Accès rapide :

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Congo
Nature du régime : République
Chef d’Etat et de gouvernement : Denis Sassou Nguesso


Données géographiques

Superficie : 342 000 km²
Capitale : Brazzaville
Villes principales : Pointe-Noire, Dolisie,
Mossendjo, Nkayi, Ouesso
Langue(s) officielle(s) : français (officielle), lingala
Monnaie : Franc CFA (1 euro = 655,96 XAF)
Fête nationale : 15 août


Données démographiques

Population : 4,3 millions d’hab. (INED, 2012)
Croissance démographique : 2,8% (INED, 2012)
Densité : 12,4 hab./km2
Peuples : Kongo, Téké, Mbochi, Oubanguiens, etc.
Espérance de vie : 57,8 ans (INED, 2012)
Religion(s) : christianisme (90%), islam, animisme
Indice de développement humain : 142e sur 187
(PNUD, 2012)


Données économiques

PIB : 14,5 MdUSD (Direction générale du Trésor, 2013)
PIB / habitant (PPA) : 3408 USD (DGT, 2013)
Taux de croissance : 5,8% en 2013, 4,9 % en 2012, 3,4 % en 2011 (DGT, 2014)
Taux d’inflation : 5,3% en 2013, 5,1 % en 2012, 1,9 % en 2011 (DGT, 2014)
Balance commerciale : -4.1 MdUSD (DGT 2013)
Principaux clients : Chine (21,7 %), Pays-Bas (14%), France (12,4 %) (DGT, 2012)
Principaux fournisseurs : France (18%), Brésil (16 %), Belgique (12%) (DGT, 2012)
Production pétrolière : 237 000 barils/jour en 2013 (265.000 b/j en 2012) (DGT, 2013)
Exportations françaises vers le Congo : 589 M€ en 2012 (SE, 2013)
Importations françaises du Congo : 869M€ en 2012 (SE, 2013)

Portail de la Direction générale du Trésor, rubrique Congo : http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat général de France : Pointe-Noire
Communauté française au Congo : 5707 français immatriculés au 31/12/2013
Communauté congolaise en France : environ 25 000 résidents autorisés à séjourner en France (DFAE, 2008)


Politique intérieure

Le Congo s’est remis lentement des trois guerres civiles (en 1994, 1997 et 1998) qui ont causé d’importantes pertes humaines et matérielles. Le mandat du président Lissouba (élu en 1992 lors du premier scrutin pluraliste) avait été marqué par une succession de crises politiques et militaires, qui avaient conduit à l’émergence de milices armées au service des trois principaux responsables politiques, MM. Lissouba, Kolelas et Sassou Nguesso. Ces milices s’étaient violemment affrontées en 1994 puis en 1997, à la veille du scrutin présidentiel. Le général Denis Sassou Nguesso (au pouvoir de 1979 - à la suite d’un coup d’Etat - à 1992) est sorti vainqueur, grâce à l’intervention militaire de l’Angola.

A l’issue de nouvelles négociations politiques, l’ouverture d’un nouveau cycle électoral en 2002 a vu la coalition du président Sassou Nguesso, emmenée par le Parti congolais du Travail (PCT, ancien parti unique), remporter une très large victoire lors des différents scrutins : référendum constitutionnel du 20 janvier 2002 (88% de « oui »), présidentielle du 10 mars (89 % des voix). En juillet 2009, Denis Sassou Nguesso a été réélu au premier tour avec 78,61% des suffrages exprimés, pour un septennat courant jusqu’en 2016. Selon les observateurs internationaux délégués par l’Union africaine et la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), ces élections se sont déroulées dans des conditions satisfaisantes et dans le calme, en dépit des nombreuses critiques de l’opposition. Les élections législatives d’août 2012 ont conforté la majorité présidentielle, le PCT remportant 91 des 136 sièges de l’Assemblée.

La région du Pool (aux portes de Brazzaville) n’est plus en crise. L’application de l’accord du 17 mars 2003 entre les rebelles du pasteur Ntumi et les troupes gouvernementales s’est avérée longue et difficile. Certaines avancées ont été observées vers une solution pacifique : au cours de l’année 2007, le mouvement rebelle s’est transformé légalement en parti politique, le Conseil national des Républicains. En juin 2008, son chef, le pasteur Ntumi, a proclamé symboliquement la dissolution de la branche armée. Il occupe par ailleurs depuis fin décembre 2009 la fonction de délégué général auprès du Président de la République, chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre. Le programme de désarmement-démobilisation et réinsertion de 25 millions de dollars (financé par la BM, l’UE, le Japon et le Congo) a obtenu des résultats mitigés. La région se désenclave progressivement grâce à la reconstruction de la route Brazzaville-Kinkala et à terme de l’axe Brazzaville-Pointe Noire.

L’explosion d’un dépôt de munitions le 4 mars 2012 à Brazzaville (230 morts, 3000 blessés), dans le quartier populaire de Mpila, a donné lieu à un procès très médiatisé, à la suite duquel le colonel Ntsourou, ancien n°2 de l’appareil sécuritaire, a été inculpé. Son interpellation, en décembre 2013, a occasioné des échanges de tirs entre l’armée et des miliciens fidèles à Ntsourou.

La perspective de la fin du mandat du président Sassou en 2016, mobilise déjà le pouvoir et les principaux partis de l’opposition. Alors que le président ne peut constitutionnellement se présenter pour un troisième mandat, on lui prête l’intention de réviser la loi fondamentale.


Situation économique et financière

Après avoir connu une récession en 2007, l’économie congolaise a enregistré une croissance plus soutenue en 2008 (7,3% environ) et a été peu affectée par la crise mondiale en 2009 (6,7% en 2009, 9,5% en 2010). La croissance s’est élevée à 4,5 % pour 2012, du fait de la baisse de la production pétrolière, mais est repartie à la hausse en 2013, pour se situer autour de 5,3% (DGT). Les hydrocarbures constituent environ 90% des exportations du pays, 2/3 de son PIB et 3/4 des recettes budgétaires.

Le Congo a assaini sa situation financière. Avant le passage en Club de Paris de 2004, la dette extérieure publique totale du Congo était estimée par le FMI à 8,5 MdUSD (pays le plus endetté au monde par habitant), dont plus de la moitié était due aux créanciers du Club de Paris. L’endettement public est désormais contenu, à la faveur du désendettement massif en 2010, avec l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative « pays pauvres très endettés » (PPTE), la dette publique passant alors de 60% à 20 % du PIB, avec notamment un effort de la France de près de 900 M€. La progression de l’endettement est cependant à nouveau en progression : l’encours de la dette publique était de 3,3 Mds € au 1er avril 2013, soit une hausse de +70% en 3 ans, depuis l’achèvement du processus PPTE en 2010. Les emprunts récents ont été contractés auprès de la Chine principalement pour financer des infrastructures, la Chine étant de loin le principal créancier bilatéral (1,2 Mds €). Le risque de ré-endettement a été réévalué positivement par le FMI en passant de modéré à faible. Le FMI appelle cependant à une amélioration de la gestion de la rente pétrolière, une recherche de diversification des secteurs productifs et une vigilance sur les conditions de financement des investissements publics.

Le Congo s’investit de plus en plus dans la question de la préservation de la forêt. Il joue un rôle moteur dans la Commission des Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) et dans le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC). Il s’est engagé à contribuer aux efforts de lutte contre la déforestation envisagés dans la Convention climat sous le mécanisme REDD+ (Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement). Il compte parmi les premiers pays à avoir signé un accord de partenariat volontaire (APV) avec l’Union européenne pour l’application des réglementations forestières, de la gouvernance et des échanges commerciaux dans le cadre du plan d’action FLEGT (application des réglementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux) afin de contrôler l’entrée de bois illégal sur le marché européen.

La réintégration du Processus de Kimberley (novembre 2007) et l’obtention du statut de « Pays conforme » à l’Initiative internationale sur la transparence des industries extractives (ITIE) le 27 février 2013, sont encourageants. Cette décision a consacré les efforts des autorités congolaises en faveur de la transparence du secteur. Le Congo est un des premiers pays à avoir souhaité adhérer à l’ITIE en 2004 et a obtenu le statut de Pays Candidat en 2008. Des projets dans le domaine de la lutte contre le sida, l’éducation de base, le renforcement des capacités de transparence et de gouvernance ou les infrastructures sont également en cours, avec pour objectif le redressement global de l’économie intérieure.


Politique extérieure

Après les guerres civiles qui l’avaient mis à l’écart, le Congo est progressivement sorti de son isolement depuis 2002 : restauration des liens avec les Etats africains voisins (RDC, RCA…) ainsi qu’avec la communauté internationale (FMI, Banque Mondiale, PNUD, Union européenne, Etats-Unis…). Les contacts sont réguliers avec la Chine qui déploie une activité économique intense au Congo, dont elle est l’un des premiers partenaires économiques, avec la France et les Etats-Unis.

Le Congo a présidé en 2003, puis de juillet 2011 à juillet 2012, la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) et, de 2003 à 2007, la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC). Depuis juillet 2012, le président de la Commission de la CEMAC est un Congolais, M. Pierre Moussa. Le Congo a présidé l’Union africaine en 2006 et a été membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour le biennum 2006-2007. Il a été élu au Conseil des droits de l’Homme en 2011 pour trois ans (fin du mandat le 31 décembre 2014).

Au plan régional, le principal partenaire du Congo est l’Angola. L’aide décisive de ce pays lors des guerres civiles de 1997 et de 1998-1999 fait de lui un allié privilégié. La récente crise sécuritaire en RCA a conduit le président congolais à s’impliquer dans son règlement politique et sécuritaire. Il a été chargé, en tant que président du comité de suivi des accords de Libreville conclus le 11 janvier 2013 entre les parties centrafricaines, de veiller à leur application. Avec les chefs d’Etat de la CEEAC il a parrainé la relance du processus politique, décidé à Ndjamena les 9 et 10 janvier. Le Congo participe à la MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) avec 1000 hommes environ. Il est également actif financièrement (prêt de 38 M€ accordé à Bangui).

Les relations avec la République démocratique du Congo (RDC) se sont stabilisées. La République du Congo fait partie des 11 Etats signataires de l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région des Grands Lacs. Adopté sous l’égide du Secrétaire général des Nations Unies, le 24 février 2013 à Addis-Abeba, cet accord constitue l’amorce d’un dialogue politique régional permettant d’identifier les causes profondes du conflit et d’y porter des remèdes durables.

Dans ce cadre, le président Sassou s’est employé à favoriser un processus régional de détente. Le 24 mars 2013, il a invité dans son fief d’Oyo les présidents de la RDC, de l’Ouganda et du Rwanda (principaux protagonistes) pour réaffirmer ensemble que l’accord-cadre constituait « une base essentielle » pour résoudre la crise dans les Grands Lacs.

Le Congo s’implique de manière croissante dans la sécurité maritime du golfe de Guinée : Pointe-Noire accueille le siège du centre régional de sécurité maritime (CRESMAC), qui sera inauguré officiellement en 2014.


Mise à jour : 22.05.14


Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014