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Les relations politiques

Les relations franco-camerounaises sont anciennes, denses et ponctuées de visites bilatérales. Notre coopération civile, importante et multiforme (1er C2D 2006-2011 : 537 M€ ; 2e C2D 2011-2016 : 326 M€), atteste d’une relation confiante et nourrie (gouvernance, santé, éducation, infrastructures, développement rural, environnement, enseignement supérieur, recherche et culture).

Le président Biya a effectué une visite officielle à Paris en juillet 2006. Il a effectué une visite de travail en France en octobre 2007. Il s’est de nouveau rendu en visite officielle en France du 21 au 24 juillet 2009, et a participé au sommet de Nice en mai 2010, ainsi qu’aux festivités du cinquantenaire des indépendances africaines à Paris les 13 et 14 juillet 2010. En sens inverse, M. Jacques Chirac, Président de la République, s’est rendu en 1999 en visite d’Etat à Yaoundé.

Le Président de la République, M. François Hollande, s’est entretenu avec son homologue camerounais en marge du sommet de l’OIF, à Kinshasa, le 13 octobre 2012. A l’occasion d’une visite de travail en France, le président Biya a rencontré le Président de la République à l’Elysée le 30 janvier 2013.

- M. François Fillon, Premier ministre, s’est rendu à Yaoundé les 21 et 22 mai 2009. Deux accords ont été signés à cette occasion : le premier, dans le domaine de la défense, se substitue aux accords de 1974 ; le second vise à assurer la gestion concertée et transparente des flux migratoires (le Cameroun est le premier point d’origine de la diaspora africaine en France).

- M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, s’est rendu au Cameroun les 15 et 16 mars 2013. Il y est retourné le 19 avril pour aller chercher la famille Moulin-Fournier libérée après deux mois de détention comme otages.

Les visites ministérielles ont été nombreuses :

- M. Jean-Marie BOCKEL, secrétaire d’Etat chargé de la coopération et de la Francophonie du 1er au 3 octobre 2007.

  • M. Brice HORTEFEUX, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, du 18 au 20 mai 2008.
  • Mme Anne-Marie IDRAC, secrétaire d’Etat chargée du commerce extérieur et de M. Alain JOYANDET, Secrétaire d’Etat chargé de la coopération et de la Francophonie du 5 au 7 octobre 2008, à l’occasion d’une réunion des ministres des finances de la zone franc.

- M. Alain JOYANDET, secrétaire d’Etat chargé de la coopération et de la Francophonie du 8 au 10 mars 2009,

- M. Jean-Louis BORLOO, ministre de l’écologie, de l’énergie et du développement durable dans le cadre des cérémonies du 50e anniversaire de l’indépendance, célébrée le 20 mai 2010,

- M. Henri de RAINCOURT, ministre de la coopération, du 29 juin au 1er juillet 2011, à l’occasion de la signature du second C2D.

- M. Edouard COURTIAL, secrétaire d’Etat chargé des Français à l’étranger, du 1er au 03 février 2012, lors d’un déplacement au profit de la communauté française.


Relations économiques

Relations commerciales.

La France reste le premier fournisseur hors pétrole du Cameroun devant la Chine. Le Cameroun est notre deuxième client (derrière le Gabon) et deuxième fournisseur (derrière le Congo) en Afrique centrale et se révèle un partenaire significatif pour les importations françaises de certains produits (fruits tropicaux, aluminium, bois et pétrole).

Le solde commercial France-Cameroun en 2012 a présenté un excédent de 455 M€. Les exportations françaises ont progressé (+6%) à 672 M€ ; elles sont constituées de produits agricoles (98 M EUR), de produits pharmaceutiques (96 M EUR), de machines industrielles (96 M EUR) et de produits des industries agroalimentaires (79 M EUR). Les importations françaises (217 M EUR), constituées de pétrole, bananes, cacao, aluminium et bois, sont en baisse de 25,9 % en raison de la mauvaise conjoncture française qui se traduit par une réduction des importations de cacao (-18,2%) et d’aluminium (-57%)…


Une présence économique française diversifiée.

La France est l’un des tout premiers investisseurs étrangers. La présence française s’appuie sur une centaine de filiales et quelque 200 entreprises appartenant à des ressortissants français ; elle est très diversifiée (exploitation pétrolière, cultures de rente, exploitation forestière, sucre, brasseries, cimenterie, téléphonie mobile, logistique et transport ferroviaire, téléphonie mobile, banque, assurance… ).

Les groupes français sont notamment présents dans les secteurs des hydrocarbures, de l’agroalimentaire, du ciment, du bois, du BTP, des télécommunications et de la logistique. En outre, l’implantation d’environ 200 PME-PMI fondées par des Franco-Camerounais témoigne de la vitalité des liens économiques tissés entre nos deux pays.

Total s’est désengagé de sa composante exploration et production au profit de Perenco (groupe français spécialisé dans les forages de moindre taille), conservant son réseau de distribution. GDF-SUEZ étudie le projet de liquéfaction du gaz sur le site de Kribi. Dans le domaine de la téléphonie mobile, Orange bénéficie d’une position favorable sur le marché camerounais qui devient de plus en plus concurrentiel avec l’arrivée d’autres opérateurs.

Des intérêts français sont aussi représentés dans la filière de la banane (compagnie fruitière). Le groupe Bolloré est présent dans les ports (gestion du terminal à conteneurs de Douala), le chemin de fer (concession de CAMRAIL, ligne Douala-Ngaoundéré) et les opérations de transit. Ce groupe a montré son intérêt pour la gestion des terminaux du futur port en eau profonde de Kribi, futur pôle industriel et minier. Lafarge est présent au Cameroun à travers sa filière CIMENCAM. Cette liste, non exhaustive, témoigne de l’intérêt que portent les groupes français à ce pays.


L’aide bilatérale française.

Dans le cadre d’une remise de dette bilatérale additionnelle, le premier C2D, d’une durée de 5 ans (2006-2011), a bénéficié d’une enveloppe globale de 537 M€ intégrée dans un document cadre de partenariat (DCP) d’un montant total de 653 M€. Le second C2D, d’un montant de 326 M€ pour la période 2011-2016, a été signé en juillet dernier 2011. Il est concentré sur 2 secteurs : l’agriculture et le développement rural (60%) et les infrastructures et le développement urbain (34%).

Très présente au Cameroun, l’Agence française de développement finance de nombreux projets de développement, notamment au moyen de prêts souverains bonifiés (par l’apport du C2D). Un premier prêt de 60 M€ a ainsi été signé pour la réhabilitation de l’entrée est de Douala tandis qu’un second prêt de 100 M€ a été signé pour la construction du second pont sur le Wouri (Douala), pour lequel 33 M€ du second C2D seront aussi mobilisés.

Début août, d’importants conventions ont à leur tour été signées pour la part française dans le financement du barrage de Lom Pangar (50 M€), l’aménagement de l’entrée ouest de Douala (75 M€) et l’assainissement de la ville de Douala (130 M€).

www.tresor.economie.gouv.fr/…


Coopération culturelle, scientifique et technique.

Notre coopération dans le domaine de la recherche bénéficie depuis 2012 d’un financement C2D de 8,2 M€ et vise les domaines de la recherche agronomique et médicale. Les filières professionnelles de coopération bénéficient de notre assistance technique au sein du pôle d’appui à la professionnalisation de l’enseignement supérieur en Afrique centrale (PAPESAC).

Dans le domaine de l’enseignement supérieur, notre action s’appuie sur le dispositif classique des bourses, missions et invitations. Au total, le dispositif d’assistance technique français au Cameroun mobilise 29 experts techniques internationaux.

Dans le domaine de la coopération culturelle, les missions de l’Institut français du Cameroun visent à :

- assurer une action culturelle de proximité et de qualité, en faisant des établissements culturels français et les alliances franco-camerounaises des centres de référence ;

- promouvoir la langue française dans le contexte du bilinguisme officiel du Cameroun ;

- renforcer les capacités des acteurs culturels privés en développant une offre de formation s’appuyant sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication ;

- contribuer à l’élaboration d’une politique culturelle publique ayant des effets économiques positifs.

Il s’ajoute à ce dispositif trois Alliances françaises (Garoua, Bamenda et Dschang) et six écoles homologuées réparties sur tout le territoire.


Autres domaines de coopération civile.

Le partenariat français (hors C2D) vise pour l’année 2012 à renforcer la gouvernance au Cameroun par le financement d’outils de coopération dans la lutte contre la corruption, le renforcement des capacités opérationnelles de la police, l’appui à la décentralisation, la gouvernance urbaine, les finances publiques ou l’harmonisation du droit des affaires.

La seconde priorité est accordée à l’émergence et à la structuration de la société civile à travers les FSP mobilisateurs en cours et la contribution du Fonds social de Développement.

L’accord de gestion concertée des flux migratoires est à l’origine de projets de développement solidaire (12M€) dont les secteurs prioritaires sont la formation professionnelle, le soutien aux activités productives créatrices d’emplois, la santé, les énergies renouvelables et le développement durable.


Coopération militaire.

Le Cameroun tient une place particulière au sein de l’architecture de paix et de sécurité en Afrique centrale et dans le golfe de Guinée.
Ce pays est le premier partenaire de la France en matière de coopération de sécurité et de défense. L’accord rénové de partenariat de défense conclu le 21 mai 2009 est entré en vigueur le 1er août 2012.

Ce partenariat vise à soutenir les mécanismes africains de sécurité collective au niveau régional et continental. Il porte principalement sur la formation à travers des écoles nationales à vocation régionale (ENVR), le pôle aéronautique national à vocation régionale de Garoua (PANVR), le cours supérieur interarmées de défense (CSID), l’Ecole internationale des forces de sécurité (EIFORCES) et le centre de perfectionnement aux techniques de maintien de l’ordre (CPTMO).


Mise à jour : 01.08.13

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