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Présentation du Chili

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Présentation

Données générales

Source des données chiffrées : Ambassade de France au Chili, ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, PNUD, revue The Economist, FMI, Banque mondiale.

Nom officiel  : République du Chili

Chef d’Etat : M. Sebastián Piñera

Données générales et géographiques

Superficie : 756 626 km²

Population : 17 millions

Capitale : Santiago du Chili

Villes principales  : Santiago, Valparaiso, Concepción, Antofagasta

Langue officielle  : espagnol

Monnaie : peso (1000 pesos = 1,61 € au 1er décembre 2012)

Fête nationale : 18 septembre

Données démographiques

Taux de croissance démographique : 0,8%

Espérance de vie : 78,2 ans

Taux d’alphabétisation  : 95,7%

Religion(s) : catholicisme romain 88%, églises protestantes 11%

Indice de développement humain (Classement ONU) : 0,874 (40e rang sur 177)

Coefficient de GINI : 0,57

Données économiques

PIB (2011) : 299 Mds USD

PIB ppa par habitant (2011) : 17 361 $

Taux de croissance (2011) : 6,2 %

Taux de chômage (2011)  : 7,1%

Taux d’inflation (2011)  : 3,3%

Dette publique (2011) : 11,3 %

Balance commerciale (2011) : + 8,3 Mds USD

Exportations de la France vers le Chili (2011)
 : 889,7 M€ (15e fournisseur)

Importations françaises du Chili (2011)  : 1 251,2 M€ (14e client)

Site du Service économique de Santiago : http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/chili/

Informations sur la communauté francaise du Chili

Consulat (s) de France : section consulaire de l’Ambassade, consulats honoraires à Antofagasta, La Serena, Valparaiso - Viña del Mar, Concepción, Temuco, Osorno et Punta Arenas

Communauté française  : 11 046 inscrits (31 décembre 2011)

Communauté chilienne en France : estimée à 15 000 personnes

Politique intérieure

Institutions

- Constitution de 1980, révisée en août 2005.

- Pouvoir exécutif : Régime présidentiel. Le Président de la République est élu au suffrage universel direct (deux tours), pour un mandat de quatre ans (depuis septembre 2005). Il ne peut pas constitutionnellement prétendre à un deuxième mandat consécutif. Il nomme les membres du gouvernement. Le Président de la République ne peut pas dissoudre le Congrès national. Le gouvernement n’est pas responsable devant le Congrès national.

- Le pouvoir législatif est bicaméral. Le Parlement, appelé Congrès National, est constitué du Sénat (la chambre haute) dont les 38 membres sont élus au suffrage universel pour huit ans et de la Chambre des députés (la chambre basse), dont les 120 députés sont élus pour quatre ans au suffrage universel. La révision constitutionnelle d’août 2005 a supprimé deux catégories de sénateurs : les 9 membres nommés (deux anciens membres de la Cour suprême, un ancien contrôleur général de la République, un ancien chef d’état-major de chacune des trois armes, un ancien recteur d’université et un ancien ministre) et les anciens présidents de la République (qui étaient sénateurs à vie s’ils avaient été en poste pendant 6 années).

- Pouvoir judiciaire : Cour suprême (un président et 20 juges).

Principaux partis politiques :

- Coalición para el cambio (Coalition pour le Changement)- ou Alianza (Alliance) - Coalition de partis de droite : Renovación nacional (Renouveau national - RN) et Union démocrate indépendante (UDI)

- La Concertación de Partidospor la Democracia (Concertation pour la Démocratie) - Alliance de partis de gauche et de la Démocratie chrétienne : Parti démocrate chrétien (DC), Parti pour la démocratie (PPD), Parti socialiste (PS), Parti radical social démocrate (PRSD)

- Juntos Podemos Mas (« Ensemble nous pouvons plus », acronyme de POderDEMOcrático Social, qui signifie « pouvoir démocratique social ») : nom d’une coalition politique de gauche formée en décembre 2003 par une cinquantaine de petits partis dont le Parti communiste (PC), le Parti humaniste (PH) et le Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR).

- El cambio por ti (« Le changement pour toi »)  : alliance de partis de centre-gauche : Partido Progresista de Chile (Parti progressiste-PRO) et Partido Ecologista Verde (Parti des Verts).

Situation politique : M. Sebastián Piñera, candidat de la coalition de droite, a remporté une victoire historique le 17 janvier 2010, à l’issue du second tour, avec 51,6% face à M. Eduardo Frei, ex-Président de la République (1994-2000), candidat de la Concertación, qui obtient 48,4%. C’est le premier Président de droite élu depuis la victoire de Jorge Alessandri en 1958. Il a mis fin à quatre mandats consécutifs de la Concertación, au pouvoir depuis le retour de la démocratie en 1990.

M. Piñera, entrepreneur qui a fait fortune en introduisant au Chili les cartes de crédit, était actionnaire, jusqu’à son arrivée au pouvoir, de la compagnie d’aviation LanChile et de la chaîne de télévision Chilevisión. Il s’était incliné au second tour de l’élection présidentielle de 2006 face à Mme Bachelet. M. Piñera incarne une droite moderne, ayant pris ses distances avec l’ère Pinochet (il avait appelé à voter contre Pinochet lors du plébiscite de 1988). Il a réussi à unir les deux grandes familles de la droite chilienne : Renouveau national (RN), le parti qu’il préside, et l’Union démocrate indépendante (UDI, populaire et ex-pinochetiste).

Les élections parlementaires du 13 décembre 2009 n’ont toutefois permis à aucune coalition de disposer de la majorité absolue à la Chambre des députés. Au Sénat, la Concertación a obtenu la majorité. M. Piñera doit donc composer avec l’opposition pour faire adopter ses projets de loi.

Prenant ses fonctions quelques jours après le violent séisme du 27 février 2010, le 6e plus important mesuré au monde avec des moyens techniques modernes et cohérents (8,8 sur l’échelle de Richter, 526 morts, 800.000 sinistrés sans abri, dégâts évalués à 30 Mds $, soit 17% du PIB), le Président chilien a dû faire face au défi de reconstruire « vite et mieux » tout en s’engageant à soutenir la croissance, à poursuivre la lutte contre la pauvreté par la création « d’un million d’emplois » et à réformer le système éducatif et de santé.

Presque trois ans après le séisme et malgré des efforts importants, la reconstruction est encore loin d’être achevée : environ les deux tiers des besoins en termes de reconstruction et de réhabilitation ont été couverts. Les travaux réalisés concernent essentiellement les infrastructures (routes, voiries et les équipements scolaires). Mais des retards touchent encore les zones affectées par le tremblement de terre, notamment la région du Maule, en raison notamment de difficultés liées à la mobilisation des financements et leur mode d’attribution. Au niveau du logement, près de la moitié du programme de reconstruction resterait ainsi à réaliser. L’objectif du gouvernement, annoncé par le ministre du Logement, vise à achever l’ensemble des opérations de construction et de réhabilitation au profit des sinistrés à la fin du mandat de M. Piñera, début 2014. Il reste qu’une polémique touche désormais l’ensemble des forces politiques du pays quant aux insuffisances chroniques du dispositif de réaction aux crises et au manque de coordination entre les différents acteurs concernés.

Après deux années au pouvoir, le gouvernement met en avant les résultats économiques avec un taux de croissance de 6,2% en 2011. Les finances publiques restent saines, la consommation augmente (5,2% prévus en 2012) et l’investissement atteint des records historiques. L’inflation devrait être quant à elle la plus basse d’Amérique latine après le Pérou (2,3%) et la Colombie (2,9%), avec une prévision de 3,1% pour 2012 d’après les prévisions du FMI.

En dépit de cette bonne santé économique, l’insatisfaction politique croît du fait du fort déficit social qui caractérise encore le pays. D’importantes tensions sociales se sont manifestées depuis l’année 2011 à travers le « printemps chilien », mouvement d’étudiants mécontents demandant un meilleur financement public des études supérieures. La nomination, en décembre 2011, à la tête du ministère de l’Éducation, d’un expert reconnu en la personne d’Harald Beyer a permis une importante accalmie au premier semestre de l’année 2012 mais n’a pas suffi à faire taire les revendications des étudiants, aucune réforme structurelle de l’éducation n’ayant encore abouti.
D’autres manifestations, qui ont eu lieu dans les régions isolées du Chili, ont dénoncé le surcoût de la vie et le manque de décentralisation.

Situation économique

N’ayant pas renié le libéralisme (pourtant hérité de la dictature) et l’ouverture au marché, le Chili a fondé sa croissance sur le cuivre dont il est le premier exportateur mondial, et sur une agriculture exportatrice. Peu affecté par la crise et capable d’une forte réactivité à la conjoncture internationale, le Chili dispose en outre de fonds souverains contribuant à sa stabilité économique.

Fort de la diversification de ses échanges et d’une gestion macroéconomique prudente, le pays affiche l’un des plus haut PIB/tête d’Amérique latine (16.330 USD en 2011) et un taux de croissance élevé de 6,2% en 2011, qui, selon les estimations du FMI, sera compris entre 3,75 et 4,75% pour l’année 2012. Ses avantages comparatifs au plan économique (rente minière, agriculture de contre saison et compétitive) lui ouvrent les grands marchés du nord du continent, d’Europe et d’Asie-Pacifique (ainsi que depuis peu d’Amérique du sud, en particulier le Brésil).

Le Chili constitue la référence de réussite d’une politique économique libérale que seule vient tempérer l’existence d’un fonds de stabilisation lié au cuivre. Le niveau de la dette publique est faible (11% du PIB). Le Chili se classe au cinquième rang mondial des pays les plus ouverts aux importations et aux investissements étrangers. Les investisseurs étrangers sont attirés par la sécurité juridique, par le cadre des affaires souple et efficace et par un réel potentiel de croissance. Le Chili est le troisième pays d’attraction des IDE en Amérique latine.

Le Chili est membre de l’OCDE depuis janvier 2010. Son entrée dans le club des pays développés a marqué l’aboutissement d’une politique réussie de croissance économique.

Le bilan chilien comporte cependant quelques fragilités, en particulier sa dépendance énergétique, ce qui devrait conduire le gouvernement à redéfinir à terme sa matrice en terme de production et d’approvisionnement en énergie.

Politique étrangère

Actif sur la scène internationale, le Chili s’engage en faveur du renforcement du multilatéralisme, du libre échange, mais aussi de la régulation de la mondialisation, de la diversité culturelle et des droits de l’Homme (membre du CDH depuis 2008). Le Chili a ratifié le Statut de Rome de la Cour pénale internationale le 6 juillet 2009. Sous la Présidence de M. Ricardo Lagos, le Chili a dit non à l’intervention américaine en Irak. Il a été le premier pays latino-américain à participer à la force intérimaire envoyée en Haïti après le départ du Président Aristide, avec le déploiement d’un contingent chilien de quelque 500 soldats, sous mandat de l’ONU, dont le retrait d’ici à 2017 a été annoncé en mars 2012 par le Ministre de la Défense, Andrés Allamand. Le Chili a reconnu en janvier 2011 la Palestine comme Etat indépendant. Le Président Piñera a effectué un déplacement en Israël et en Palestine en mars 2011.

Depuis le rétablissement de la démocratie, le Chili s’est employé à normaliser ses relations avec ses voisins, malgré la persistance de certaines tensions. Dans la continuité de la Présidente Bachelet, le Président Piñera s’emploie à resserrer les liens régionaux en privilégiant des relations désormais « stratégiques » avec l’Argentine et le Brésil. Malgré les efforts de Mme Bachelet puis de M. Piñera pour nouer un dialogue de confiance, les relations avec le Pérou et la Bolivie restent marquées par le souvenir de la guerre du Pacifique, qui trouve son expression dans un litige sur la délimitation des frontières maritimes entre le Chili et le Pérou, qui sera tranché par la CIJ au cours de l’année 2013. La Bolivie a également saisi, en mars 2011, la CIJ pour trancher la querelle séculaire du problème de l’accès de la Bolivie à la mer.

Le Chili entretient en outre de bonnes relations avec la Colombie et l’Équateur. Il a assumé la première Présidence pro tempore de l’UNASUR (l’Union des Nations sud-américaines) et joué un rôle positif dans l’apaisement des tensions en Bolivie, lors de la crise bolivienne d’août-septembre 2008 (convocation d’une réunion d’urgence des 9 pays membres et déclaration de la Moneda du 16 septembre). Le Chili est membre associé du Mercosur depuis 1996 et de la CAN depuis juin 2007. L’engagement du Chili au niveau régional a été récompensé par l’élection de l’ancien ministre de l’intérieur José Miguel Insulza au poste de secrétaire général de l’OEA en 2005 et en 2010.

Le Chili entretient d’étroites relations avec les États-Unis (1er investisseur) et la zone Asie-Pacifique (1er client). Depuis 1994, le Chili est membre de l’APEC. Il est également membre de l’Alliance Pacifique, créée en janvier 2007 à Cali (Colombie) à l’initiative du président péruvien Alan Garcia.

La conclusion d’un Accord d’Association en 2002 (entré en vigueur partiellement en 2003 et dans son entier en 2005) a marqué une étape importante dans le développement des relations UE/Chili. L’UE est le premier partenaire commercial et investisseur étranger au Chili et absorbe plus du quart de ses exportations. Le Chili a proposé d’instaurer une « association UE-Chili pour le développement et l’innovation », destinée à approfondir la relation dans deux secteurs d’intérêt commun : l’éducation et l’énergie. Le principe d’une telle association a été acté lors du Conseil d’association de mai 2009. À la suite du séisme de 2010, la Commission a réagi rapidement en dépêchant une mission humanitaire et en débloquant immédiatement 3 M€ du programme ECHO. Initialement prévu en juin 2012, le sommet UE/Amérique latine se tiendra les 26 et 27 janvier 2013 à Santiago.
La Banque européenne d’investissement (BEI), qui a signé un accord-cadre avec les autorités chiliennes quelques jours après la catastrophe, pourra opérer au Chili, où des difficultés d’ordre institutionnel l’empêchaient d’intervenir depuis des années.

Mise à jour : 07.12.2012

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