Accès rapide :

Présentation

Données générales

Source des données chiffrées : Ambassade de France au Chili, ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, PNUD, revue The Economist, FMI, Banque mondiale.

Nom officiel : République du Chili
Chef d’Etat : Mme Michelle Bachelet

Données géographiques

Superficie : 755 776km²
Capitale : Santiago du Chili
Villes principales : Santiago, Valparaiso, Concepción, Antofagasta
Langue officielle : espagnol
Monnaie : peso (1000 pesos = 1,25 € au13 mars 2014)
Fête nationale : 18 septembre

Données démographiques (2013)

Population : 17,46 millions
Densité : 19,99 habitants/m2
Taux de croissance démographique : 0,99%
Espérance de vie : 79,57 ans
Taux d’alphabétisation : 95,8%
Religion(s) : catholicisme romain 88%, églises protestantes 11%
Indice de développement humain (Classement ONU) : 0,819 (40e rang sur 177)

Données économiques (2013)

PIB : 277,2 Mds USD
PIB ppa par habitant : 17732 USD
Taux de croissance : 4,2 %
Taux de chômage : 5,9 %
Taux d’inflation : 3%
Solde budgétaire : -1,3 M€ (0,66 % du PIB)
Balance commerciale : + 2,4 Mds USD

Principaux clients : Chine, Etats Unis, Japon, Brésil
Principaux fournisseurs : Etats Unis, Chine, Argentine, Brésil

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • Agriculture : 3,6 %
  • Industrie : 36 %
  • Services : 60,4 %

Exportations de la France vers le Chili : 760,4 M€
Importations françaises depuis le Chili : 1092,5 M€

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/po…

Informations sur la communauté française du Chili
Consulat (s) de France : section consulaire de l’Ambassade, consulats honoraires à Antofagasta, La Serena, Valparaiso - Viña del Mar, Concepción, Temuco, Osorno et Punta Arenas
Communauté française : 10649 inscrits
Communauté chilienne en France : estimée à 15 000 personnes

Politique intérieure

Institutions

  • Constitution de 1980, révisée en août 2005.
  • Pouvoir exécutif : régime présidentiel. Le président de la République est élu au suffrage universel direct (deux tours), pour un mandat de quatre ans (depuis septembre 2005). Il ne peut pas constitutionnellement prétendre à un deuxième mandat consécutif. Il nomme les membres du gouvernement. Le président de la République ne peut pas dissoudre le Congrès national. Le gouvernement n’est pas responsable devant le Congrès national.
  • Le pouvoir législatif est bicaméral. Le Parlement, appelé Congrès National, est constitué du Sénat (la chambre haute) dont les 38 membres sont élus au suffrage universel pour huit ans et de la Chambre des députés (la chambre basse), dont les 120 députés sont élus pour quatre ans au suffrage universel. La révision constitutionnelle d’août 2005 a supprimé deux catégories de sénateurs : les 9 membres nommés (deux anciens membres de la Cour suprême, un ancien contrôleur général de la République, un ancien chef d’état-major de chacune des trois armes, un ancien recteur d’université et un ancien ministre) et les anciens présidents de la République (qui étaient sénateurs à vie s’ils avaient été en poste pendant 6 années).
  • Pouvoir judiciaire : Cour suprême (un président et 20 juges).

Principaux pactes et partis politiques

  • Alianza (Alliance) - Coalition de partis de droite : Renovación nacional (Renouveau national - RN) et Union démocrate indépendante (UDI)
  • Nueva Mayoria (Nouvelle Majorité) – Alliance de partis de la Concertation : Parti démocrate-chrétien (DC), Parti pour la démocratie (PPD), Parti socialiste (PS), Parti radical social-démocrate (PRSD), et d’autres partis de gauche, notamment le Parti communiste (PC), le Movimiento amplio social (MAS) et la Izquierda ciudadana (IC).
  • Pacte Nueva constitucion para Chile : parti Igualdad et parti écologiste
  • Pacte Si tu quieres, Chile cambia : parti progressiste (PRO), parti libéral et mouvement socialiste allendiste

Situation politique

Michelle Bachelet a pris ses fonctions le 11 mars 2014 dans un climat de fort septicisme de la société chilienne. Sa popularité est toujours très importante, mais les chiliens attendent d’elle des réformes importantes visant un meilleur partage des fruits d’une croissance dynamique.

De fait, depuis le retour à la démocratie, aucune des deux mouvances qui se sont succédé au pouvoir ne s’est hasardée à revenir sur certains fondamentaux socio-économiques mis en place pendant la dictature et portés par les « Chicago boys » : faible intervention de l’Etat dans l’économie, couverture sociale minimale (absence d’âge de départ à la retraite, études supérieures et protection médicales coûteuses…), système éducatif jugé responsable de la reproduction des inégalités, fort centralisme de l’état…

Ces frustrations ont entraîné les mouvements sociaux, qui, depuis les manifestations étudiantes de 2011, ont remis le Chili au-devant de l’actualité. La défiance envers les institutions est grande : plus de 70% de la population aurait une image négative de la Chambre des députés et du Sénat. Les jeunes, qui ont prouvé qu’ils pouvaient mobiliser la rue pendant plusieurs mois, ont acquis un poids politique important et se définissent comme les garants vigilants des promesses électorales de Michelle Bachelet : ainsi, certains leaders étudiants sont entrés au Parlement, et les syndicats étudiants ont contesté une première nomination de secrétaire d’Etat à l’Education.

Avec son programme ambitieux, Michelle Bachelet entend remédier aux faiblesses du modèle chilien : il prévoit notamment une réforme constitutionnelle, la gratuité de l’enseignement supérieur et des prestations sociales renforcées, financées en partie par une réforme fiscale d’ampleur. Au terme des six premiers mois de son mandat, la Présidente peut se féliciter d’avoir fait voter la réforme fiscale et d’avoir lancé la plupart des réformes prévues dans son programme, malgré un contexte défavorable : ralentissement économique, scepticisme croissant de la classe moyenne qui redoute une baisse de son pouvoir d’achat, et attentats terroristes attribués à des mouvements anarchistes qui, fait nouveau, ont récemment fait des blessés et une victime et suscité une vive émotion parmi la population.

Les élections présidentielles ont été précédées, le 17 novembre dernier, par le scrutin législatif. La Nouvelle Majorité a nettement renforcé sa position au sein du Parlement, mais cette majorité, même absolue, ne permet toutefois pas à la coalition de gauche d’acquérir les majorités qualifiées nécessaires à la mise en œuvre des réformes constitutionnelles promises par la candidate Bachelet, l’opposition conservant une minorité de blocage. La nouvelle présidente devra donc, sur ce thème, nouer des alliances ad hoc, y compris avec des élus de droite, ou mettre en place une Assemblée constituante non prévue dans la Constitution actuelle.

Situation économique

Le Chili s’est imposé ces dernières années comme l’une des économies les plus dynamiques d’Amérique latine. Depuis une vingtaine d’années, le pays connaît une forte croissance économique (croissance moyenne du PIB de +4,5% entre 2001 et 2011, 5,6% en 2012 et 4% en 2013). Quatrième économie sud-américaine derrière le Brésil, l’Argentine et la Colombie avec un PIB de 277 Mds USD, son PIB par habitant est le plus élevé de la région (15 776 USD/habitant). Enfin, son adhésion à l’OCDE en janvier 2010 témoigne de la bonne santé de son économie et d’une reconnaissance internationale de sa stratégie de libéralisation et de sa politique économique, caractérisée par une gestion rigoureuse de ses dépenses publiques et une forte ouverture sur l’extérieur.

Outre une croissance soutenue, le Chili bénéficie d’une inflation sous contrôle (3% en 2013). La Banque Centrale maintient son taux d’intérêt directeur à 5% depuis janvier 2012, conservant ainsi des marges de manœuvres pour assouplir la politique monétaire en cas de ralentissement économique.

Du point de vue budgétaire, le Chili connait une position proche de l’équilibre. Le projet de loi de finances pour 2014 prévoit un déficit de 0,6%. La dette de l’Etat chilien fait quant à elle partie des plus basses du monde, n’excédant pas les 12,2% du PIB à la fin de 2012.

Economie libérale et ouverte sur l’extérieur, le Chili a conclu à ce jour 22 accords de libre-échange qui le lient à 60 pays, ce qui lui permet de conforter ses positions commerciales et son rôle de plate-forme d’exportation en Amérique du sud, mais aussi vers la zone Asie-Pacifique. Si le Chili est un marché compétitif et exigeant, l’ouverture, la solidité et le dynamisme de son économie en font une destination attractive, aussi bien pour les exportateurs que pour les investisseurs. Plus de 2000 entreprises françaises par an exportent vers le Chili (dont plus de 50% de PME) et le nombre de filiales françaises implantées dans le pays a été multiplié par trois en vingt ans (192 implantations à ce jour dans tous les secteurs d’activité).

Le bilan chilien comporte cependant quelques fragilités, en particulier sa dépendance énergétique, ce qui conduit le gouvernement à redéfinir sa matrice en termes de production et d’approvisionnement. Par ailleurs, la décélération de la croissance chilienne en 2013, et un infléchissement des cours mondiaux des matières premières risquent de faire revoir à la baisse les prévisions de dépenses publiques.

Politique extérieure

Depuis le rétablissement de la démocratie, le Chili s’est employé à normaliser ses relations avec ses voisins, malgré la persistance de certaines tensions. Dans la continuité de la Présidente Bachelet, le Président Piñera s’est employé à resserrer les liens régionaux en privilégiant des relations désormais « stratégiques » avec l’Argentine et le Brésil. Malgré les efforts de Mme Bachelet puis de M. Piñera pour nouer un dialogue de confiance, les relations avec le Pérou et la Bolivie restent marquées par le souvenir de la guerre du Pacifique (1879-84) : le 27 janvier 2014, la CIJ a pris une décision mettant fin au litige frontalier avec le Pérou, qui laisse au Chili une grande partie de ses ressources halieutiques ; la Bolivie a également saisi, en mars 2013, la CIJ pour trancher la querelle séculaire du problème de l’accès de la Bolivie à la mer.

Actif sur la scène internationale, le Chili s’engage en faveur du renforcement du multilatéralisme, du libre-échange, mais aussi de la régulation de la mondialisation, de la diversité culturelle et des droits de l’homme (membre du CDH depuis 2008). Sous la présidence de M. Ricardo Lagos, le Chili a dénoncé l’intervention américaine en Irak. Il a été le premier pays latino-américain à participer à la force intérimaire envoyée en Haïti après le départ du Président Aristide, avec le déploiement d’un contingent chilien de quelque 500 soldats, sous mandat de l’ONU. Le Président Piñera a effectué un déplacement en Israël et en Palestine (reconnue dès janvier 2011) en mars 2011.

Le Chili entretient en outre de bonnes relations avec la Colombie et l’Équateur. Il a assumé la première Présidence pro tempore de l’UNASUR (l’Union des Nations sud-américaines) et joué un rôle positif dans l’apaisement des tensions en Bolivie, lors de la crise bolivienne d’août-septembre 2008 (convocation d’une réunion d’urgence des 9 pays membres et déclaration de la Moneda du 16 septembre). Il participe en tant qu’ « accompagnateur » les négociations de paix en cours entre le gouvernement colombien et les FARC. Si le Chili s’est abstenu de s’engager pleinement dans une logique d’intégration commerciale régionale (il n’est que membre associé du Mercosur depuis 1996 et de la CAN depuis juin 2007), il s’est fortement impliqué dans l’Alliance Pacifique créée en janvier 2007 à Cali (Colombie) à la suite d’une initiative du président péruvien Alan Garcia, qui connait un développement rapide et substantiel et à laquelle la France est devenue membre observateur en 2013.

Le Chili entretient d’étroites relations avec les États-Unis (1er pays investisseur) et la zone Asie-Pacifique (1er client). Il est membre de l’APEC depuis 1994.

La conclusion d’un Accord d’Association en 2002 (entré en vigueur partiellement en 2003 et dans son entier en 2005) a marqué une étape importante dans le développement des relations UE/Chili. L’UE est le premier partenaire commercial et investisseur étranger au Chili et absorbe plus du quart de ses exportations. Le Chili a proposé d’instaurer une « association UE-Chili pour le développement et l’innovation », destinée à approfondir la relation dans deux secteurs d’intérêt commun : l’éducation et l’énergie. Le principe d’une telle association a été acté lors du Conseil d’association de mai 2009. À la suite du séisme de 2010, la Commission a réagi rapidement en dépêchant une mission humanitaire et en débloquant immédiatement 3 M€ du programme ECHO. Initialement prévu en juin 2012, le sommet UE/Amérique latine s’est tenu les 26 et 27 janvier 2013 à Santiago. Enfin, le Chili siège au Conseil de Sécurité de l’ONU depuis janvier 2014, pour une durée de 2 ans.

Mise à jour : 06.10.14


Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014