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La France et la Gambie

Brève

Exécutions en Gambie (28 août 2012)

Nous rappelons notre ferme opposition à la peine capitale et nous exhortons le président Jammeh à ne pas poursuivre les exécutions et à commuer toutes les condamnations à la peine de mort en peines de détention

Présentation

Relations politiques

La visite officielle qu’a effectuée le Président JAMMEH à Paris en février 1998 a marqué la reconnaissance par la France du processus électoral qu’il savait alors mener à bien. Le ministre des Affaires étrangères, M. Lamine Karba JATO a été reçu par la ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, Mme GIRARDIN, en avril 2006.

Si les relations franco-gambiennes restent suivies depuis Dakar, le ministère des Affaires étrangères et européennes dispose d’un agent permanent à Banjul depuis septembre 2004.

Le ministre des affaires étrangères, M. Mamadou Tangara, a été reçu par le Directeur de cabinet du ministre chargé de la coopération le 8 décembre 2010.


Relations économiques

Les relations commerciales entre la Gambie et la France demeurent modestes. Les importations françaises sont constituées exclusivement de produits agroalimentaires (arachide et produits dérivés), tandis que les exportations concernent principalement des biens d’équipement et des biens intermédiaires.

La Gambie ne représente qu’une part très faible de nos échanges avec l’Afrique de l’Ouest. En 2012, nos exportations ont reculé de 57% à 7 M€. Nos importations représentent 5 M€, concernant en quasi-totalité les huiles alimentaires.

En 2011, le stock d’IDE en Gambie atteignait 703 M$ selon la Cnuced. Des mouvements pourraient être constatés sur les exercices 2011 et 2012 en raison d’un possible retrait des actifs libyens. Les entreprises françaises sont peu présentes en Gambie. Total dispose d’un réseau de stations-services mais s’interroge sur son avenir dans le pays.

Castel a repris en 2009 une unité de production de bière et de boissons non alcoolisées. CFAO conserve une concession automobile en dépit d’une activité peu rentable. Le déménageur international AGS est présent. Des discussions sont en cours entre Orange, via sa société Sonatel basée au Sénégal, et l’opérateur téléphonique Qcell pour un éventuel rachat.

La Gambie est classée en catégorie 7 de l’OCDE et est « interdite » à l’assurance-crédit.


Coopération culturelle, scientifique et technique

L’aide publique au développement reçue par la Gambie en 2011 s’est élevée à 97,2 M€ (source : OCDE, chiffres pour 2012). Les principaux partenaires sont l’Union Européenne (27,7 M€) le Japon (8,2 M€), le Royaume-Uni (6,3 M€). L’APD française s’élève à 0,3 M€.

Après la mise en sommeil consécutive au coup d’Etat de 1994, la coopération bilatérale franco-gambienne a repris en 1997 et un accord de coopération culturelle, scientifique, technique et économique a été signé le 24 février 1998. L’APD française en 2011 s’élève à 0,3 M€. La coopération franco-gambienne a pour objectif principal d’introduire progressivement le bilinguisme en Gambie dans une perspective d’intégration régionale. En effet, si la langue officielle de la Gambie est l’anglais, le français y tient une place importante, compte tenu de la situation géopolitique de ce pays.

Le bilinguisme anglais-français étant perçu comme facteur de développement économique, les autorités gambiennes en ont fait un objectif de leur politique d’éducation (en 2006, un décret a imposé le français comme discipline fondamentale de l’enseignement secondaire moyen et supérieur).

Une demande d’adhésion à l’organisation internationale de la Francophonie avec le statut d’observateur a été déposée par la Gambie en 2010.

L’école française de Banjul compte plus d’une centaine d’élèves. En matière universitaire, 25 étudiants gambiens étaient inscrits dans une université française en 2009-2010. Par ailleurs, de 1998 à 2005, un projet d’appui à la diffusion et à l’enseignement du français (PADEF, 610 000€) a ciblé ses actions sur le système éducatif gambien. Enfin, seul ’’centre culturel’’ étranger en Gambie, l’alliance française de Banjul, dont le ministre actuel de l’Enseignement supérieur est le président, constitue le pilier de notre action culturelle dans le pays.

Fondée en 1949, ses nouveaux locaux ont été inaugurés en 1996. Elle dispose d’une bibliothèque de plus de 6000 ouvrages et d’une médiathèque, d’un dispositif de téléchargement satellitaire offert par RFI, et d’un centre de ressources pédagogiques mis gratuitement à la disposition des enseignants de français.

La coopération communautaire a été relancée fin 2005. Elle se concentre dans les deux secteurs du développement rural, pour accompagner la décentralisation et la gestion des ressources en eau, et de la réhabilitation d’infrastructures routières destinées au désenclavement. La dotation du 9ème Fonds européen de développement – FED – (2002-2007) s’élevait à 51,5 M€.

Pour la période 2008-2013, le 10ème FED prévoit d’accorder à la Gambie 76 M€ au titre de l’enveloppe A, pour prolonger et renforcer les objectifs antérieurs, dont 35M€ pour les transports et infrastructures, 11M€ pour la gouvernance, et 22M€ pour une aide budgétaire globale. 1,9M€ seront alloués au titre de l’enveloppe B (gouvernance).

La dernière réunion de dialogue (article 8 UE-Gambie) s’est tenue à Banjul le 6 juin dernier dans une atmosphère cordiale et franche. Cette session a permis de relever certaines ouvertures des autorités gambiennes sur les questions politiques. Ouvertures qui resteront à être concrétisées dans les prochains mois.


Mise à jour : 22.07.13

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