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Présentation

Données générales

Nom officiel : Canada
Nature du régime : monarchie constitutionnelle à régime parlementaire bicaméral, fédération de 10 provinces et trois territoires
Chef de l’Etat : la reine du Canada Elisabeth II est représentée par un Gouverneur général (M. David Johnston depuis le 1er octobre 2010).
Premier ministre : Stephen Harper (Parti Conservateur du Canada), depuis le 6 février 2006.

Données géographiques

Superficie : 9 984 670 km²
Capitale fédérale : Ottawa (1,24 million d’habitants)
Principales villes (2011) : Toronto (5,58 millions d’habitants), Montréal (3,82 millions), Vancouver (2,31 millions), Ottawa-Gatineau (1,24 million), Calgary (1,21 million), Edmonton (1,16 million)
Langues officielles du gouvernement fédéral : anglais et français (depuis 1969) ; Québec : français ; Nouveau-Brunswick : anglais et français ; autres provinces et territoires : anglais (plusieurs gouvernements provinciaux fournissent des services en français : Ontario, Nouvelle-Écosse, Manitoba).
Langues courantes (2011) : anglais (66 % de la population), français (21 %), autres (13%)
Monnaie : dollar canadien (1 CAD = 0,72 € au 1er novembre 2014)
Fête nationale : 1er Juillet (1867) « Fête du Canada »

Données démographiques
Sauf mention différente, sources UN Statistics Division : http://data.un.org/CountryProfile.a… et http://www.ined.fr/fr/pop_chiffres/…

Population (estimation janvier 2014) : 35,3 millions d’habitants (Statistique Canada : http://www.statcan.gc.ca/start-debu…)
Densité : 3,3 hab. / km²
Croissance démographique (estimation 2012) : 0,78% par an
Espérance de vie (2014) : 79 ans (H), 84 ans (F)
Taux d’alphabétisation : 99%
Religions (2011) : chrétiens 62,2% (dont catholiques 38,7%, protestants 21,2% orthodoxes 1,7%) ; musulmans 3,2% ; hindouistes 1,5% ; sikhs 1,4% ; bouddhistes 1,1% ; juifs 1%. Sans religion : 23,9%
Indice de développement humain IDH (2013) : 0,902 (8e/187) (PNUD : http://hdr.undp.org/en/countries/pr…)

Données économiques
Sauf mention différente, sources UN Statistics Division : http://data.un.org/CountryProfile.a… et The Economist Intelligence Unit : www.eiu.com et FMI : http://www.imf.org/external/pubs/ft…

PIB nominal (2013) : 1 825 Md USD (1 310 Md €)
PIB nominal par habitant (2013) : 51 700 USD (41 700 €)

Taux de croissance 2013 : 1,7% (prévision pour 2014 : 2,2%)
Taux de chômage (octobre 2014) : 6,5% (Statistique Canada : http://www.statcan.gc.ca/subjects-s…)
Taux d’inflation (prévision 2014) : 1% (1,1 % en 2013)
Solde budgétaire (prévision 2014) : -0,1% du PIB.
Balance commerciale (2012) : déficit de 12 Md CAD (9 Md €)

Principaux clients (2012) : États-Unis (74,5%), Chine (4,2%), Royaume-Uni (4,1%), Japon (2,2%)
Principaux fournisseurs (2013) : États-Unis (52,1%), Chine (11,1%), Mexique (5,6%), Allemagne (3,2%)

Principaux produits d’exportation (2011) : combustibles et huiles (26%), véhicules et pièces (12%), appareils mécaniques (7%), pierres et métaux précieux (6%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture 2 %,
  • industrie 27 %,
  • services 70 %

Exportations françaises vers le Canada (2013) : 5,7 Md € (biens et services)
Importations françaises du Canada (2013) : 5,3 Md € (biens et services)

Relations France-Canada

Consulats de France : Québec, Montréal, Toronto, Vancouver, Moncton.
Ambassadeur de France à Ottawa : M. Philippe Zeller (depuis septembre 2011).
Ambassadeur du Canada à Paris : M. Lawrence Cannon (depuis juillet 2012)
Communauté française au Canada (2012) : 79 000 inscrits, environ 150 000 personnes au total.
Communauté canadienne en France (2012) : 60 000 environ.

Annuaire de l’ambassade et des consulats au Canada

Politique intérieure

Généralités

Le Canada est une monarchie constitutionnelle. La reine Elisabeth II est représentée par un Gouverneur général, M. David Johnston, dont les pouvoirs sont symboliques. Le système politique, régi par une constitution composée des deux lois constitutionnelles de 1867 et 1982 (Charte des droits et libertés), est une démocratie parlementaire de type britannique.

Le parlement est bicaméral. La Chambre des Communes est composée de 308 députés élus pour un maximum de 5 ans au scrutin uninominal à un tour (majorité absolue : 155 sièges). Le Sénat du Canada est composé de 105 sénateurs, nommés sur proposition du Premier ministre, et inamovibles jusqu’à leurs 75 ans.

Cinq partis fédéraux sont représentés à la Chambre des communes. Le Parti Conservateur (droite, issu de la fusion du Parti Progressiste-Conservateur et de l’Alliance Canadienne) et le Parti Libéral du Canada (centre) se disputent généralement le pouvoir. Mais c’est aujourd’hui le Nouveau Parti Démocratique (gauche) qui incarne « l’opposition officielle » au gouvernement. Aujourd’hui, la répartition des sièges s’établit comme suit :

  • Parti Conservateur du Canada (Stephen Harper), 161 sièges (41 % des voix aux élections du 2 mai 2011)
  • Nouveau Parti Démocratique (Thomas Mulcair), 96 sièges (31% des voix aux dernières élections)
  • Parti Libéral du Canada (Justin Trudeau), 35 sièges (19% des voix aux dernières élections)
  • Bloc Québécois (Mario Beaulieu), 2 sièges (6% des voix aux dernières élections, le Bloc a essuyé une série de défections)
  • Parti Vert (Elizabeth May), 4% des voix, 1 siège
  • Forces et démocratie (Jean-François Fortin), 2 sièges (né des défections du Bloc Québécois)

Provinces

Le Canada est une fédération composée de 10 provinces et de 3 territoires. Par ordre d’entrée dans la Fédération : Québec, Ontario, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick (1867), Manitoba (1870), Colombie-Britannique (1871), Ile-du-Prince-Edouard (1873), Territoires du Nord-Ouest (1874), Territoire du Yukon (1898), Alberta, Saskatchewan (1905), Terre-Neuve-et-Labrador (référendum de 1949), Territoire du Nunavut (1999). Chaque province, où la reine est représentée par un Lieutenant-gouverneur, est dotée d’un gouvernement aux pouvoirs étendus, responsable devant l’assemblée législative provinciale.

Premiers ministres provinciaux : Jim Prentice (conservateur, Alberta), Christy Clark (libérale, Colombie-Britannique), Robert Ghiz (libéral, Ile-du-Prince-Edouard), Greg Selinger (néo-démocrate, Manitoba), Brian Gallant (libéral, Nouveau-Brunswick), Stephen McNeil (libéral, Nouvelle-Écosse), Kathleen Wynne (libérale, Ontario), Philippe Couillard (Parti libéral du Québec – libéral / fédéraliste, Québec), Brad Wall (Parti saskatchewanais – centre-droit, Saskatchewan), Robert McLeod (Indépendant – Territoires du Nord-Ouest), Peter Taptuna (Indépendant – Territoire du Nunavut), Paul Davis (conservateur, Terre-Neuve-et-Labrador), Darrell Pasloski (Parti du Yukon – conservateur, Yukon).

Derniers développements

Les élections du 2 mai 2011 ont reconduit le Parti conservateur au pouvoir. Pour la première fois, M. Harper peut compter sur une majorité absolue des sièges. Le Nouveau Parti Démocratique a triplé son nombre de sièges, et forme désormais l’opposition officielle. En baisse, le Parti libéral a été relégué en troisième position, tandis que le Bloc québécois a perdu la quasi-totalité de ses députés. Grâce à sa double majorité (communes et Sénat), M. Harper est parvenu à mettre en place certaines des réformes qu’il n’avait pu introduire pendant ses deux premiers mandats, notamment dans les domaines économiques et institutionnels : durcissement de la justice pénale, restrictions (modérées) à l’immigration, détricotage des lois environnementales, réduction de la fonction publique fédérale, facilitation de la détention de certaines armes à feu appréciées dans l’Ouest, etc.

Les récents attentats commis à Saint-Jean-sur-Richelieu (20 octobre, un militaire et le suspect décédé) et à Ottawa (22 octobre, également un militaire et le suspect décédé) par de jeunes islamistes auto-radicalisés devraient conduire le Canada à renforcer ses mesures anti-terroristes et être plus attentif au phénomène des combattants étrangers.

Situation économique

Le Canada figure parmi les pays les plus développés de la planète, et a longtemps dominé le classement de l’Indice de Développement Humain (8e aujourd’hui).

Le pays est ouvert sur l’extérieur : les échanges de biens comptent pour près des trois-quarts du PIB. Le Canada possède des accords de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique (ALENA, 1994), Israël (1997), le Chili (1997), le Costa Rica (2002), l’AELE (2009), le Pérou (2009), la Colombie (2011), la Jordanie (2012), le Panama (2013) et le Honduras (2014). Le Canada et la République de Corée sont parvenus à la conclusion des négociations d’un ALE en mars 2014. La négociation avec l’Union européenne de l’Accord économique et commercial global s’est achevée en septembre 2014. Des négociations sont en cours avec l’Inde et plusieurs autres pays.

Le Canada présente deux particularités :

  • il est immensément riche en matières premières (hydrocarbures, minerais, produits agricoles). Le Canada détient ainsi les troisièmes réserves mondiales de pétrole. C’est le premier pays exportateur d’uranium. Ces matières premières représentent une part croissante des exportations du Canada ;
  • il est voisin de la première économie mondiale, les États-Unis, proximité encore renforcée par l’ALENA. Les trois quarts des exportations canadiennes sont destinées au marché américain. Les États-Unis détiennent plus de la moitié du stock d’investissements directs étrangers au Canada.

Le Canada possède plusieurs filières industrielles d’excellence, compétitives au niveau mondial. C’est en premier lieu le cas de l’aérospatiale (Bombardier), mais aussi des télécoms (Bell Canada, Blackberry, Rogers, Aastra), de l’informatique (ATI), de l’automobile (Magna), des bois et papiers (Résolu, Cascades), des biotechnologies, etc.

Dans les années 1990, l’économie canadienne a renoué avec une croissance soutenue, un taux de chômage et une inflation maîtrisés. Les finances publiques fédérales ont été assainies à la suite d’une décennie d’efforts budgétaires, accompagnés d’une profonde réforme de l’administration fédérale. Sur la période 1998 – 2008, le Canada a enregistré les meilleurs résultats du G7 avec une croissance moyenne de 3,3%.

Depuis 2008, le Canada a plutôt bien résisté à la crise. Un programme de stimulus de 40 milliards de CAD a été associé à des mesures d’austérité maintenant le déficit sous contrôle. Toutefois, après avoir connu une croissance supérieure à 2% de 2010 à 2011, le Canada a fait face à un ralentissement en 2012, partiellement dû aux difficultés de ses principaux marchés d’exportation (États-Unis et Europe), et au faible cours de vente de ses hydrocarbures. L’année 2013 est marquée par une reprise de la croissance (1,7% en 2013) qui devrait s’accélérer en 2014 (2,2%), et se matérialise par une baisse du taux de chômage. Le budget fédéral devrait être l’équilibre en 2014 et structurellement excédentaire en 2015, alors que les provinces, dont les budgets sont absorbés à 80% par l’éducation et la santé, se plaignent du déséquilibre fiscal au profit d’Ottawa. Cette bonne santé économique, qui se traduit effectivement par des finances publiques très saines, au niveau fédéral du moins (certaines provinces sont dans des situations sensiblement moins favorables : provinces maritimes, Québec et Ontario), cache de réelles disparités régionales et un basculement vers l’Ouest : l’industrie manufacturière et diversifiée du Québec et de l’Ontario continue à souffrir d’un manque de compétitivité, par rapport aux États-Unis notamment, y compris dans les technologies avancées (cf. la déconfiture de Blackberry), les provinces de l’Atlantique (sauf Terre-Neuve&Labrador, dopée par le pétrole) restent les parents pauvres de l’économie canadienne, tandis que les provinces de l’Ouest riches en ressources naturelles, profitent à plein de la reprimarisation de l’économie (qui valorise le $ canadien, aux dépens des industries laurentiennes).

Politique extérieure

Promoteur historique du multilatéralisme, le Canada est membre de l’OTAN, de l’OMC, de l’OCDE, de l’OSCE, de l’OEA, de l’APEC, du Commonwealth, de la Francophonie, et de la Cour pénale internationale. Il est toutefois en retrait marqué sur le climat : s’il a initialement ratifié le protocole de Kyoto, il n’a jamais rempli ses engagements de réduction des émissions, et est le seul pays, depuis décembre 2011, à avoir dénoncé le traité. S’il n’a pas encore annoncé sa contribution dans le cadre de la prochaine conférence des Etats-parties à la convention-cadre des Nations-Unies sur le changement climatique en 2015 (CoP21 de Paris), le Canada vient de prendre la décision de verser 300 MCAD au Fonds Vert pour le Climat.

Le Canada a présidé le G8 en 2010. À l’occasion du sommet qu’il a accueilli à Muskoka, il a porté une initiative internationale sur la santé maternelle et infantile (réitérée par le Sommet de Toronto de mai 2014). Le Canada a également organisé le sommet du G20 de Toronto, en juin 2010, et parrainé un engagement des membres à réduire leurs déficits publics.

Depuis l’arrivée au pouvoir de M. Harper en 2006, l’action internationale du Canada s’est recentrée sur les grandes priorités suivantes :

- La promotion des intérêts économiques. Cette stratégie de soutien à la « prospérité » du Canada passe d’abord par le renforcement des liens avec les pays émergents, notamment dans la zone Asie-Pacifique. En 2012, le Canada a rejoint les négociations du Partenariat transpacifique, destiné à créer la plus grande zone de libre-échange du monde. Le Canada accorde également une importance particulière à la zone Amérique latine-Caraïbes. Enfin, l’Union européenne demeure une priorité du Canada, avec l’achèvement récent de négociations (non-formalisé par une signature à ce stade) de négociations entamées en 2009, d’un accord économique et commercial global particulièrement ambitieux. Canada et Union européenne discutent également d’un accord de partenariat stratégique, succédant à leur accord-cadre de 1976 pour tenir compte des évolutions économiques et institutionnelles des 35 dernières années.

- Un engagement militaire plus marqué dans les crises. Après avoir déployé un important contingent en Afghanistan, dans la région de Kandahar, (3 000 militaires de 2006 à 2011, puis 1 000 militaires chargés de la formation des troupes afghanes), le Canada a retiré définitivement toutes ses troupes en mars 2014. Le Canada a également été un acteur de premier plan en Libye (commandement des opérations de l’OTAN, déploiement d’une frégate en Méditerranée et de plusieurs chasseurs). La crise russo-ukrainienne a suscité un regain d’intérêt du Canada pour l’Europe oriental. Le gouvernement canadien a dépêché en Roumanie six CF-18 et des militaires pour participer à des exercices dans la région. Enfin, depuis fin octobre 2014, le Canada participe aux frappes aériennes contre Daesh en Irak (six CF-18, appuyés par des aéronefs de ravitaillement et de reconnaissance) ;

- La réaffirmation de la souveraineté canadienne en Arctique, région qui fait l’objet d’un intérêt croissant du fait des mutations qu’impliquent les changements climatiques. Le Canada est particulièrement actif au sein du Conseil Arctique (Canada, Russie, États-Unis, Norvège, Danemark, Islande, Suède, Finlande, et représentants des peuples autochtones), dont il exerce la présidence de 2013 à 2015 ;

- La consolidation de l’alliance stratégique avec les États-Unis. Les économies et les systèmes de sécurité des deux pays sont historiquement imbriqués (ALENA, NORAD). Depuis l’arrivée au pouvoir des Tories à Ottawa, ils partagent également des visions proches de la plupart des grands sujets internationaux. Sur le plan commercial, les relations se sont améliorées depuis la résolution du différend sur le bois d’œuvre en juillet 2006. Sur le plan sécuritaire, États-Unis et Canada ont marqué leur étroite collaboration en créant en décembre 2011 un « périmètre de sécurité », améliorant les contrôles à la frontière pour faciliter les échanges.

Mise à jour : 24.11.14


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