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Présentation

Données générales

Nom officiel : Etat des Emirats arabes unis

Nature du régime : émirat, Etat fédéral, chaque émirat est gouverné par un émir, le pouvoir est héréditaire.
Le pays est doté d’un Conseil national fédéral (parlement au pouvoir consultatif) composé de quarante membres élus dont la moitié est élue par un collège électoral.
Constitution : 1996 (constitution provisoire dès 1972, constitution permanente en 1996)

Chef de l’Etat et/ou du gouvernement :
Cheikh Khalifa Bin Zayed Al-Nahyan, Président de la Fédération et Emir d’Abou Dabi (depuis le 2 novembre 2004)
Cheikh Mohammed Bin Rached Al-Maktoum, Premier Ministre, ministre de la défense et Vice-Président de la Fédération (depuis le 2 novembre 2004)
Cheikh Abdullah Bin Zayed Al-Nahyan, ministre des Affaires étrangères (depuis le 9 février 2006)

La fédération des Emirats arabes unis est membre du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe (CCEAG, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar, Oman, Bahreïn), de la ligue des Etats arabes et de l’Organisation de la Coopération Islamique.

Données géographiques

Superficie : 82 880 km²
Capitale : Abou Dabi (capitale fédérale)
Emirats : Abou Dabi, Dubaï, Charjah, Oumm al Qaïwaïn, Ajman, Ras el Khaïmah, Fujaïrah.
Villes principales : Dubaï (1 764 700 hab), Charjah (941 400 hab), Abou Dabi (613 300 hab), Al Aïn (502 000 hab), Ajman (255 800 hab), Ras El Khaïmah (124 000 hab), Fujaïrah (104 300 hab), Khor Fakkan (51 800 hab) et Oumm Al Qaïwaïn (35 200 hab).
Langue (s) officielle (s) : arabe
Autres langues : persan, anglais, hindi, ourdou
Monnaie : Dirham émirien (1 AED = 0,20 € ; 1€ = 5,07 AED, octobre 2013)
Fête nationale : 2 décembre (création de la Fédération en 1971)

Données démographiques

Population : 7,891 millions d’habitants (site Banque mondiale mars 2013, données de 2011)
Nationaux : 800 000 (environ 10 % de la population)
Non-nationaux : 7 millions
Densité : 47 hab/km²
Taux de croissance de la population : 3 %
Indice de fécondité : 2,37
Espérance de vie à la naissance : 77 ans (site Banque mondiale mars 2013, données de 2011)
Taux d’alphabétisation : 91% (site Unicef 2013, donnée 2010)
Religions : musulmans 96% (sunnites : 80% ; chiites : 16% ; Islam : religion officielle), autres 4% (dont chrétiens et hindous)
Indice de développement humain : 29 ème rang mondial (PNUD, 2012)

Données économiques

PIB nominal de la Fédération (2012) : 377 Mds $ (dont Abou Dabi, 60%) (prévisions 2013 : 387 Mds $)
PIB par habitant PPA (2012) : 43 000$/hab (20ème rang mondial, équivalent à celui de la France)

Taux de croissance 2012 : 4%
Taux de croissance (prévisions 2013) : 4%
Taux de chômage : 14%
Taux d’inflation (prévision 2013) : 1,5% en moyenne annuelle

Solde des comptes publics (2012) : +10% du PIB ; (prévisions 2013 : +11% du PIB)
Réserves en devises de la Banque centrale (2012) : 45 Mds $ ; (estimations fin 2013 : 50 Mds $)
Dette extérieure (2011) : 158 Mds $

Exportations (2011) : 252 Mds $
Importations (2011) : 185 Mds $
Solde de la balance commerciale (2011) : 67 Mds $

Principaux clients (2010) : Japon (17,5%), Inde (11,9%) Corée du Sud (7,2%), Iran (6,9%), Thaïlande (5,2%).
Principaux fournisseurs (2011, dernières données disponibles) : Inde (20%), Chine (14%), Etats Unis (8%), Allemagne (5%), Japon (4%), Corée du sud (4%), Italie (3%), France (3%).

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2010)

  • agriculture : 1,7 %
  • industrie (dont hydrocarbures 31%) : 63,1 %
  • services : 35, 2%

Production de pétrole brut (2012) : 2,65 mb/j (dont Abou Dabi, 90%)
Réserves de pétrole (2012) : 6èmes réserves pétrolières dans le monde (5,9% des réserves mondiales) ; 97,8 milliards de barils ; plus de 100 ans d’exploitation au rythme actuel
6ème producteur (ex-aequo avec l’Irak et le Koweit) et 5ème exportateur de pétrole de la planète
Le secteur pétrolier ne représente plus que 31% du PIB
7ème réserves mondiales de gaz (3,3% du total) (2012)
17ème producteur mondial de gaz (2012) (source : BP 2013)

Exportations de la France vers les Emirats (2012) : 3,53 Mds €
Importations françaises depuis les Emirats (2012) : 1,16 Mds €

Solde de la balance commerciale (2012) : + 2,37 Mds €, 4ème excédent mondial
Part de marché française : de l’ordre de 3%
En 2012, la Fédération a été le 24ème client de la France dans le monde et son 53ème fournisseur.

Le site du ministère de l’économie et des finances propose de plus amples données statistiques.



Données consulaires

Une section consulaire au sein de l’ambassade (Abou Dabi) et un consulat général à Dubaï.

Communauté française aux Emirats arabes unis : 18 438 inscrits (environ 20% de doubles nationaux) (août 2013), dont :

  • 11 925 dans la circonscription consulaire de Dubaï et des émirats du Nord
  • 6 513 dans la circonscription d’Abou Dabi

Communauté émirienne en France : 51 Emiriens disposent d’un titre de séjour (9 Emiriens d’un document provisoire).


Politique intérieure

Fondée le 2 décembre 1971 lors du départ des Britanniques, la Fédération des Emirats arabes unis, est constituée de sept émirats (dominés par ceux d’Abou Dabi et de Dubaï) et peuplée de 7,8 millions d’habitants, dont 800 000 nationaux. Depuis le 2 novembre 2004, la présidence de la fédération est exercée par Cheikh Khalifa Bin Zayed Al-Nahyan, émir d’Abou Dabi.

Les Emirats arabes unis disposent, depuis 2006, d’une assemblée législative consultative, le Conseil national fédéral (40 membres), composé, à part égale, de membres élus et de membres désignés, dont le rôle est consultatif mais qui contribue à alimenter un débat public dans le pays. La tradition des majlis, assemblées traditionnelles de type tribal, assure par ailleurs une régulation de la vie publique et offre des possibilités de participation ainsi que des recours en cas de conflit.

Les Emirats arabes unis semblent se tenir à l’écart des turbulences du printemps arabe. Les dirigeants ont introduit des réformes mesurées dans le système politique émirien (décision de porter de 6 000 à 130 000 le nombre des membres du collège électoral chargé d’élire les députés du Conseil national fédéral (CNF), dont la moitié seulement est élue par des « grands électeurs », place croissante accordée aux femmes dans la société émirienne). Le renouvellement du CNF, le 24 octobre 2011, sur une base élargie, n’a toutefois pas mobilisé (28 % de votants).

Par ailleurs, depuis le printemps 2011, le gouvernement émirien multiplie les mesures économiques visant à assurer les services essentiels dans les différents émirats du Nord qui connaissent la plus grande densité de population autochtone, alliée à un faible développement économique et à une carence en infrastructures. Plus généralement, mois après mois, de nouvelles mesures sociales sont adoptées dans chaque émirat (octroi de logements, effacement de dettes, augmentation substantielle des salaires des fonctionnaires, primes exceptionnelles…).

Le pays n’est toutefois pas totalement à l’écart de l’effervescence politique et sociale. En 2011, deux pétitions ont été signées par quelques centaines de personnes, réclamant l’élection du Conseil national fédéral au suffrage universel et plus d’ouverture. Cinq blogueurs ont été arrêtés et condamnés pour « injure aux dirigeants du pays et menace à la sécurité de l’Etat ». Très soutenus par les ONG internationales, ils ont été graciés quelques jours après leur condamnation. La loi sur la cybercriminalité a été durcie afin de permettre un contrôle plus strict des réseaux sociaux.

Le procès de 94 Emiriens, militants islamistes présentés comme liés aux Frères musulmans et accusés de complot contre le régime, arrêtés en 2012, s’est ouvert le 5 mars 2013 devant la Cour suprême fédérale, dont dépend la Cour de sûreté de l’Etat. L’audience a été suivie par les médias locaux et des représentants d’associations émiriennes. Aucun journaliste étranger, ni représentant d’association étrangère n’a été autorisé à y assister. A l’issue du jugement, rendu public le 2 juillet, les 2/3 des accusés ont été condamnés à des peines de 5 à 10 ans de prison.

Le 5 novembre a commencé le procès de 20 ressortissants égyptiens, accusés d’avoir fondé une cellule des Frères musulmans aux Emirats arabes unis, incarcérés pour certains depuis fin 2012. Les autorités émiriennes semblent vouloir faire preuve de davantage de transparence sur ce procès, la première audience ayant été publique et ouverte à des journalistes.


Situation économique

Développement spectaculaire ces dix dernières années

Le PIB de la fédération des Emirats arabes unis a atteint 377 Mds $ en 2012. L’émirat d’Abou Dabi (60% du PIB total), détient l’essentiel de la production d’hydrocarbures et gère la quasi-totalité de l’épargne pour les générations futures. Abou Dabi finance sur les revenus pétroliers un modèle de développement destiné à préparer l’après-pétrole, centré sur l’industrie, les hautes technologies et le tourisme.

L’émirat de Dubaï a centré son développement sur sa position privilégiée de plate-forme commerciale, avec un port et un aéroport qui comptent parmi les plus importants au monde, avant de se spécialiser dans les services et l’immobilier. Il souhaite également faire de la cité-Etat un « hub mondial » de la finance islamique et de « l’économie islamique ».

Les Emirats arabes unis sont l’un des premiers pays producteurs d’hydrocarbures dans le monde, avec des réserves prouvées conséquentes. Les hydrocarbures ont permis une accumulation rapide de richesses grâce à une production soutenue et à la progression des cours. La Fédération a connu, de 2003 à 2009, un cycle de forte croissance.

La croissance a par ailleurs été stimulée par la stratégie de diversification de l’économie émirienne, qui démarque la Fédération des autres pays du Moyen-Orient : sa croissance hors hydrocarbures est ainsi tirée d’abord par les services. Aujourd’hui, le secteur pétrolier ne représente plus que 31% du PIB. La diversification s’étend également à l’industrie et à l’immobilier qui attire une large clientèle régionale et internationale. L’émirat d’Abou Dabi investit par ailleurs fortement dans les hautes technologies ainsi que dans des projets destinés à attirer un tourisme « haut de gamme ».


Ralentissement économique lié à la conjoncture internationale

Les Emirats arabes unis ont subi cependant le contrecoup de la crise mondiale, qui s’est traduit en 2009 par un très fort ralentissement de la croissance. Les causes sont bien identifiées : chute des cours du pétrole, contraction de l’activité du secteur privé, éclatement de la bulle immobilière à Dubaï et raréfaction de l’offre de crédit bancaire.

La crise économique a impacté particulièrement Dubaï, car au-delà de l’immobilier, la « cité marchande », dépend en large partie de son offre de services de qualité liés à la santé de l’économie mondiale (transport de marchandises, transport aérien, tourisme, divertissements, services financiers). Dubaï, qui avait par ailleurs entièrement financé son développement par l’emprunt, a rencontré des difficultés pour rembourser certaines échéances.


Stratégie anticrise cohérente et fondamentaux solides

Face à la crise, les autorités ont mis en œuvre une stratégie cohérente permettant de préserver un niveau soutenu d’activité. D’abord en consolidant le secteur bancaire affecté par les retraits de capitaux étrangers : garantie de l’Etat sur les dépôts, mise en place de liquidités par la Banque centrale, recapitalisation des banques d’Abou Dabi ; ensuite en conduisant (à Abou Dabi) une politique budgétaire expansionniste permettant de préserver les investissements publics dans les infrastructures et de renforcer la compétitivité de l’économie.

Par ailleurs, le Dubaï Financial Support Fund (DFSF), destiné à souscrire un emprunt obligataire de 20 Mds $ émis par le gouvernement de Dubaï, a été créé en février 2009.

Face à cette crise de grande ampleur, le pays a montré une capacité de résistance exceptionnelle : les fondamentaux sont demeurés solides et le stock d’épargne a permis de faire face aux besoins. La filière « hydrocarbures » et la diversification de l’économie dans des secteurs porteurs ont permis un rapide retour de la croissance.

Abou Dabi maintient des niveaux d’investissement public très importants et Dubaï se recentre sur ses fondamentaux, à savoir le commerce, capitalisant sur des investissements très importants réalisés dans les infrastructures et les services. Les mesures prises depuis près de trois ans pour maîtriser les dépenses et réduire progressivement le déficit des comptes de Dubaï, commencent à produire leur effet. La situation du marché de l’immobilier est désormais considérée comme stabilisée.


Politique extérieure

L’environnement régional instable dans le monde arabe et jusque chez le voisin de Bahreïn, constitue une forte préoccupation pour les Emirats arabes unis, pays de taille moyenne, faiblement peuplé, entouré de voisins puissants et, pour l’un d’entre eux, l’Iran, perçu comme menaçant.

Face à ce contexte régional difficile, les autorités émiriennes ont inscrit leur pays dans un réseau de solidarités régionales et internationales, tout en s’assurant la protection des principales puissances. Ainsi ont-elles signé, au lendemain de la Guerre du Golfe, des accords de défense avec les Etats-Unis, puis avec la France (1995, renouvelé en 2009) et le Royaume-Uni. Elles apportent également une contribution à la stabilité régionale par des aides bilatérales significatives.

Iran
Ce pays reste perçu comme la principale menace extérieure. Les Emirats et l’Iran entretiennent des relations complexes, marquées par des liens économiques et humains anciens et étroits. La Fédération est le principal fournisseur de l’Iran. Une importante communauté iranienne (500 000 personnes) réside aux Emirats arabes unis. Une forte méfiance caractérise toutefois la relation bilatérale, liée à la fois au contentieux des trois îles du Golfe (Abou Moussa, Grande et Petite Tunb) occupées par l’Iran depuis 1971 et, de manière générale, à la crainte de l’hégémonie iranienne. La position émirienne sur l’Iran se caractérise par une grande fermeté concernant les contentieux bilatéraux et une forte inquiétude sur le dossier nucléaire qui conduit les Emirats arabes unis à soutenir l’approche des Six et le renforcement des sanctions mais également à demander régulièrement une meilleure association des pays du CCEAG au processus de négociation.

Egypte
Les Emirats soutiennent pleinement le régime de transition ayant succédé à M. Morsi. Cette proximité s’est manifestée par la reprise de relations bilatérales de haut niveau dès le 9 juillet, où une délégation émirienne, menée par Cheikh Abdullah, a été la première d’un Etat arabe à se rendre au Caire après la destitution de M. Morsi. Le Président égyptien, M. Mansour, a effectué une visite officielle aux Emirats du 30 au 31 octobre. Ce soutien sans failles se traduit également en termes économiques, avec une aide financière conséquente prévue pour les nouvelles autorités égyptiennes (aide de 3 Mds $ en juillet, 3,9 Mds $ supplémentaires annoncés fin octobre).

Yémen
Ce pays constitue un sujet de préoccupation pour Abou Dabi, qui craint que l’affaiblissement de ce pays ne contribue à accroître la menace d’Al-Qaïda pour la Péninsule Arabique. En 2011, sous présidence émirienne, le CCEAG a élaboré un plan de transition qui a permis le départ du Président Saleh (février 2011) et le lancement d’un processus de réforme politique.

Bahreïn
Les Emirats arabes unis et Bahreïn sont liés par des liens d’amitié. Les familles régnantes sont proches et solidaires. La crise bahreïnienne a beaucoup inquiété les dirigeants émiriens qui ont tout de suite craint une contagion. Aussi les Emirats ont-ils, dès le début des troubles, apporté leur soutien total au régime bahreïnien. Le 14 mars 2011, les Emirats arabes unis ont officiellement annoncé leur décision d’envoyer à Bahreïn une force de sécurité pour contribuer à préserver l’ordre et la stabilité (500 policiers) dans le cadre de la force « Bouclier de la Péninsule ». Les ministres des Affaires étrangères du CCEAG ont décidé, le 10 mars 2011, la mise en place d’un fond doté de 20 Mds $ pour soutenir Bahreïn et Oman, destiné au financement sur dix ans de projets de développement.

Libye
Les Emiriens ont été, avec le Qatar, le pays arabe le plus engagé militairement en Libye. Ils ont engagé six Mirage 2000-9 et six F16 Block 60 dans les opérations d’instauration de la zone d’exclusion aérienne. La Lybie est source de vives préoccupations pour les Emirats, dont l’ambassade à Tripoli a été visée par une attaque le 25 juillet, et qui voient dans la dégradation des conditions sécuritaires le risque du développement d’un « nouvel Afghanistan » au cœur du monde arabe.

Syrie
Les Emirats avaient cru dans un premier temps possible d’obtenir une évolution favorable du régime syrien. A compter de l’automne 2011, les Emirats se sont rangés à nos positions, constatant que les autorités syriennes n’avaient tenu aucun compte des messages qui leur avaient été passés et que le régime avait franchi un seuil de non-retour. Bien qu’en faveur d’un départ de Bachar al-Assad, leur principale crainte reste celle d’une Syrie dominée par les islamistes si le régime venait à s’effondrer. Aujourd’hui, les Emiriens redoutent que Genève II, dans un contexte où l’opposition syrienne tout comme le groupe des amis de la Syrie souffrent d’importantes divisions internes, ne fasse que renforcer le régime.

Afghanistan
Les Emirats arabes unis avaient reconnu, en 1997, le gouvernement des Taliban. Ils ont rompu le 22 septembre 2001 leurs relations diplomatiques avec ce régime et ont depuis renforcé leurs relations avec le nouveau gouvernement en poursuivant un programme d’aide humanitaire et économique. Ils contribuent à la stabilisation du pays et participent à la FIAS.


Mise à jour : 07.11.13


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