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Présentation

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Données générales

Nom officiel : République de Croatie
Nature du régime : démocratie parlementaire (constitution juin 1991)
Chef de l’Etat : Président : Ivo Josipović
Premier ministre : M. Zoran Milanovic

Données géographiques

Superficie : 56 542 km²
Capitale : Zagreb - 800 000 habitants (1,1 million avec l’agglomération)
Villes principales : Split (190.000 hab), Rijeka (145.000 hab), Osijek, Zadar
Langue officielle : croate
Langue(s) courante(s) croate
Monnaie : kuna (HRK) (1 € = 7,49 HRK, mars 2011)
Fête nationale : 25 juin

Données démographiques

Population : 4,5 millions d’habitants (4,44 millions d’habitants au recensement de 2001)
Densité : 79 h/km²
Croissance démographique : - 2 %
Espérance de vie : 72,5 ans (hommes), 79,3 ans (femmes)
Taux d’alphabétisation : 98,1%
Religions (recensement 2001) : catholicisme majoritaire (87,8%) orthodoxes (4.4%) musulmans, (1.3%) protestants (0.3%)
Indice de développement humain : (2006) : 0,850 (47ème rang sur 177)

Données économiques

Population : 4,5 millions d’habitants (4,44 millions d’habitants au recensement de 2001)
Densité : 79 h/km²
Croissance démographique : - 2 %
Espérance de vie : 72,5 ans (hommes), 79,3 ans (femmes).
Taux d’alphabétisation : 98,1%.
Religions (recensement 2001) : catholicisme majoritaire (87,8%) orthodoxes (4.4%) musulmans, (1.3%) protestants (0.3%)
Indice de développement humain : (2006) : 0,850 (47ème rang sur 177)

Données économiques (Sources : DGTPE, Commission européenne, PNUD)
PIB (2009) : 45,4 Mds €
PIB par habitant (2010) : 10 245 €
Taux de croissance (2011) : 0 % (prév 2012 : -1,6%)
Taux de chômage (2012) : 15,8%
Taux d’inflation (2010) : 1,1% (2011 estimation : 2,5%)
Déficit budgétaire (2010) : -6 %
Balance commerciale (2009) : -7,7 Mds €
Principaux clients (2009) : Italie, Bosnie-Herzégovine, Allemagne, Slovénie, Autriche, Serbie, Royaume-Uni, USA, Malte, France
Principaux fournisseurs (2009) : Italie, Allemagne, Russie, Chine, Slovénie, Autriche, Hongrie, France

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 5 %
- industrie : 22 %
- services : 73 %

Exportations de la France vers la Croatie (2009) : 297 M€ (8éme fournisseur)
Importations françaises depuis la Croatie (2009) : 116,2 M€ (10éme client)

Pour plus d’informations : http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat de France : Section consulaire de l’Ambassade de Zagreb
Communauté française en Croatie : environ un millier dont 978 personnes immatriculées au registre des français établis hors de France en 2010.

400000 touristes français par an
Communauté croate en France : 3.500 personnes environ

Politique intérieure

Le 4 décembre 2011, après 8 années d’exercice du pouvoir par le HDZ (centre-droit), les élections législatives ont vu la victoire à la majorité absolue d’une coalition réunissant quatre partis (SDP/Sociaux-démocrates, HNS/Démocrates libéraux, IDS-DDI/Diète démocratique d’Istrie et HSU/Parti des retraités). Le gouvernement du nouveau Premier ministre, M. Zoran Milanovic (SDP), a obtenu la majorité qu’il espérait pour prendre des décisions difficiles.

Ses priorités sont notamment la mise en œuvre des engagements pris vis-à-vis de l’UE (privatisation des chantiers navals, application concrète des réformes, poursuite de la lutte contre la corruption,…) et l’adoption des mesures d’austérité budgétaires nécessaires pour faire face à une situation économique dégradée. Avant de suspendre ses travaux pour la pause estivale, le Sabor croate a adopté un ensemble de textes législatifs (critères de représentation des syndicats dans les organes de négociation tripartites et dans les négociations collectives, inspection des sports, éducation, logement social …) et aura en tout adopté 110 lois en six mois, depuis le début de la législature.

Le premier vice premier ministre en charge de l’économie et chef du HNS, M. Cacic, a été condamné le 29 juin en première instance par la justice hongroise à une peine de 22 mois de prison avec une période probatoire de trois ans pour l’accident qu’il a provoqué dans ce pays en 2010, ayant entraîné la mort de deux personnes. L’opposition, plusieurs ONG et de nombreux commentateurs ont alors réclamé son départ sans attendre le jugement final. Le premier ministre Milanovic a cependant décidé de le soutenir et de ne pas lui demander de démissionner. M. Cacic est en effet une personnalité clé du gouvernement, chargée d’essayer de relancer l’économie par les investissements.

Le HDZ (Union démocratique de Croatie) a quant à lui subi une importante défaite, avec une perte d’influence marquée dans les régions les plus développées et les grandes villes. La multiplication des affaires de corruption, liées notamment au financement occulte du parti, ainsi que la difficile gestion de la crise économique ont pesé sur les résultats du scrutin. Lors de la convention du parti, le 20 mai, M. Tomislav Karamarko, ancien ministre de l’Intérieur du gouvernement Kosor, a été élu à la tête du parti contre l’ex-Première ministre.

Mme Jadranka Kosor a en effet subi une défaite en n’arrivant même pas à se maintenir au second tour. Le HDSSB (Alliance démocratique croate de Slavonie et Baranya), créé par l’ex-général et député Branimir Glavas (aujourd’hui en prison en Bosnie pour crimes de guerre), a pour sa part profité de ce rejet du HDZ pour conforter sa position en Slavonie. Un nouveau parti d’extrême gauche, le Parti travailliste de Dragutin Lesar, anti-mondialiste et anti-establishment, a en outre émergé.

La Croatie a signé avec les 27 Etats membres son traité d’adhésion à l’Union européenne le 9 décembre 2011 à Bruxelles. L’adhésion effective est prévue le 1er juillet 2013.

Le nouveau premier ministre paraît avoir à cœur de prouver aux autres pays de la région des Balkans occidentaux que l’adhésion est à la fois possible et souhaitable pour chacun d’entre eux.

L’élection du président I. Josipovic (social-démocrate), le 10 janvier 2010, a montré l’aspiration des Croates à une moralisation de la vie politique mais aussi à la justice sociale. Ivo Josipovic met sa popularité (plus de 80%) et le crédit dont il jouit dans l’opinion publique au service de la campagne préalable au référendum d’adhésion à l’UE.

Situation économique

Après avoir affiché de bonnes performances économiques entre 2003 et 2006 (+5% de croissance annuelle en moyenne), et alors qu’elle est l’économie la plus avancée de la zone Danube-Balkans (PIB par hab de 10200 €/hab), la Croatie a connu une tendance inverse à partir de 2008, avec une récession de -6 % en 2009 et -1,2 % en 2010 en glissement annuel. La croissance prévue pour 2011 devrait être nulle. Les indicateurs de reprise durable sont faibles si on considère l’évolution des prêts aux ménages (+ 0,6 %) et aux entreprises (+ 5,6 %). Pour 2012, la banque centrale croate prévoit une baisse du PNB de 1,6% en 2012.

La crise a mis en évidence les limites du modèle de croissance local, basé sur la consommation des ménages. Les principaux moteurs économiques ont affiché sur les dix premiers mois de 2011 des taux de croissance négatifs ou faiblement positifs (industrie -1,3%, construction -7,3%, commerce de détail +1,8%). Comme ailleurs dans la région, l’investissement direct étranger qui s’était effondré en 2010 (-89% par rapport à 2009) a encore chuté de 20% en glissement annuel durant le 1er semestre 2011. En revanche, les revenus du tourisme qui s’étaient stabilisés en 2010 après une baisse de 6 % en 2009 (6,5 Md EUR) ont augmenté de 9% au 1er semestre. Les exportations qui avaient fortement progressé en 2010 (+18%), notamment dans la pétrochimie et dans la construction navale, se tassent sur les trois premiers trimestres 2011 (+0,8%) sous l’effet du ralentissement observé dans l’eurozone.

Politique extérieure et européenne

L’adhésion de la Croatie à l’Union européenne est la priorité nationale. Les négociations ouvertes en octobre 2005 ont été finalisées le 30 juin 2011. Le traité d’adhésion a été signé le 9 décembre 2011 à Bruxelles et le référendum sur l’adhésion s’est tenu le 22 janvier 2012, avec 66% des suffrages exprimés en faveur de l’adhésion.

Le rythme des réformes s’est accéléré notamment dans le domaine de la justice et de l’état de droit (réforme de l’administration publique, réforme de la justice, refonte de la carte judiciaire, amélioration du cadre juridique de lutte contre la corruption et le crime organisé). Pour autant, le respect des critères du chapitre 23 (« pouvoirs judiciaires et droits fondamentaux ») ne pourra être apprécié que dans la durée. Après l’adhésion à l’Union, prévue le 1er juillet 2013, la Croatie disposera de 12 sièges au Parlement européen.

La Croatie est engagée activement dans la coopération régionale et se présente comme un élément stabilisateur, désireux de soutenir les efforts de tous les pays de la région pour rejoindre l’UE et l’Alliance Atlantique. La Croatie est présente à toutes les initiatives de coopération régionale : SEECP (processus de coopération du sud-est européen), dont elle a exercé avec dynamisme jusqu’en mai 2007 la présidence, CEFTA (Accord de libre-échange centre-européen), Conseil de Coopération Régionale (RCC), nouvelle organisation issue de la disparition du Pacte de Stabilité qui repose sur le principe d’une forte appropriation régionale.

L’accord d’arbitrage du 4 novembre 2009 pour la résolution du différend frontalier entre la Croatie et la Slovénie a levé les blocages slovènes à l’ouverture des chapitres de négociation. Le 23 juillet 2012, le ministre slovène des Affaires étrangères, M. Erjavec, a déclaré qu’il lui semblait souhaitable que le différend bancaire, lié à l’éclatement de l’ex-Yougoslavie, qui oppose les deux pays sur la Ljubljanska Banka, soit définitivement réglé avant de soumettre la ratification du traité d’adhésion de la Croatie au parlement slovène.
La Croatie suit avec attention la situation en Bosnie-Herzégovine, où vit une importante communauté bosno-croate (environ 11 % de la population totale). Elle soutient le maintien d’un Etat central renforcé, dans lequel les trois peuples constitutifs seraient à égalité et condamne les tentatives sécessionnistes.

Zagreb développe des relations de confiance avec Tirana et Skopje. La Croatie a reconnu le Monténégro. La montée en puissance des relations bilatérales entre les deux Etats témoigne de leur volonté commune d’apurer les séquelles de la guerre et de joindre leurs efforts dans leur objectif commun de rapprochement européen.

Avec la Serbie, le processus de normalisation des relations est l’une des clés de la stabilisation de la région. Les deux pays ont signé un accord de coopération en matière de défense. Zagreb a reconnu l’indépendance du Kosovo le 19 mars 2008, en même temps que la Hongrie et la Bulgarie. Le déplacement du président serbe en novembre à Vukovar, où il a présenté des excuses pour les crimes commis, et à Zagreb a permis de franchir une nouvelle étape dans le processus de réconciliation et de normalisation engagé depuis l’élection du président Josipović début 2010. Les gestes accomplis visent à créer un environnement politique propice au règlement des problèmes pendants et au développement des échanges économiques.

Le verdict prononcé le 15 avril 2011 par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) dans le procès Gotovina-Marcak-Cermak, qui condamne les généraux Gotovina et Marcak à 24 et 18 ans de réclusion, a été très mal reçu en Croatie, la population éprouvant une incompréhension devant une décision ressentie comme profondément injuste. Le gouvernement croate a toutefois réagi avec retenue et promis de poursuivre la coopération avec le TPIY. Il s’implique dans la préparation du recours en appel pour démontrer le caractère infondé de la notion "d’opération criminelle conjointe" qui établit selon lui un parallèle sur le plan des responsabilités entre Milosevic et Tudjman. Le verdict complique les efforts de réconciliation avec la Serbie.

L’entrée de la Croatie au sein de l’OTAN est devenue effective depuis le sommet de l’Alliance en avril 2009. Priorité est donnée à la participation aux opérations extérieures de l’OTAN. De même la Croatie a renforcé sa contribution aux opérations de maintien de la paix de l’ONU avec la participation à 8 missions et fait preuve d‘un intérêt croissant pour les opérations PSDC. Les réductions budgétaires drastiques, affectent la modernisation de l’armée. Le Président Josipovic et le gouvernement de Mme Kosor ont marqué leur soutien à la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la Libye. Le 28 juin 2011 la Croatie a reconnu le Conseil national de transition (CNT) libyen comme représentant légitime du peuple libyen.

L’UE et la Croatie

Le gouvernement croate continue résolument à mettre en oeuvre les engagements pris, en étroite coopération avec la Commission européenne, et poursuit les réformes afin de préparer le pays pour qu’il puisse tirer le maximum de profit de l’adhésion le 1er juillet 2013. La Croatie continue à faire l’objet d’un suivi renforcé des réformes dans le domaine de la justice, des droits fondamentaux, JLS (justice, liberté, sécurité) et concurrence, qui prendra fin à la date de son adhésion.

Les autorités croates nous sont reconnaissantes de notre soutien constant au processus d’adhésion, y compris notre initiative de suivi renforcé qui a permis de débloquer les négociations en juin 2011. Nos nombreux projets de coopération bilatérale visent également à soutenir la Croatie dans son processus d’adaptation administrative en vue de son entrée prochaine dans l’UE comme 28eme Etat membre.

Mise à jour : 26.12.12

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