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Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Gambie
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : M. Alhaji Yahya Abdul-Aziz Jamus Junkung JAMMEH


Données géographiques

Superficie : 11.295 km²
Capitale : Banjul
Villes principales : Brikama, Bakau, Farafenni, Serrekunda
Langue officielle : anglais
Langue (s) courante (s) : wolof, mandingue, fula, jola, serere.
Monnaie : dalasi (1$= 26,6 Dalasis en 2010 selon EIU)
Fête nationale : 18 février (proclamation de l’indépendance, en 1965)


Données démographiques

Population : 1,8 million d’habitants en 2010 (Banque Mondiale)
Densité : 147 hab/km²
Croissance démographique : 2,7 % en 2010 (Banque Mondiale)
Espérance de vie : 63 ans (Banque Mondiale)
Taux d’alphabétisation des plus de 15 ans : 40,1% en 2009 (rapport du FAO 2010)
Religion (s) : Islam (85%), christianisme et animisme (15%)
Principaux groupes ethniques : Mandingues, Fulas, Wolofs, Jolas, Sérères.
Indice de développement humain : 168ème sur 187 pays (PNUD, classement paru en 2011)


Données économiques

PIB (2011) : 647 M$ (Banque Mondiale)
RNB par habitant (2011) : entre 380 et 570 dollars (DGPTE)
Taux de croissance : 3,3% en 2011 (FMI)
Taux d’inflation : 4,8% en 2011, 5% prévus en 2012 et 6 % en 2013 (FMI)
Solde budgétaire : estimé à 3,9% du PIB en 2012 (The Economist Intelligence Unit)

Dette publique totale de la Gambie (fin 2012) : 66% du PIB
Stock d’IDE (en 2011) : 703 M$ (CNUCED)
Balance commerciale (2011) : déficit équivalent à 21,3%
Principaux clients en 2010 : Inde (42,2%), France (15,2%), Royaume-Uni (9%), Chine (7,3%) (The Economist Intelligence Unit)

Principaux fournisseurs en 2010 : Chine (21%), Sénégal (12,4%), Côte d’Ivoire (8,3%), Brésil (6 %), Côte d’Ivoire (4,8%) Inde (4,8%) (The Economist Intelligence Unit)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB en 2010 : (The Economist Intelligence Unit)

  • agriculture : 27,5 % qui emploie 70% de la population active
  • industrie : 15,5 %
  • services : 57% %

Indice de Transparency International (IPB) pour 2011 : 77ième sur 182 pays

Indice de Développement Humain (IDH) pour 2011 : 168ième sur 187 pays

Exportations de la France vers la Gambie : 7 M€ en 2012 (DGPTE)
Importations françaises depuis la Gambie : 5 M€ en 2012 (DGPTE)

Site de la mission économique

Antenne diplomatique en Gambie (Ambassade de France au Sénégal) : Banjul
Communauté française en Gambie : 103 personnes inscrites au registre des Français de l’Etranger en juin 2012.
Communauté gambienne en France : estimée à 1 400 personnes.


Politique intérieure

Le 22 juillet 1994, le lieutenant Yahya Jammeh a renversé par un coup d’Etat le Président Dawda Jawara au pouvoir depuis l’indépendance acquise en 1965. Sous la pression internationale, un calendrier de retour à la démocratie a été élaboré.

Une nouvelle constitution a été adoptée par référendum en août 1996 et l’élection présidentielle de septembre 1996 a permis à Yahya Jammeh d’être élu. La Gambie a renoué, dès mars 1997, avec la communauté internationale et les bailleurs de fonds pour la reprise de l’aide suspendue depuis 1994.

Le président Jammeh a été réélu en 2001 et le parti présidentiel, Alliance for Patriotic Reorientation and Construction (ARPC), a remporté en 2002 une large majorité au Parlement. La tentative de coalition circonstancielle des cinq principaux partis de l’opposition, en janvier 2005, pour affronter le président sortant à l’élection présidentielle de septembre 2006, a éclaté au bout de quelques mois.

Deux candidats de l’opposition ont donc finalement affronté le président sortant, Halifa Sallah de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (NADD) et M. Ousainou Darboe du Parti de l’unité et la démocratie (UDP). Avec respectivement 26% et 7% des voix, ils n’ont pas empêché la réélection de Yahya Jammeh (67%). Les élections législatives de janvier 2007 ont confirmé la domination sans partage du chef de l’Etat et de son parti, l’Alliance for Patriotic Reorientation and Construction, riche et solidement implantée (42 des 48 sièges).

Ces deux scrutins, calmes et avalisés par des observateurs internationaux, traduisent, avec 58 et 41 % de participation, la faiblesse de l’enjeu. La prochaine élection présidentielle a été fixée au 24 novembre 2011 (le Président Jammeh a déjà annoncé qu’il briguera un nouveau mandat), les législatives au premier trimestre 2012, et les élections locales au premier trimestre 2013.

Alors que le Président était en visite officielle en Mauritanie, le régime a déjoué une tentative de coup d’Etat le 21 mars 2006. Les instigateurs - un groupe d’officiers dirigés par le chef d’état-major - ont été arrêtés, ainsi que le directeur des services de renseignements, et condamnés à mort.

Le gouvernement, la haute fonction publique, civile et militaire, et les entreprises étatiques restent sujets à une grande instabilité. Le régime gambien est régulièrement accusé d’avoir recours à des procédures contraires aux principes démocratiques (intimidations et agressions contre la presse qui ont culminé en décembre 2004 avec le meurtre du journaliste Deyda Hydara - affaire qui n’est toujours pas élucidée -, disparition du journaliste Ebrima manneh depuis 2006, arrestations ou limogeages arbitraires, etc…).

Le 6 octobre 2010, l’Assemblée nationale gambienne a étendu la peine de mort aux crimes de trafic humain, cambriolage, viol et détention de drogue, en violation du droit international humanitaire qui limite l’usage de la peine de mort aux crimes les plus graves (aucune exécution n’a eut lieu en Gambie depuis 1981). Elle a fait marche arrière, le 12 avril 2011, pour le trafic de drogue uniquement (peine de mort commuée en prison à vie).

Le 24 novembre 2011, le Président Jammeh a été réélu à la Présidence de la République de Gambie avec 470.550 suffrages (71,53 %) face à ses deux adversaires, MM. Bah (73.060 voix soit 11,10 %) et Maître Darboe (114.177 soit 17,35 %). 264 votes ont été déclarés invalides. Le taux de participation, beaucoup plus élevé que lors des précédentes présidentielles a atteint 83 %.

Le Président est vainqueur dans tous les centres, même si l’APRC (son parti politique) a été battue dans de nombreux villages mandingues. Maitre Darboe devance nettement Hamat Bah dans cinq régions sur 6. Pour mémoire, le Président sortant avait gagné les trois dernières élections : 1996 avec 55,7 % des voix, 2001 avec 52,96 % et 2006 avec 67,33 %. Me Darboe avait obtenu 35,84 % des votes en 1996, 32,67 % en 2001 et 26,69 % en 2006 avec le soutien d’Hamat Bah (NRP). Hamat Bah n’avait obtenu que 5,52 % en 1996 et 7,8 % en 2001.

Le 29 mars 2012, les élections législatives se sont tenues dans le plus grand calme avec un faible taux de participation comparativement à celui des élections présidentielles (50 % pour l’ensemble des circonscriptions ayant un scrutin). En revanche, dans l’intérieur du pays, les taux ont avoisiné les 70 % comme à Janjangbureh. Le parti au pouvoir, L’Alliance patriotique pour la réorientation et la reconstruction (APRC) a remporté 43 sièges et l’opposition cinq (quatre pour les « indépendants » et un pour le parti d’Hamat Bah, le NRP) sur les 48 sièges à pourvoir lors de ce scrutin un peu particulier.

En effet, l’opposition n’a pas présenté de candidat dans 25 circonscriptions, à la suite du boycott de six des sept partis d’opposition. Le 17 avril dernier, le Président a désigné, comme le prévoit la Constitution 5 députés au sein desquels seront choisis le Speaker et le Deputy Speaker. Au final, le parti au pouvoir dispose désormais de 48 sièges sur les 53 que compte l’Assemblée.

Le 20 août dernier, le Président Jammeh a annoncé sa décision d’exécuter les trente-sept condamnés à mort en Gambie. En dépit des pressions internationales de la France, des Britanniques, de l’Espagne, de l’Allemagne, de l’Union africaine et de l’Union européenne (via un communiqué de la Haute Représentante), neuf exécutions ont eu lieu le 23 août (sept ressortissants gambiens et deux sénégalais), levant de facto le moratoire sur la peine de mort en Gambie qui était en vigueur depuis 1981.

Sur le plan du droit international, la Gambie est en droit d’appliquer la peine de mort prévue par la législation à des accusés condamnés à cette peine. Mais cette décision, même si elle ne le transgresse pas formellement, ne s’inscrit pas dans l’esprit des Accords de Cotonou. En outre, suite à l’exécution de deux Sénégalais, les relations entre le Sénégal et la Gambie se sont vivement détériorées et le président de la République du Sénégal a adressé une sévère mise en garde à son homologue gambien.

La décision a d’autant plus choqué à Dakar que la peine de mort n’est plus appliquée au Sénégal depuis 1967 et a été abolie en 2004. Cette décision des deux ressortissants sénégalais s’est déroulée sans possibilité pour le Sénégal d’exercer la protection consulaire et leurs corps n’ont toujours pas été rendus.

Une poursuite des exécutions ne serait pas sans conséquence sur la relation bilatérale. Si le troisième ressortissant sénégalais emprisonné à Banjul, était exécuté, le Président sénégalais a fait part de sa détermination à prendre « toutes les mesures appropriées » et à fermer les frontières avec la Gambie.

Dans le même temps, Banjul a fait savoir par des voies officieuses que 46 autres Sénégalais (apparemment des membres de la rébellion casamançaise en rupture de ban) seraient également sous le coup d’une condamnation à mort en Gambie.

Suite à l’intervention de l’ancien Premier ministre sénégalais, le Président Jammeh a annoncé le 20 septembre la mise en place d’un nouveau moratoire sur la peine de mort sans limitation de temps, mais sa pérennité dépendra de l’évolution du taux de délinquance en Gambie.

A l’issue d’une réunion extraordinaire avec son Cabinet ministériel, le 8 janvier, le Président Jammeh a prononcé au cours d’une conférence de presse, une violente driatribe contre l’Union Européenne. Il l’a accusée de vouloir déstabiliser la Gambie et a rompu le dialogue politique avec l’Union européenne (article 8).

Le 11 juillet dernier, Nick Wescott, directeur du département de l’Afrique subsaharienne du Service européen pour l’action extérieure a rencontré le Président Jammeh et il a été décidé de relancer le dialogue politique entre l’UE et les autorités Gambiennes.


Situation économique

La Gambie (11 300 km²), PMA imbriqué dans le territoire sénégalais, couvre une étroite bande de 15 à 25 km de part et d’autre du fleuve éponyme. D’une population de 1,7 M d’habitants, le pays se classe 168e sur 187 en matière d’IDH en 2011. Le PIB/hab atteint entre 380 et 570$ selon les estimations.

Le secteur agricole représente 27,5 % du PIB et emploie 70% de la population active. Le secteur secondaire ne représente que 15,5% du PIB. Le secteur des services représente 57,1 % du PIB, alimenté par les NTIC, notamment la téléphonie mobile. Le tourisme, en majorité britannique et allemand, représente 19% des services et constitue le premier poste de salariés déclarés en Gambie.

Le secteur financier est marqué par un coût du crédit important (25 à 30% d’intérêt) justifié par un risque client élevé et un recours substantiel, bien qu’en réduction, de l’Etat aux emprunts domestiques.

Les estimations du FMI pour 2012 tablent sur un PIB à 22 Mds de Dalasi soit environ 647 M$. Sur la période 2007-2011, l’économie gambienne a bien résisté à la crise avec un taux de croissance moyen de 5%. Toutefois, le pays a été durement touché par une sécheresse qui a réduit de 60% les récoltes de la saison 2011-12 par rapport à celles de l’année précédente.

Dès lors, la croissance en2011 a enregistré une baisse, atteignant 3,3%. Une récession a été constatée en2012 (-1,6%). Le secteur agricole, qui contribue pour environ 30% de la croissance, devrait connaître un rebond en 2013 suite à une bonne pluviométrie. Le secteur touristique et celui des télécommunications constituent également toujours des relais de croissance solides.

Le secteur secondaire souffre des difficultés de l’approvisionnement électrique et du ralentissement du secteur de la construction en raison de la baisse des remises des travailleurs émigrés consubstantielle à la crise.

Par ailleurs, le gouvernement gambien a lancé en décembre 2011 le Program for AcceleratedGrowth and Employment (PAGE) destiné à soutenir les secteurs porteurs de l’économie. Les autorités ont cependant connu des difficultés pour son financement, notamment à cause de la suspension des projets européens suite aux atteintes répétées aux Droits de l’Homme.

Le taux d’inflation s’est établi à 4,8 % en décembre 2011 (fin de période) et s’est stabiliseé au même niveau en 2012 en glissement annuel selon les estimations du FMI. Cependant, une hausse est attendue en 2013 compte tenu de la mise en vigueur d’une TVA de 15%, que les commerçants ont tendance à ajouter à la sales taxexistante au lieu de la substituer. Officieusement le FMI table sur une inflation autour de 10% en 2013. Celle-ci est également favorisée par la dépréciation du Dalasi face au dollar (33 GMD pour 1 USD en mars 2013 contre 30 GMD en 2012).

Les transferts des travailleurs émigrés devraient se stabiliser à 4,7 % du PIB en 2011 et 2012 après avoir connu de fortes baisses (-20%) en 2008-2009. En 2012, les importations sont estimées à 335 M$ et les exportations à 114 M$.La balance des comptes courants demeure fortement déficitaire. Après un solde négatif de -15,7% en 2010 et – 14,1% en 2011, les projections pour 2012 tablent sur -17,8% du PIB.Les réserves en devises atteignent 174 M$, soit 6 mois d’importations.

Les recettes fiscales de l’Etat diminuent régulièrement depuis 2007, passant de 17,5% du PIB en 2007 à 14% en 2011 (de 16 à 12,3% pour le FMI). Cette baisse est due à la fois à un ralentissement du rythme moyen de croissance sur la période et à la multiplication des exemptions (légales ou non) de certains gros contribuables.

Des réformes importantes doivent être mises en œuvre à court terme : instauration d’un cadre de dépenses moyen terme, mise en œuvre d’une TVA depuis le 1er janvier 2013 et réforme des procédures de passation de marchés publics. Les revenus pour 2012 sont estimés à 22,6 % du PIB (15,2% pour les seules recettes fiscales).Les dépenses pour 2012 sont évaluées à 26,5 % du PIB.

Le déficit est estimé à 3,9% du PIB en 2012. Il devrait se maintenir à un taux élevé en 2013 compte tenu des difficultés à obtenir des bailleurs internationaux de nouvelles aides financières.


Relations avec le Fonds monétaire international

Une facilité d’un montant de 18,66 MDTS (28,3 MUSD - 60% du quota) sur une durée de trois ans a été accordée en juin 2012. Une première tranche de 9,33 MDTS (9,15 MUSD), pouvant être assimilée à une aide d’urgence dans un contexte de crise agricole majeure, a été déboursée à la validation du projet par le conseil d’administration du Fonds. Le solde sera déboursé en six tranches de 1,55 MDTS après chaque revue semestrielle. Sur la période de remboursement, le ratio du service de la dette par rapport aux revenus est maintenu sous la barre des 18% (à 12%).


Relations avec la Banque mondiale

La Banque Mondiale dispose de 14 projets actifs en 2013pour desengagements totaux de 114,5 M$. Ils se concentrent sur l’éducation (42,8 M$), les infrastructures (35 M$), le soutien au secteur privé (12 M$) et les capacités de l’administration locale (5,5 M$).


Relations avec l’Union européenne

L’action d u10ème FED (2008-2013) en Gambie, d’un montant de 80 M€, s’est focalisée sur les infrastructures (35 M€), l’amélioration de la gouvernance (22 M€) et le soutien budgétaire (11M€). Celle du 11ème FED devrait s’articuler autour de l’agriculture, de l’énergie et de la bonne gouvernance.


Relations avec la Banque africaine de développement

S’agissant de la BAD, il y a à ce jour sept projets actifs nationaux pour des engagements totaux de 40 MUSD. Les principaux secteurs ciblés sont l’agriculture et l’eau/assainissement. Dans le domaine des transports, la BAD finance, en faveur de la Gambie et du Sénégal, la première phase du corridor transgambien pour un montant total de 106 MUSD.

La Gambie a atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE en décembre 2007, ramenantla dette publique extérieure de 676 M$ à 299 M$ (41,7 % du PIB).

A la fin2012, selon le Ministère des Finances, la dette publique totale de la Gambie représente 66% du PIB. La dette interne atteint 33% du PIB. Elle est détenue à 70% par les banques commerciales privées (13 établissements pour une population totale de 1,7 M d’habitants) sous la forme de bons du Trésor à court terme d’une rémunération moyenne d’environ 14% par an. Les intérêts de la dette interne représentent 18,5% des recettes de l’Etat (22,5 % si l’on agrège les intérêts de la dette externe).


Politique extérieure

En raison de sa position géographique enclavée, la Gambie dépend étroitement du Sénégal pour sa sécurité et son économie. L’éphémère fédération sénégambienne fondée en 1982 a été dissoute en 1989. La Gambie s’est impliquée, avec l’accord du Président Diouf, dans le processus de paix en Casamance mais le président Wade a souhaité réduire son rôle dans la recherche d’un règlement.

Malgré les visites croisées entre les deux chefs d’Etat, les relations bilatérales sont restées empreintes de méfiance et plusieurs sujets ont provoqué périodiquement des tensions : tarifs des bacs permettant de franchir la rivière Gambie, situation en Casamance, mise en cause des autorités sénégalaises par la Gambie au sujet de leurs liens supposés avec l’opposition gambienne.

La visite du Président Wade en Gambie en janvier 2010 avait permis d’apaiser les relations entre les deux Etats et s’était conclue par l’annonce de mesures d’apaisement hautement symboliques : exemption de la carte d’identité « alien card » pour les Sénégalais en Gambie et réalisation d’un pont sur le fleuve Gambie, formation de militaires gambiens par les forces sénégalaises en octobre 2010.

Suite à la saisie d’armes en provenance d’Iran dans le port de Lagos, dont la destination déclarée était la Gambie, celle-ci a donné 48 heures aux diplomates iraniens pour quitter le pays à compter du 22 novembre 2010. Tous les projets de coopération entre les deux pays, notamment dans le secteur agricole, ont été arrêtés. L’usage que voulait faire le président gambien de ces armes est inconnu (protection personnelle ou d’intérêts particuliers ?).

Vis-à-vis de la Libye, le gouvernement gambien a annoncé le 22 avril 2011 que Banjul rompait avec Tripoli et reconnaissait le CNT comme unique interlocuteur.

Depuis le 11 septembre 2001, le Président Jammeh a affirmé sa volonté de s’engager dans la lutte contre le terrorisme, le blanchiment d’argent et contre le trafic de drogue. Il a rencontré le Président Bush à Dakar, lors de la tournée africaine de ce dernier, le 8 juillet 2003, justifiant du même coup l’adhésion de son pays à l’African Growth and Opportunity Act (AGOA). Comme toute l’Afrique de l’Ouest, la Gambie est confrontée à la montée du trafic de drogue.

La Gambie reconnaît Taïwan depuis juillet 1995 et bénéficie à ce titre d’une importante coopération (par exemple : annonce en décembre 2009 d’un projet de réhabilitation de la route Banjul-Serrekunda, d’un montant de 4,4 millions de dollars, financé par Taiwan).

La Gambie est membre de l’Organisation de mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG), de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et du Comité inter Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), dont elle a accueilli en septembre 1997 la 12ème conférence des chefs d’Etats. Par ailleurs, la Gambie est membre de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI). Elle a accueilli le 7ème sommet de l’Union Africaine à Banjul du 25 juin au 2 juillet 2006.


Mise à jour : 22.07.13


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