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Géographie et histoire

Géographie

Quatrième pays du sous-continent par sa superficie, quatrième biodiversité au monde, la Colombie est dotée d’un relief d’une diversité extrême. Située dans le prolongement de l’isthme de Panama, c’est le seul pays d’Amérique du Sud à avoir deux façades maritimes, l’une Caraïbe, l’autre Pacifique avec 3000 km de côtes. Le pays est divisé en cinq grandes régions : la Caraïbe, le Pacifique, les Andes, l’Orénoque et l’Amazonie.

La Colombie est située dans la zone tropicale ; la saison des pluies s’étend d’avril à novembre ; la saison sèche de décembre à mars. Il existe toutefois dans ce pays montagneux, d’importantes différences climatiques selon l’altitude.


Histoire

L’espagnol Alonso de Ojeda fut le premier Européen à mettre le pied, en 1499, sur le territoire de la Colombie actuelle. Santa Fe de Bogotá devint la capitale de la vice-royauté de Nouvelle-Grenade en 1538. Le mouvement d’indépendance fut lancé en 1810 pour aboutir le 10 août 1819, après la victoire à la bataille de Boyacà.

La République de la Grande Colombie (Venezuela, Équateur et Nouvelle Grenade) fut proclamée par Simon Bolivar, qui en devint le premier Président, et Francisco de Paula Santander, son vice-président. Chacun de ces deux hommes est à l’origine d’un parti politique, parti conservateur et parti libéral, qui a alterné au pouvoir tout au long des XIXe et XXe siècles. La première guerre, surnommée « Guerre des Mille Jours » (1899-1902), entre conservateurs et libéraux, coûta la vie à environ 100 000 personnes.

L’assassinat du leader libéral Jorge Eliecer Gaitan le 9 mai 1948, politicien très populaire, candidat à la présidence, fait réapparaître la violence entre libéraux et conservateurs avec une force inouïe (300 000 victimes). Le coup d’Etat du Général Rojas Pinilla en 1953, soutenu par l’oligarchie, met fin à la guerre civile. Il remet le pouvoir aux civils en 1957. Les deux partis se mettent d’accord (le « Front National ») pour se partager le pouvoir en alternant au poste de Président de la République, système qui perdurera jusqu’en 1974. Entre-temps, le recours du pouvoir à des formations paramilitaires pour lutter contre la « subversion » ou favoriser les intérêts de grands groupes industriels s’est développé. En réaction, dès la fin des années 1950 apparaissent les premiers groupes de guérillas, souvent issus de la paysannerie, prédécesseurs de ceux qui sont encore actifs aujourd’hui, contre la concentration des terres et l’exercice sans partage du pouvoir.

Les années 70 et 80 sont marquées par le développement du trafic de drogue et de ses ramifications internationales ainsi que par le phénomène de la guérilla urbaine. Pourtant, la constitution de 1991 engage le pays vers une ouverture économique au marché mondial, alors que disparaissent les grands cartels de la drogue – mais pas le narcotrafic - avec la mort de Pablo Escobar en décembre 1993. Le mouvement paramilitaire se développe (en liaison avec les forces de sécurité gouvernementales), partiellement contre l’insurrection des FARC qui montent en puissance, mais aussi pour reprendre en main le narcotrafic et mener une véritable contre-révolution agraire, au prix de nombreux assassinats (en particulier, ceux de plusieurs centaines de membres du parti Unión Patriótica, formé par d’anciens guérilléros, entre 1985 et 1987).

En 2002, le Président Uribe arrive au pouvoir, élu sur un programme de restauration de l’autorité de l’Etat et d’intensification des efforts militaires, engagés avec l’aide des Etats-Unis (le renforcement de ce partenariat américain avait débuté sous le mandat de son prédécesseur Pastrana avec le Plan Colombia, dès 1999, pour amener les mouvements armés illégaux à négocier, après la rupture des négociations de paix avec la guérilla des FARC en février 2002). Bénéficiant de ses succès militaires et économiques, réélu en 2006, il a dû laisser sa place le 20 juin 2010 à son ministre de la Défense, M. Juan Manuel Santos.

Le Président Juan Manuel Santos, ex-ministre de la Défense du président Uribe a rapidement pris le contre-pied des politiques de « sécurité démocratique » de son prédécesseur, Alvaro Uribe. En s’appuyant sur les atouts économiques de son pays (4ème PIB d’Amérique latine), M. Santos a défini une nouvelle ligne, celle de « prospérité démocratique ». Parallèlement à l’ouverture de négociations de paix avec les FARC en novembre 2012, M. Santos a fait adopter une « loi sur la restitution des terres et la réparation des victimes du conflit ». Sa mise en œuvre s’est toutefois heurtée aux lenteurs de la justice, aux imprécisions du cadastre, à la faible confiance qui persiste encore vis-à-vis des forces de l’ordre (parfois accusées de collusion avec les groupes paramilitaires) et aux violences dans les campagnes.

Au plan économique, malgré de fortes disparités sociales, le président Santos est parvenu à maintenir une croissance soutenue. Il a été réélu au deuxième tour de l’élection présidentielle le 15 juin 2014 face au candidat du « Centro democrático », M. Oscar Ivan Zuluaga.


Mise à jour : 31.08.14


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