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Géographie et histoire

Géographie

Le Chili s’étend sur 4 265 km du nord au sud, et d’ouest en est sur une bande de terres comprise entre 15 km (à Puerto Natales, au sud du pays) et 350 km (à Antofagasta au nord). Son littoral, bordé presque entièrement par l’océan Pacifique, et pour une courte portion par l’océan Atlantique, est long de 5 338 km.

Le pays est entouré par l’Argentine (plus de 5 000 km de frontière commune), la Bolivie et le Pérou. Le désert d’Atacama, situé au nord du pays, est le désert le plus aride du monde. L’île de Pâques, annexée par le Chili en 1888, située à 3 700 km de ses côtes, dispose depuis 2007 d’un statut de territoire spécial.


Histoire

Le Chili tient son nom des peuples indigènes Tchili, qui vivaient sur l’île de Chiloé, atteinte par Fernand de Magellan en 1520. Pedro de Valdivia, envoyé par Charles Quint en 1540, parvint à établir plusieurs colonies avant de périr en 1554 lors du soulèvement général des Mapuches, qui offrirent une farouche résistance aux colons espagnols.

Les combats menés de façon intermittente par ces derniers ne cessèrent que vers la fin du XIXe siècle. Après la formation de la première junte nationale de gouvernement le 18 septembre 1810, le Chili conquiert son indépendance face aux troupes espagnoles et celles du vice-roi du Pérou, grâce à l’aide de l’Argentin José de San Martín. Bernardo O’Higgins, chef des milices chiliennes, déclare officiellement l’indépendance du Chili le 12 février 1818.

L’histoire du Chili a été marquée par les conflits frontaliers avec l’Argentine en 1843 (traité signé en 1881 accordant la moitié de la Terre de Feu au Chili) et avec le Pérou et la Bolivie (guerre du Pacifique, qui opposa le Pérou et la Bolivie au Chili entre 1879 et 1884, suivie d’autres confrontations militaires entre le Chili et le Pérou en 1941 et 1981).

Après le coup d’État du général Pinochet du 11 septembre 1973, le pays a connu seize ans de dictature militaire. La transition a été assurée par le Président Patricio Aylwin (DC) élu en 1990, à la suite du référendum d’octobre 1988 qui a obligé le régime du général Pinochet à organiser des élections. M. Eduardo Frei (DC) a consolidé, de 1994 à 1998, la transition démocratique, sans parvenir à supprimer les « enclaves autoritaires » héritées de l’ère Pinochet, en raison de l’opposition persistante du Sénat.

Le mandat de M. Ricardo Lagos (PS), qui a bénéficié de 2000 à 2006 d’une cote de popularité très élevée jusqu’à la fin de sa présidence (supérieure à 70%), a été marqué par de grandes réussites en matière économique et sociale. La réforme constitutionnelle de 2005 a été présentée comme une étape importante de la transition démocratique, même si certaines questions, telle que la réforme du mode de scrutin et la reconnaissance constitutionnelle des peuples indigènes, notamment les Mapuches, restent encore pendantes.

En 2006, Mme Michelle Bachelet (PS) est la première femme Présidente de la République élue au suffrage universel direct en Amérique du sud. L’action de son gouvernement face à la crise a permis en 2009 de limiter la récession et son impact sur la population, grâce à des mesures d’accompagnement social, notamment à l’égard des retraités, des foyers les plus modestes et des boursiers. Mme Bachelet a achevé son mandat avec une popularité record (80%).

M. Sebastián Piñera, son successeur, représentant une coalition de droite, a remporté une victoire historique le 17 janvier 2010, à l’issue du second tour, avec 51,6% des voix. M. Piñera, qui incarne une droite moderne, affiche en fin de mandat un bilan mitigé, notamment sur le plan économique.

Par ailleurs, la société chilienne, et en particulier les jeunes, montre une certaine défiance envers un système politique et pleine crise de représentativité, et aspire à une société plus juste. Elle se compare désormais avec le premier monde, Europe et Etats-Unis, et aspire à davantage de prestations, tant dans le domaine social qu’éducatif.

Dans ce contexte, le 15 décembre 2013, Michelle Bachelet remporte pour la deuxième fois le scrutin présidentielle avec 62,1% des voix face à la candidate de droite, Evelyn Matthei qui, avec 37,8% des voix, essuie un revers historique pour l’Alliance.


Mise à jour : 13.03.14


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