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La France et le Cabo Verde

Présentation

Relations politiques

La France et le Cap-Vert entretiennent des relations suivies, sur le plan bilatéral et via le partenariat spécial entre l’Union européenne et le Cap-Vert. Un dialogue politique régulier s’est établi entre les deux pays, qui entretiennent également des relations de coopération en matière de développement et de gestion des flux migratoires (signature d’un accord bilatéral en novembre 2008). Le Cap-Vert a ouvert une ambassade à Paris en 1996.

La francophonie progresse également dans ce pays (obligatoire dès le secondaire depuis 2013), qui se montre très ouvert à l’influence française. Dans le même temps, le Cap-Vert s’est rapproché de l’Union européenne, avec laquelle il a conclu en novembre 2007 un « partenariat spécial » concernant notamment les questions de sécurité.

Visites

  • 2013 (21 janvier) : le président de la République du Cap-Vert, M. Jorge Carlos Fonseca, reçoit à la Résidence du Cap-Vert à Paris, Mme la Ministre déléguée, chargée de la Francophonie, Madame Yamina Benguigui. Le Président Fonseca invite Mme Benguigui à se rendre au Cap-Vert. Invitation acceptée.
  • 2013 (1-6 février) : déplacement au Cap-Vert de Mme Joëlle Garriaud-Maylam Sénatrice des Français de l’Etranger. Elle est reçue par le Président de l’Assemblée Nationale, le Maire de Praia, le Secrétaire d’état aux Affaires Etrangères et le Président de la République.
  • 2013 (4-6 février) : visite au Cap-Vert de la sénatrice UMP Joëlle Garriaud-Maylam. Elle est reçue par le Maire de Praia, M. Ulisses Correia e Silva, le Secrétaire d’Etat, M. Jose Louis Rocha, le Président de l’Assemblée Nationale, M. Basilio Ramos et le Président de la République, M. Jorge Carlos Fonseca.
  • 2013 (9-11 mars) : visite à Paris du Maire de Praia, M. Ulisses Correia e Silva. Il est reçu à la mairie du XV ème arrondissement par M. Philippe Goujon, Député-Maire, et au Sénat par la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam.
  • 2013 (24 avril) : signature par le Directeur Général des douanes du Mémoire d’entente d’assistance administrative mutuelle en matière douanière entre les administrations douanières de la République Française et du Cap-Vert.
  • 2013 (8-13 mai) : visite en France de la Ministre capverdienne des Communautés, Mme Fernanda Fernandes. Elle se rend à Lyon, Marseille et Nice. Elle est reçue à Paris par Mme Hélène Conway-Mouret, Ministre déléguée, chargée des Français de l’étranger.
  • 2013 (12-15 juillet) : visite au Cap-Vert du député des Français de l’étranger, M. Pouria Amirshahi. Il est reçu par le Secrétraire d’Etat, M. ROCHA et par le Maire de Praia et nouveau Président du MPD, M. Ulisses CORREIA e SILVA.
  • 2013 (6-15 septembre) : participation annoncée du Cap-Vert aux Jeux de la Francophonie, à Nice.
  • 2013 (10 octobre) : visite au Cap-Vert de M. Yannick Imbert, Directeur général de l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration). M. Imbert a été reçu à Praia par Mme Fernanda Fernandes, Ministre capverdienne des Communautés.
  • 2013 (14-16 novembre) : visite à Paris à l’occasion du 33ème Congrès de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) du Maire de Praia, M. Ulisses Correia e Silva. Il est reçu à la mairie du XVème arrondissement par M. Philippe Goujon, Député-Maire, et au Sénat par la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam.
  • 2013 (6-7 décembre) : visite à Paris à l’occasion du Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique du Premier Ministre, M. José Maria Neves, du Ministre des Affaires Etrangères, M. Victor Manuel Barbosa Borges, et de la Ministre des Communautés, Mme Fernanda Fernandes.

Relations économiques

La France est un partenaire commercial de second rang pour le Cabo Verde. En 2013, les exportations françaises composées essentiellement de produits électroniques et alimentaires ont atteint 9,4 MEUR (contre 10,3 MEUR en 2012 et 12,7 MEUR en 2011). La part de marché de la France atteint 1,6% (après avoir oscillé entre 2 et 3% au début des années 2000) et notre pays se classe 10ème fournisseur, loin derrière certains de nos partenaires européens (Portugal, Espagne, Pays-Bas). Les importations françaises demeurent symboliques (343 000 EUR en 2013).

L’étroite corrélation des cycles économiques cabo-verdiens et européens – l’UE est le premier investisseur sur l’archipel - s’est notamment traduite par un recul net des IDE depuis 2008. Les flux d’IDE au Cabo Verde qui avaient atteint un plus haut historique en 2008 (209 MUSD) ont significativement baissé depuis : 119 MUSD en 2009, 112 en 2010, 93 en 2011, 71 en 2012 et certainement moins de 50 MUSD en 2013 selon les premières estimations.

Si les perspectives pour l’année 2014 apparaissent incertaines, la reprise de certains grands projets dans le domaine touristique, au premier semestre 2014, pourrait annoncer un redressement des IDE. En outre, l’économie cabo-verdienne demeure l’une des plus ouvertes aux investissements étrangers en Afrique sub-saharienne. Le stock d’IDE au Cabo Verde atteint 1 298 MUSD en 2012 soit 68% du PIB du pays contre 15% en moyenne en Afrique de l’Ouest. Ces investissements interviennent notamment dans le secteur touristique et immobilier mais également dans les télécommunications, la santé, l’énergie, l’eau et l’assainissement. Les principaux investisseurs sont le Portugal, l’Espagne et la Chine.

La présence française est le fait de particuliers qui créent leurs propres sociétés dans le secteur des services (gestion d’entreprises, tourisme). Plusieurs particuliers français s’intéressent au perspectives de développement du secteur des casinos. Il convient cependant de noter le récent intérêt d’entreprises françaises pour les opportunités d’investissement en infrastructures : eau, électricité, aéroports. En 2012, le stock d’IDE français au Cabo Verde s’élevait à 5 MEUR, soit l’un des plus faibles d’Afrique de l’Ouest.

Depuis le passage du Cabo Verde au statut de pays à développement moyen en 2008, l’AFD peut de nouveau consentir des prêts souverains : 10 MEUR en 2009 dans le secteur de l’eau (adduction d’eau potable et assainissement) à Santiago ; 22,2MEUR en 2011 sur des unités de dessalement à Sao Vicente et à Sal. Le niveau de développement atteint par le Cabo Verde accroît également les opportunités de financement à des contreparties privées ou publiques sans garantie de l’Etat (concours « non souverains ») : 10 MEUR accordés en 2009 à trois banques commerciales pour le refinancement de prêts consentis à des municipalités ; première ligne de crédit de 5 MEUR signée par PROPARCO en 2011. Un prêt de 20 MEUR de l’AFD destiné au renforcement des capacités de production électrique sur l’île de Sal est actuellement en cours d’étude.

S’agissant de la coopération militaire et de défense, l’appui de la France se concentre sur l’accompagnement des forces armées capverdiennes dans leur volonté d’intégration régionale, en particulier au sein de la brigade en attente de la CEDEAO. Il se concrétise notamment par l’enseignement du français au profit des militaires, en s’appuyant sur les structures de la coopération civile.

Coopération entre l’Union européenne et le Cap-Vert

Au final, l’enveloppe du 10ème FED (2008-2013) a atteint près de 70 MEUR, versés très majoritairement (86%) sous la forme d’aide budgétaire (près de 10 MEUR pour la seule année 2013). Consciente de la nécessité d’aborder avec souplesse la question de la raréfaction des ressources concessionnelles au Cabo Verde, l’Union européenne a décidé, lors du 11ème FED, de maintenir un niveau d’appui conséquent : 55 MEUR sur la période 2014-2020. Ces fonds seront quasi-uniquement affectés à l’aide budgétaire.

Un partenariat pour la mobilité a été signé le 5 juin 2008 pour endiguer l’immigration clandestine et faciliter l’immigration légale et le co-développement. L’ABG 2013 devrait représenter 8,5 MEUR.

La Banque Européenne d’Investissement (BEI) a accordé 47 MEUR pour la modernisation et l’extension des ports de Palmeira et de Praia et 20 MEUR pour la 2ème phase du projet d’extension et de modernisation de l’aéroport international de l’île de Sal. D’autre part, elle s’est engagée, en mai 2009, à financer à hauteur de 50% (30 MEUR) le projet "Energies renouvelables" avec l’implantation de parcs éoliens sur différentes îles (accord finalisé avec la BAD en décembre 2010). La BEI pourrait également être sollicitée prochainement par Electra pour l’extension d’un projet de géolocalisation des foyers de consommation électrique.

En matière commerciale, une phase de transition de quatre ans a été aménagée par l’UE, pendant laquelle le Cap-Vert a bénéficié du régime « tout sauf les armes » afin de compenser les effets négatifs liés à la sortie du pays, depuis janvier 2008, du groupe des Pays les Moins Avancés. Le Cap Vert bénéficie désormais, depuis le 1er janvier 2012, du régime SPG+.

L’accord de pêche entre l’Union européenne et le Cap Vert a été renouvelé le 03 septembre 2014.

Mise à jour : 20.11.14

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