Accès rapide :

  • Augmenter la taille de la police
  • Réduire la taille de la police
  • Ajouter notre Fil RSS

Présentation

Partager
Partager sur Twitter
Partager sur Facebook
Partager sur Google Plus

Données générales

Nom officiel : République gabonaise
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : M. Ali Bongo Ondimba, Président de la République (depuis le 16 octobre 2009)
Chef du Gouvernement : M. Raymond Ndong Sima

Données géographiques

Superficie : 267 667 km²
Capitale : Libreville
Villes principales : Port-Gentil, Franceville, Oyem, Lambaréné
Langue officielle : français
Monnaie : Franc CFA (1€ = 655,96 XAF)
Fête nationale : 17 août

Données démographiques

Population : 1,53 M (BM, 2012)
Croissance démographique : 1,8% (DGTrésor mars 2012)
Composition ethnique : Fang, Myéné, Punu, Téké, Kota, etc.
Densité : 5,7 hab. /km2
Espérance de vie : 62 ans (BM 2012)
Religion (s) : Christianisme (85%), islam, animisme.
Indice de développement humain : 106e rang mondial sur 187 pays (PNUD 2011)
Indice Mo Ibrahim 2012 : 53,6 (22e sur 52 pays africains notés)
Classement 2013 Reporter sans frontières : 89e sur 179 pays classés (+12)

Données économiques

PIB nominal 2011 : 17,052 Md$ (BM sept 2012)
PIB par habitant (PPA) 2011 : 15 960 $ (BM, sept. 2012)
Taux de croissance du PIB en 2011 : 4,81 % (BM, sept. 2012)
Taux d’inflation 2011 : 1,27 % (BM sept 2012)
Balance commerciale 2011 : +6,88 Md $ (DGTrésor, mars 2012)
Exportations totales 2011 : 9,61Md $, soit 32 % de croissance (DGTrésor, mars 2012)
Importations totales 2011 : 2,78 Md $, soit 19 % de croissance (DGTrésor, mars 2012)
Principaux clients 2010 : Etats-Unis (69%), Chine (8,6%), France (6,7%) (ME, 2010)
Principaux fournisseurs 2010 : France (35%), Etats Unis (10%), Chine (6%) (ME, 2010)
Production pétrolière 2011 : 12,5 Mt (DGTrésor mars 2012)
Exportations de la France vers le Gabon (2011) : 780 M€, soit une croissance de 37 % (DGTrésor fév. 2012)
Importations de la France en provenance du Gabon (2011) : 115 M€, soit -46 % (ME, fév. 2012)
Classement 2013 « Doing business » de la Banque mondiale : 170 (sur 185)

Consulat général de France : Libreville et une chancellerie détachée à Port-Gentil
Communauté française au Gabon : 11 351 immatriculés en juin 2012
Communauté gabonaise en France : 9 268 immatriculés en 2009 (total de titres ou autorisations de séjour valides au 31 décembre).

Politique intérieure

Le décès du président Omar Bongo le 8 juin 2009 a ouvert une période de transition politique qui s’est déroulée pacifiquement et conformément aux prescriptions constitutionnelles. Le projet de société d’Ali Bongo est incarné par le concept présidentiel de l’« émergence », censée procéder du développement du « Gabon vert », du « Gabon industriel » et du « Gabon des services ».

La révision constitutionnelle, adoptée par le Parlement le 28 décembre 2010, est entrée en vigueur le 12 janvier 2011. Elle portait sur 36 dispositions concernant notamment les libertés publiques, les conditions de l’élection du Président de la République et ses attributions, l’intérim à la tête de l’Etat, les domaines de la loi et du règlement, l’organisation des élections parlementaires et la composition du Conseil supérieur de la magistrature.

Les élections législatives du 17 décembre 2011 ont consacré la victoire écrasante du parti présidentiel, qui a obtenu 114 sièges sur les 120 que compte l’Assemblée nationale. La participation à ce scrutin (34,28%) a toutefois été faible. Le 27 février 2012, le président Bongo a nommé Raymond Ndong Sima, Fang originaire du Woleu-Ntem, à la tête du gouvernement, rompant ainsi avec la tradition politique gabonaise consistant à nommer un Fang originaire de la région de l’Estuaire au poste de Premier ministre.

L’opposition gabonaise est en voie de recomposition : Pierre Mamboundou, président de l’Union du Peuple gabonais (UPG), est décédé en octobre 2011 et le parti de l’Union nationale (UN) a été dissous après que son dirigeant, André Mba Obame, s’est autoproclamé Président de la République. Le retour de celui-ci à Libreville en août 2012, après 14 mois d’exil, s’est accompagné de violences au cours de manifestations qui n’avaient pas été autorisées par les autorités gabonaises, débouchant sur l’arrestation de 33 opposants, condamnés en septembre pour trouble à l’ordre public et vandalisme.

Le 8 décembre, le collectif « Publiez ce que vous payez » a ouvert les inscriptions à la « conférence nationale souveraine », que l’opposition réclame depuis plusieurs mois mais qui n’a pas recueilli l’aval des autorités.

Situation économique

Conjoncture économique (sources DGTrésor, mars 2012)

Malgré une récession de près de 1,5% en 2009, le Gabon a su contenir la dégradation de sa situation budgétaire au point de devenir en 2010 le seul pays de la CEMAC à respecter l’ensemble des critères de convergence macroéconomiques régionaux : solde budgétaire primaire positif, inflation inférieure à 3%, dette publique inférieure à 70% du PIB et absence d’accumulation d’arriérés de paiement.

En 2011, la croissance atteignait 6,8% et, en septembre 2012, le gouvernement annonçait une croissance prévisionnelle de 7,4%. L’inflation reste maîtrisée, à 1,3% en 2011 et 1,6% prévu en 2012.

Les recettes budgétaires 2012 devraient augmenter de 3,5% par rapport à 2011, en raison d’une production pétrolière relativement stable et de l’augmentation de la production de manganèse.

Le Gabon est aujourd’hui l’Etat de la zone CEMAC (avec la Guinée équatoriale) dont le niveau de dette publique est le plus faible : 9,4% du PIB en 2011 et 7,7% en 2012 (prévisions BEAC, mars 2012).

Pourtant, le Gabon doit lutter contre un taux de pauvreté élevé. L’indice de développement humain du Gabon est en décalage par rapport à son PIB par tête. En milieu urbain, 30% de la population vit sous le seuil de pauvreté, 45% en milieu rural, soit environ 430000 personnes au total.

L’économie gabonaise repose essentiellement sur les matières premières et l’industrie forestière

Grâce au cours élevé du baril sur le marché mondial, le Gabon a bénéficié de recettes pétrolières exceptionnelles, représentant 48% du PIB, 50% du budget total et 82% de ses recettes d’exportation en 2010. L’enjeu économique pour Libreville est de réussir la diversification de son économie.

La gestion durable des écosystèmes forestiers et la valorisation de la biodiversité constituent un axe fort de la stratégie de développement économique du pays. Ces secteurs d’activités sont considérés comme des voies de diversification et de potentielles alternatives économiques durables à la production pétrolière. L’industrie forestière constitue en effet le deuxième secteur économique : principal employeur, elle ne représente que 9% des exportations totales en valeur mais 60% du PIB hors pétrole. L’obligation légale, depuis mai 2010, de transformer le bois sur place vise à créer plus de valeur ajoutée.

Le manganèse, exploité par la Comilog (capital détenu par le français Eramet à hauteur de 66 %), représente 4% du PIB et 6% des exportations du pays. En 2011, la reprise de la production mondiale d’acier, notamment en Chine, a permis au Gabon de produire 3,5 Mt de manganèse.

Politique extérieure

Des relations diplomatiques diversifiées

Outre les bonnes relations entre le Gabon et les pays d’Europe de l’Ouest, le président Bongo a rapproché son pays de la Turquie, avec une visite du président turc, Abdullah Gül, en mars 2011, au cours de laquelle s’est tenu un forum économique turco-gabonais. Le président Bongo s’est à son tour rendu en Turquie en juillet 2012 pour y signer un accord fiscal ainsi qu’un accord de protection des investissements. Ankara a ouvert une ambassade à Libreville en janvier 2012. En janvier 2013, Recep Tayyip Erdogan, Premier ministre turc, a effectué une visite officielle à Libreville accompagné d’une délégation de 300 personnes, dont une centaine d’hommes d’affaires.

En Asie, le Gabon souhaite développer ses relations avec la Corée (accords signés dans le domaine de la coopération culturelle, des mines et des hydrocarbures), tout en maintenant ses liens avec le Japon, important investisseur dans les secteurs de la pêche et de la forêt. La Chine est aussi un partenaire privilégié : Omar Bongo a été un des rares chefs d’Etat africains à avoir été reçus par le président chinois Hu Jintao lors du premier sommet Chine-Afrique en 2006. Sur le plan économique, la Chine a bénéficié de plusieurs grands contrats dernièrement : barrage du Grand Poubara (160 MW), exploitation du gisement de Belinga, constructions de stades en préparation de la CAN. Ali Bongo a aussi développé des liens avec Singapour, où il a signé en 2010 des accords dans le domaine de l’urbanisation et de la gestion portuaire.

Avec les Etats-Unis, les relations se développent dans les domaines politique et économique. Le 9 juin 2011, le président Bongo a été reçu officiellement par le président des Etats-Unis, devenant le premier président de l’Afrique francophone à être reçu à la Maison Blanche sous la présidence Obama.

Membre du Conseil de sécurité des Nations Unies de janvier 2010 à décembre 2011, le Gabon y a joué un rôle positif. Il a par la suite confirmé sa volonté de contribuer au règlement pacifique des crises internationales, en soutenant notamment les résolutions sur la Syrie au sein de l’Assemblée générale des Nations unies.

Le Gabon est partie à la Convention de Mérida du 31 octobre 2003 (lutte contre la corruption) et au Statut de Rome (CPI), qu’il a ratifié en 2000.

Le Gabon a aboli la peine de mort en 2010 et ratifié ces dernières années de nombreux instruments internationaux : Convention de Palerme contre la traite des êtres humains, Convention pour la protection contre les disparitions forcées etc.

Le Gabon a été élu au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies pour un mandat de trois ans (2013-2016), par 187 voix sur 193.
Du 14 au 16 juin prochain, Libreville accueillera la deuxième édition du New York Forum Africa.

Un acteur régional

Le Gabon a exercé la vice-présidence de l’Union africaine en 2011. Il appartient à la Zone Franc, à l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), ainsi qu’à la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) dont il accueille le siège. Jusqu’en janvier 2012, le Gabon faisait partie des quinze membres du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine. Jean Ping, ancien ministre des affaires étrangères d’Omar Bongo a présidé la Commission de l’Union africaine entre le 29 avril 2008 et le 15 octobre 2009.

Le Gabon est pleinement partie prenante à l’action de la CEEAC en faveur de la stabilisation de la République centrafricaine. Etat contributeur à la Force multinationale d’Afrique centrale, présente en RCA à travers la MICOPAX, le Gabon a renforcé son dispositif militaire fin 2012, en déployant une compagnie supplémentaire (120 hommes) pour contribuer avec d’autres Etats de la sous-région (Tchad, Congo, Cameroun) à la mission d’interposition décidée par la CEEAC face aux avancées des rebelles de la coalition Séléka. Libreville, siège de la CEEAC, a accueilli les délégations centrafricaines dont le dialogue a abouti à un accord de cessez-le-feu et à l’accord politique sur la résolution de la crise politico-sécuritaire en République centrafricaine.

Mise à jour : 08.02.13

PLAN DU SITE