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Présentation du Ghana

Présentation

Données générales

Données géographiques

Nom officiel : République du Ghana
Superficie : 238 537 km²
Capitale : Accra
Villes principales : Accra, Kumasi, Sekondi-Takoradi, Tamale
Langue (s) officielle (s) : Anglais
Monnaie : cedi
Fête nationale : 6 mars (proclamation de l’indépendance en 1957)

Données démographiques

Population : 25,37 millions d’habitants (Banque Mondiale, 2012)
Croissance démographique : 2,1% (Banque Mondiale, 2011)
Espérance de vie : 61 ans (Banque Mondiale, 2011)
Taux d’alphabétisation : 67% (PNUD 2012)
Religion (CIA World Factbook) : Christianisme 68.8% (Pentecôtisme 24.1%, Protestantisme 18.6%, catholicisme 15.1%, autres 11%), islam 15.9%, animisme 8.5%
Indice de développement humain (PNUD) : 135 ème/169
Classement Transparency International : 64ème sur 178 pays (2012)

Données économiques

PIB : 40,71 milliards de dollars (Banque Mondiale, 2012)
PIB par habitant : 1550 dollars (Banque Mondiale, 2012)

Taux de croissance : 7,9% (Banque Mondiale, 2012)
Taux de chômage : NC
Taux d’inflation : 13,3 % (Banque Mondiale, 2012)

Principaux clients (Economist Intelligence Unit, 2010) : Pays-Bas (13,4%), Royaume-Uni (7,8%), France (5,8%), USA (5,9%), Ukraine (5,8%)
Principaux fournisseurs (Economist Intelligence Unit, 2010) : Chine (17%), Nigeria (11%), USA (6%), Côte d’Ivoire (6%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque Mondiale, 2012) :

  • agriculture : 32 %
  • industrie : 19%
  • services : 49%

Exportations de la France vers le Ghana : 330 millions d’euros (Mission économique, 2012)
Importations françaises depuis le Ghana : 183 millions d’euros (Mission économique, 2012)

Consulat de France : section consulaire de l’ambassade à Accra
Communauté française au Ghana : 925 personnes immatriculées (2013)
Communauté ghanéenne en France : 3 690 personnes (2007)


Politique intérieure

Le Ghana accède à l’indépendance en 1957. Kwame N’Krumah en devient président jusqu’à son renversement en 1966. Après une période d’instabilité, Jerry Rawlings prend le pouvoir en 1981. Il instaure peu à peu la démocratie. Une constitution inspirée du modèle américain est adoptée en 1992. Réélu en 1996, J. Rawlings renonce, conformément à la constitution, à briguer un troisième mandat en 2000. Opposé à John Atta Mills du National Democratic Congress (NDC) de J. Rawlings, John Kufuor du New Patriotic Party (NPP) est élu président en décembre 2000.

En décembre 2004, le président Kufuor est réélu dès le premier tour avec 52,45% des voix pour un second mandat. Les élections présidentielles et législatives de décembre 2008 confirment l’ancrage démocratique du Ghana. L’élection présidentielle doit désigner un successeur au président Kufuor qui, en vertu de la Constitution, ne peut plus se représenter. Le taux de participation est important (de l’ordre de 70%) et les observateurs saluent globalement la bonne tenue du scrutin. A l’issue du second tour organisé le 28 décembre 2008, John Atta-Mills obtien 50,23% des suffrages contre 49,77% à Nana Akufo-Addo (NPP), soit la marge la plus étroite de l’histoire africaine. Le NDC atteint de justesse la majorité absolue de 116 sièges.

John Atta-Mills est investi le 7 janvier 2009 et s’installe aux affaires dont son parti était absent depuis 2001. Le sujet de la corruption reste au centre des débats politiques et l’administration déclenche plusieurs enquêtes sur des cas de corruption imputés à certains responsables de l’ancien parti au pouvoir. L’ancien Président Rawlings reste très présent dans le jeu politique. D’abord ébranlée et divisée par sa défaite, l’opposition tente de refaire progressivement son unité. Nana Akufo-Addo remporte largement les primaires du NPP pour l’élection présidentielle de 2012 (78% des voix contre 20% à son principal concurrent Alan Kyerematen). Le Président Mills procède en janvier 2010, ainsi qu’en février 2011 à des remaniements ministériels.

Le décès soudain du Président Mills le 24 juillet 2012, candidat à sa propre succession, ouvre une période d’intérim jusqu’à la présidentielle de décembre 2012 et change la donne.

Conformément à la constitution, le vice-président John Dramani Mahama prête serment en tant que nouveau chef de l’Etat dans le calme, confirmant ainsi la normalité démocratique dans ce pays. Il nomme le gouverneur de la Banque du Ghana, Kwesi Bekoe Amissah-Arthur, vice-président du pays. Le congrès extraordinaire du parti majoritaire NDC se réunit le 30 août et, une écrasante majorité (99,5% des voix) ratifie la décision de ses instances dirigeantes de désigner le nouveau président du Ghana, John Mahama, comme candidat du parti aux présidentielles du 7 décembre 2012.

John Dramani Mahama est déclaré vainqueur de la présidentielle par la commission électorale avec 50,70% des suffrages, contre 47,74% des voix pour son adversaire, M. Akufo-Addo, provoquant la saisine par celui-ci de la Cour suprême.

Le verdict intervient le 29 août 2013. La Cour suprême du Ghana confirme, après huit mois de procès, la victoire du Président John Mahama aux élections présidentielles de décembre 2012. Le pays, qui accueille cette décision dans le calme confirme ainsi sa remarquable trajectoire démocratique et crée les conditions d’une forme d’exemplarité sur le continent africain.

Le Ghana accompli ainsi sa sixième transition politique dans les formes constitutionnelles depuis l’institution de sa 4ème République en 1992, et fait figure de pôle de stabilité dans une sous-région instable.


Situation économique

Sur le plan macroéconomique, le pays enregistre depuis le début de la décennie des résultats économiques et financiers positifs, principalement marqués par une croissance économique soutenue et stable (5% par an en moyenne depuis 2000, exception faite de l’année 2009 marquée par la crise économique mondiale : 4,7%).

Les perspectives d’exploitation pétrolière laissent présager d’importantes sources de revenus dans les années à venir. La mise en production a débuté en décembre 2010. Lorsque les opérations d’extraction atteindront leur rythme de croisière (250000 b/j espérés d’ici 2013, ce qui le placerait parmi les 50 principaux producteurs mondiaux), les revenus annuels issus du pétrole devraient osciller entre 1 et 2 milliards d’USD.

L’économie du Ghana reste cependant dépendante du secteur agricole (60% de la population active), centré sur le cacao, avec une production en essor (703 000 tonnes, +10,8%, 2ème rang mondial). Le secteur secondaire est dominé par les industries d’extraction (12% du PIB) : or (2ème producteur africain) et, dans une moindre mesure, diamant, manganèse, bauxite.

L’industrie manufacturière (10% du PIB) reste faible bien que citée comme priorité nationale. Les services sont tirés par les activités commerciales de réexportation et par le tourisme. L’apport de la puissante diaspora, évalué entre 2 et 4 milliards de dollars constitue également une ressource financière importante. Le Ghana dispose donc de vrais atouts en vue d’atteindre ses objectifs de développement à moyen terme.

En dépit de cette toile de fonds favorable, le nouveau Président a hérité d’une situation économique délicate et des déséquilibres sont récemment apparus (déficits budgétaire et fiscal à hauteur de 12% contre moins de 7% initialement prévus ; déficit de la balance des paiements ; inflation à 10% ; gonflement préoccupant de la masse salariale de la Fonction publique).

Cependant, les fondamentaux de la croissance restent solides et l’économie ghanéenne devrait terminer l’année 2013 aux environs de 8% de croissance, avec des perspectives de production pétrolière favorables (environ 130.000 barils jours). La situation sociale s’est également récemment tendue sous l’effet de revendications salariales que le gouvernement peine à maîtriser.

Ce pays à revenu intermédiaire (PRI tranche basse) doit encore relever certains défis pour mettre en place un cercle vertueux d’émergence économique (maitrise de la masse salariale, réduction des déficits fiscal et budgétaire).


Politique extérieure

Du fait de son passé militant tiers-mondiste, le Ghana reste attaché à la coopération Sud-Sud. Le gouvernement du Président Kufuor, ouvert au libéralisme économique, avait opté pour un développement soutenu par les bailleurs de fonds (Royaume-Uni, Etats-Unis, UE et France notamment). Le Ghana est également un actif promoteur du NEPAD.

Membre du Conseil de sécurité des Nations unies en 2006-2007, le Ghana l’a présidé en août 2006. Son rôle actif à la présidence de la CEDEAO, en 2003, avait permis au Président Kufuor d’y être réélu en 2004. L’élection de John Kufuor à la présidence de l’Union africaine pour l’année 2007 était venue consacrer la stature internationale du pays. De nombreux pays et organisations internationales étaient représentés à haut niveau à la commémoration du cinquantenaire de l’indépendance du pays, les 5 et 6 mars 2007.

Le Ghana bénéficie sur la scène internationale d’une image très positive et a été choisi par le Président Obama pour son premier déplacement en Afrique les 10 et 11 juillet 2009. Le pays s’est engagé depuis plus de 25 ans dans de nombreuses opérations de maintien de la paix de l’ONU (Sierra Leone, Liban, République Démocratique du Congo, Côte d’Ivoire…).

Il a apporté son soutien à la résolution des conflits en Côte d’Ivoire (médiation en 2003 et 2004) et au Libéria. Le Président Kufuor a joué un rôle dans l’apaisement de la situation au Togo au printemps 2005, et a ouvert les frontières du Ghana aux réfugiés togolais. Le Ghana est en effet une terre d’accueil pour les réfugiés, qui seraient des dizaines de milliers. Une politique active de retour des réfugiés libériens a été mise en œuvre par le HCR entre octobre 2004 et juin 2007.

Le Ghana reste un partenaire politique privilégié du Nigeria. La question de la délimitation de la frontière maritime entre le Ghana et la Côte d’Ivoire a récemment ressurgi à la faveur de la découverte de nouveaux gisements pétroliers limitrophes. Du fait de l’environnement sous-régional dans lequel il évolue, le Ghana souhaite également intensifier ses relations avec ses voisins francophones. Dans ce cadre, le Ghana a acquis le statut de membre associé de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) à l’occasion du sommet de Bucarest les 28 et 29 septembre 2006.

Le Président Mahama veut voir jouer au Ghana un rôle international, notamment régional, plus actif. Il est décidé à davantage investir son pays dans le système international, convaincu que le « modèle » ghanéen pourrait donner à celui-ci une capacité de rayonnement supérieure. Il a réservé son premier déplacement à l’étranger à la France où il a effectué une visite officielle en mai 2013.

Son intérêt se porte également sur toutes les composantes de la stabilité et de la sécurité. L’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée, la pression des trafics de drogue (le Ghana est pays de rebond, notamment pour la cocaïne), la menace de Boko Haram font l’objet des attentions des services militaires et sécuritaires ghanéens.

Dans l’affaire de Côte d’Ivoire, proche du Ghana ethniquement (monde Akan), mais où résident de nombreux ressortissants ivoiriens pro-Gbagbo, l’attitude du Président Atta Mills avait été empreinte de prudence, préservant l’avenir autant qu’il le pouvait en ménageant Laurent Gbagbo, puis en soutenant le Président Ouattara. John Mahama, qui entretient de bonnes relations personnelles avec le Président ivoirien, a amplifié cette politique de rapprochement.

Enfin, le Ghana fait de l’intégration au sein de la CEDEAO une priorité. Le Ghana a condamné le coup d’Etat militaire au Mali et a envoyé une force de 120 sapeurs du génie dans le cadre de la MINUSMA, qu’il est question de renforcer légèrement. Cette force symbolique envoyée par les Ghanéens (ils indiquent que leur implication, réelle, dans plusieurs opérations de maintien de la paix ne leur permet pas de faire plus) situe cependant clairement le Ghana parmi les participants de la MINUSMA. Le Président Mahama serait actuellement prêt à apporter son soutien à un processus politique.


Mise à jour : 01.10.13

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