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La France et le Gabon

Brève

Actualité du réseau culturel - Festival de danse à l’Institut français du Gabon (5 au 7 juin 2014)

La manifestation proposait un large panorama de la création chorégraphique africaine avec sept compagnies provenant du Sénégal, du Cameroun, de la République démocratique du Congo et du Gabon.

Présentation

Relations politiques

Les relations franco-gabonaises sont traditionnellement denses et ponctuées de visites bilatérales régulières. C’est à Paris que le président Ali Bongo Ondimba a effectué sa première visite bilatérale hors de la sous-région, le 20 novembre 2009.

Outre les rencontres bilatérales organisées en marge des sommets, Ali Bongo a été reçu à l’Elysée en décembre 2009, juillet 2010, septembre 2010, février 2011, juillet 2012.

Au cours de la visite du président français à Libreville en février 2010, ont été signés plusieurs accords visant à rénover nos relations bilatérales :

  • plan d’action pour la mise en œuvre d’un partenariat stratégique (2010-2014) ;
  • traité de partenariat de défense (ratifié par la France le 7 avril 2011, en remplacement de l’accord de défense datant de l’indépendance, il reste en attente de ratification par la partie gabonaise) ;
  • accord relatif à l’échange de jeunes professionnels, découlant de l’accord sur la gestion concertée des flux migratoires signé en 2007 ;
  • plusieurs conventions de prêt avec l’AFD.


Dernières visites bilatérales

  • 2 janvier 2014 : visite de travail de Jean-Yves le Drian, ministre de la défense. Entretien avec Ali Bongo.
  • 3 décembre 2013 : déplacement d’Emmanuel Issoze Ngondet, ministre des affaires étrangères. Entretien avec Laurent Fabius.
  • 22 novembre 2013 : déplacement de Jean - Yves le Drian, ministre de la défense. Entretien avec Ali Bongo.
  • 5 juin 2013 : visite d’Ali Bongo à Paris à l’occasion de la remise du prix Houphouët-Boigny (UNESCO) au président Hollande.
  • 24 octobre 2012 : visite en France de Pacôme-Rufin Ondzunga, ministre de la Défense (salon Euronaval).
  • 4-5 juillet 2012 : visite de travail d’Ali Bongo à Paris. Entretien avec le Président de la République.
  • 3-6 février 2012 : visite au Gabon de M. Edouard Courtial, secrétaire d’Etat chargé des Français de l’étranger.
  • 16 juillet 2011 : visite au Gabon de M. Fillon, Premier ministre.
  • 18 juin 2011 : visite privée d’Ali Bongo à Paris. Entretien avec le Président de la République.
  • 21 février 2011 : visite privée d’Ali Bongo à Paris. Entretien avec le Président de la République.
  • 27 septembre 2010 : visite privée d’Ali Bongo à Paris. Entretien avec le Président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Écologie, de l’Énergie et du Développement durable.
  • Septembre 2010 : déplacement de Chantal Jouanno, secrétaire d’État à l’Écologie, l’Énergie et au Développement rural dans le cadre de la 1ère conférence panafricaine sur la biodiversité.
  • Août 2010 : déplacement de Gérard Larcher, président du Sénat, dans le cadre de la fête nationale du Gabon et du cinquantenaire de l’indépendance.


Relations économiques

En 2012, hors pétrole brut, les échanges entre la France et le Gabon s’élevaient à 868 M€. Le Gabon est le premier acheteur de produites français dans la région, pour 1 Md€, soit plus de 30% des exportations françaises vers l’Afrique centrale (zone CEMAC, RDC et Sao Tome). Avec 220 M € d’importations en 2012, le Gabon est le 2e fournisseur de la France dans la région. (source DGT mai 2013)

La présence française représente 120 entreprises établies au Gabon, dont l’activité couvre l’ensemble des secteurs économiques, pour un investissement estimé à 1,1 Md € en 2012.

Dans le secteur pétrolier, Total Gabon investit autour d’un milliard d’euros par an depuis 2011 afin de relancer la production du champ « mature » d’Anguille qui devrait lui garantir la place de premier producteur du pays pour les années à venir. Le Gabon accueille toutefois de plus en plus d’investisseurs d’autres nationalités, comme la Chine, l’Espagne ou le Maroc.

Dans le domaine minier, le 20 octobre 2010, Eramet et l’État gabonais ont signé un accord prévoyant la cession par Eramet, sur la période 2010-2015, d’une participation complémentaire pouvant aller jusqu’à 10% du capital, ce qui porterait à 35,4% la participation totale du Gabon.

Dans le domaine de l’exploitation forestière et de la transformation du bois, la présence française (Rougier, CBG/groupe Fénart, et Thébault Transbois) reste forte, malgré une présence asiatique de plus en plus marquée. Un contrat LIGNAFRICA (joint-venture Rougier/FRM) d’un montant de 23 M€ a été signé avec le ministère des Eaux et Forêts lors de la visite du Premier ministre français au Gabon en juillet 2011.

Dans le secteur du BTP, les sociétés Vinci (SOGEA SATOM) et Bouygues (COLAS, Dragages, ETDE) sont présentes. Un contrat ETDE de 48 M€ a été signé en juillet 2011 pour l’installation de lignes électriques haute tension entre Oyem et Bitam.

Lors du forum franco-gabonais des affaires juillet 2011, trois conventions de coopération ont été signées :

  • un accord de partenariat technique entre le MEDEF et la Confédération patronale gabonaise ;
  • une convention de subvention entre l’AFD et le ministère de l’Économie et des Finances pour la création d’un bureau d’industrie du bois ;
  • un protocole d’accord entre HEC et la Chambre de commerce gabonaise pour la mise en place de formations à destination des cadres du secteur privé.

www.missioneco.org/gabon


Coopération culturelle, scientifique et technique

La France est un important bailleur de fonds avec 50 M€ d’engagement par an en moyenne, essentiellement sous forme de conversion/annulation de dette et de prêts, mis en œuvre dans le cadre du plan d’action stratégique 2010-2014 : le Gabon ayant les moyens de financer l’essentiel de son développement, l’AFD a pu y accroître son volume de prêts, ceux-ci étant cofinancés par l’État gabonais.

Afin de soutenir le programme « Gabon vert » lancé par Ali Bongo, la France a signé en 2008 un accord de conversion de dette (60,4 M€ avec les intérêts), intégralement affecté au développement durable des écosystèmes forestiers.

Dans le domaine de la coopération culturelle, le Centre culturel français (CCF) Saint-Exupéry de Libreville œuvre à la valorisation de la culture française et développe des partenariats avec les acteurs de la vie artistique locale. Les principaux axes d’intervention sont la diffusion de spectacles français et gabonais lors de manifestations (Fête de la musique, Lire en fête, le Festival de théâtre international gabonais…), le soutien au développement culturel du Gabon grâce au transfert des savoir-faire (création, diffusion, conservation, formation, gestion) et le développement du mécénat pour la mise en place de grands événements. http://www.ccfgabon.org/

La coopération scientifique et de recherche menée avec le Gabon concerne essentiellement le secteur de la recherche médicale avec l’appui apporté au Centre international de Recherche médicale de Franceville (CIRMF). http://www.cirmf.org/

En 2011, la France et le Gabon ont lancé le programme de bourses Concorde qui, grâce aux financements des deux pays, permet d’accueillir en France pour la fin de leurs études des étudiants gabonais particulièrement méritants. En 2011, le programme avait financé 33 bourses. En 2012, ce sont 106 étudiants gabonais qui ont pu en bénéficier.

En juillet 2013 la France et le Gabon ont célébré ensemble le centenaire de l’arrivée au Gabon de l’Alsacien Albert Schweitzer, prix Nobel de la paix 1952, et de la fondation de son hôpital à Lambaréné.


Autres domaines de coopération

La France déploie des forces armées au Gabon depuis l’indépendance, conformément aux accords de défense d’août 1960. Le 1er septembre 2007, les forces françaises au Gabon (FFG, environ 900 militaires) ont remplacé les troupes françaises au Gabon (TFG). En juillet 2010, la France et le Gabon ont signé de nouveaux accords de défense visant à instaurer de façon transparente un partenariat en matière de sécurité, dans le cadre du dispositif africain de sécurité collective.

Les FFG mettent en œuvre la coopération militaire opérationnelle et technique avec l’ensemble des pays de la CEEAC ; assurent une présence au profit des pays hôtes et des intérêts français dans la région ; élaborent une force aéroterrestre en vue d’une éventuelle action de première urgence dans la région ; participent à l’opération Sangaris en République centrafricaine, en appui à la MISCA, force déployée par l’Union africaine dans ce pays.

La France apporte également son appui à l’école d’état-major de Libreville, devenue la référence dans ce domaine en Afrique, ainsi qu’à l’école d’application du service de santé militaire de Melen, proposée comme centre d’excellence à l’échelle du continent. www.defense.gouv.fr

En matière de sécurité intérieure, nos moyens se concentrent sur la lutte contre les filières d’immigration illégale conformément à l’Accord-cadre relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au co-développement signé le 7 juillet 2007.


Mise à jour : 13.02.14

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