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Présentation

Données générales

Données géographiques

Nom officiel : Côte d’Ivoire
Superficie : 322.463 km²
Capitale : Yamoussoukro
Villes principales : Abidjan, Bouaké, Daloa, Yamoussoukro
Langue (s) officielle (s) : Français
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 7 août


Données démographiques

Population : 24,1 millions d’habitants (FMI, 2013)
Densité : 61 hab/km² (Banque Mondiale, 2011)
Croissance démographique : 2,9 % (Banque Mondiale, 2013)
Espérance de vie : 57,2 ans (Banque Mondiale, 2012)
Taux d’alphabétisation : 57% (Banque Mondiale, 2011)
Religion (s) : islam : 38.6%, christianisme : 32.8%, animisme : 11.9%, sans religion : 16.7% (CIA World Factbook, 2008)
Indice de développement humain : 168ème/ 187 pays (PNUD, 2012)
Classement Transparency International : 136ème/177 pays (2013)


Données économiques

PIB : 28 Mds USD (FMI, 2013)
PIB par habitant : 1 175USD (FMI, 2013)

Taux de croissance : 8,1% (FMI, 2013)
Taux de chômage : NC
Taux d’inflation : 2 % (AfDB, 2012)

Solde budgétaire : - 3,5 % du PIB (AfDB, 2012)
Balance commerciale : 1 468 Mds FCFA (FMI)

Principaux clients (Economist Intelligence Unit, 2009) : Pays-Bas (13,9%) ; France 10,7% ; Etats-Unis (7,8%) ; Allemagne (7,2%)
Principaux fournisseurs (Economist Intelligence Unit, 2009) : Nigeria (20,7 %), France (14,2 %), Chine (7,2 %), Thaïlande (5,1 %)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque Mondiale, 2011) :

  • agriculture : 24,3%
  • industrie : 30,3%
  • services : 45,4%

Exportations de la France vers la Côte d’Ivoire : 1,02 Mds€ (DGTPE, 2013)
Importations françaises depuis la Côte d’Ivoire : 662 M€ (DGTPE, 2013)

Consulat de France : Abidjan
Communauté française : 15 000 inscrits
Communauté ivoirienne en France : 37 869 (MIIIDS, 2008)


Institutions

Laurent Gbagbo avait été élu président de la République de Côte d’Ivoire en octobre 2000 pour un mandat de 5 ans. La tentative de coup d’Etat de 2002 (voir « Politique intérieure ») avait divisé le territoire en deux et durablement fragilisé le pays. Le mandat de Laurent Gbagbo avait été prolongé à plusieurs reprises par les différents accords qui ont tenté de régler la crise ivoirienne. Attendue de longue date, l’élection présidentielle a finalement été organisée en novembre 2010.

Alassane Ouattara a remporté celle-ci et a été reconnu comme le Président légitime de la Côte d’Ivoire par la communauté internationale. Le refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir a plongé le pays dans une situation institutionnelle inédite et dans la guerre civile. Après des mois d’efforts diplomatiques pour convaincre Laurent Gbagbo de céder pacifiquement le pouvoir, les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (soutenant le Président Ouattara) ont lancé une offensive militaire fin mars à l’issue de laquelle Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril 2011.

Le Président Ouattara a été officiellement investi le 21 mai 2011 à Yamoussoukro. Un premier gouvernement a été nommé le 1er juin 20011. Des élections législatives ont eu lieu le 11 décembre 2011 et les résultats définitifs proclamés le 8 mars 2012. Suite à la démission du Premier ministre, Guillaume Soro, qui a été élu Président de la nouvelle Assemblée nationale, un nouveau gouvernement a été nommé le 13 mars 2012. Fin novembre 2012, suite à des dissensions au sein de la coalition au pouvoir, le Président Ouattara a dissous le gouvernement avant de nommer un nouveau Premier Ministre, Daniel Kablan Duncan.

La Côte d’Ivoire a également organisé des élections locales (municipales et régionales) début 2013. Les prochaines élections présidentielles sont attendues pour 2015.


Politique intérieure

L’investiture d’Alassane Ouattara, en mai 2011, met un terme à une crise qui dure depuis le coup d’Etat du général Guei, en décembre 1999. Le refus de Laurent Gbagbo de reconnaitre sa défaite à la présidentielle de novembre 2010 se solde par un conflit armé, qui fait plus de 3000 victimes. Trois ans et demi après la crise qui a suivi l’élection présidentielle de 2010, la Côte d’Ivoire se normalise, lentement, non sans difficultés, alors que la prochaine présidentielle est déjà dans toutes les têtes.


Dans la plupart des domaines, des progrès ont été réalisés

Fort de son expérience au sein du FMI, le président Ouattara a su regagner la confiance des bailleurs internationaux, et la Côte d’ivoire affiche un taux de croissance enviable (8,1% en 2013 et une tendance moyenne de près de 8% pour les cinq prochaines années). Son ambition est de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020. De grands chantiers emblématiques de son quinquennat ont été lancés (comme la construction du troisième pont d’Abidjan).

La situation sécuritaire s’est également considérablement améliorée : l’Etat a restauré son autorité sur l’ensemble du territoire (coupé en deux depuis 2004), les barrages ont été levés et aucun incident sécuritaire d’envergure n’est à déplorer depuis l’été 2012. Le gouvernement a beaucoup travaillé à la conceptualisation de la réforme des secteurs de la sécurité, en général, et à la mise sur pied d’organismes chargés de sa mise en œuvre.

En matière de réconciliation, une commission dialogue, vérité et réconciliation, présidée par Charles Konan Banny, a été créée en 2011, pour deux ans initialement, puis prolongée jusqu’en septembre 2014. Des consultations nationales ont été lancées.

De plus, le gouvernement s’est attaqué, cet été, à deux dossiers qui sont au cœur des tensions en Côte d’Ivoire depuis 1994 : le foncier rural et la nationalité. Les deux lois, votées par l’assemblée nationale à l’été 2013, sont un signe encourageant de la volonté du gouvernement de traiter ces enjeux.

La normalisation politique progresse elle aussi. Les élections législatives ont eu lieu en décembre 2011, mettant un terme au déficit démocratique de la Côte d’Ivoire, dépourvue de pouvoir législatif depuis 2005. Les élections couplées (régionales et municipales) d’avril 2012, qui se sont déroulées dans de bonnes conditions, ont permis de prouver, en dépit du boycott du FPI (mais pas de tous ses candidats) que la situation s’était normalisée.

Le PDCI a organisé son congrès, début octobre 2013, pour réélire à sa tête le président Bédié. Cette réélection conforte l’alliance entre ce parti et celui du président Ouattara (RDR), au sein de l’alliance RHDP. De son côté, le FPI de Laurent Gbagbo revient progressivement dans le jeu politique. La libération provisoire, le 6 août 2013, de 14 anciens dignitaires du régime de Laurent Gbagbo, dont Affi N’Guessan, président du parti a permis de redynamiser le dialogue politique avec le gouvernement. Des discussions ont également permis d’autres libérations et le retour de milliers d’exilés pro-Gbagbo du Ghana.


Plusieurs blocages obèrent la normalisation complète

La lutte contre la corruption : le président s’est engagé à lutter contre la corruption mais les opérateurs économiques se plaignent toutefois du manque de progrès concrets.

La réforme du secteur de la sécurité avance lentement en raison des difficultés rencontrées dans l’intégration des anciennes forces de de Laurent Gbagbo avec les éléments des Forces nouvelles. De plus, le processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR) éprouve des difficultés a réintégrer durablement les quelques 60 000 anciens combattants recensés.

La justice : Depuis la commission nationale d’enquête qui a reconnu, en août 2012, des responsabilités aux deux camps dans les violences, seuls des membres du clan Gbagbo ont été inculpés, créant un sentiment de « justice des vainqueurs » dénoncé par les ONG.


2015 en ligne de mire

Alassane Ouattara a annoncé sa candidature à laprésidentielle de 2015.

Les défis pour l’organisation d’un scrutin transparent et inclusif sont nombreux : révision de la liste électorale, de la composition de la commission électorale indépendante et du conseil constitutionnel, voire de la constitution.


Situation économique

Avec une population à 24,1 millions d’habitants et un PIB de 28Mds$ en 2013, la Côte d’Ivoire continue de faire figure de puissance sous-régionale malgré une superficie de seulement 322 463 km² et une décennie de crise. Elle présente 30% du PIB de l’UEMOA et 60% de ses exportations agricoles. Mais avec un PIB/hab de 1 175 USD, le pays se classe au 168ème rang mondial (sur 187) de l’indice de développement humain 2012 du PNUD, d’où un taux de pauvreté de 49% (moins de 1$ par personne et par jour).

La Côte d’Ivoire dispose pourtant de solides atouts économiques. Elle possède des infrastructures héritées des deux décennies du « miracle ivoirien » (1960-1980) : 2ème port d’Afrique sub-saharienne, important réseau routier, aéroport international. L’économie ivoirienne souffre néanmoins fortement de la dégradation des facteurs de production de base depuis la crise. Dans le secteur agricole qui occupe 20% du PIB, le pays est le 1er producteur de cacao au monde avec près de 36% du marché. Il figure aux tout premiers rangs africains pour plusieurs autres productions agricoles d’exportation (caoutchouc, anacarde, coton, café, palmier à huile, banane, ananas, cola).

Les activités secondaires (27% du PIB) sont dominées par le raffinage de pétrole brut, le BTP et la transformation agro-alimentaire. Le secteur tertiaire (40% du PIB) est fortement dominé par les activités bancaires, la téléphonie mobile (5 opérateurs) ainsi que les TIC. Le pays assure son autosuffisance énergétique grâce à l’exploitation depuis quelques années de gisements de gaz et de pétrole ; ils lui ont permis d’exporter de l’électricité et des produits pétroliers dans la sous-région, sa raffinerie (SIR) se classant au 2ème rang d’Afrique subsaharienne

La Côte d’Ivoire est sur une bonne dynamique depuis la fin de la crise post-électorale (avril 2011). La croissance est de retour (+9,8% en 2012 et +8,1% en 2013 après une récession de 5% du PIB en 2011) sous l’impulsion de l’ensemble des secteurs d’activité ainsi que du dynamisme progressif du secteur privé. Les autorités ivoiriennes ont un ambitieux programme d’investissements (le plan national de développement) de près de 17 Mds€ de 2012 à 2015 dont 60% sont attendus du secteur privé sous l’effet catalyseur des investissements publics très dynamiques depuis la reprise. En dépit de ce contexte favorable et des efforts des autorités ivoiriennes unanimement salués par la communauté financière internationale, la Côte d’Ivoire doit relever de nombreux défis, notamment dans le domaine de la lutte contre la corruption, afin de prétendre à nouveau pleinement à son statut de moteur de la croissance économique régionale, après dix ans de crise latente.


Politique extérieure

Conscients de l’enjeu que représente la Côte d’Ivoire pour la stabilité de l’Afrique de l’Ouest toute entière, de nombreux chefs d’Etat africains s’étaient impliqués dans la résolution de la crise ivoirienne depuis le début des années 2000, notamment par le biais du Groupe de Travail International (Bénin, Ghana, Guinée, Niger, Nigeria, Afrique du Sud, Congo-Brazzaville au titre de la présidence de l’Union africaine). L’Union africaine a également exercé une médiation active sur le dossier par l’intermédiaire du Président Mbeki (médiateur de novembre 2004 à octobre 2006).

Abidjan a accusé à plusieurs reprises le Burkina-Faso d’armer et de financer la rébellion. Cependant, en tant que président de la CEDEAO, le Président Compaoré avait depuis été agréé par toutes les parties pour jouer le rôle de médiateur dans la reprise du dialogue entre L. Gbagbo et G. Soro. Le Burkina-Faso constituait depuis lors le facilitateur incontournable du processus de sortie de crise ivoirien. Les deux pays ont signé un traité d’amitié et de coopération le 29 juillet 2008 ; le Président Compaoré a effectué du 15 au 18 septembre 2009 une visite en Côte d’Ivoire, marquée notamment par la tenue d’un premier Conseil des Ministres conjoint.

Au travers du déploiement de l’ONUCI, mais aussi par l’intermédiaire de l’Union européenne, la communauté internationale a continuellement soutenu et encouragé la mise en œuvre de l’Accord de Ouagadougou et des engagements pris par les responsables politiques ivoiriens, dont dépendait en premier ressort la sortie de crise.

Depuis les évènements du second tour de l‘élection, la communauté internationale s’est largement mobilisée sur le dossier ivoirien (Conseil de sécurité, Union européenne, Conseil des droits de l’homme…) et en premier lieu les institutions africaines de l’Union africaine et la CEDEAO qui ont tenu de nombreuses réunions extraordinaires sur la Côte d’Ivoire, envoyé plusieurs médiations et pris clairement position en faveur du respect du vote des Ivoiriens. Suite à l’arrivée effective d’A. Ouattara au pouvoir, l’UA a levé ses sanctions.

La fin de la crise ivoirienne doit permettre à la Côte d’Ivoire de retrouver tout son poids dans la sous-région et de reprendre sa place sur la scène internationale. Le Président Ouattara a ainsi consacré beaucoup de temps à visiter ses homologues d’Afrique de l’Ouest. Cette nouvelle diplomatie s’est concrétisée par la réactivation du Conseil de l’Entente. Il s’agit d’une organisation de coopération régionale d’Afrique de l’Ouest, à finalité principalement économique, créée en mai 1959. Les pays fondateurs sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Niger. Ils ont été rejoints par le Togo en 1966.

Succédant au Président nigérian Goodluck Jonathan, le Président ivoirien Alassane Ouattara a exercé la présidence de la CEDEAO pendant deux ans à compter du 17 février 2012. Sous la présidence, la CEDEAO a joué un rôle déterminant dans le règlement de la crise malienne et dans la transition en Guinée Bissao. Le Président Ouattara a passé la main de la présidence au Président ghanéen John Dramani Mahama du 44ème sommet de la CEDEAO qui s’est tenu à Yamoussoukro le 29 mars 2014.


Mise à jour : 31.07.14


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