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La France et Chypre

Brève

Chypre - Entretien de Laurent Fabius avec son homologue chypriote (Paris, 18 septembre 2014)

Les ministres feront le point sur le renforcement de notre coopération bilatérale, notamment dans le domaine commercial, ainsi que sur les négociations inter-chypriotes.

Relations politiques

Relations politiques

Les liens entre la France et Chypre se sont considérablement renforcés ces dernières années grâce à plusieurs facteurs : entrée de Chypre dans l’UE en 2004, décision au plus haut niveau d’instaurer un dialogue renforcé entre les deux pays, adhésion chypriote à l’Organisation internationale de la Francophonie en qualité de membre plein.

Plusieurs visites de haut niveau ont traduit cette proximité des deux pays, en particulier les entretiens du président chypriote avec le Président de la République, le 26 octobre 2012 pus à nouveau le 12 juin 2013, qui ont permis d’affirmer le soutien de la France à une solution équilibrée des difficultés financières de Chypre.

Le Président de la République a reçu son homologue à Paris le 12 juin dernier. Les deux Présidents se sont par ailleurs entretenus en marge du Conseil européen d’octobre dernier. M. Laurent Fabius et le ministre des affaires européennes, Thierry Repentin, ont également reçu les 3 et 4 juin à Paris M. Ioannis Kasoulides, minisre des Affaires étrangères de Chypre. M. Fabius avait aussi effectué une visite bilatérale à Chypre le 8 septembre 2012 en marge du Gymnich.

Sur la question chypriote, la France appuie les efforts de la République de Chypre dans sa recherche, avec la communauté chypriote turque, d’une solution juste et durable pour la réunification de l’île, sous la forme d’une fédération bizonale et bicommunautaire, selon les principes édictés par les résolutions du Conseil de sécurité des nations Unies et selon les principes du droit européen.


Relations économiques et commerciales

Depuis l’adhésion chypriote à l’UE, la France a amélioré sa présence économique en développant ses investissements directs et en renforçant ses exportations.

Les investissements directs étrangers français ont nettement progressé. Presque tous les secteurs sont représentés : assurances (CNP), banques (BNP-Paribas), grandes surfaces (Carrefour), environnement (EDF Energies Nouvelles a créé une filiale pour développer des parcs éoliens, Stereo-Iacovou pour les eaux usées), le luxe (boutique Louis Vuitton), l’agro-alimentaire (Le Sommelier, French Depot), et constructions et infrastructures. Dans ce dernier secteur, Bouygues, Egis, la CCI de Nice-Côte d’Azur détiennent 42% du consortium Hermes Airports Ltd pour la construction et la gestion pendant vingt-cinq ans des aéroports internationaux de Larnaka et de Paphos. D’un montant de 650 M€, cet investissement est le plus gros jamais réalisé à Chypre. L’aéroport de Larnaka a été inauguré par le président chypriote en 2009 en présence du Secrétaire d’Etat français en charge des Affaires européennes.

La France confirme sa place dans les dix premiers fournisseurs de l’île et dégage un excédent commercial avec Chypre.


La coopération culturelle, scientifique et technique

La France et Chypre sont liées par un accord culturel depuis 1969

La coopération au plan culturel est traditionnellement portée par l’obligation pour les élèves chypriotes d’apprendre le français dans le secondaire (au côté de l’anglais). La France souligne auprès des autorités de Nicosie l’importance que la place réservée à sa langue soit maintenue, en cohérence avec la participation de Chypre à l’OIF en qualité de membre associé depuis 2006.

Ce dossier est relié à celui du lycée trilingue franco-chypriote, projet phare de la coopération bilatérale. L’ouverture du nouveau lycée à la rentrée 2012, a constitué une échéance importante pour la coopération bilatérale.

Le réseau culturel comprend également l’institut français de Nicosie et deux Alliances françaises, à Limassol et Paphos ; Dans la partie nord de l’île, une coopération est mise en œuvre avec une école privée pour l’enseignement de la langue française à la population chypriote-turque.

Les priorités de notre coopération s’articulent autour de plusieurs axes : la coopération éducative, universitaire et scientifique.


La coopération éducative

Le projet central a reposé sur la création, depuis la rentrée 2012, à partir de la petite Ecole Française Arthur Rimbaud (EFAR - 150 élèves) de l’établissement (école, collège, lycée) trilingue français-grec-anglais, qui a repris les locaux de l’institut de technologie de Nicosie.

Cet établissement accueille des élèves chypriotes en leur offrant indifféremment la possibilité du baccalauréat français et l’apolyterio, et l’entrée dans les universités françaises, chypriotes ou grecques. Il pourrait contribuer à faire de Chypre, en Méditerranée orientale, un « hub d’éducation d’excellence » pour d’autres populations que les Chypriotes.

Le lycée franco-chypriote conditionne également, par la garantie qu’il donne d’une relève à la génération vieillissante des étudiants chypriotes venus étudier en France au lendemain des événements de 1974, la pérennité du réseau francophone et francophile (62 000 personnes). Chypre compte 480 enseignants de notre langue, auquel s’ajoutent 30 professeurs dans la partie nord.

Un « mémorandum relatif à la mise en œuvre d’un plan pluriannuel de formation au français dans l’administration chypriote » a été signé en 2007 entre l’OIF, Chypre, la France, la communauté française de Belgique et le Luxembourg. Environ 500 fonctionnaires chypriotes en charge de dossiers communautaires ont été progressivement formés à l’utilisation du français.


La coopération universitaire

Près de la moitié des étudiants chypriotes se trouvent à l’étranger. Avec 350 étudiants chypriotes en France, la France occupe le 4ème rang des pays d’accueil, mais nous sommes concurrencés par les pays d’Europe centrale et orientale. La promotion et le renforcement de l’attractivité des études en France passe notamment par la participation d’universités françaises au Salon de l’Etudiant à Nicosie.


La coopération scientifique

Le soutien public à la recherche et au développement technologique chypriote est très récent. Les dépenses en R&D de Chypre représentent moins de 0,5% du PIB, dont les 2/3 proviennent du secteur public. La recherche est principalement conduite au sein de l’Université de Chypre et du Higher Technical Institute.

Chypre a accueilli favorablement le Partenariat Hubert Curien « Zénon ». Ce programme, qui permet le financement de la mobilité des jeunes chercheurs et la diversification des échanges scientifiques chypriotes, est l’axe principal de notre coopération scientifique.


Mise à jour : 10.03.14

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