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Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Croatie
Nature du régime : démocratie parlementaire (constitution juin 1991)
Chef de l’Etat : Président : M. Ivo Josipović
Premier ministre : M. Zoran Milanovic
Président du Parlement : M. Josip Leko


Données géographiques

Superficie : 56 594 km²
Capitale : Zagreb - 800 000 habitants (1,1 million avec l’agglomération)
Villes principales : Split (190.000 hab), Rijeka (145.000 hab), Osijek, Zadar
Langue officielle : croate
Langue(s) courante(s) : croate
Monnaie : kuna (HRK) (1 € = environ 7,5 HRK)
Fête nationale : 25 juin (anniversaire de la déclaration d’indépendance de 1991)


Données démographiques

Population : 4 284 889 habitants (recensement 2011)
Densité : 79 h/km²
Croissance démographique : - 2 %
Espérance de vie : 72,5 ans (hommes), 79,3 ans (femmes).
Taux d’alphabétisation : 98,1%.
Religions (2011) : catholicisme majoritaire (86,3%), orthodoxes (4.4%), musulmans (1.5%), protestants (0.3%)
Indice de développement humain : 0,805 (47ème rang mondial sur 186) – source PNUD 2013


Données économiques
(Sources : DGTPE, Commission européenne, PNUD)

PIB (2013) : 44,1 Mds €
PIB par habitant (2012) : 10 300 €

Taux de croissance (2013) : - 0,7 % (prév 2014 : -0,5%)
Taux de chômage (2014) : 17,6%
Taux d’inflation (2013) : 2,3%
Déficit budgétaire (2013) : -6 %
Dette publique (2013) : 64,9%
Balance commerciale (2012) : -6,6 Mds €

Principaux clients (2012) : Italie (15,3%), Bosnie-Herzégovine (12,8%), Allemagne (10,2%), Slovénie (8,6%), Autriche (6,5%), Serbie (4,3%)
Principaux fournisseurs (2012) : Italie (16,9%), Allemagne (12,7%), Russie (7,6%), Chine (7,1%), Slovénie (5,9%), Autriche (4,5%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 5,5 %
  • industrie : 27,4 %
  • services : 67,1 %

Exportations de la France vers la Croatie (2013) : 334 M € (8ème fournisseur)
Importations françaises depuis la Croatie (2013) : 121 M € (13ème client)

Pour plus d’informations : http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat de France : Section consulaire de l’Ambassade de Zagreb
Communauté française en Croatie : environ un millier dont 967 personnes immatriculées au registre des Français établis hors de France en 2013.
Environ 400 000 touristes français par an
Communauté croate en France : 40 000 personnes environ.


Politique intérieure

Le système politique, établi par la Constitution de 1991, était à l’origine présidentiel. Il a été rééquilibré en 2000, lors du tournant européen pris par le pays, pour devenir un régime parlementaire où le Premier ministre, issu de la majorité au Parlement, conduit la politique nationale.

L’élection du président Ivo Josipovic (social-démocrate) le 10 janvier 2010 a montré l’aspiration des Croates à une moralisation de la vie politique mais aussi à la justice sociale. Le président jouit toujours d’une forte popularité.

Le 4 décembre 2011, après 8 années d’exercice du pouvoir par le HDZ (centre-droit), les élections législatives ont vu la victoire à la majorité absolue d’une coalition réunissant quatre partis (SDP/Sociaux-démocrates, HNS/Démocrates libéraux, IDS-DDI/Diète démocratique d’Istrie et HSU/Parti des retraités). Le gouvernement du Premier ministre Zoran Milanovic (SDP) a obtenu la majorité qu’il espérait pour prendre des décisions difficiles. Ses priorités ont été axées sur la mise en œuvre d’engagements pris vis-à-vis de l’UE (privatisation des chantiers navals, application concrète des réformes, poursuite de la lutte contre la corruption,etc.) et l’adoption de mesures d’austérité budgétaires rendues nécessaires par la situation dégradée des finances publiques (relèvement de la TVA à 25 %, réduction des salaires du secteur public de 3%, etc.).

Le HDZ (Union démocratique de Croatie), qui avait quant à lui subi une importante défaite lors des élections législatives après les scandales de corruption qui ont entaché l’image du parti au plus haut niveau, a remporté les élections européennes d’avril 2013 avec une liste commune avec la droite nationaliste et eurosceptique. Les élections européennes de 2014, ont constitué un vote-sanction contre le gouvernement de centre-gauche, dans un contexte de chômage élevé et de récession qui perdure : le HDZ (PPE) a remporté 5 sièges sur 11, la coalition au pouvoir 4 sièges, les écologistes 1 siège, et une personnalité populiste (ECR) un siège.


Situation économique

La Croatie a affiché de bonnes performances de croissance économique entre 2000 et 2008 (+4,2% en moyenne), qui lui permettent de bénéficier du niveau de richesse le plus avancé de la zone de l’Europe du Sud-Est (PIB par hab de 10295 € en 2012) équivalent à 61% de la moyenne de l’UE.

Toutefois, la crise financière de 2009, qui a brutalement stoppé les entrées de capitaux (baisse de l’IDE, credit crunch et nouvelle sélectivité des banques), mais dont les conséquences sur le plan local ont été bien jugulées par la Banque centrale croate -qui dispose de solide réserves en devises-, a engendré une crise de confiance impactant le secteur des entreprises et des ménages soumis depuis à des logiques plus attentistes de désendettement et d’épargne. La crise financière s’est muée en crise économique du secteur réel entraînant un doublement du taux de chômage depuis 2008 (17% en 2013).

La croissance de la décennie 2000, largement fondée sur l’endettement externe (transferts bancaires maisons mères/filiales), qui a financé l’immobilier, la construction et la consommation suppose à présent que la Croatie, en stagnation-récession depuis 5 ans (-12% de PIB attendu entre 2009 et 2013), se définisse un nouveau modèle de croissance alors même qu’elle vient d’entrer dans l’UE le 1er juillet 2013. Celui-ci devant se baser sur la création de richesse via de l’investissement dans les infrastructures mais aussi dans les industries de production.

En effet, le potentiel exportateur de la Croatie reste limité (bien que des niches existent : agroalimentaire, armement, logistique), comme le montre le taux de couverture de sa balance commerciale structurellement négatif (60%) maintenu à l’équilibre dans le compte courant par ses exportations de services : en effet l’activité touristique génère annuellement environ 15% du PIB soit entre 6 et 7 Mds EUR/an.

Le gouvernement doit continuer d’œuvrer à la mise en place de réformes structurelles dans les entreprises déficitaires du secteur public productif, à valoriser ses avantages comparatifs, attirer de nouveaux investissements, et à améliorer ses capacités d’absorption des fonds structurels européens tout en cherchant à maîtriser ses comptes publics et la trajectoire de sa dette a malgré tout dépassé 65% dès 2013.

Toutefois, une (faible) croissance apparaît probable à cet horizon (+1% en 2014) du fait d’investissements en préparation. L’octroi de la concession de l’aéroport de Zagreb à ADP-Bouygues en 2012, la perspective d’une extension de la concession des autoroutes istriennes (Bouygues) devraient entraîner de nouveaux investissements directs –français- dont une part significative durant 2014. Nos relations économiques avec la Croatie se renforcent où un potentiel intéressant est entrevu dans plusieurs secteurs : énergie, infrastructures, environnement. Une nouvelle dynamique est en œuvre, encouragée par la création d’un Club d’Affaires Franco-Croate en avril 2012, et une visite du MEDEF début février 2013.


Politique extérieure

La Croatie est engagée activement dans la coopération régionale et se présente comme un élément stabilisateur, désireux de soutenir les efforts de tous les pays de la région pour rejoindre l’UE et l’Alliance Atlantique. La Croatie est présente à toutes les initiatives de coopération régionale : SEECP (processus de coopération du sud-est européen), dont elle a exercé avec dynamisme jusqu’en mai 2007 la présidence, CEFTA (Accord de libre-échange centre-européen) et Conseil de Coopération Régionale (RCC), nouvelle organisation issue de la disparition du Pacte de Stabilité qui repose sur le principe d’une forte appropriation régionale. Elle fait partager son expérience des négociations d’adhésion à l’UE (échange d’experts, traduction de l’acquis communautaire, etc.).

La Croatie suit avec attention la situation en Bosnie-Herzégovine, où vit une importante communauté bosno-croate (environ 11 % de la population totale). Elle soutient le maintien d’un Etat central renforcé, dans lequel les trois peuples constitutifs seraient à égalité et condamne les tentatives sécessionnistes.

Zagreb développe des relations de confiance avec Tirana et Skopje. La Croatie a reconnu le Monténégro. La montée en puissance des relations bilatérales entre les deux Etats témoigne de leur volonté commune d’apurer les séquelles de la guerre et de joindre leurs efforts dans leur objectif commun de rapprochement européen.

Avec la Serbie, le processus de normalisation des relations est l’une des clés de la stabilisation de la région. Les deux pays ont signé un accord de coopération en matière de défense. Zagreb a reconnu l’indépendance du Kosovo le 19 mars 2008, en même temps que la Hongrie et la Bulgarie. Le déplacement du président serbe en novembre à Vukovar, où il a présenté des excuses pour les crimes commis, et à Zagreb a permis de franchir une nouvelle étape dans le processus de réconciliation et de normalisation engagé depuis l’élection du président Josipović début 2010. Les gestes accomplis visent à créer un environnement politique propice au règlement des problèmes pendants et au développement des échanges économiques.

Le Président Josipovic a également organisé le 1er juillet 2013, en marge des célébrations d’adhésion, une rencontre entre les présidents des Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine, Monténégro, Serbie, Slovénie) afin d’utiliser la dynamique de l’entrée dans la Croatie dans l’UE pour relancer la coopération régionale et le « processus de Brdo » lancé en 2010. Ainsi la Croatie a accueilli à Dubrovnik le 15 juillet 2014 la 2ème édition du sommet informel des chefs d’Etats de la région (après que la Slovénie a accueilli la 1ère édition en juillet 2013, dont le Président de la République était l’invité d’honneur).

L’entrée de la Croatie au sein de l’OTAN est devenue effective depuis le sommet de l’Alliance en avril 2009. Priorité est donnée à la participation aux opérations extérieures de l’OTAN. De même la Croatie a renforcé sa contribution aux opérations de maintien de la paix de l’ONU avec la participation à 8 missions et fait preuve d‘un intérêt croissant pour les opérations PSDC. Le 28 juin 2011 la Croatie a reconnu le Conseil national de transition (CNT) libyen comme représentant légitime du peuple libyen.

La coopération avec la France sur la Syrie a été très appréciée (financement direct de l’opposition syrienne à hauteur de 175 000 EUR) et la Croatie souhaite la poursuivre. Avant même l’adhésion effective du pays à l’Union européenne, les autorités croates ont soutenu toutes les initiatives de la communauté internationale visant à mettre fin aux violences (deux officiers croates ont participé à la mission des observateurs des Nations unies) et ont notamment appliqué l’ensemble des sanctions renforcées adoptées par l’Union Européenne.


Mise à jour : 29.08.14


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