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Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Finlande
Nature du régime : République, démocratie parlementaire
Chef de l’Etat : M. Sauli Niinistö (parti conservateur) élu le 5 février 2012
Chef du Gouvernement : M. Jyrki Katainen (parti conservateur) depuis le 17 juin 2011


Données géographiques

Superficie : 338.145 km²
Capitale : Helsinki (570.000 hab.)
Villes principales : Tampere, Turku, Vantaa, Espoo, Lahti, Kuopio
Langue (s) officielle (s) : Finnois et suédois
Monnaie : Euro (introduit le 1er janvier 2002)
Fête nationale : 6 décembre


Données démographiques

Population : 5.401.267 hab. (1er janvier 2012)
Densité : 15 hab. / km²
Croissance démographique : 0,065 %
Espérance de vie : 79,4 ans (76,1 pour les hommes et 82,7 pour les femmes)
Taux d’alphabétisation : 100 %
Religions : protestants luthériens (84%), orthodoxes (1,1%), hors confession (13%)
Indice de développement humain : 0,833 / 22ème (2011)


Données économiques
(sources : Commission européenne – prév. hiver 2013)

PIB (mds €) : 189,5 (2011) – 194,4 (2012)
PIB par habitant (2012) : 35.900 euros

Taux de croissance : 2,8 % en 2011 et - 0,1 % en 2012
Taux de chômage : 7,8 % en 2011 et 7,7 % en 2012
Taux d’inflation (2012) : 3,2 %

Solde budgétaire : -0,8 % du PIB en 2011 et -1,9 % en 2012
Dette publique : 49% du PIB en 2011 et 53% en 2012
Balance commerciale (2012) : -2,4 md€ (exportations : 56,8 md€ et importations : 59,2md€)

Principaux clients : Suède (10,3%), Russie (9,7%), Allemagne (8,5%), Pays-Bas (6%), Etats-Unis (5,8%), Royaume-Uni (4,6%),
Principaux fournisseurs : Russie (15,4%), Suède (14,6%), Allemagne (13,5%), Pays-Bas (6,4%), Chine (4,5%), Norvège (3,2%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 2,9 %
  • industrie : 29,2 %
  • services : 68,7 %

Exportations de la France vers la Finlande : 1,601 md € (2012)
Importations françaises depuis la Finlande : 1,892 md € (2012)
Part de marché de la France : 2,8 % (2012)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Section consulaire française : Helsinki
Communauté française en Finlande : 2.558 inscrits en août 2012 + env. 500 personnes
Communauté finlandaise en France : env. 7.000 personnes


L’UE et le pays

Membre de l’UE depuis 1995, sans opt out.

Contribution au budget de l’UE en 2010 : 1 702 M€ (France : 19 581 M€)

Retour annuel sur le budget UE en 2010 : 1 310 M€ (France : 13 105 M€)

  • dont politique de cohésion : 153 M€ (France : 1 474 M€)
  • dont ressources naturelles (y compris PAC) : 908 M€ (France : 9 855 M€)

Contributeur net - 300 M€ ; - 0,16% du RNB

Total des fonds européens alloués sur la période 2007-2013 : 13 Mds € (contre 140 Mds € pour la France)

Nombre de députés au Parlement européen : 13 sur 754
Nombre de voix au Conseil de l’UE : 7 sur 345 soit 2% (29 pour la France)


Politique intérieure

La Finlande est une République dont la constitution combine un parlement monocaméral élu au scrutin proportionnel tous les 4 ans, avec un président élu au suffrage universel direct pour un mandat de six ans, renouvelable une seule fois.

Les conservateurs et leur chef de file, Jyrki Katainen, ont, pour la première fois de leur histoire, remporté les élections législatives du 17 avril 2011, avec 20,4% des voix et 44 sièges sur les 200 sièges que compte le parlement finlandais (Eduskunta). Les sociaux-démocrates sont arrivés en deuxième position avec 19,1% des voix et 42 sièges. Le parti populiste et eurosceptique des Vrais Finlandais de Timo Soini a obtenu la troisième place avec 19% des voix et 39 sièges, enregistrant une progression de 15 % en voix (5 sièges dans le parlement sortant) après avoir pris position contre les dispositifs d’aide aux pays de la zone euro en difficulté. Le parti du centre du premier ministre sortant, Mme Kiviniemi, a perdu 16 sièges, et l’alliance des Verts, est passée de 15 à 10 sièges. Le scrutin marque, globalement, une poussée de l’euroscepticisme en Finlande.

La victoire des conservateurs a placé leur chef de file, Jyrki Katainen, en position de former un gouvernement, avec une majorité étroite et fragile. Après avoir mené des négociations durant deux mois, M. Katainen est parvenu avec de grandes difficultés à former une nouvelle coalition gouvernementale « arc-en-ciel » regroupant six partis (conservateurs, sociaux-démocrates, alliances des gauches, verts, parti suédois, chrétiens-démocrates) qui ont conclu un accord le 17 juin 2011. Il doit obtenir un mandat du parlement avant chaque Conseil européen. Le programme gouvernemental s’articule autour de deux axes principaux : réduction des déficits publics de 2,4 milliards d’Euros et volonté de maintenir le pouvoir d’achat des plus démunis (hausse générale prévue des minima sociaux de 100 euros par mois).

Succédant à Mme Tarja Halonen (parti social-démocrate), le conservateur Sauli Niinistö (ancien président du parlement), a été élu à la présidence de la République le 5 février 2012 avec 62,6 % des voix face à M. Pekka Haavisto, représentant de l’Alliance des Verts. Cette élection marque un tournant dans l’histoire politique finlandaise puisque la présidence de la République échappe au parti social-démocrate pour la première fois depuis 1982 et revient à un conservateur pour la première fois depuis 1956. M. Soini (les Vrais Finlandais) est arrivé seulement quatrième, avec 9,4 % des voix. Le nouveau Président voit ses pouvoirs fortement restreints par rapport à ses prédécesseurs, suite à la révision de la Constitution de 2000. La principale évolution concerne les questions européennes qui sont désormais du ressort unique du gouvernement, alors que le Président continue de mener la politique étrangère du pays en collaboration avec le gouvernement.

Des élections municipales se sont tenues le 28 octobre 2012. Le parti conservateur maintient sa position de premier parti de Finlande (21,9 % des voix) devant le parti social-démocrate (19,6% des voix) et le parti du Centre (18,7% des voix, en net progrès par rapport aux législatives de 2011) qui devient la première force d’opposition. Le parti des Vrais Finlandais, enregistre un résultat ambigu avec 12,3 % des voix : il fait plus que doubler son résultat de 2008 mais n’atteint pas le niveau que lui prédisaient les sondages (15-16%) et est en net recul par rapport aux législatives de 2011 (19,1% des voix).

Les 336 communes que compte le pays constituent le seul échelon intermédiaire entre l’Etat et le citoyen et assurent l’essentiel des services de santé, d’aide sociale et d’éducation. En plus des transferts de l’Etat, les communes disposent de ressources propres constituées de l’impôt communal sur les revenus (de 19% en moyenne), d’un pourcentage (32% actuellement) de l’impôt sur les bénéfices des entreprises et enfin des taxes foncières (relativement faibles). Les communes connaissent depuis quelques années une situation financière difficile liée notamment au vieillissement de la population et à la croissance des dépenses de santé. Le gouvernement a proposé une réforme ambitieuse limitant le nombre des communes à 70 mais devant la détermination des opposants (parti du Centre notamment), il a ajourné et amendé son projet en laissant une plus grande place dans la décision aux communes elles-mêmes.

Le premier ministre Katainen a annoncé le 5 avril 2014 sa décision de ne pas se présenter aux élections à la présidence du parti conservateur, parti le plus important au Parlement, pour briguer un poste de commissaire européen. Il a été remplacé par Alexander Stubb, ancien ministre du commerce extérieur et des affaires européennes, qui a recueilli une majorité de suffrages parmi les adhérents du parti conservateur. Le nouveau gouvernement, composé des mêmes partis, est entré en fonctions le 24 juin 2014.Précédemment, M. Antti Rinne, avait été élu le 9 mai 2014 nouveau président du Parti social-démocrate finlandais. Il succède ainsi à Mme Jutta Urpilainen, candidate malheureuse à sa réélection, au poste de ministre des Finances.

Prochaines échéances électorales : législatives en avril 2015 et présidentielles en 2018.


Situation économique

Après la grave récession des années 90 due à la perte brutale de ses marchés dans l’ex-URSS, l’économie finlandaise s’est rapidement adaptée à la mondialisation. Elle a connu une prospérité exceptionnelle (croissance de 3,5% par an en moyenne après 1995), symbolisée notamment par le succès industriel de Nokia (aujourd’hui en crise, après l’annonce d’un nouveau plan de restructuration et la suppression de 10.000 emplois d’ici la fin 2013, et la cession de la filière de téléphonie mobile à Microsoft), appuyée par une politique publique volontaire en matière d’investissement en R&D et dans l’éducation. Cette forte croissance lui a permis de préserver un modèle social avancé en lui assurant un financement durable, grâce à des finances publiques solides (solde public encore supérieur à 4% en 2008). Les secteurs du bois, de la métallurgie et des constructions mécaniques, ainsi que des technologies de l’information et de la communication ont pris une part décisive dans la croissance du pays.

Fortement dépendante de ses exportations (la part du commerce extérieur dans le PIB est passée, en une quinzaine d’années, de 20 à 45%), la Finlande a toutefois été inévitablement touchée par la crise économique mondiale. Après une forte récession en 2009 (8,5%), le PIB a progressé de 3,3% en 2010 et de 2,7% en 2011. Malgré une consommation privée soutenue, le PIB finlandais s’est toutefois replié en 2012 de 0,1% sous l’effet d’une baisse de la consommation publique, des exportations et de l’investissement. Après l’annonce fin juin 2013, par la Banque de Finlande, d’une récession pour 2013 à 0,8%, le ministère des Finances a, à son tour, fortement revu à la baisse ses prévisions pour 2013 à -0,4% contre +0,5% à la fin 2012. Cette révision traduit à la fois le recul plus fort que prévu de l’investissement (-3,8% contre -2,3% dans le cadre des précédentes prévisions), des exportations (0% contre +1,1%), dans un contexte de crise de la zone euro. En outre, la consommation privée ralentirait aussi fortement, contrainte par la hausse des impôts et du chômage et le ralentissement des salaires.

Dans ce contexte, le chômage devrait progresser de 7,7% en 2012 à 8,3% en 2013. Cette tendance devrait peser dans le contexte actuel de négociation des accords salariaux, et limiter la progression des salaires pour cette année à 2,1% contre 3,2% en 2012. Toutefois, étant donné la stagnation de la productivité (0% après +0,1% en 2012), les coûts salariaux unitaires vont continuer leur dégradation pesant ainsi sur la compétitivité du pays. Le taux de chômage des 15-24 ans, qui a atteint 19,9% en mars 2013, est à son niveau le plus haut depuis octobre 2011, après 9 mois consécutifs de hausse. Ce chiffre reste toutefois inférieur à ceux constatés pour la zone euro (24%) et l’UE-27 (23,5%). De fait, le gouvernement Katainen a décidé de renforcer, à partir du 1er janvier 2013, le dispositif « Garantie Jeunes », instauré en 2005, qui permet de proposer à toute personne de moins de 25 ans, ou tout jeune diplômé de moins de 30 ans, un travail, un stage, une formation ou un atelier professionnel dans les trois mois suivant son inscription au chômage. Cette nouvelle version de la Garantie Jeunes s’articule autour de deux piliers : la Garantie Educative et la professionnalisation du parcours des jeunes. Afin de financer ces changements, le gouvernement Katainen a débloqué une enveloppe annuelle de 87 M€ pour 2013 et 112 M€ à partir de 2014.

Ces perspectives tendent à remettre en cause la trajectoire des finances publiques. Les dépenses publiques passeraient ainsi de 56% du PIB en 2012 à 57,4% en 2013, la hausse la plus élevée en 15 ans. Si le déficit reste contenu (1,7% en 2013), la dette devrait dépasser le seuil maastrichtien de 60% du PIB en 2014. A l’heure actuelle, les efforts de consolidation budgétaire, portant sur une hausse du niveau des taxes affectant les ménages (TVA, immobilier), pèsent sur la consommation privée et donc sur le potentiel de reprise de l’économie.

L’inflation devrait se situer en 2012 à 3,2% en moyenne du fait notamment de hausses de taxes indirectes. Le chômage, en légère hausse dans le contexte de la multiplication d’annonces de licenciement dans les secteurs des TIC, du bois-papier et des biens d’équipement, s’est finalement maintenu à 7,7 % en 2012, grâce notamment à un accord de modération salariale pour 2013-14 (après une augmentation des coûts salariaux unitaires de 4% en 2012).

La balance commerciale est restée en 2012 lourdement déficitaire (2,4 Mrds €) après un déficit record en 2011 de 3,6 Mrds €, soit 1,1% du PIB (le premier depuis le début des années 90), sous l’effet de la contraction des importations dans le contexte de récession économique.

Les échanges commerciaux avec l’UE ont représenté en 2012, 62 Mds € soit 53,4% du total des échanges (116 Mds €), les exportations vers l’UE (en baisse de 4%) représentant 30,5 Mds € (53,6% du total exporté) et les importations en provenance de l’UE (en baisse de 1%) s’élevant à 31,4 Mds € (53% du total). La Russie reste le premier partenaire commercial de la Finlande, étant son premier fournisseur (10,6 Mds € et près de 18% de part de marché), et son second client (5,7 Mds € de ventes et 10% de part de marché). L’Allemagne est le second partenaire devant la Suède et la Chine dont la part de marché n’a que faiblement augmenté ces dernières années (7,8%).

La Finlande maintient son orientation stratégique fondée sur l’intensité de la recherche et développement (plus de 3% du PIB) et la qualité de la formation générale (1ère au classement PISA) et professionnelle, se classant parmi les premiers de la stratégie UE2020.


Politique européenne et extérieure

Depuis son adhésion en 1995, la Finlande se veut élève modèle de l’UE. Elle a adopté l’ensemble des politiques européennes, dont la monnaie unique. Elle a appliqué à la lettre les critères du Pacte de stabilité et de croissance après la mise en place de l’euro, et a veillé à respecter strictement les critères posés par le Pacte en matière de déficit budgétaire et d’endettement.

La crise des dettes souveraines dans la zone euro a provoqué un durcissement sensible de la position du pays face aux demandes d’assistance émanant d’Etats en difficulté, perçus comme moins vertueux. Ce durcissement s’est manifesté par la demande de "collatéraux" (sous la forme d’un "nantissement" de la Grèce à la Finlande, par exemple) en faveur de la Finlande, pour prix de la mise à contribution des contribuables finlandais, lorsque les paquets d’assistance à la Grèce puis à l’Espagne ont été débattus. Le gouvernement finlandais a d’autant plus insisté pour obtenir ces contreparties qu’il a été soumis à la pression du parti d’opposition eurosceptique des « Vrais Finlandais ». La Finlande n’est pas pour autant devenue europhobe. L’opinion publique réaffirme, sondage après sondage, son soutien à l’euro (en avril 2013, 55 % des Finlandais rejetteraient l’idée de quitter l’euro contre seulement 25 % qui y seraient favorables). Mais les Finlandais rejettent l’idée d’une solidarité entre Etats européens se traduisant par des transferts financiers à leur détriment.

Suite à un discours à Strasbourg en mars 2013, le premier ministre a diffusé le 13 juin dernier, un livre blanc sur l’Union européenne, perçue comme garante de la souveraineté des plus petits. Il répond à l’euroscepticisme et la division entre Etats membres (exacerbée par la crise), en rejetant les alternatives « simplistes » de fédéralisme ou de fragmentation : il plaide pour une intégration plus étroite, « juste et équitable », solidaire et responsable, dans le cadre des traités existants. Plus qu’une union économique et un marché unique, il voit l’UE fondée sur une communauté de valeurs, respectueuse de ses propres règles. Il met l’accent sur la croissance, la compétitivité et l’emploi, le modèle social, mais aussi la politique énergétique et climatique, la liberté de mouvement et le renforcement d’une défense commune intégrée et moins dépendante des Etats-Unis.

Livre blanc finlandais sur l’Union européenne, juin 2013 (en anglais) : http://vnk.fi/julkaisukansio/2013/j…
Sur le plan international, la Finlande s’emploie activement à renforcer la coopération multilatérale, notamment dans le cadre des Nations Unies, et le droit international en général. Elle entretient une relation bilatérale étroite et complexe avec la Russie (frontière commune d’environ 1300 km) et cherche à développer une politique régionale à vocation septentrionale, baltique et arctique.

Pour l’instant en dehors de l’OTAN, la gestion de crise est une priorité de la Finlande qui conduit une politique active de participation de personnels militaires aux opérations de maintien de la paix, essentiellement dans le cadre des Nations Unies. La Finlande contribue activement depuis son adhésion à l’UE aux opérations de la politique de sécurité et de défense commune. Elle est aussi présente dans le cadre de l’OSCE (missions de terrain) et du Partenariat pour la paix de l’OTAN (participation à deux opérations sous commandement OTAN : Kosovo, Afghanistan).

En matière d’APD, la Finlande se donne pour principal objectif l’éradication de la pauvreté. Elle attache une importance particulière à la réalisation des Objectifs de Développement du Millénaire et s’est engagée dans l’exercice des Nations Unies sur la définition des nouveaux Objectifs du Développement Durable. La coopération finlandaise concentre ses activités sur une dizaine de pays-cibles (Afghanistan, Ethiopie, Kenya, Mozambique, Népal, Tanzanie, Vietnam, Zambie, territoires palestiniens). Par ailleurs, comme les autres pays nordiques, la Finlande est particulièrement attachée à l’aide multilatérale, en particulier des agences des Nations Unies. Enfin, elle entend se montrer dynamique dans le cadre des actions de développement de l’Union Européenne. L’effort de la Finlande en terme d’APD devrait représenter 1,118 mds€ en 2013 (dont 892 millions d’Euros gérés par le Ministère des Affaires étrangères, le reste représentant notamment la contribution de la Finlande au budget de la coopération européenne, environ 160 millions d’Euros), soit 0,54% du PIB, en léger recul par rapport au chiffre de 2010 (0,59% du PIB) en raison de l’austérité budgétaire. Pour autant la Finlande proclame sa volonté de parvenir à l’objectif fixé par les Nations Unies et l’UE de 0,7% du PIB en 2015, d’autant que ses voisins nordiques, Suède et Norvège, affichent le chiffre symbolique de 1% de leur PIB consacré à l’aide au développement.


Mise à jour : 04.09.14


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