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Données générales

Données géographiques et générales

Nom officiel : Géorgie

Nature du régime : République

Chef de l’Etat : Mikheïl Saakachvili

Premier ministre : Bidzina Ivanishvili

Ministre des Affaires étrangères : Mme Maïa Panjikidze

Données géographiques

Superficie : 69.700 km2

Capitale : Tbilissi (1,1 millions d’habitants)

Villes principales : Koutaissi, Batoumi, Soukhoumi, Roustavi, Zougdidi

Langue officielle : Géorgien

Langues courantes : géorgien, russe, abkhaze, azéri, arménien, ossète

Monnaie : Lari (GEL)

Fête nationale : 26 mai

Données démographiques

Population : 4 600 000 (estimation octobre 2012)
(dont Ossétie du sud, 40000 (est.), et Abkhazie 180000 (est.) [chiffres contestés])

Densité : 65 habitants/km2

Croissance démographique : -0,327% (estimation 2012)

Espérance de vie (2012) : 77,33 ans

Taux d’alphabétisation : 100 %

Religions : Orthodoxes (83,9 %), Musulmans (9,9 %), Chrétiens de rite arménien (3,9 %), Catholiques (0,8%)

Indice de développement humain (PNUD 2011) : 75ème rang mondial (en hausse)

Données économiques

PIB (2011) : 14,7 Mds USD

PIB par habitant (2011) : 3098 USD

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (est.2011) :
- services : 68,5 % ;
- industrie : 22,7 % ;
- agriculture : 8,8%.

Taux de croissance (2011) : + 7 %

Taux de chômage (2011) : 15,1 %

Taux d’inflation (2011) : +2 %

Principaux clients : Azerbaïdjan, Turquie et Arménie

Principaux fournisseurs : Turquie, Ukraine et Azerbaïdjan

Exportations de la France vers la Géorgie (2011) : 83,8 M Euros,

Importations françaises depuis la Géorgie(2011) : 29,8 M Euros

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

(Source : GEOSTAT)

Consulat de France : Tbilissi

Communauté française en Géorgie (août 2012) : 282 enregistrés

Communauté géorgienne en France (est.2012) : 6000 personnes

Politique intérieure

5. 1. Situation intérieure

La Géorgie a recouvré son indépendance en 1991 dans des conditions difficiles : livrée à l’anarchie, elle a rapidement été la proie d’une guerre civile et exposée aux séparatismes. Les anciennes provinces à statut spécial (républiques autonomes d’Abkhazie et d’Adjarie ; région autonome d’Ossétie du sud) sont entrées en dissidence, après la remise en cause de leur statut par le premier Président de la Géorgie indépendante, Zviad Ghamsakhourdia. Les provinces composant le coeur même de la Géorgie ont été troublées par la conjonction des mouvements régionalistes et des rébellions politiques, notamment dans l’ouest du pays (troubles chroniques en Mingrélie).

Le retour de M. Chevardnadze, devenu chef de l’Etat en 1992, a permis de réorganiser les pouvoirs centraux après la guerre civile. Il a désarmé les principales milices et institué un régime présidentiel fort qui a progressivement pris le pas sur le pouvoir des clans.

En novembre 2003, la « révolution des roses » a conduit au pouvoir Mikheïl Saakachvili (élu chef de l’Etat en janvier 2004), jeune président pro-occidental formé en France et aux Etats-Unis. Il s’agissait de la première « révolution de couleur » démocratique dans l’espace post-soviétique avant la révolution orange d’Ukraine en décembre 2004. Depuis, la Géorgie a fait le choix stratégique de la démocratie et du rapprochement avec l’Union Européenne et l’OTAN. Des réformes ont été engagées avec un certain succès mais non sans douleur, avec un relèvement de l’économie reconnu par les institutions financières internationales et une restauration de l’autorité de l’Etat. Si la lutte contre la corruption n’a pas produit tous les effets escomptés, elle a commencé à porter ses fruits. Cependant, la justice reste largement subordonnée au pouvoir exécutif qui, sans contre-pouvoir, s’est considérablement renforcé.

La Commission électorale centrale a déclaré le 9 janvier 2008 Mikheïl Saakachvili réélu avec 52,21% des voix dès le premier tour de la présidentielle malgré les contestations de l’opposition. A la faveur du référendum consultatif, les électeurs se sont par ailleurs déclarés en faveur de l’adhésion de la Géorgie à l’OTAN et de l’organisation d’élections parlementaires dès le printemps 2008.

Le conflit armé avec la Russie en août 2008 a temporairement rassemblé l’ensemble des forces politiques autour du chef de l’exécutif. Toutefois, cette union nationale, apparue pendant le conflit, a rapidement volé en éclat : certaines figures de l’opposition ont rendu le Président Saakachvili en partie responsable du déclenchement des hostilités.

Le Parlement a adopté, en octobre 2010, des amendements à la Constitution qui prévoient notamment une nouvelle répartition des compétences au sein du pouvoir exécutif au profit du Premier ministre. La Constitution révisée doit entrer en vigueur en 2013, à la fin du mandat du Président Saakachvili qui, aux termes de la Constitution, ne peut briguer de troisième mandat.

En octobre 2011, le mécène et milliardaire Bidzina Ivanishvili a déclaré sa volonté d’entrer en politique. Sa nationalité géorgienne lui a été retiré quatre jour après cette annonce. Il a par la suite réussi à fédérer une grande partie de l’opposition au sein de la coalition le « Rêve géorgien ».

Les élections législatives du 1er octobre 2012, test pour la démocratie géorgienne, se sont soldées par une large victoire de la coalition d’opposition avec 54,97% des suffrages (85 sièges sur 150) contre 40,34% pour le Mouvement national unifié (59 sièges, 6 de ses élus ayant formé un groupe « les Majoritaires indépendants non-partisans »).

La Géorgie est entrée dans une phase inédite de cohabitation qui devrait durer jusqu’en octobre 2013.

5.2. Les séparatismes sud-ossète et abkhaze

Le conflit d’Ossétie du sud, déclenché dès janvier 1991 à la suite de la décision du gouvernement nationaliste de Zviad Gamsakhourdia d’abolir le statut d’autonomie de l’Ossétie du sud au sein de la Géorgie, a fait, en dix-huit mois d’affrontements, plus d’un millier de morts et près de 70 000 déplacés (sur une population totale avant guerre d’environ 100 000 personnes). Les autorités sud-ossètes, largement soutenues par la Russie, demandaient leur rattachement à la République d’Ossétie du nord, au sein de la Fédération de Russie. Le cessez-le-feu et les accords de Sotchi, conclus en juin 1992 sous l’égide de la Russie, avaient permis la création d’une force de maintien de la paix (Géorgie, Russie, Ossétie du nord) et d’une commission mixte de contrôle de la mise en œuvre du cessez-le-feu, réunissant Ossètes du nord et du sud, Russes et Géorgiens, ainsi que la CSCE depuis fin 1992 (et l’OSCE depuis 1994).

Les combats de 1993-1994 en Abkhazie (10 000 morts, 230 000 réfugiés) se sont soldés par la défaite de l’armée géorgienne. La reprise des hostilités dans la région de Gali en 1998 (plusieurs dizaines de morts) a remis en cause les acquis des contacts noués en 1997 et provoqué le reflux de 30 000 civils vers les lignes géorgiennes.

5.3. Le conflit de 2008 avec la Russie et ses conséquences

Du 7 au 12 août 2008, un violent conflit a opposé la Russie et la Géorgie sur le sol géorgien, lié aux provinces séparatistes de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud.

La médiation de la Présidence française de l’UE a permis, le 12 août 2008, de mettre un terme aux combats et un accord de la Russie et de la Géorgie sur un plan en 6 points : 1/ non-recours à la force ; 2/ cessation des hostilités de façon définitive ; 3/ libre accès de l’aide humanitaire ; 4/ retrait des forces militaires géorgiennes dans leur lieu habituel de cantonnement ; 5/ retrait des forces militaires russes sur les lignes qu’elles occupaient avant le déclenchement des hostilités ; 6/ ouverture de discussions internationales sur les modalités de sécurité et de stabilité en Abkhazie et en Ossétie du sud. La seconde visite du Président de la République à Moscou et Tbilissi (8 septembre 2008), toujours au titre de la Présidence française de l’UE et accompagné du Président de la Commission européenne et du SG/HR de l’UE, a permis d’obtenir des Présidents russe et géorgien leur engagement, assorti de délais précis, à mettre en œuvre l’ensemble des dispositions du plan du 12 août.

A la suite du conflit d’août 2008, 15 912 personnes ont été déplacées en Géorgie, venant s’ajouter à plus de 230 000 déplacés des conflits des années 1990-1993.

Le 26 août 2008, le Président russe Dimitri Medvedev a signé un décret reconnaissant l’indépendance de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie. Au 8 novembre 2012, seuls le Nicaragua, le Vénézuela, l’île de Nauru et Tuvalu ont également reconnu un statut étatique à ces régions géorgiennes.

Les discussions de Genève, instituées par les accords du 12 août et du 8 septembre 2008 coprésidées par l’ONU, l’OSCE et l’UE, restent, en l’absence de relations diplomatiques entre ces deux Etats, le seul canal de dialogue institutionnel entre la Russie et la Géorgie, et le seul format réunissant l’ensemble des parties (y compris des représentants des autorités de facto séparatistes abkhaze et sud-ossète).

Depuis le 1er septembre 2011 le Français Philippe Lefort est le représentant spécial de l’Union européenne (RSUE) pour le Caucase du Sud et la crise en Géorgie, succédant à Pierre Morel (France) pour la crise en Géorgie et à Peter Semneby (Suède) pour le Caucase du Sud.

La Mission de surveillance de l’Union européenne (MSUE) est seule sur le terrain depuis le départ des missions ONU et OSCE. Elle a vu son mandat prolongé pour 1 an par le Conseil européen jusqu’en septembre 2013. le Polonais Andrzej Tyszkiewicz (général de division et ambassadeur) en a pris la tête le 18 juillet 2011.

Situation économique

Le double choc qu’a connu la Géorgie en 2008 (conflit avec la Russie et propagation de la crise financière et immobilière) a remis en cause la dynamique de croissance du pays qui reposait largement depuis 2003 sur les investissements étrangers et le secteur des services, au détriment de l’industrie et surtout du secteur agricole qui constitue pourtant un des avantages comparatifs de la Géorgie.
Après une récession de 3 ,9% du PIB en 2009, la Géorgie a affiché en 2010 une croissance de +6,3%, confirmée en 2011 à + 7% avec un PIB de 14,7Mds USD.

Cette sortie de crise a été largement soutenue par l’aide financière internationale. Ainsi, à la suite de la conférence des bailleurs de fonds, la Géorgie a reçu 5,1Mds USD entre 2008 et 2011, principalement affectés à la modernisation des infrastructures. L’intervention rapide du FMI (accord de confirmation de 750MUSD, augmenté en 2009 de 430MUSD), a par ailleurs permis de stabiliser le système financier. La croissance géorgienne est également soutenue par l’essor de la production industrielle et de la construction, auquel la construction de l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan et du gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzerum ont contribué.

Le classement Doing Business 2012 de la Banque Mondiale classe désormais la Géorgie à la 16ème position mondiale. En matière de lutte contre la corruption, la Géorgie se situe à la 68ème place sur 180 (2011) dans le classement établi par Transparency International. La fiscalité a été allégée – et surtout simplifiée – et le service des douanes est considéré comme peu corrompu. Ces progrès indiscutables sont de nature à faciliter le développement du secteur privé. En dépit de ces progrès indiscutables réalisés depuis 2003, la Géorgie reste handicapée par l’étroitesse de sa base industrielle.

Mise à jour : 13.11.12

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