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Présentation de l’Estonie

Présentation

Données générales

Données géographiques

Nom officiel : République d’Estonie
Superficie : 45.227 km2
Capitale : Tallinn (403 500 habitants)
Villes principales : Tartu, Narva, Kohtla-Järve, Pärnu
Langue officielle : estonien
Monnaie : euro depuis ler janvier 2011
Fête nationale : 24 février


Données démographiques (2013)

Population : 1,3 millions d’habitants
Croissance démographique : - 0,4%
Espérance de vie : hommes : 71,2 / femmes : 81,3
Indice de développement humain : (Classement ONU) : 34ème rang


Données économiques (2013)

PIB : 18 Mds €
PIB/hab : 9 500 € (20ème rang de l’UE)

Salaire mensuel brut moyen : 800 € (France : 2500 €)
Salaire minimum : 290 € (France 1400 €)
PIB/hab en parité de pouvoir d’achat : 69 % de la moyenne européenne

Taux de croissance : 0,8 % (3,9 % en 2012, 8,2 % en 2011)
Taux de chômage : 8,6 % (2012 : 10,2 %, 2011 : 12,5 %)
Taux d’inflation : 2,8 % (2012 : 4,2 %, 2011 : 5,1 %)

Déficit public/PIB : -0,6 % (2012 : -0,2 %)
Dette publique : 10 %

Salaire brut moyen : 865 €
Dépenses R&D : 1,6% du PIB (moyenne UE27 : 2 %)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 3,7 %
  • industrie et construction : 29,7 %
  • services : 66,6 %

Exportations de la France vers l’Estonie : 302M€ , 13ème fournisseur, -8,4%
Importations françaises d’Estonie : 234 M€ , 17ème client, +21,3%
Solde commercial : 67M€ en faveur de la France (137,9 M€ en 2012, cette baisse de 50% n’est que de 19% hors transit des produits énergétiques russes)

Part de marché de la France : 1,7 %
L’Estonie est le 90ème client et 90ème fournisseur de la France
Principaux clients : Suède (17%), Finlande (16%), Russie (11%)
Principaux fournisseurs : Finlande (15%), Allemagne (11%), Suède (10%)

Consulat général de France : Tallinn
Communauté française en Estonie : 145 français immatriculés
Communauté estonienne en France : environ 200 personnes


L’Estonie et l’UE

Contribution nationale au budget de l’UE en 2012 : 153 millions €
[1152 millions € pour la période 2007-2013, 1402 pour 2014-2020]

Fonds européens perçus en 2012 : 954 millions €
[4986 millions € pour la période 2007-2013, 5893 pour 2014-2020], dont :

  • 683 millions € au titre de la politique de cohésion
    [3456 pour 2007-2013, 3790 pour 2014-2020]
  • 235 millions € au titre de la PAC
    [500 pour 2007-2013, 1007 pour 2014-2020]

Bénéficiaire net en 2012 : 448 millions €,
[3834 pour 2007-2013, 4491 pour 2014-2020],

Nombre de députés au Parlement européen : 6 sur 736
Nombre de voix au Conseil de l’UE : 4 sur 345 soit 1,2 %
Nombre de voix au Conseil de l’UE après 2014 (en fonction de la population) : 0,27 %


Politique intérieure

Prochaines échéances électorales : municipales en octobre 2013 ; législatives en mars 2015 ; présidentielle en août 2016.

L’Estonie a recouvré son indépendance en 1991 et s’est donnée en 1992 une constitution instaurant une démocratie parlementaire. Le parlement monocaméral, le Riigikogu (101 membres), élu pour 4 ans à la représentation proportionnelle, adopte les lois, décide de l’organisation des référendums, investit le gouvernement et élit le président de la République. Elu pour cinq ans à la majorité des deux tiers du parlement, ce dernier représente le pays à l’étranger, promulgue les lois, propose la nomination du premier ministre au Parlement (qui vote la confiance) et exerce le commandement en chef des armées. Le premier ministre détient l’essentiel du pouvoir. Son gouvernement met en oeuvre la politique intérieure et extérieure et partage le pouvoir d’initiative des lois avec le Riigikogu ainsi qu’avec le président.

M. Toomas Hendrik Ilves a été élu à la présidence en 2006, puis reconduit pour un second mandat en septembre 2011. Ancien ministre des Affaires étrangères et ancien député européen, il personnifie l’ancrage européen du pays.

M. Andrus Ansip, du parti de la réforme (centre droit libéral), était à la tête du gouvernement depuis avril 2005, en dépit de nombreux remaniements et changements de coalition. M. Ansip est un libéral convaincu qui a su prendre le virage de l’indépendance. Le parti de la réforme a confirmé lors des législatives du 6 mars 2011 sa première place sur l’échiquier politique estonien. Ces élections ont validé la politique gouvernementale de M. Ansip ainsi que sa stratégie économique, qui a permis à la fois l’entrée dans la zone euro (1er janvier 2011), l’adhésion à l’OCDE (décembre 2010) et un net redressement économique. Elles ont également confirmé la dilution du vote russophone.

M. Ansip a quitté le pouvoir le 4 mars 2014 dans l’espoir de procéder à un échange de fonctions avec M. Siim Kallas, commissaire européen et ancien premier ministre. Ce projet n’a pu aboutir en raison de conflits internes au parti de la réforme. Le nouveau premier ministre, Taavi Roivas, ministre des Affaires sociales dans le dernier gouvernement Ansip, est devenu premier ministre le 24 mars. La coalition gouvernementale rassemble, aujourd’hui, libéraux du parti de la réforme et sociaux-démocrates.

Selon le critère linguistique, les russophones représentent 29% de la population (environ 350 000 personnes), résultant des mouvements de population de la période soviétique. Les élections confirment, depuis 2005, l’intégration croissante des russophones qui ont voté sur une base partisane plutôt que communautaire. Environ 70 000 ont opté depuis l’indépendance pour la nationalité estonienne, tandis que 100 000 d’entre eux, souvent âgés, choisissaient la nationalité russe. Les autres, apatrides, représentent en 2011 environ 16% de la population (contre 32% en 1992). Ils disposent de passeports spéciaux, de la liberté de circulation au sein de l’espace Schengen, de droits sociaux et du droit de vote aux élections locales.

La décision, prise par les autorités russes en juin 2008, de dispenser les apatrides d’Estonie de visas pour entrer en Russie est cependant de nature à ralentir le processus de naturalisation : libres de circuler dans l’espace Schengen et en Russie, disposant sensiblement des mêmes droits que les citoyens estoniens, les "apatrides" russophones n’ont aucun besoin pratique de demander la citoyenneté estonienne. Par ailleurs, Tallinn estime à 10 000 le nombre de passeports russes délivrés depuis dix ans dans la région de Narva au nord-est.


Situation économique

Admise à l’OCDE en mai 2010, l’Estonie a réussi son passage d’une économie administrée et centralisée à une économie de marché dynamique, libéralisée par des gouvernements successifs qui ont observé une stricte orthodoxie budgétaire, tout en menant à bien la modernisation du pays. Le pays s’illustre notamment dans le secteur informatique : c’est l’e-Stonie (programmeurs estoniens qui ont développé Skype, les systèmes de paiement par téléphone mobile, le vote par internet, la carte d’identité électronique multifonctionelle et déployé des efforts en cyber sécurité).

Surnommée le « tigre balte », l’Estonie a connu entre 2000 et 2007 une croissance annuelle moyenne supérieure à 8% (8,1 % en 2004, 10,5 % en 2005, 11,4 % en 2006). La vigueur de la demande était soutenue par l’importance des investissements étrangers, la hausse des salaires et par une forte progression de l’endettement des ménages. Cette élévation rapide du niveau de vie s’était accompagnée d’une forte réduction du chômage (4% en juillet 2008).

Très dépendant des investissements étrangers, le pays a été durement frappé par la récession
(-5,1% de PIB en 2008, -14 % en 2009). Le salaire moyen a reculé en 2009 de presque 5% en termes réels, alors que sa progression dépassait encore 13% en 2008.

Après deux années d’une récession très profonde, l’Estonie a retrouvé en 2010 le chemin d’une croissance robuste et assainie. Cette tendance s’est poursuivie et intensifiée en 2011 (7,6%) et 2012 (3,9%). Cette tendance reste tout de même tributaire des évolutions d’un environnement extérieur incertain.

La crise laisse dans son sillage un chômage élevé (8,6 %), que le gouvernement n’arrive pas à résorber. Le coût social du redressement économique est considérable. Les dépenses de protection sociale s’élèvaient à 19% du PIB en 2009 (la moyenne UE étant à 28%). Le médiateur estonien de la République a remis un rapport très commenté, en 2011, mettant en évidence qu’un enfant sur cinq vivait sous le seuil de pauvreté.

L’émigration est en croissance pour des raisons économiques (médecins en Finlande et en Suède, experts informatiques aux Etats-Unis) et le président Ilves a lancé, pour la deuxième année consécutive, une campagne d’opinion défendant l’image de l’Estonie, sur ce sujet, et intitulée : « Dix bonnes raisons pour revenir en Estonie ». Le pays qui comptait 1,5 million d’habitants en 1995, en a perdu plus de 200 000. Le gouvernement espère que le retour des émigrés et les politiques natalistes soient des moyens de relance du dynamisme démographique, favorisant la croissance économique.

Les finances publiques sont toujours aussi exemplaires. L’Estonie a rejoint la zone euro le 1er janvier 2011, au prix d’une politique de rigueur drastique. L’Estonie a inaugué son appartenance à la zone euro en affichant dès la première année à la fois une des plus fortes croissances de la zone (2011 : 7,5 %), un solde budgétaire positif (proche de 1%) et la dette la plus faible (6 % du PIB).

Le gouvernement espère réconcilier ces bons chiffres avec une préoccupation plus sociale. Les dépenses sociales, actuellement de 32% des dépenses budgétaires, devraient passer à 48% à l’horizon 2015. Le plan consiste à augmenter les retraites (de 304 à 357 euros), relever les contributions de l’Etat aux prestations sociales et réduire la pression fiscale sur les ménages.

Les résultats macroéconomiques de 2012 restent bien orientés avec une croissance à 3,9%, le tassement de la croissance en 2013 (0,8%) ne semble être que temporaire si on se réfère aux prévisions pour 2014, du FMI (2,5%) et de l’UE (2,3%). Les exportations progressent (+21,3% à destination de la France, par exemple).

La sécurité énergétique est au cœur des préoccupations des autorités estoniennes.

Riche en schistes bitumineux, l’Estonie tire de cette ressource une très grande partie de sa production énergétique (80%). Elle est le seul pays au monde dans ce cas. Ces ressources naturelles lui permettent d’être auto-suffisante en matière de production électrique.

Toutefois, cette filière est menacée par l’obsolescence des chaudières et turbines utilisées, mises en service pour l’essentiel dans les années 1960 (rendements nettement décroissants, incompatibilité de plus en plus marquée avec les nouvelles exigences communautaires en termes climatiques). L’Estonie a entrepris de moderniser ses installations par des investissements dans des équipements plus performants en matière d’émissions de dioxyde de soufre et d’oxydes d’azote (fournis par Alstom début 2009).

Parallèlement, l’Estonie a engagé une diversification de ses approvisionnements énergétiques en développant la biomasse et l’éolien. La part des énergies renouvelables dans la production totale d’énergie est aujourd’hui de 20%, et le plan estonien de développement énergétique élaboré par le gouvernement prévoit leur développement ces prochaines années.

L’Estonie est exportatrice nette d’électricité, notamment vers la Finlande, la Lettonie et la Lituanie.

Le taux de dépendance énergétique de l’Estonie est de 21%.

Parmi les énergies primaires consommées par les Estoniens, les schistes bitumineux et les produits pétroliers représentent la plus grande part (70% et jusqu’à 90% dans le cas de l’électricité). S’il ne représente que 9% du total, le gaz occupe une place à part, dans la mesure où il est à 100% importé de Russie.

Cette réalité se double d’un enjeu majeur d’équipement autour de la faisabilité d’un terminal GNL à vocation balte. La société néerlandaise Vopak LNG a remporté l’appel d’offre et la nécessité d’un cofinancement européen est incontournable pour la construction de ce port à Muuga (près de Tallinn). Cependant, la Commission a été sollicitée pour trancher entre cette option et une option finlandaise concurrente.

S’agissant du chauffage, secteur sensible auprès de la population compte tenu de la rigueur des hivers estoniens, sa part monte à 40% de la consommation (et 70% à Tallinn). Les efforts déployés en vue du développement du chauffage à partir de la cogénération et l’incinération des déchets se traduisent toutefois par une baisse constante de ce chiffre et permettent une diminution de la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie. Le reste de la consommation concerne les énergies renouvelables (10%, bois et tourbe essentiellement) et les produits pétroliers liquides classiques (9%).

Tallinn soutient le projet de construction d’une centrale nucléaire balte (en territoire lituanien, à Visaginas). L’Estonie, tout comme la Lettonie et la Lituanie, est une partisane convaincue du nucléaire civil.

Enfin, si jusqu’en 2006, l’Estonie constituait avec ses voisins baltes un îlot énergétique au sein de l’Union européenne, puisque son réseau électrique n’était relié qu’à celui de l’ex-URSS, la situation a nettement évolué au cours des 5 dernières années : un premier câble électrique entre l’Estonie et la Finlande (Estlink-I, 350 Mw) a été posé en 2006, un second, Estlink-II (650 Mw), financé en partie par l’UE, commencera à fonctionner début 2014. Le contrat de fourniture et de pose de ce second câble a été remporté en décembre 2010 par le groupe français Nexans.


Politique extérieure

Relations avec la Russie

En avril 2007, le transfert d’une statue de soldat soviétique au cimetière militaire de Tallinn a été à l’origine de heurts violents entre forces de l’ordre et manifestants russophones, en provoquant une crise diplomatique avec Moscou. L’Estonie avait alors fait l’objet d’une cyberattaque, émanant de sites russes, d’une ampleur unique. Les sites gouvernementaux se trouvèrent saturés et dans l’incapacité de fournir leurs services, dans un contexte d’administration sans papier. Depuis cet épisode, Tallinn joue la carte de l’apaisement avec Moscou.

Des collaborations diverses, et tout particulièrement parlementaires, ont lieu régulièrement, entre les commissions des affaires étrangères du Riigikogu et de la Douma. La coopération technique se développe. Pour les autorités estoniennes, les adhésions en 2004 à l’OTAN et à l’UE permettent en effet aujourd’hui d’assurer à leur pays sécurité et indépendance. Les relations avec la Russie s’inscrivent avant tout, aux yeux des autorités estoniennes, dans le cadre des dialogues UE-Russie et OTAN-Russie. La relation bilatérale est ainsi reléguée au second plan.

Avec 29% de la population russophone (40% dans la capitale), la question de la communauté russe en Estonie reste un dossier sur lequel Moscou ne manque pas d’intervenir (déclarations officielles sur les droits de cette "minorité", scolarisation russophone en Estonie, politique de bourses, soutien aux personnes âgées, etc.).

La Russie ne reconnaît pas la continuité de l’Etat estonien depuis la première indépendance en 1918 : l’accord frontalier russo-estonien n’a jamais été ratifié par la Douma au motif que le Parlement estonien, le Riigikogu, avait rajouté, lorsqu’il a lui-même procédé à la ratification de l’accord, un préambule faisant référence au traité de paix de Tartu de 1920, établissant de cette manière le principe de la continuité de l’état estonien depuis 1918, et celui d’une occupation de l’Estonie par l’Union soviétique.

Les négociations sur ce traité frontalier ont repris à l’été 2012. Le gouvernement estonien a approuvé, le 23 mai 2013, le projet des nouveaux traités frontaliers. Les territoires échangés devraient être d’une extension presque identique (entre 125 et 130 hectares). La Russie n’a pas encore conclu son processus d’accord.

La crise ukrainienne, déclenchée par la non-signature de l’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE, au sommet de Vilnius de novembre 2013, a de nouveau tendu les relations entre l’Estonie et la Russie. Le rattachement de facto de la Crimée à la Russie a ravivé les craintes estoniennes, au sujet de la sécurité de sa propre frontière avec la Russie.

Relations avec les Etats-Unis

Depuis la restauration de son indépendance, l’Estonie entretient des relations très étroites avec Washington. Né en exil, le Président Toomas Ilves a vécu une grande partie de sa vie aux Etats-Unis (il a renoncé à la nationalité américaine en 1993).

L’administration américaine soigne son allié estonien. Son soutien lors de l’accession de l’Estonie à l’OTAN, en 2004 , a été décisif et les Estoniens montrent à l’égard des Etats-Unis une profonde gratitude. Les rencontres bilatérales sont fréquentes.


Relations avec les pays nordiques

L’Estonie attache une importance particulière au développement de ses relations avec les pays nordiques, notamment la Finlande, dont elle est proche du point de vue géographique, énergétique, linguistique et culturel (la distance de Tallinn à Helsinki n’est que de 85 km alors que Riga est à 307 km). Jouant un rôle actif dans les enceintes de concertation régionale telles que le Conseil des Etats riverains de la mer baltique, elle entretient des relations étroites avec ses voisins baltes, la Lettonie et la Lituanie.


L’Estonie et l’OTAN

Depuis leur accession à l’Alliance en avril 2004, les trois Etats baltes bénéficient d’une mission permanente de "police du ciel" fournie, sur une base volontaire, par les Alliés. Initialement prévue pour la période 2004-2011, cette solution intérimaire a été reconduite. Une réévaluation aura lieu en 2018. La France, qui y a participé à ces missions en 2007, 2010 et 2011 avec 4 Mirage, prendra à nouveau son tour en 2013.

L’Estonie a déployé 170 soldats sur le théâtre afghan. Il s’agit d’un effort conséquent puisque l’armée estonienne compte un total de 5 600 soldats. Ces soldats sont déployés majoritairement dans la province de Helmand sous commandement britannique, et avec un calendrier de retrait concomitant (au plus tard fin 2014).

L’engagement de l’Estonie en Afghanistan n’est pas remis en cause par l’opinion publique, bien que 9 soldats estoniens y aient déjà laissé la vie. Les autorités estoniennes expliquent régulièrement dans les medias, ou au parlement, l’importance de cette opération pour la sécurité de l’Estonie dans le cadre de la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme.

Depuis 2008, Tallinn accueille un centre de cyberdéfense de l’OTAN. Onze pays alliés y sont représentés, la France y a détaché un officier depuis juillet 2013, afin d’y faire son entrée officielle à l’automne 2013.


Mise à jour : 15.04.14

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