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Présentation

Données générales

Données politiques

Nom officiel : République de Djibouti
Chef de l’Etat : Ismail Omar GUELLEH (1999, 2005, 2011)
Premier ministre : M. Abdoulkader Kamil MOHAMED
Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale : M. Mahamoud Ali YOUSSOUF

Données géographiques et démographiques

Superficie : 23 200 km²
Capitale : Djibouti
Population (estimation) : 906 112 (2013)
Agglomérations principales (estimation) : Djibouti 526 000, Ali Sabieh 25 000, Dikhil 21 000, Arta 12 000,Tadjoura 13 000)
Croissance démographique (estimation 2013) : 2,26 %
Taux urbanisation : 70,6%
Espérance de vie : 61,99

Religion : Islam (96%)
Langues officielles : français, arabe
Langues nationales : somali, afar
Fête nationale : 27 juin (indépendance)

Données économiques

Devise : Franc djiboutien (227,911 pour 1 euro)
PIB/habitant : 1 400 $
Taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté relative : 79,4%
Taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté absolue : 41,9%
Croissance du PIB (variation annuelle en %) : 5% (estimation, 2013)

Répartition PNB PIB par secteur :

  • Services (80 %),
  • Industrie (16,9 %) ;
  • Agriculture (3,1 %)

    Inflation (estimation) : 2,5 % (2013) Chômage, total (% de la population) : 48 %

Exportations : 118 Millions USD (2012)
Importations : 538 Millions USD (2012)
Principaux clients (%) : Somalie (78,4 %), EAU (4,3%), Yémen 4 %), Egypte (5,3 %) (2012)
Principaux fournisseurs : Chine (24,6%), Arabie saoudite (16,6%), Inde (10,7%), Indonésie (7,4%), Pakistan (3,7%) (2012)

Communauté française

Ambassadeur de France : M. Serge Mucetti (depuis le 19 avril 2014)
Ressortissants : 4 729 inscrits (1060 binationaux) (Section consulaire de Djibouti, 2014).

Représentation djiboutienne en France

Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Djibouti en France : S. E. M. Ayeid MOUSSEID YAHYA

Politique intérieure

En avril 1999, M. Ismail Omar Guelleh remporte l’élection présidentielle. La coalition gouvernementale est formée autour de l’Union pour la Majorité Présidentielle. En raison du mode de scrutin (majoritaire à un tour), l’opposition, avec 37% des voix, n’obtient aucun siège lors des élections législatives de janvier 2003 et dénonce des fraudes.

Seul candidat à sa propre succession après le refus de l’opposition de participer au scrutin, le président Guelleh est réélu le 8 avril 2005, avec un taux de participation annoncé de 72 %. Les missions d’observation électorale de l’OIF et de la Ligue arabe jugent l’élection satisfaisante, tout en recommandant une refonte des listes électorales, achevée en octobre 2007.

La Constitution djiboutienne est révisée en avril 2010, notamment afin de permettre au Président sortant de briguer un troisième mandat successif. Le 8 avril 2011, le Président Ismael Omar Guelleh est réélu au terme d’élections boycottées par l’opposition. Celle-ci accepte toutefois de participer aux élections législatives de février 2013 pour la première fois depuis dix ans. Le scrutin est émaillé d’incidents. L’opposition conteste depuis lors les résultats annoncés par le ministère de l’intérieur.

La France a suivi avec une attention particulière ces élections et ses développements Elle est favorable à un dialogue politique constructif entre les autorités djiboutiennes et l’opposition avec lesquelles elle est en contact étroit et régulier pour appeler les uns et les autres à une solution de compromis.

Situation économique

Djibouti se caractérise par une forte concentration de sa population dans la capitale (3/4 des habitants) Djibouti ville, et par une croissance démographique forte, accentuée par l’immigration en provenance d’Ethiopie et de Somalie. Plus de 120 000 personnes au total, soit 50% de la population rurale sur 54% du territoire, sont affectées par l’insécurité alimentaire en zone rurale. Les nomades et membres des communautés pastorales sont frappés par la réduction des réserves d’eau. La disparition progressive du cheptel et le renchérissement des denrées importées épuisent peu à peu les stratégies de survie de ces populations.

Près de 42% de la population vit sous le seuil de pauvreté absolue (80% sous le seuil de pauvreté relative). Djibouti occupe le 164ème rang de l’indicateur de développement humain (IDH) en 2012. Les ressources naturelles de Djibouti sont rares (le manque d’eau est un frein au développement du pays) ou peu exploitées (ressources halieutiques et agricoles).

Djibouti dispose d’une économie traditionnellement dépendante des activités portuaires, de la présence militaire étrangère et des financements internationaux. L’agriculture est presque inexistante et l’industrie très limitée. Pilier essentiel de l’économie locale, les activités portuaires sont principalement constituées par le transit vers l’Ethiopie, qui représente une part majoritaire de l’activité import/export du port de Djibouti, et par les activités de transbordement.

Les priorités actuelles du gouvernement se concentrent sur le développement des infrastructures du pays, l’amélioration de la compétitivité de l’économie et l’émergence d’un secteur privé.

Le pays a bénéficié d’importants flux d’IDE jusqu’en 2009. Après une baisse sensible en 2010-11, ils ont repris de la vigueur en 2012.

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Politique extérieure

Djibouti est un acteur important du dossier somalien. Apres avoir été à l’origine des accords d’Arta (août 2000), Djibouti a été en 2008 le cadre de la négociation entre le gouvernement fédéral de transition et l’Union des tribunaux islamiques. Les discussions ont abouti aux accords de Djibouti qui ont permis la mise en place d’un nouveau gouvernement transitoire à Mogadiscio.

Djibouti a accueilli la formation par la France d’un bataillon des forces de sécurité somaliennes en 2009 ; des policiers somaliens y ont été formés. Un bataillon djiboutien (900 hommes) et un état-major (150 hommes) ont été déployés au sein de la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) en 2012. Ces unités sont renforcées au 4e trimestre 2014 par un 2e bataillon de 900 hommes.

Les relations avec l’Ethiopie, qui n’a plus de façade maritime depuis l’indépendance de l’Erythrée en 1993, se sont renforcées en raison du conflit éthio-érythréen (1998 - 2000). Les deux pays sont extrêmement dépendants l’un de l’autre : plus de 75 % de l’activité portuaire de Djibouti est à destination de l’Ethiopie. En matière énergétique, Djibouti est en partie approvisionnée par une interconnexion électrique avec les lignes éthiopiennes, inaugurée en octobre 2011.

Après des conflits frontaliers mineurs dans les années 1990, les relations entre l’Erythrée et Djibouti se sont dégradées en 2008, lorsque l’Erythrée a déployé ses troupes dans la zone contestée du Doumeira – le promontoire, Ras Doumeira, et l’île, Jazira Doumeira, situés en territoire dijboutien. Ce déploiement a conduit à trois jours d’affrontements armés du 10 au 13 juin 2008 et à la mort d’une cinquantaine de soldats djiboutiens et d’une centaine de soldats érythréens.

Ce différend a été porté, à la demande djiboutienne, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies.La résolution 1862condamne l’action militaire conduite par l’Erythrée contre Djibouti exige le retrait érythréen ainsi que la coopération d’Asmara avec Djibouti, le Secrétaire général des Nations Unies et l’Union africaine en vue du règlement du conflit frontalier entre les deux pays.

Face aux réticences érythréennes, le Qatar a entrepris des efforts de médiation entre les deux pays depuis le 11 avril 2010. La médiation a connu une première avancée le 28 mai 2010 lorsque les Erythréens ont accepté de retirer leurs troupes du Ras Doumeira et permis l’envoi d’observateurs militaires qatariens à la frontière.

Néanmoins, la médiation a très peu progressé depuis. L’obtention d’un accord sur le fond – la démarcation de la frontière entre les deux pays – se heurte principalement à la question des prisonniers de guerre que Djibouti voudrait voir évoquée en amont de toute discussion (lors des combats de juin 2008, 19 militaires djiboutiens et 21 soldats érythréens ont en effet été faits prisonniers). Alors que Djibouti est longtemps resté sans nouvelle de ses soldats, deux d’entre eux se sont échappés d’une prison érythréenne en septembre 2011. Il n’y a eu depuis aucune avancée.

Djibouti est membre de la Ligue arabe, de l’Organisation de la Conférence Islamique, de l’Union Africaine et de l’Autorité Intergouvernementale pour le Développement (IGAD), dont le siège est à Djibouti. Les relations sont confiantes avec les pays arabes, dont la présence à Djibouti est importante (port de Doraleh, investissements dans les établissements scolaires).

L’évolution de la situation au Yémen est suivie de près à Djibouti, où réside une importante communauté yéménite (10 à 20 000 personnes).

Les relations avec les pays occidentaux se renforcent depuis le 11 septembre 2001. Djibouti accueille, depuis 2002, une base militaire américaine (environ 4000 hommes).. Enfin, la lutte contre la piraterie a placé Djibouti au cœur du dispositif naval qui voit collaborer trois coalitions (Atalante de l’UE, OTAN, Combined Maritime Force 151) ainsi que de nombreuses marines nationales. Djibouti est aussi le siège depuis 2012 de la mission européenne Eucap Nestor chargé de renforcer l’appareil judiciaire et maritime de l’Etat somalien et des pays de la région.

Mise à jour : 20.11.14


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