Présentation de Djibouti
Présentation
Données générales
Données politiques
Nom officiel : République de Djibouti
Chef de l’Etat : Ismail Omar Guelleh (1999, 2005, 2011)
Premier ministre : M. ABDOULKADER KAMIL MOHAMED
Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale : M. MAHAMOUD ALI YOUSSOUF
Données géographiques et démographiques
Superficie : 23 200km²
Capitale : Djibouti
Population (estimation) : 888 716 (Banque mondiale, 2011)
Agglomérations principales (estimation) : Djibouti 625 000, Ali Sabieh 24 000, Dikhil 17 000, Arta 12 000,
Tadjoura 9 000) (World Gazetteer)
Croissance démographique : 5% dont 3% dû au flux migratoire (UNDP)
Développement urbain : 63% (Banque mondiale, 2008)
Espérance de vie : 56,1 (Rapport mondial sur le développement humain, 2010)
Indice de développement humain : 0,402 (147ème pays, Rapport mondial sur le développement humain, 2010)
Taux de mortalité, moins de 5 ans (pour 1000) : 91 (Banque mondiale, 2010)
Prévalence VIH/SIDA : 2,7%
Inscriptions à l’école, primaire (% brut) : 54 (Banque mondiale, 2010)
Source d’eau améliorée, en milieu rural (% de la population rurale y ayant accès) : 52 (Banque mondiale, 2010)
Religion : Islam (98%)
Langues officielles : français, arabe
Langues nationales : somali, afar
Fête nationale : 27 juin (indépendance)
Données économiques
Devise : Franc djiboutien (238,86 pour 1 euro)
PIB/habitant : 1406 USD (FMI, 2010)
Croissance du PIB (variation annuelle en %) : 4,5% (estimation, 2011)
Répartition PNB (% par secteur) : Services (79,9%), Industrie (17%) Agriculture (3%) (Estimation, 2011)
Inflation (estimation) : 5,1% (estimation, 2011)
Chômage, total (% de la population) : 59,5%
Aide publique au développement et aide publique (USD) : 162 170 000 (Banque mondiale, 2010)
Exportations de biens et services (en % du PIB) : 57 (Banque mondiale, 2007)
Importations de biens et services (en % du PIB) : 77 (Banque mondiale, 2007)
Principaux clients (%) : Somalie (78,8%), EAU (4,5%), Yémen 4%), Egypte (4%) (EIU 2010)
Principaux fournisseurs : Chine (17,8%), Inde (12%), Malaisie (6,6%), US (5,5%) (EIU 2010)
Stocks de la dette extérieure (% du RNB) : 67,2% (banque mondiale, 2009)
Site internet utile : http://www.tresor.economie.gouv.fr/…
Communauté française
Ambassadeur de France : M. René Forceville (septembre 2010)
Ressortissants : 4 977 inscrits (1273 binationaux) (MAEE, 2011).
Assistance technique (2011) : 25 personnes
Représentation djiboutienne en France
Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Djibouti en France : S. Exc. Monsieur RACHAD
FARAH
Politique intérieure
Le conflit (1991-1994) entre la rébellion afar (FRUD) et le gouvernement a abouti à un accord de paix (décembre 1994). Ensuite, un nouvel accord de cessez-le-feu (7 février 2000), puis un accord global (12 mai 2001) ont été conclu entre les parties. Ceux-ci prévoient notamment le désarmement des combattants du FRUD et leur réintégration dans la vie civile et militaire, l’introduction du multipartisme intégral et des mesures de décentralisation.
Le processus de démocratisation a été engagé en 1992. En avril 1999, M. Ismail Omar Guelleh remporte l’élection présidentielle et succède ainsi à Hassan Gouled, au pouvoir depuis l’indépendance (1977). La coalition gouvernementale est formée autour de l’Union pour la Majorité Présidentielle. En raison du mode de scrutin (majoritaire à un tour), l’opposition, avec 37% des voix, n’obtient aucun siège lors des élections législatives de janvier 2003 et dénonce des fraudes.
Seul candidat à sa propre succession après le refus de l’opposition de participer au scrutin, le président Guelleh est réélu le 8 avril 2005, avec un taux de participation annoncé de 72 %. Des missions d’observation électorale de l’OIF et de la Ligue arabe étaient présentes (13 observateurs au total) et ont jugé l’élection satisfaisante, tout en recommandant une refonte des listes électorales, achevée en octobre 2007.
La Constitution djiboutienne a été révisée en avril 2010, notamment afin de permettre au Président sortant de briguer un troisième mandat successif. Le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu le 8 avril 2011. Deux candidats sont en lice : le Président sortant, Ismail Omar Guelleh, et un candidat indépendant, l’ancien Président du Conseil constitutionnel, Mohamed Warsama.
Le 8 avril 2011, le Président Ismael Omar Guelleh a été réélu pour un 3ème mandat. Il avait mis l’accent durant la campagne électorale sur les problèmes sociaux (chômage des jeunes, éducation, santé, etc.), les questions énergétiques (notamment l’électricité), la modernisation des méthodes de gouvernance, de l’administration, mais aussi les préoccupations liées à la résolution de la crise somalienne et du différend entre l’Erythrée et Djibouti.
Des élections législatives se sont tenues à Djibouti, le 22 février 2013. Pour la première fois depuis 2003, une élection nationale s’est déroulée avec la participation effective de l’opposition. Ces élections, qui marquent une étape importante dans la vie démocratique du pays, ont cependant été émaillées d’incidents. L’opposition réfute les résultats annoncés par le ministère de l’intérieur.
Le président Guelleh a procédé à un remaniement ministériel le 31 mars 2013, M. Abdoulkader Kamil Mohamed été nommé Premier ministre.
Situation économique
Djibouti se caractérise par une forte concentration de sa population dans la capitale (3/4 des habitants) Djibouti ville, et par une croissance démographique forte, accentuée par l’immigration en provenance d’Ethiopie et de Somalie.
Plus de 120 000 personnes au total, soit 50% de la population rurale sur 54% du territoire, sont affectées par l’insécurité alimentaire en zone rurale. Les nomades et membres des communautés pastorales sont frappés par la réduction des réserves d’eau. La disparition progressive du cheptel et le renchérissement des denrées importées épuisent peu à peu les stratégies de survie de ces populations.
La crise humanitaire a favorisé la multiplication des flux migratoires. Djibouti est devenu un point de transit majeur de la Corne de l’Afrique. Le camp d’Ali Addeh, à la frontière djibouto-somalienne, abriterait plus de 20 000 personnes dont 17 500 d’origine somalienne et 1500 éthiopienne. La sécheresse et la crise alimentaire qui ont sévi en 2011 dans la Corne de l’Afrique ont durement touché Djibouti : environ 20 % de la population, et plus de 50 % de la population des campagnes (PAM). Actuellement, plus de 120.000 personnes au total, soit 50% de la population rurale sur 54% du territoire, seraient affectées par l’insécurité alimentaire. Les nomades et membres des communautés pastorales sont frappés par l’épuisement des réserves d’eau. La disparition progressive du cheptel et le renchérissement des denrées importées épuisent peu à peu les stratégies de survie de ces populations.
En 2010, le PIB est évalué à 1406 USD/hab. Près de 42% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Djibouti occupe le 147ème rang de l’indicateur de développement humain (IDH). Les ressources naturelles de Djibouti sont rares (l’eau tout particulièrement) ou peu exploitées (ressources halieutiques, 1200t/an, et agricoles, 6800t/an).
Le pays bénéficie d’une aide internationale élevée (environ 110 USD/habitant contre 20 USD en moyenne pour l’Afrique sub-saharienne) en raison notamment du rôle géostratégique majeur de Djibouti dans la lutte contre le terrorisme. Le 10ème FED consacre 41,1 M EUR, répartis entre une première enveloppe de 40,5 M EUR (98,5 % du budget) qui finance à hauteur de 85 % les domaines de concentration eau/assainissement et énergie, ainsi que 5 domaines hors concentration (décentralisation, appui institutionnel aux acteurs non étatiques, facilité de coopération technique, appui aux APE, flux migratoires) pour 6,1 M EUR et une seconde enveloppe de 0,6 M EUR (provision visant à palier les situations d’urgence).
Politique extérieure
Djibouti est un acteur important du dossier somalien. Apres avoir été à l’origine des accords d’Arta (août 2000), Djibouti a été en 2008 le cadre de la négociation entre le gouvernement fédéral de transition et l’Union des tribunaux islamiques. Les discussions ont abouti aux Accords de Djibouti en août et décembre 2008, précédent la mise en place d’un nouveau gouvernement transitoire à Mogadiscio, dirigé par Sheikh Sharif depuis son élection en janvier 2009. Djibouti a accueilli la formation par la France d’un bataillon des forces de sécurité somaliennes en 2009 ; des policiers somaliens y ont été formés. Un bataillon djiboutien (environ 850 hommes) est en cours de déploiement en Somalie.
Les relations avec l’Ethiopie, qui n’a plus de façade maritime depuis l’indépendance de l’Erythrée en 1993, se sont renforcées en raison du conflit éthio-érythréen (1998 - 2000) : plus de 75 % de l’activité portuaire de Djibouti est à destination de l’Ethiopie. Les deux pays sont extrêmement dépendants en matière énergétique. L’interconnexion électrique a été inaugurée en octobre 2011, permettant à Djibouti de s’approvisionner en quantité et à bas prix.
Les relations diplomatiques de Djibouti avec l’Erythrée avaient été interrompues entre novembre 1998 et mars 2002, après la mise en cause de la neutralité djiboutienne dans le conflit éthio-érythréen. Un échange de visites présidentielles (avril et mai 2001), aidé par une médiation libyenne, avait cependant scellé la réconciliation. Depuis avril 2008, des tensions à la frontière nord de Djibouti avec l’Erythrée sont apparues après que les troupes d’Asmara aient pris position dans la région de Ras Doumeira. Des heurts violents en juin 2008 ont contribué à une nette dégradation des relations djibouto-érythréennes. Les relations diplomatiques entre les deux pays sont suspendues. Constatant le refus de l’Erythrée de se soumettre à la résolution 1862, qui demandait aux troupes érythréenne de revenir au statu quo ante, le Conseil de sécurité a décidé, dans la résolution 1907 en décembre 2009, d’imposer un embargo sur les armes en provenance ou à destination de l’Erythrée ainsi que des sanctions individuelles. Le Qatar mène actuellement une médiation entre les deux Etats.
Djibouti est membre de la Ligue arabe, de l’Organisation de la Conférence Islamique, de l’Union Africaine et de l’Autorité Intergouvernementale pour le Développement (IGAD), dont le siège est à Djibouti. Les relations sont confiantes avec les pays arabes, dont la présence à Djibouti se renforce (port de Doraleh, investissements dans les établissements scolaires).
L’évolution de la situation au Yémen est suivie de près à Djibouti, où réside une importante communauté yéménite (10 à 20 000 personnes).
Les relations avec les pays occidentaux se renforcent après le 11 septembre 2001. Djibouti accueille, depuis 2002, une base militaire américaine (1300 hommes) dans le cadre de la lutte antiterroriste. Le pays est devenu un point clé pour les Etats-Unis à double titre : lutte contre le terrorisme et déploiement de troupes pour d’éventuelles opérations dans le Golfe. Enfin, la lutte contre la piraterie a placé Djibouti au cœur du dispositif naval qui voit collaborer trois coalitions (UE, OTAN, Combined Maritime Force 151) ainsi que de nombreuses marines nationales.
Les relations entre la République de Djibouti et le Japon se sont intensifiées ces dernières années. En avril 2008, Djibouti et le Japon ont conféré un caractère stratégique à leurs liens, après la signature de l’échange de notes relatif au statut des Forces d’auto défense du Japon stationnées à Djibouti dans le cadre de la lutte contre la piraterie maritime, ainsi que l’ouverture d’une ambassade à Djibouti.
Mise à jour : 04.04.13
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