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Géographie et Histoire

Géographie

Le royaume de Danemark, qui comprend aussi les îles Féroé et le Groenland, est, avec une superficie totale de 43.070 km2, le plus petit des cinq États nordiques. Près des deux tiers de sa superficie sont constitués par la presqu’île du Jylland (Jutland en allemand) et le tiers restant par des îles, dont les plus vastes sont Sjaelland (Seeland), Fyn (Fionie) et Lolland. Le pays en compte près de 500 et peut être considéré comme un véritable archipel.

Sa frontière avec l’Allemagne ne dépasse pas 68 km, tandis que la longueur totale de ses côtes avoisine 7.300 km. L’environnement maritime – aucun point n’est situé à plus de 52 km de la mer - et la faiblesse du relief (le point culminant, le Yding Skovhøj, n’atteint que 173 m) expliquent la douceur du climat, alors que la latitude devrait lui valoir des rigueurs hivernales.

Le Danemark comprend également deux territoires dotés d’une autonomie interne : les îles Féroé et le Groenland. Les Féroé sont un archipel de dix-huit îles de l’océan Atlantique nord, à mi-chemin entre l’Ecosse, l’Islande et la Norvège. Elles ont pour capitale Tórshavn et couvrent un territoire de 1 399 km2.

Le Groenland, qui est géographiquement rattaché au continent Nord-américain, est la plus grande île de la planète, d’une superficie de quelque 2,2 millions de kilomètres carrés, dont seuls 410 000 kilomètres carrés ne sont pas recouverts par la glace ("inlandsis"). Sa partie la plus septentrionale, le Cap Morris Jesup, n’est située qu’à 740 kilomètres du pôle Nord.

Pas de décalage horaire par rapport à Paris, ni en été, ni en hiver.


Histoire

Colonisé par les Jutes et les Danes (IVe et Ve siècles), le pays participa aux grandes invasions vikings (IXe et Xe siècles) en Europe occidentale et forma à cette époque, un royaume, ouvert au christianisme, qui devint le centre d’un vaste empire maritime sous Knut-le-Grand (1016-1035), mais la Norvège, puis l’Angleterre (1042) s’en détachèrent.

Du XIe au XIVe siècle, la lutte contre les Wendes et les troubles intérieurs compromirent l’unité du royaume. Pour parer à la concurrence de la Hanse et éviter de tomber sous la coupe de princes allemands, les pays scandinaves réalisèrent une union dynastique : l’Union de Kalmar (1387), qui engendra des troubles et fut rompue par la Suède en 1523. Le Danemark adopta la Réforme en 1536 et l’imposa en 1537 à la Norvège, qui fut sa vassale jusqu’en 1814.

Du XVIe au XVIIIe siècle, la lutte contre l’hégémonie suédoise se solda par des échecs : perte de la Scanie, de Bornholm (1658), laissant un souvenir encore vif parmi les Danois. Néanmoins, grâce à sa position géographique, le pays resta un grand centre du commerce de la Baltique, très prospère au XVIIIe siècle (renforcement du pouvoir royal, progrès de l’agriculture, abolition du servage).

La perte de la Norvège (1814) sanctionna son alliance avec Napoléon. Vaincu par la Prusse (1864), le Danemark dut lui abandonner le Schleswig, le Holstein, le Lauenburg et Kiel.

Neutre pendant la Première Guerre mondiale, il récupéra la partie nord du Schleswig, mais dut reconnaître l’indépendance de l’Islande (1918). Occupé en 1940 par les Allemands (la résistance danoise permettra à 7 000 Juifs de se réfugier en Suède), il fut libéré en 1945.

L’évolution sociale allant de pair avec les transformations économiques profondes qui avaient commencé au début du XXe siècle, place l’État parmi les démocraties avancées. Depuis 1945, le pouvoir est exercé par les sociaux-démocrates, en alternance avec une coalition de libéraux et de radicaux. En 1973, après la mort de Frédéric IX et l’accession au trône de Margrethe II, le Danemark entre dans le marché commun.


Mise à jour : 11.02.14


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