrices d’une nouvelle doctrine de politique étrangère. En outre, le lancement d’une campagne de promotion de l’économie et de la société grecques a été annoncé. Cette campagne s’appuiera sur le réseau de la diaspora grecque à travers le monde.

- Accent mis sur le développement de la coopération avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine, Israël et les pays du Golfe dans le but d’attirer des investissements, trouver des financements et développer les échanges économiques

Dans les relations avec les Etats-Unis, Athènes espère attirer les investissements de la diaspora grecque. La coopération avec la Russie est motivée non seulement par la communauté d’héritage culturel et religieux mais surtout par le désir d’intensifier les relations bilatérales dans les domaines économique et énergétique.

Des relations avec la Chine, la Grèce attend l’arrivée de nouveaux IDE, comme ceux dans le port du Pirée, ainsi que le développement du commerce et l’afflux de touristes. La coopération avec Israël est notamment vue comme un moyen de bénéficier des retombées économiques de la coopération énergétique dans le cadre du triangle "Israël-Chypre-Athènes", suite aux découvertes de champs gaziers au large des côtes israéliennes et chypriotes.

Enfin, la Grèce élargit ses partenariats traditionnels avec les Etats du monde arabe, en profitant de ses relations historiquement proches avec les pays de la région, pour trouver de nouvelles sources d’approvisionnement en matières premières et pour favoriser de nouveaux investissements. Les contacts s’intensifient en particulier avec les Emirats arabes unis, le Qatar et la Jordanie.

Une volonté de stabiliser son environnement régional

- Turquie

Les deux tremblements de terre qui ont touché la Turquie et la Grèce en 1999 ont été l’occasion d’un rapprochement important entre les deux pays (avec la mise en place de ce qu’il a été convenu de nommer "la diplomatie des tremblements de terre"). Plusieurs accords bilatéraux ont ensuite été conclus dans des domaines variés (énergie, immigration, tourisme, environnement…) et Athènes a soutenu le processus d’adhésion d’Ankara à l’Union européenne tout en demandant à la Turquie d’en respecter pleinement les conditions (dont la normalisation avec Chypre et des relations de bon voisinage avec la Grèce). Les échanges et les investissements commerciaux grecs en Turquie (qui sont passés de 200 M$ en 1999 à 6 Mds$ en 2009) se sont multipliés et ont également contribué à l’amélioration de ces relations. La Turquie est même, depuis 2012, le premier client de la Grèce (11,7% des exportations grecques en 2013, après 10,8% en 2012), devant l’Italie (8,9%), l’Allemagne (6,5%), la Bulgarie (5,1%) et Chypre (4,2%).

Depuis 1999 les visites bilatérales se sont multipliées, notamment depuis l’arrivée au pouvoir de G. Papandréou puis d’A. Samaras. Les deux pays affichent désormais leur volonté de se concentrer sur les sujets consensuels (développement du commerce, du tourisme, etc.) pour renouer les liens et normaliser les relations bilatérales. En 2012, lors de la visite du ministre des Affaires étrangères turc, Ahmet Davutoğlu à Athènes, les deux pays ont annoncé la mise en place d’un Haut conseil intergouvernemental de coopération gréco-turc, sous la présidence des deux Premiers ministres. A cette occasion, 27 déclarations ont également été signées, notamment sur l’environnement des affaires et les projets d’investissement dans les secteurs de l’énergie et du tourisme. La première réunion de ce Conseil a eu lieu en janvier 2013, à Ankara. 25 nouveaux textes ont été signés sur des sujets multiples comme l’agriculture, la santé, les transports. Les deux parties ont fixé l’objectif de porter le volume global des échanges commerciaux bilatéraux à 10 Mds$, contre 5 Mds$ actuellement.

Les autorités grecques voient dans ce rapprochement un stimulant potentiel important pour les échanges bilatéraux. La Turquie est d’ores et déjà devenue le premier pays de destination des exportations grecques. Cette tendance encourageante concerne également les investissements. Les IDE grecs en Turquie s’élèvent à 7 Mds$.

La relation gréco-turque reste, toutefois, complexe car les questions de fond, qui constituent les irritants de la relation bilatérale depuis de nombreuses années, sont loin d’être surmontées :

  • la Grèce fait face avec de plus en plus de difficultés à des vagues d’immigration illégales transitant par la Turquie. Les Grecs se plaignent du manque de coopération de la partie turque sur ce sujet : ils reprochent à Ankara de ne pas appliquer l’accord bilatéral de réadmission signé en 2001 ; ils ont eu de sérieuses difficultés à trouver avec les autorités turques une formulation acceptable sur la notion de "frontières maritimes" au cours des négociations relatives à l’accord de réadmission UE-Turquie ; ils ont, enfin, décidé d’ériger une barrière sur les 12,5 kms de frontière terrestre qui les séparent de la Turquie et qui ne sont pas matérialisés par une frontière naturelle,
  • les différends territoriaux en mer Egée : Athènes et Ankara ont des interprétations juridiques opposées sur la délimitation des espaces maritimes (eaux territoriales et plateau continental) et aériens en mer Egée, ce qui a conduit à un accroissement depuis le début 2009 des plaintes grecques quant aux violations de son espace aérien et maritime par les forces turques,
  • la minorité grecque orthodoxe en Turquie : la fermeture en 1971 du séminaire de Halki, lieu emblématique de la présence grecque orthodoxe, et la décision judiciaire en 2007 de ne pas reconnaître le caractère "œcuménique" (c’est-à-dire international) du Patriarcat de Constantinople nuisent au dialogue turco-grec.
  • La question chypriote reste également un lourd sujet de contentieux entre Athènes et Ankara.

- Chypre

Chypre demeure un thème sensible dans l’opinion publique grecque, attachée à la défense de ce dernier foyer de l’hellénisme hors des frontières de la Grèce moderne. Au sein de l’Union, la Grèce a apporté son soutien à l’adhésion de Chypre à l’Union européenne en 2004 mais le rejet par la communauté chypriote-grecque du plan Annan, la même année, l’a placée dans une position délicate : rejeté par référendum par les Chypriotes grecs (76% de non) et adopté par les Chypriotes turcs (56%).

Les positions de la Grèce sur la question de la réunification sont restées inchangées : soutien à une réunification autour d’une fédération bizonale et bicommunautaire, solution ’’véritablement chypriote’’ c’est-à-dire agréée par les deux parties sans pression extérieure, nécessité de respecter l’acquis communautaire, Chypre étant et devant rester pleinement membre de l’Union européenne.

La Grèce dénonce, par ailleurs, le manque de bonne volonté des Chypriotes-turcs ainsi que l’ingérence d’Ankara dans le dossier, y compris sa contestation des explorations gazières lancées par Nicosie au large de Chypre. La coopération gréco-chypriote s’est encore intensifiée lors de la présidence chypriote de l’UE : mise à disposition d’experts grecs, coordination dans le cadre des négociations sur le cadre financier pluriannuel.

- Ancienne République Yougoslave de Macédoine (ARYM)

La Grèce fait barrage à la reconnaissance internationale de l’ARYM sous le nom de Macédoine depuis 1991 (date à laquelle le pays a proclamé son indépendance) considérant que cette dénomination appartient exclusivement à son patrimoine historique national. Ce nouvel Etat a donc été admis à l’ONU, en 1993, sous le nom provisoire d’"Ancienne république yougoslave de Macédoine" (ARYM en français, FYROM en anglais).

Depuis 1995, un accord intérimaire bilatéral définit les relations entre Athènes et Skopje, en attendant qu’une solution au différend puisse être trouvée. En avril 2008, en l’absence de tout progrès sur cette question du nom, la Grèce a opposé son veto à l’entrée du pays dans l’OTAN au sommet de Bucarest. Par ailleurs, pour cette même raison, Athènes continue aujourd’hui à s’opposer à toute décision du Conseil visant à l’ouverture des négociations d’adhésion à l’UE pour Skopje.

Un processus de négociations pour résoudre les différents ayant surgi en relation avec la dénomination constitutionnelle de l’Etat est en cours sous les auspices de l’ONU et de son médiateur, Matthew Nimetz. Les dernières rencontres n’ont cependant pas donné de résultats à ce stade.

La Cour Internationale de Justice a été saisie, le 17 novembre 2008, par l’ARYM pour violation par la Grèce de l’accord intérimaire signé par les deux Etats en 1995 (en raison de son veto à l’adhésion de l’ARYM à l’OTAN, en avril 2008). Elle a rendu sa décision le 5 décembre dernier : elle a estimé que la Grèce a manqué à l’obligation que lui impose l’article 11 de cet accord intérimaire (qui énonce que la Grèce ne s’opposera pas à l’admission de l’ARYM dans les organisations internationales ou régionales dont la Grèce est membre, dans la mesure où l’ARYM ne demande pas l’adhésion sous une appellation différente) et a débouté Skopje sur ses principales revendications.

Aujourd’hui, Athènes maintient ses positions sur ce litige (pour le choix d’un nom "utilisable et utilisé") tout en rappelant son souhait d’établir de bonnes relations entre les deux pays. D’autres éléments jouent les irritants : l’utilisation par Skopje de certains symboles (le "soleil de Vergina", par exemple, qui est un motif décoratif découvert dans la tombe de Philippe II, en territoire grec) ou de noms de figures historiques (notamment pour renommer un certain nombre d’ouvrages publics comme des stades ou des autoroutes) qu’Athènes considère appartenir au patrimoine grec.

- Balkans

Traditionnellement présente dans les Balkans, la Grèce soutient l’adhésion à l’Union Européenne de l’ensemble des pays de cette zone sur la base du principe de pleine adaptation aux valeurs européennes. Elle voit dans le processus d’élargissement la possibilité de stabiliser son environnement régional et de favoriser le règlement des différents bilatéraux avec ses voisins. Elle est donc très favorable à la libéralisation des visas avec les Etats des Balkans et a attaché une importance particulière à ce que la Serbie fasse partie de la première vague de cette libéralisation.

A l’origine de "l’Agenda de Thessalonique pour les Balkans occidentaux" en 2003, l’ancien Premier ministre, Georges Papandreou, a proposé la rédaction d’une feuille de route ("Agenda 2014") qui viserait à l’adhésion pleine et entière de tous les pays balkaniques d’ici septembre 2014, date du 100ème anniversaire du début de la Première Guerre Mondiale et de la future présidence de l’UE par la Grèce.

Athènes a ensuite précisé ses orientations : convier en 2014 un sommet UE-Balkans, "Thessalonique II", en référence au Conseil de Thessalonique de 2003. A cette occasion, une déclaration politique relancerait le processus et fixerait une date butoir aux candidats. Celle–ci pourrait être 2018 (symbolique de l’anniversaire de la première guerre). L’accent est également mis sur le nécessaire respect, par les pays candidats ou potentiels candidats, des critères européens, en particulier du principe de bon voisinage qui implique, dans le cas de l’ARYM, une solution mutuellement acceptable sur la question du nom.

La Grèce prétend dans cette zone à un certain leadership régional. Elle y consacre d’ailleurs des efforts importants et y développe son commerce et ses investissements (transport maritime, banque).

Mise à jour : 22.09.14

Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014