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La France et le Chili

Brève

Chili - Incendie à Valparaiso (17 avril 2014)

Dans ces circonstances particulièrement tragiques, la France présente ses condoléances aux familles et aux proches des victimes et assure les autorités et la population chiliennes de sa solidarité.

Présentation

Relations politiques

Après un gel des relations politiques pendant la dictature, les contacts sont rétablis à haut niveau dès 1989. Le Chili est notamment un partenaire historique de la France sur la question des financements innovants du développement (il a présidé le groupe pilote sur les financements innovants du développement en 2010, après la France).

Le Président Chirac a effectué une visite d’État à Santiago, en mai 2006. La Présidente Michelle Bachelet a effectué une visite officielle en France du mai 2009.
Mme Christine Lagarde, ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, a représenté la France lors de l’investiture de M. Piñera le 11 mars 2010.
Le président de la République et le Président Piñera se sont entretenus en marge du sommet sur la sécurité nucléaire à Washington (12-13 avril 2010) et en marge du Sommet Union européenne – Amériques latine et Caraïbes de Madrid (17-18 mai 2010).
Mme Anne-Marie Idrac a conduit une mission d’entreprises au Chili du 20 au 22 juillet 2010.
Le président Piñera a effectué une visite officielle en France du 19 au 21 octobre 2010. Les deux présidents ont alors adopté une déclaration politique commune qui formalise une feuille de route pour le développement des relations bilatérales. Le président de la République avait reçu M. Piñera, alors candidat à la présidence chilienne, le 29 juin 2009.

Plus récemment, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, accompagné de quatre ministres (Mme Touraine, MM. Cazeneuve, Canfin et Hamon) s’est rendu en janvier 2013 à Santiago, à l’occasion du sommet UE-CELAC. Il s’est entretenu à cette occasion à titre bilatéral avec le Président Piñera. Enfin, Mme Conway-Mouray, ministre déléguée aux Français de l’Etranger, a représenté la France lors de l’investiture de Michelle Bachelet, le 11 mars 2014.

Le site de l’ambassade de France au Chili


Relations économiques et commerciales

La présence française au Chili apparaît relativement modeste au regard des opportunités offertes par ce pays. Néanmoins, les relations économiques entre les deux pays s’intensifient : avec 760 M€ d’exportations de la France vers le Chili en 2012, la France est le 10e pays fournisseur du Chili, et le 10ème fournisseur.

Le déficit commercial, qui perdure depuis 2002 avec le Chili a atteint 332 MEUR en 2013. La France est le 10e investisseur étranger au Chili (investissements totaux évalués à 1,7 Mds USD, soit 2,1% du stock des IDE dans ce pays) et 5e européen en stock (troisième flux pour 2012).

À l’échelle de la région, le Chili est le 5e client et le 3e fournisseur latino-américain de la France.

Les quelque 190 filiales françaises sont représentées dans tous les secteurs, à l’exception du domaine minier stricto sensu, mais GDF-SUEZ et Air Liquide en sont des fournisseurs clés pour l’énergie et les gaz industriels, Sodexo pour la gestion des bases-vie, et Veolia Water a remporté un contrat en septembre 2013 pour le retraitement des eaux.

La France occupe une place très importante en particulier dans les secteurs stratégiques de l’eau, de l’électricité et des transports, mais aussi de la restauration collective. Ainsi, des sociétés comme Alstom, GDF-Suez ou Sodexo (troisième employeur privé du pays avec plus de 16 000 salariés) sont très présentes au Chili. De même, des entreprises françaises ont récemment remporté des marchés sur le créneau de l’énergie solaire et des énergies renouvelables : Total (filiale Sunpower) va construire dans le Nord la plus grande centrale solaire du monde ; GDF Suez (filiale Laborelec) s’est vu confier la mise en place d’un centre de recherche sur les énergies renouvelables ; Solaire direct vient enfin d’inaugurer sa première unité de production d’électricité solaire au Chili. Colas Rail, filiale du groupe Bouygues sera chargé d’équiper et d’assurer la maintenance de certaines lignes du métro de Santiago, Alstom a reçu en août 2013 une nouvelle commande de douze rames, le consortium CAF-Thalès a quant à lui été sélectionné pour fournir du matériel roulant et un système de signalisation. Systra est partie du consortium qui va construire le Pont Chacao pour un montant total de 680 MUSD. Enfin, le Chili est un client régulier en matière d’équipements de défense.

La France et le Chili entendent approfondir leur coopération dans le domaine de l’énergie. Une lettre d’intention qui fixe le cadre de cette coopération énergétique ainsi qu’un accord spécifique dans le domaine des énergies renouvelables (entre l’ADEME et le Centre des énergies renouvelables du Chili) ont ainsi été signés en mai 2009.


Coopération universitaire, culturelle et scientifique

C’est dans les domaines culturel, scientifique et universitaire que la relation avec le Chili est la plus dynamique et diversifiée.

Dans le domaine universitaire, on recense aujourd’hui 12 accords spécifiques pour l’enseignement supérieur et la recherche qui ont permis le lancement de plusieurs programmes bilatéraux et le développement d’une coopération institutionnelle entre les ministères de l’éducation et de l’enseignement supérieur des deux pays. Près de 350 accords ont été signés entre universités françaises et chiliennes.

La France est le 3ème pays d’accueil des étudiants chiliens (près de 800 étudiants dans les établissements français en 2011/2012) avec une augmentation d’effectifs de près de 25% au cours des six dernières années. L’Université Technologique de Compiègne a inauguré en mars 2014 un campus au sein du lycée français de Viña del Mar, qui accueille notamment un tronc commun d’ingéniérie à destination des étudiants latino-américains et français.

Dans le domaine de la recherche, le Chili met l’accent sur la création de centres d’excellence et la valorisation industrielle, les universités en étant les principaux acteurs. L’objectif du gouvernement est de porter d’ici 2018 les ressources consacrées à la recherche et à l’innovation à 1,2% du PIB.

La richesse de la coopération scientifique franco-chilienne repose sur des liens anciens et un investissement important des grands organismes de recherche français, tels que le CNRS et l’INRIA. Cette coopération est structurée autour du programme « Evaluation Orientation de la Coopération Scientifique » (ECOS) qui permet de financer chaque année une cinquantaine de projets de recherche. Depuis 1992, plus de 400 projets ont été sélectionnés.

La coopération scientifique entre le Chili et la France comprend plusieurs unités partagées de recherche : une unité mixte internationale (UMI) ouverte en septembre 2011 par le CNRS dans le domaine de l’astronomie, venant s’ajouter au centre de modélisation mathématique ; quatre laboratoires internationaux associés (LIA) au CNRS et deux LIA associés à l’IRD.

En août 2011, la CORFO, qui relève du ministère de l’Économie chilien, a retenu le projet de l´INRIA de création d´un centre d’excellence en informatique, le CIRIC, doté d’un budget de 30 millions d’euros sur dix ans et orienté vers la recherche et le transfert de technologie. L’INRIA a également signé un accord avec l´Observatoire submillimétrique d’Atacama (Alma) qui prolonge pour deux ans leur coopération existante en matière d’innovation.

Le débat d’idées, qui mobilise l’expertise française et les intellectuels (chaire Foucault, fonds d’Alembert, Puerto de ideas…) constitue un volet essentiel de notre rayonnement au Chili.

Enfin, de nombreuses collectivités territoriales (Île-de-France, Bourgogne, Dordogne, Finistère, Hérault et Paris) développent des projets de coopération décentralisée. Un accord bilatéral signé en mars 2014 a donné un cadre juridique et une impulsion à ce type de coopération.


Mise à jour : 13.03.14

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