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Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Cabo Verde

Chef de l’Etat : M. Jorge Carlos Fonseca

Chef du Gouvernement : M. José Maria Pereira Neves

Données géographiques

Superficie : 4 033 km2

Capitale : Praia

Villes principales : Praia, Mindelo, Assomada

Langue (s) officielle (s) : Portugais

Langue (s) courante (s) : Portugais, Créole

Monnaie : Escudo capverdien (1 euro = 110,265 escudos)

Fête nationale : 5 juillet (proclamation de l’indépendance, en 1975)

Données démographiques :

Population : 513 000 habitants en 2010 (Banque Mondiale)

Densité : 124 habitant/km²

Croissance démographique : 1,4 % en 2010 (Banque Mondiale)

Espérance de vie : 72 ans en 2010 (Banque Mondiale)

Taux d’alphabétisation : 84% en 2010 (Banque Africaine de Développement)

Religion (s) : Catholicisme (93%), protestantisme (7%)

Indice de développement humain :: 119ème sur 183 pays (Doing Business de la Banque Mondiale en 2011)

Données économiques :

PIB (2010, en parité de pouvoir d’achat) : 1,9 milliard de dollars (The World Factbook, estimations)

PIB par habitant (2010, en parité de pouvoir d’achat) : 2 869 euros (The World Factbook, estimations)

Taux de croissance : 4,5% en 2010, 5% en 2011 et 4,3% en 2012 (World Economic Outlook d’automne)

Taux d’inflation (2012) : 2,1% (FMI et DG plan)

Déficit : 4,8% du PIB (2012)

Balance commerciale(2010) : -219 millions de dollars soit -11% du PIB (-8% en 2009) (EIU)

Principaux clients (2010) : Espagne (54%), Portugal (22%), Maroc (7%), Allemagne (3%) (The Economist Intelligence Unit)

Principaux fournisseurs(2010) : Portugal (44%), Pays-Bas (15%), Espagne (6%), Brésil (5%) (The Economist Intelligence Unit)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB en 2010 : (The World Factbook, estimations)

  • agriculture : 9,2 %
  • industrie : 16,5 %
  • services : 74,3 %

Exportations de la France vers le Cabo Verde : 10, 3 M€ en 2011 (DGTPE)

Importations françaises depuis le Cabo Verde : 417 000 € en 2011 (DGTPE)

Consulat de France : Praia et trois agences consulaires dans les villes de Mindelo (île de Sao Vicente), Santa Maria (île de Sal) et Sal Rei (île de Boa Vista)

Communauté française au Cabo Verde : 389 inscrits au registre des Français établis hors de France au 01/01/2012

Communauté capverdienne en France : 30 000 (estimations)

Politique intérieure

Depuis son indépendance en 1975, le pays est gouverné dans la stabilité. Après quinze ans de régime d’obédience marxiste dirigé par le parti unique, le Parti africain pour l’indépendance du Cabo Verde (PAICV), né de l’éclatement du Parti africain de l’indépendance de la Guinée-Bissao et des îles du Cabo Verde (PAIGC), le multipartisme a été institué en 1990. Les premières élections législatives et présidentielle multipartites ont lieu en 1991 et la transition s’effectue pacifiquement avec la victoire du Mouvement pour la démocratie (MpD). Reconduit en 1995, le MpD perd les élections de 2001, face au PAICV : M. Pedro Pires est élu à la présidence (avec 12 voix d’écart sur un total de plus de 150 000 suffrages exprimés) et M. José Maria Neves, secrétaire général du PAICV, est nommé Premier ministre.

M. Pedro Pires est réélu en février 2006 face à l’ancien Premier ministre Carlos Veiga, le PAICV conservant la majorité à l’Assemblée nationale avec 41 sièges sur 72. Reconduit dans ses fonctions de Premier ministre, M. José Maria Neves rappelle les priorités de son gouvernement : promotion de la croissance et de la compétitivité de l’économie, modernisation de l’Etat à travers la réforme de l’administration publique, qualification professionnelle et emploi, amélioration du système de santé et, enfin, prise en compte de la famille comme « pierre angulaire de la société ».

Lors des élections locales de mai 2008, l’opposition (MpD) remporte 12 des 22 municipalités, dont la ville de Praia auparavant tenue par le PAICV. Ce dernier gère donc 10 municipalités, mais aucune grande ville.

Suite aux élections législatives du 6 février 2011, le PAICV obtient 38 sièges (51,4%) sur les 72 de l’Assemblée nationale. Il perd deux sièges par rapport à l’ancienne législature mais conserve la majorité absolue. De son côté, le MpD, principale force d’opposition, augmente son nombre de députés en passant de 30 à 32 (41,8%). La troisième force politique du pays reste l’UCID avec deux députés (4,5%). Le taux d’abstention à ces élections (24,2% contre 45% lors du précédent scrutin législatif en 2006) reflète essentiellement le peu de participation dans les bureaux de vote implantés dans les consulats à l’étranger.

Dix ans après avoir s’être présenté à l’occasion du suffrage universel de 2001, le libéral Jorge Carlos Fonseca remporte, le 21août 2012, le second tour de l’élection présidentielle avec 54% des voix. Il devient ainsi le quatrième Président de la République de Cabo Verde. Les priorités du nouveau gouvernement dirigé par M. Neves, renommé dans ses mêmes fonctions, mais dans un contexte de cohabitation, sont l’économie et l’emploi d’une part (avec un accent sur l’économie de la mer), la sécurité d’autre part (lutte contre la délinquance, les trafics et le crime organisé). En effet, carrefour aérien et maritime entre l’Afrique, les Caraïbes, l’Amérique du Sud et l’Europe, le Cabo Verde est confronté à une augmentation de l’immigration illégale et au développement alarmant des trafics illicites, notamment de drogue.

Après des élections législatives remportées par le PAICV en février 2011, une présidentielle remportée par un candidat soutenu par le MPD en août de la même année, les élections municipales, qui ont eu lieu le 1er juillet dernier, ont constitué une troisième manche entre les deux grands partis politiques qui dirigent alternativement le pays depuis l’introduction du multipartisme en 1990. Ces élections municipales ont donné une nette victoire au parti de l’opposition, le MpD qui détient désormais 14 des 22 municipalités du Cabo Verde. Le Maire de Praia, M. Ulisses Correia e Silva, largement réélu, s’affirme comme le leader de l’opposition.

Situation économique

Le secteur des services représente les trois quarts de l’économie capverdienne. Les entrées de devises proviennent essentiellement du secteur du tourisme, qui représente environ 10% du PIB. En revanche, l’agriculture et la pêche n’offrent que des perspectives limitées. Le Cabo Verde continue d’importer environ 80% de ses besoins alimentaires. L’industrie est à la recherche de débouchés extérieurs pour des activités de sous-traitance, dans les activités manufacturières (chaussures, habillement, électrotechnique).

La balance commerciale est structurellement déficitaire, de 219 millions de dollars soit 11% du PIB (source EIU), mais a cessé de se détériorer depuis 2009. Les importations du Cabo Verde s’élèvent à 608 M€ en 2010 et se composent essentiellement de produits alimentaires, de produits transformés et notamment des biens d’équipement et produits énergétiques. Le principal partenaire est le Portugal. Les exportations capverdienne ont atteint 75M€ et concernent des produits halieutiques principalement, à destination du Portugal et de l’Espagne. La réexportation de produits pétroliers est également importante. Les principaux clients du pays en 2010 sontl’Espagne (54%), le Portugal (22%), le Maroc (7%) et l’Allemagne (3%) (The Economist Intelligence Unit). Ses principaux fournisseurs(2010)sont le Portugal (44%), les Pays-Bas (15%), l’Espagne (6%) et le Brésil (5%). (source : The Economist Intelligence Unit)

Avec une croissance annuelle moyenne de plus de 5% sur la dernière décennie, une inflation maîtrisée, une bonne gouvernance, un PIB par habitant trois fois plus élevé que la moyenne d’Afrique subsaharienne, le troisième indice de développement humain en Afrique après les Seychelles et Maurice, l’archipel fait figure de modèle en Afrique. Trente six ans après son indépendance, le Cabo Verde a su, en dépit des handicaps de sa géographie - un archipel dispersé au sein de l’Atlantique, aux sols volcaniques et au relief escarpé, dépourvu de richesses naturelles et d’eau douce - devenir l’un des pays les plus dynamiques de la région. Les autorités capverdiennes souhaitent faire du Cabo Verde un centre international de commerce et de prestations de service, une place financière régionale et un centre de loisirs.

Le Cabo Verde dispose donc d’une image positive auprès des bailleurs de fonds internationaux et des investisseurs étrangers. Ces bonnes performances ont décidé l’ONU, en décembre 2004, à le retirer de la liste des pays les moins avancés (PMA) à compter de 2008. Le Conseil général de l’OMC a approuvé le 18 décembre 2007 l’adhésion du Cabo Verde. Le FMI a indiqué que le Cabo Verde faisait partie des rares Etats africains en bonne voie pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement. Le Cabo Verde a conclu avec le FMI en juillet 2006 un programme sans financement de type ISPE (Instrument de soutien aux politiques économiques et financières), qui a notamment pour objectif d’accompagner le pays dans sa sortie du statut de PMA. Le programme ISPE 2006-2010 étant arrivé à échéance, une 8ième revue de l’instrument a eu lieu en juillet 2010 ; le Cabo Verde y a demandé un nouveau programme de soutien pour 15 mois permettant de dépasser la période des élections de 2011. La revue du FMI publiée en novembre 2010 a approuvé l’octroi du nouvel ISPE, et a conclu en un niveau de soutenabilité de la dette inchangé depuis 2009, malgré une augmentation de la dette publique.

Le Cabo Verde a subi les conséquences de la crise économique mondiale, en raison notamment de la contraction des secteurs du tourisme et de la construction. La croissance du PIB est ainsi tombée à 3% en 2010 (source : The Economist Intelligence Unit). Pour faire face à ces difficultés, les autorités ont eu recours à des mesures de réduction de la pression fiscale et à l’investissement public (important programme de logement social notamment). Ces mesures ont permis à la croissance de progresser pour atteindre 4,5% en 2010.

Par ailleurs, le pays dépend largement des transferts de la diaspora capverdienne - 700 000 capverdiens résident à l’étranger (Etats-Unis, Portugal, France, Pays-Bas) - représentant chaque année près de 10% du PIB - et des bailleurs de fonds. L’insuffisance des infrastructures (électricité, transports) ainsi que les difficultés d’accès aux financements bancaires freinent l’essor du tissu naissant d’entreprises locales. En dépit de ces bons résultats économiques, l’investissement du secteur privé reste faible et la pauvreté touche une grande partie de la population capverdienne.

Politique extérieure

Malgré sa taille modeste, le Cabo Verde mène une diplomatie active et ambitieuse et affirme sa vocation à être une passerelle entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques. Ainsi, lors du conflit en Côte d’Ivoire, le Président Pires a participé aux deux missions de médiation de la CEDEAO à Abidjan, soutenant une solution pacifique et négociée.

L’appartenance à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) constitue une composante importante de la politique extérieure du Cabo Verde, qui a participé pour la première fois à l’exercice RECAMP IV au Bénin en décembre 2004 et doit accueillir le futur Institut de l’Afrique occidentale. Les pressions migratoires qui s’exercent sur le pays poussent toutefois le Cabo Verde à souhaiter obtenir un « régime spécial » en matière de circulation des personnes et des biens. Le Cabo Verde entend contribuer au maintien de la stabilité en Afrique de l’Ouest et les autorités capverdiennes suivent avec une attention particulière la situation en Guinée-Bissao, l’histoire de l’accession à l’indépendance de ces deux pays étant notamment étroitement liée. Une conférence sur la réforme du secteur de la sécurité en Guinée Bissao a ainsi été organisée à Praia le 20 avril 2009.

Le Cabo Verde a signé le 12 décembre 2010 avec les gouvernements de l’Espagne et du Portugal ainsi que les gouvernements régionaux des Açores, des Canaries et de Madère, la déclaration commune portant création de la Macaronésie, espace politique et de coopération régionale renforcée : outre ses bénéfices directs pour les quatre archipels, il vise à ancrer davantage le Cabo Verde à l’Union européenne et à améliorer l’accès des RUP (et des pays dont ils dépendent) à l’Afrique occidentale. L’organe principal de cette « région » est le sommet des archipels de la Macaronésie qui se tiendra tous les deux ans et dont le prochain aura lieu aux Canaries en 2012.

Mettant en avant sa position au sein de la Macaronésie, sa bonne gouvernance politique et économique, son importante diaspora et une histoire commune avec l’Europe, le Cabo Verde a négocié un plan d’action pour un « partenariat spécial » avec l’Union européenne, approuvé par le Conseil de l’UE en novembre 2007. Les priorités de ce plan sont la coopération politique, la coopération dans le domaine de la bonne gouvernance, la sécurité et la stabilité, le développement durable et la lutte contre la pauvreté, la libéralisation des échanges et l’intégration régionale, et la promotion d’une société de la connaissance. Le Cabo Verde a été choisi pour être l’un des deux pays tiers pilotes, avec la Moldavie, pour la mise en place d’un partenariat pour la mobilité avec l’Union européenne.

Les Etats-Unis montrent un intérêt croissant pour la situation stratégique de l’archipel qui a accueilli un exercice de l’OTAN en juin 2006 destiné à tester la Force de réaction rapide de l’OTAN (NRF). Le séjour du Président Pires en octobre 2005 aux Etats-Unis, ainsi que la visite de la Secrétaire d’Etat Hillary Rodham Clinton au Cabo Verde en août 2009 et en janvier 2012 traduisent cette volonté de coopération. Le Cabo Verde est un important bénéficiaire des fonds de la Millenium Challenge Corporation. Le centre des opérations de sécurité maritime (COSMAR), financé à hauteur de 3 millions de dollars par les fonds américains du projet USAFRICOM, a été inauguré à Praia le 25 mars 2011.

Si le Cabo Verde cherche à diversifier ses appuis extérieurs (Union européenne, Etats-Unis, Chine, Afrique du Sud), son appartenance au monde lusophone demeure déterminante. Il reste très lié au Portugal, notamment sur les plans culturel et commercial. L’alternance politique n’a pas modifié les rapports privilégiés avec l’ancienne métropole, comme en témoignent les nombreux contacts bilatéraux entre les deux pays. Le Cabo Verde entretient également un partenariat privilégié avec les Etats lusophones du Sud, dans le cadre de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP). Le Cabo Verde a également renforcé ses liens avec l’Angola et le Brésil.

Le Cabo Verde a par ailleurs adhéré à la Francophonie en décembre 1996.

Mise à jour : 22.07.13


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