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Présentation du Gabon

Présentation

Données générales

Nom officiel : République gabonaise
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : M. Ali Bongo Ondimba, Président de la République (depuis le 16 octobre 2009)
Chef du gouvernement : Pr. Daniel ONA ONDO


Données géographiques

Superficie : 267 667 km²
Capitale : Libreville
Villes principales : Port-Gentil, Franceville, Oyem, Lambaréné
Langue officielle : français
Monnaie : Franc CFA (1€ = 655,96 XAF)
Fête nationale : 17 août


Données démographiques

Population : 1,5 M hab. (BEAC, 2012)
Croissance démographique : 1,8% (DGTrésor mars 2012)
Composition ethnique : Fang, Myéné, Punu, Téké, Kota, etc.
Densité : 5,7 hab. /km2
Espérance de vie : 62 ans (BM 2012)
Religion (s) : Christianisme (85%), islam, animisme.
Indice de développement humain 2012 : 106e rang mondial sur 186 (PNUD)
Indice Mo Ibrahim 2012 : 52,8 (24e sur 52 pays africains notés)
Classement 2013 Reporters sans frontières : 89e sur 179 pays classés (+12)


Données économiques (BEAC, mars 2013)

PIB nominal 2012 : 17,052 Md USD
PIB par habitant (PPA) 2012 : 8 850 USD

Taux de croissance du PIB en 2013 : 7,4 %
Taux d’inflation 2012 : 2,8 %

Balance commerciale 2012 : +6,6 Md USD
Exportations totales 2012 : 9,46 Md USD, Importations totales 2012 : 2,9 Md USD,

Principaux clients 2012 : Etats-Unis (30%), Chine (13%), Malaisie (10%)
Principaux fournisseurs 2012 : France (31%), Etats Unis (10%), Chine (9%)

Production pétrolière 2012 : 12,7 Mt (DGTrésor mars 2012)
Exportations de la France vers le Gabon (2012) : 1 Md€, (DGTrésor fév. 2013)
Importations de la France en provenance du Gabon (2012) : 220 M€, soit +48% (DG Trésor, fév. 2013)

Classement 2013 « Doing business » de la Banque mondiale : 163 (sur 188)

Consulat général de France : Libreville et une chancellerie détachée à Port-Gentil
Communauté française au Gabon : 11 208 immatriculés en décembre 2012
Communauté gabonaise en France : 10 074 titres ou autorisations de séjour valides au 31 décembre 2012.


Politique intérieure

Le décès du président Omar Bongo le 8 juin 2009 ouvre une période de transition politique qui se déroule pacifiquement et conformément aux prescriptions constitutionnelles. Le projet de société d’Ali Bongo est dominé par le concept de l’« émergence » (perspective à l’horizon 2025), censée procéder du développement du « Gabon vert », du « Gabon industriel » et du « Gabon des services ».

Le 12 janvier 2011 entre en vigueur une révision constitutionnelle, adoptée par le Parlement le 28 décembre 2010, portant sur 36 dispositions relatives notamment aux libertés publiques, aux conditions de l’élection du Président de la République et à ses attributions, à l’intérim à la tête de l’Etat, aux domaines de la loi et du règlement, à l’organisation des élections parlementaires et à la composition du Conseil supérieur de la magistrature.

Les élections législatives du 17 décembre 2011 aboutissent à une victoire écrasante du parti présidentiel, qui obtient 114 sièges sur les 120 que compte l’Assemblée nationale. Ce scrutin mobilise peu les électeurs, toutefois (participation : 34,28%). Le 27 février 2012, le président Bongo nomme Premier ministre Raymond Ndong Sima, Fang originaire du Woleu-Ntem, rompant ainsi avec la tradition politique gabonaise consistant à nommer un Fang originaire de la région de l’Estuaire à la tête du gouvernement.

Les élections locales (municipales et départementales) de décembre 2013, ont vu le parti présidentiel consolider sa domination – le PDG conserve Libreville, s’adjuge plusieurs grandes villes de province et contrôle 45 départements sur 48. L’opposition, très divisée, a néanmoins remporté quelques villes emblématiques, dont Oyem. Ce scrutin a été précédé d’une campagne d’enrôlement biométrique afin d’établir une liste électorale en vue de garantir la fiabilité des résultats électoraux.

Malgré quelques critiques ponctuelles, l’opposition a participé à l’organisation et au déroulement de la campagne d’enrôlement. Après ce scrutin, le Président Bongo a nommé un nouveau Premier ministre, le Professeur Daniel Ona Ondo, et formé un nouveau Gouvernement, chargé de lutter contre les inégalités, de poursuivre l’émergence et de préparer les élections présidentielles de 2016.

L’opposition gabonaise est en voie de recomposition : Pierre Mamboundou, président de l’Union du Peuple gabonais (UPG), est décédé en octobre 2011 ; le parti de l’Union nationale (UN) a été dissous après que son dirigeant, André Mba Obame, s’est autoproclamé Président de la République. Le retour de celui-ci à Libreville en août 2012, après 14 mois d’exil, s’accompagne de violences au cours de manifestations non autorisées par les autorités gabonaises – 33 opposants, arrêtés et condamnés en septembre pour trouble à l’ordre public et vandalisme, sont tous libérés en mars 2013 après avoir purgé une peine de six mois.


Situation économique

Conjoncture économique

Malgré une récession de près d’1,5% en 2009, le Gabon a su contenir la dégradation de sa situation budgétaire au point de devenir en 2010 le seul pays de la CEMAC à respecter l’ensemble des critères macroéconomiques régionaux de convergence : solde budgétaire primaire positif, inflation inférieure à 3%, dette publique inférieure à 70% du PIB et absence d’accumulation d’arriérés de paiement.

En 2012, la stabilisation de la production pétrolière a été compensée par l’augmentation de la production de manganèse.

Le Gabon est aujourd’hui l’Etat de la zone CEMAC (avec la Guinée équatoriale) dont le niveau de dette publique est le plus faible : 9,4% du PIB en 2011 et 11% en 2012 (BEAC, mars 2013).

Pourtant, le Gabon doit lutter contre un taux de pauvreté élevé. L’indice de développement humain du Gabon est en décalage par rapport à son PIB par tête. En milieu urbain, 30% de la population vit sous le seuil de pauvreté, 45% en milieu rural.

(sources DGTrésor)


L’économie gabonaise repose essentiellement sur les matières premières et l’industrie forestière

Grâce au cours élevé du baril sur le marché mondial, le Gabon a bénéficié en 2012 de recettes pétrolières exceptionnelles, représentant 48% du PIB et 47% de ses recettes d’exportation en 2012. L’enjeu économique pour Libreville est de réussir la diversification de son économie.

La gestion durable des écosystèmes forestiers et la valorisation de la biodiversité constituent un axe fort de la stratégie de développement économique du pays. Ces secteurs d’activités sont considérés comme des voies de diversification et de potentielles alternatives économiques durables à la production pétrolière.

L’industrie forestière constitue en effet le deuxième secteur économique : principal employeur, elle ne représente que 9% des exportations totales en valeur mais 60% du PIB hors pétrole.

L’obligation légale, depuis mai 2010, de transformer le bois sur place vise à créer plus de valeur ajoutée.

Le manganèse, exploité par la Comilog (capital détenu par le français Eramet à hauteur de 66 %), représente 4% du PIB et 6% des exportations du pays.


Politique extérieure

Des relations diplomatiques diversifiées

Outre les bonnes relations entre le Gabon et les pays d’Europe de l’Ouest, le président Bongo a rapproché son pays de la Turquie, avec une visite du président turc, Abdullah Gül, en mars 2011, au cours de laquelle s’est tenu un forum économique turco-gabonais. A son tour, le président Bongo s’est rendu en Turquie en juillet 2012 pour y signer un accord fiscal ainsi qu’un accord de protection des investissements.

Ankara a ouvert une ambassade à Libreville en janvier 2012. En janvier 2013, Recep Tayyip Erdogan, Premier ministre turc, a effectué une visite officielle à Libreville, accompagné d’une délégation de 300 personnes, dont une centaine d’hommes d’affaires. Le Gabon entretien également des liens privilégiés avec le Maroc, où Ali Bongo s’est rendu à trois reprises en 2013 à l’invitation du Roi Mohammed VI.

Au cours de sa dernière visite, plusieurs accords de coopération en matière douanière et consulaire, notamment, ont été signés.
En Asie, le Gabon souhaite développer ses relations avec la Corée (accords signés dans le domaine de la coopération culturelle, des mines et des hydrocarbures), tout en maintenant ses liens avec le Japon, important investisseur dans les secteurs de la pêche et de la forêt. La Chine est aussi un partenaire privilégié : Omar Bongo a été un des rares chefs d’Etat africains à avoir été reçus par le président chinois Hu Jintao lors du premier sommet Chine-Afrique en 2006.

Sur le plan économique, la Chine a bénéficié de plusieurs grands contrats : barrage du Grand Poubara (160 MW), exploitation du gisement de Belinga, constructions de stades en préparation de la CAN de 2012. Ali Bongo a aussi développé des liens avec Singapour, où il a signé en 2010 des accords dans le domaine de l’urbanisation et de la gestion portuaire.

Avec les Etats-Unis, les relations se développent dans les domaines politique et économique. Le 9 juin 2011, le président Bongo a été reçu officiellement par le président des Etats-Unis, devenant le premier président de l’Afrique francophone à être reçu à la Maison Blanche sous la présidence Obama.

Membre du Conseil de sécurité des Nations Unies de janvier 2010 à décembre 2011, le Gabon y a joué un rôle positif. Il a par la suite confirmé sa volonté de contribuer au règlement pacifique des crises internationales, en soutenant notamment les résolutions sur la Syrie au sein de l’Assemblée générale des Nations unies.

Le Gabon est partie à la Convention de Mérida du 31 octobre 2003 (lutte contre la corruption) et au Statut de Rome (CPI), qu’il a ratifié en 2000.

Le Gabon a aboli la peine de mort en 2010 et ratifié de nombreux instruments internationaux : Convention de Palerme contre la traite des êtres humains, Convention pour la protection contre les disparitions forcées etc.

Le Gabon a été élu au Conseil des Droits de l’Homme (CDH) des Nations Unies pour un mandat de trois ans (2013-2016), par 187 voix sur 193 – il préside le CDH en 2014, pour un an.


Un acteur régional

Le Gabon a exercé la vice-présidence de l’Union africaine en 2011 et Jean Ping, ancien ministre des affaires étrangères d’Omar Bongo a présidé la Commission de l’Union africaine du 29 avril 2008 au 15 octobre 2012.

Le Gabon appartient à la Zone Franc, à l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), ainsi qu’à la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) dont il accueille le siège. Le Gabon est pleinement mobilisé en RCA, aux plans politique (en janvier 2013, Libreville a accueilli les premiers pourparlers sur la RCA), militaire (le Gabon contribue à la MISCA, force de l’Union africaine, à hauteur de 500 homme) et financier (dans le cadre de la CEMAC).


Mise à jour : 13.02.14

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