Présentation du Cameroun
Présentation
Données générales
Nom officiel : République du Cameroun / Republic of Cameroon.
Nature du régime : République.
Chef de l’Etat : Paul Biya, Président de la République (depuis le 6 février 1982, réélu en 1984, 1988, 1992, 1997, 2004 et le 9 octobre 2011).
Chef du gouvernement : M. Philémon Yang (depuis le 30 juin 2009).
Données géographiques
Superficie : 475 442 km².
Capitale : Yaoundé.
Villes principales : Douala, Yaoundé, Bafoussam, Garoua, Maroua.
Langue(s) officielle(s) : français, anglais.
Monnaie : Franc CFA (1€ = 655,96 XAF).
Fête nationale : 20 mai.
Données démographiques
Population : 19,9 millions d’habitants (BM 2010).
Croissance démographique : 2,2% (BM, 2011).
Densité : 40,1 hab/km2 .
Espérance de vie : 52 ans (BM, 2011).
Religion(s) : Christianisme (35-40%), Islam (15-20%), animisme (45%).
Indice de développement humain : 150e rangsur 187 (PNUD, 2011).
Données économiques
PIB nominal 2011 : 25,76 MdUSD (EIU, 2011).
PIB par habitant (PPA) 2011 : 1.180 USD (DGTPE, 2011).
Taux de croissance du PIB en 2011 : 3,3% (DGTPE, 2012).
Taux d’inflation 2011 : 2,9% (DGTPE, 2012).
Balance commerciale 2011 : -1,6 MdUSD (DGTPE, 2012).
Exportations totales 2011 : 3,252 MdUSD (DGTPE, 2012).
Importations totales 2011 : 4,893 MdUSD (DGTPE, 2012).
Principaux clients 2011 : Espagne (14,7%), Pays-Bas (10,1%), Chine (9%) (ME, 2012).
Principaux fournisseurs 2011 : Nigeria (22,6%), France (12,8%), Chine (10,8%) (ME, 2012).
Production pétrolière 2011 : 65 000 barils par jour (DGTPE 2011).
Exportations de la France vers le Cameroun (2011) : 632 M€ (SER, 2011).
Importations de la France en provenance du Cameroun (2011) : 290 M€ (DGTPE, 2011).
Consulat général : Douala.
Section consulaire : Yaoundé.
Communauté française au Cameroun : 6183 personnes immatriculées (janvier 2012).
Communauté camerounaise en France : 42 667 (2011).
Politique intérieure
Au pouvoir depuis 1982, le président Biya a été reconduit pour un nouveau septennat le 9 octobre 2011. Il détient une large majorité à l’Assemblée nationale : le RDPC dispose de 153 députés sur 180 sièges. A la tête d’un pays marqué par le bilinguisme des langues officielles (français et anglais) et une grande diversité géographique, ethnique, religieuse et linguistique (avec plus de 250 langues recensées), le président Biya a ménagé certains équilibres dans les nominations au sein du gouvernement et aux postes de responsabilité, dans l’intérêt de la stabilité du pays.
En février 2008, les « émeutes de la faim » ont durablement marqué les mémoires. Le coût des denrées de première nécessité demeure une préoccupation majeure des Camerounais. La suppression de la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels consécutifs, votée en avril 2008 par l’Assemblée nationale, a suscité de vives protestations au sein de l’opposition.
Le 30 juin 2009, Philemon Yang a succédé à Ephraïm Inoni à la tête du gouvernement, dans le cadre d’un remaniement ministériel d’ampleur limitée.
L’élection présidentielle du 9 octobre 2011 a vu la réélection de Paul Biya par 77,98% des suffrages exprimés face à une opposition morcelée (23 candidats au total). Le scrutin, qui s’est déroulé dans le calme, a recueilli une participation de 65,8%. Le 9 décembre 2011, le président Biya a procédé à un remaniement ministériel en maintenant le Premier ministre Philemon Yang dans ses fonctions.
Le 7 février 2012, le conseil électoral d’ELECAM, opérateur électoral national, a annoncé la refonte des listes électorales dans la perspective des élections législatives et municipales. Le 13 avril 2012, l’Assemblée nationale a adopté un nouveau code électoral prévoyant une autonomie accrue d’ELECAM dont le Conseil électoral se voit confier la direction générale des élections ; le retrait de l’administration de l’organisation et de la gestion des élections ; l’introduction de la biométrie ; la prise en compte du genre dans la constitution des listes de candidats ; la publication immédiate des résultats après le scrutin. La réforme entraîne un report des élections municipales à juillet 2013. Les premières élections sénatoriales sont annoncées pour le 14 avril 2013 ; parmi les cent sénateurs, 70 seront élus, les 30 autres étant nommés par le chef de l’Etat.
La lutte contre la corruption constitue une des priorités affichées par le gouvernement camerounais : l’ « opération Epervier » a conduit à plusieurs reprises à l’arrestation de hautes personnalités.
Situation économique
L’économie camerounaise est la plus diversifiée de la région
Les activités agricoles forestières (20% du PIB) s’appuient à la fois sur les cultures de rente (cacao, café, banane, palmier à huile, canne à sucre, hévéa) et vivrières (banane plantain, maïs, manioc…). La production vivrière nationale augmente sans toutefois couvrir les besoins de la population. L’importation de denrées de base s’accompagne d’une hausse de leur prix de vente. En vue d’y remédier, les autorités ont annoncé en février 2011 la création d’une agence de régulation des prix alimentaires chargée de prendre des initiatives visant à éviter la spéculation (magasins témoins, caravanes itinérantes) et, si nécessaire, de constituer des stocks de sécurité.
Après avoir atteint 5,3% en 2008 pour retomber à 1,3% en 2010, la hausse des prix s’est accélérée en 2011 (+2,9% selon le FMI), tirée par les produits alimentaires (+4,8 %, +6 % pour le vivrier). Elle se poursuivrait en 2012 (+3 %).
La Banque mondiale, l’Union européenne et la France sont les trois principaux bailleurs de fonds qui financent les actions de l’Etat dans le domaine agricole.
Les hydrocarbures restent un élément important de l’économie (7% du PIB). Après plusieurs années de déclin, la production pétrolière devrait repartir à la hausse en 2012, passant de 58 000 barils/jour à plus de 75 000. Le secteur des hydrocarbures contribue notablement aux recettes budgétaires (25% du budget). Le secteur forestier, quatrième poste d’exportation après le pétrole, le cacao et les carburants, a amorcé une reprise significative en 2010, avec des exportations en hausse. L’exploitation du gaz offre des perspectives intéressantes à moyen terme (projet de liquéfaction de gaz). Les ressources minières diversifiées (cobalt, bauxite, fer…) font actuellement l’objet de projets (s’agissant en particulier du minerai de fer).
L’industrie (15,7% du PIB) couvre des secteurs variés du point de vue régional (boissons, sucrerie, huilerie, savonnerie, minoterie, aluminium, ciment, métallurgie, première transformation du bois) mais reste peu compétitive. Le secteur des services est dominé par les transports, le commerce et la téléphonie mobile.
Malgré cette diversification, l’essentiel des exportations (80%) reposent sur des produits non transformés (pétrole brut, grumes et sciages, cacao, banane, caoutchouc, café, coton).
Au cours des 20 dernières années, plusieurs grandes entreprises publiques ont été privatisées ou concédées. L’Etat camerounais semble désormais plus hésitant à engager ce type d’opérations.
Les flux d’échanges avec les pays de la zone CEMAC, dont le Cameroun constitue la tête de pont maritime, ne représentent qu’une faible part des échanges commerciaux (en moyenne 3,6% depuis l’instauration de la zone de libre échange de la CEMAC en 1999). Le Cameroun réalise à lui seul 70% des échanges agricoles intracommunautaires de la CEMAC.
Les principaux partenaires commerciaux du Cameroun sont l’UE, le Nigeria et la Chine.
Conjoncture économique
La croissance économique du Cameroun est régulière mais demeure modérée (3% par an entre 2006 et 2010). Après une croissance de 4,2 % en 2011, l’estimation pour 2012 s’établit à environ 5 %, portée par la consommation intérieure. Le FMI estime que l’accroissement réel du PIB devrait se maintenir au-dessus de 5% par an au cours des prochaines années, grâce notamment à l’augmentation de la production pétrolière (15% de hausse prévue en 2013), à la réalisation d’investissements publics et à l’amélioration de la productivité agricole.
Compte tenu de la croissance démographique (la population camerounaise croît de plus de 400 000 habitants chaque année), le revenu par habitant n’a quasiment pas progressé depuis 5 ans.
Les projets structurants
Affichant l’objectif de mettre le Cameroun sur la voie de l’émergence à l’horizon 2035, les autorités ont lancé un programme de grands projets structurants. Quinze ont été retenus : barrage de Lom Pangar, port et centrale à gaz de Kribi, plan thermique d’urgence, compagnie aérienne CAMAIRCO, centrale hydroélectrique de Mem’vele. Ces projets visent à dynamiser l’économie.
Les travaux de la centrale de Mem’vele et du détournement du pipe-line, préalable au projet de barrage de retenue de Lom Pangar, ont commencé. Le 3 août 2012, la première pierre a été posée à Lom Pangar, projet emblématique qui réunit différents bailleurs et pourrait en aval faire bénéficier le pays d’un potentiel hydroélectrique très important (jusqu’à 3 000 MW) en régulant le cours du fleuve Sanaga. La centrale à gaz de Kribi est un autre projet bien engagé.
Politique extérieure
Yaoundé souhaite diversifier ses relations diplomatiques
Par sa situation géographique, le Cameroun est la porte d’entrée naturelle de l’Afrique centrale, désenclavant la République Centrafricaine et le Tchad. Les ressources agricoles et minières dont dispose le pays incitent des Etats, notamment parmi les grands émergents, à développer des relations plus denses avec Yaoundé.
La Chine entretient des relations nourries et étroites avec le Cameroun. Elle conduit des actions de partenariat en matière économique, sociale, militaire et culturelle. Le président Biya s’est rendu en Chine en juillet 2011 : il s’agit de sa cinquième visite depuis la première, en 1987.
Le Brésil est actif en matière de formation et de transfert de technologies, notamment dans le secteur agricole.
Préoccupées par l’impact négatif sur leur propre territoire de l’instabilité qui affecte certains Etats voisins ainsi que par les effets de l’insécurité dans le golfe de Guinée, les autorités veulent renforcer la coopération régionale. Le litige avec le Nigéria relatif à la souveraineté sur la presqu’île de Bakassi a été tranché par un arrêt de la Cour internationale de Justice du 10 octobre 2002, mais il a fallu attendre 2006 et l’accord de Greentree pour que le Nigeria s’y conforme. Le 14 août 2008, le Nigeria a rétrocédé la dernière partie de la presqu’île de Bakassi.
Une présence diversifiée au sein des instances multilatérales
Le Cameroun a mené une politique active d’adhésion dans les organisations internationales. En raison de son bilinguisme officiel et de sa diversité religieuse, Yaoundé a rejoint l’Organisation de la conférence islamique depuis 1975, l’Organisation internationale de la Francophonie en 1991 et le Commonwealth en 1995. C’est l’un des rares pays appartenant simultanément à ces trois organisations.
Le Cameroun a participé régulièrement aux travaux dans les organisations internationales dont il est membre en se faisant élire à deux reprises membre non permanent du CSNU (la dernière en 2002-2003). Il est actuellement membre du Conseil des droits de l’Homme jusqu’en 2013.
Ayant accueilli le sommet de l’OUA de juillet 1996 et ratifié dès novembre 2001 l’acte constitutif de l’Union africaine, il a été deux fois membre du Conseil de paix et de sécurité de l’UA (2004-2008 et mandat en cours), dont il a assuré plusieurs fois la présidence (la dernière fois en mai 2012).
Mise à jour : 15.03.13
Liens utiles
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