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Géographie et histoire

Géographie

Au creux du golfe de Guinée, le Cameroun fait la jonction entre l’Afrique centrale et l’Afrique occidentale. Sa situation géographique explique la variété de ses paysages, climats et populations qui lui valent l’appellation d’ "Afrique en miniature". D’une superficie de 475 000 km² (France : 549 000 km²), le Cameroun est bordé au nord-ouest par le Nigeria (sur 1 720 km), au nord par le Tchad (1 122 km), à l’est par la République centrafricaine (822 km), au sud par le Congo (520 km), le Gabon (298 km) et la Guinée équatoriale (183 km). Il dispose à l’ouest d’une ouverture longue de 364 km sur l’océan Atlantique.

Le pays est constitué de quatre grandes régions géographiques : la région littorale, large d’une centaine de kilomètres au nord, se rétrécit vers le sud pour former une côte basse et sablonneuse présentant une échancrure profonde, la baie de Douala. Au sud de cette ville, la côte est le domaine des palétuviers (estuaire du Wouri) et, plus au sud, elle se caractérise par de belles plages. Le plateau central s’étend d’ouest en est. Le plateau de l’Adamaoua (1 000 à 1 500 m) descend en pente douce vers la vallée de la Sanaga, au sud, et s’effondre brusquement, au nord, sur le bassin de la Bénoué. Une région accidentée recouverte par la forêt équatoriale s’étend au sud de l’Adamaoua. Presque tous les fleuves qui sillonnent le Cameroun prennent naissance dans l’Adamaoua.

Les montagnes de l’ouest se raccordent au plateau central par une vaste zone d’anciens volcans (où les monts Bamboutos, Manengouba culminent à plus de 2 000 mètres) : plateau Bamiléké, plateau Foumban, plateau Bamoun, massif du Mandara. Cette région se prolonge par le Cameroun occidental où le mont Cameroun culmine à 4 094 m. Le Nord-Cameroun, vaste région de plaine et de savane (plaine de Garoua) ourlée au nord-ouest par des montagnes de type volcanique, fait progressivement place, en direction du nord-est, à la dépression du lac Tchad. Deux types de végétation prédominent : la savane au nord, la forêt dense au sud.


Histoire

Le pays doit son nom, dit-on, à Fernando Pô, navigateur portugais arrivé en 1472 et qu’impressionna la grande quantité de crevettes présentes dans l’estuaire du fleuve Wouri, alors baptisée de ce fait Rio dos Camarões ("rivière des crevettes"). Ce nom désigne initialement la ville de Douala avant d’être étendu à tout le pays. La vie du Cameroun ancien est rythmée par le commerce de l’ivoire, de biens précieux et d’esclaves entre les tribus côtières et les marchands européens. D’abord contrôlé par les Hollandais, le territoire passe pour l’essentiel sous contrôle britannique jusqu’à l’arrivée de négociants allemands à partir de 1868.

Le 12 juillet 1884, un traité de protectorat est signé entre le chef Akwa de Douala et le gouvernement allemand. Le protectorat du Kamerun (selon la graphie allemande) connaît d’importants travaux d’infrastructures (routes, chemin de fer, port de Douala, grandes plantations). A l’issue de la première guerre mondiale qui voit en 1915 la conquête militaire du territoire par les Alliés, la Société des Nations confie la partie orientale à la France et la zone occidentale au Royaume-Uni. Après la deuxième guerre mondiale, la création de l’ONU et la mise en place en son sein du Conseil de Tutelle, le Cameroun passe du statut de territoire sous mandat à celui de territoire sous tutelle.

L’indépendance de la zone française est proclamée le 1er janvier 1960. Le 5 mai 1960, Ahmadou Ahidjo est élu président de la République. Le 11 février 1961, la partie sud du territoire sous tutelle britannique choisit par référendum de se rattacher à la République du Cameroun en vue de former la République fédérale du Cameroun, la partie nord du territoire sous tutelle britannique optant pour un rattachement au Nigeria. Le 20 mai 1972, un référendum met fin au fédéralisme instituant la République unie du Cameroun, devenue en 1984 République du Cameroun.

Le 6 novembre 1982, Paul Biya, Premier ministre depuis 1975, succède à Ahmadou Ahidjo démissionnaire. Le Cameroun entre dans une période instable émaillée de tentatives de coup d’Etat fomentées par les proches de l’ex-président Ahidjo. En juillet 1983, ce dernier est contraint à l’exil et condamné par contumace le 26 février 1984.

Le 4 janvier 1984, Paul Biya est élu président de la République lors d’un scrutin anticipé. 1990 voit l’instauration du multipartisme. Durant les décennies 1980 et 1990, la chute du cours du pétrole plonge le Cameroun dans une crise économique durable, à l’origine de revendications sociales et politiques. En avril 1991, des opérations "ville morte" s’étendent à tout le pays. Soucieux de résoudre la crise politique, le pouvoir annonce des élections législatives pour le 16 février 1992 et une réforme constitutionnelle. En 1996, l’Assemblée nationale promulgue une nouvelle Constitution prévoyant la mise en place d’un Sénat et d’un Conseil constitutionnel.

En février 2008, des "émeutes de la faim" éclatent dans le pays, engendrant des troubles sérieux au plan sécuritaire. En avril 2008, l’Assemblée nationale révise la Constitution de façon à supprimer la limitation à deux du nombre de mandats consécutifs du Président de la République, permettant ainsi la candidature du président Biya aux élections d’octobre 2011.


Mise à jour : 26.05.14


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