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Présentation du Burundi

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Burundi
Nature du régime : présidentiel
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : M. Pierre Nkurunziza

Données géographiques

Superficie : 27 834 km²
Capitale : Bujumbura
Villes principales : Gitega, Ngozi, Rumonge, Muyinga
Langue (s) officielle (s) : français, kirundi
Langue (s) courante (s) : kirundi, swahli
Monnaie : Franc burundais (1 eur = 1765 BIF)
Fête nationale : 1er juillet

Données démographiques

Population : 8,3 millions d’habitants (BAD)
Densité : 315 hab/km²
Croissance démographique : 3,7% (BAD)
Taux de fécondité : 4,7 naissances/femme
Espérance de vie : 51 ans
Taux d’alphabétisation : 59,3 %
Religion (s) : chrétienne (majoritaires), animiste (11%), musulmane (2%)
Indice de développement humain : 166ème sur 169 (Banque mondiale, 2010)
Classement transparency international : 170ème sur 180

Données économiques

PIB (au prix courant du marché) : 1,4 mds de $ (EIU, 2011)
PIB par habitant : 126 $ (OCDE)

Taux de croissance du PIB : 3,6 % (EIU, 2011)
Taux de chômage : 14 %
Taux d’inflation : 10 % (EIU, 2011)

Balance commerciale : -151(US$ m)

Principaux clients : Allemagne (21,3 %), Suisse (15,7%), Belgique (9,2 %), Suède (8,8 %) – (EIU, 2011)
Principaux fournisseurs : Arabie Saoudite (15,9%), Belgique (11,3 %), Ouganda (8,6%), Kenya (7,7 %) – (EIU, 2011)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 34,8 %
  • industrie : 20 %
  • services : 45,1 %

Exportations de la France vers le Burundi : 9 M€ en 2010 (ME)
Importations françaises depuis le Burundi : 3 M€ en 2010 (ME)

Site de la mission économique : www.missioneco.org

Ambassade de France : Bujumbura
Communauté française au Burundi : 437 immatriculés (DFAE, 2011)
Communauté burundaise en France : 730 résidants autorisés à séjourner en France (DFAE, 2008)


Politique intérieure

Le Burundi est une république multipartite à régime présidentiel où le Président occupe les fonctions de chef de l’État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que les deux chambres du Parlement (Sénat et Assemblée nationale) partagent le pouvoir législatif avec le gouvernement.

L’Assemblée nationale est composée d’au moins cent députés à raison de 60% de Hutu et de 40% de Tutsi, y compris un minimum de 30% de femmes, élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans et de trois députés issus de l’ethnie Twa cooptés conformément au code électoral.

Le Sénat, pour sa part, est composé de deux délégués de chaque province, élus par un collège électoral composé de membres des Conseils communaux de la province considérée, provenant de communautés ethniques différentes et élus par des scrutins distincts ainsi que de trois personnes issues de l’ethnie Twa et des anciens Chefs d’Etat. Il est assuré un minimum de 30% de femmes.

Le Burundi est actuellement confronté au défi de devoir consolider la paix, renforcer la sécurité et sa gouvernance générale, et, au même moment, de reconstruire son économie et devenir un membre actif de la communauté régionale. Le Burundi est parvenu à assurer sa transition (entre 2000 et 2005) vers un régime politique multipartite. Depuis 2005, les progrès politiques et les tentatives de renforcement de la sécurité sont encourageants.

Les scrutins électoraux (mai à septembre 2010), malgré quelques imperfections et le blocage politique d’une majorité de l’opposition, se sont déroulés de façon satisfaisante. Le paysage politique est aujourd’hui dominé par le CNDD-FDD, parti ayant gagné une très large majorité à l’Assemblée nationale, au Sénat et aux conseils communaux. Le candidat Pierre Nkurunziza (CNDD-FDD), a été réélu le 28 juin Président de la République (91,6 % des voix). Le dialogue entre l’opposition extra-parlementaire et les autorités reste un enjeu majeur. Fin 2010, l’Assemblée nationale a élu le premier ombudsman du pays, M. Rukara et une Commission Nationale Indépendante pour les Droits de l’Homme a été instituée en mai 2011.

A la suite du boycott par l’opposition des élections de 2010, la situation politique intérieure a connu des tensions et un regain d’instabilité sécuritaire. Refusant de reconnaître la légitimité du pouvoir élu, les Forces Nationales de Libération (FNL) ont décidé de reprendre le maquis et de mener des actions violentes. Depuis lors, le Burundi connaît une période d’incertitude politique alors même que les succès en matière de croissance et de développement sont notables, l’opposition ayant des difficultés à réintégrer le jeu politique. C’est dans un contexte marqué par un retour de l’instabilité que le pays a célébré, en 2012, le cinquantenaire de son indépendance.

Au mois de juin 2013, les autorités burundaises ont promulgué une loi controversée sur la presse. Celle-ci impose aux journalistes de livrer leurs sources dans certaines conditions. Considérée comme attentatoire à la liberté de la presse par plusieurs ONG, elle a également suscité les critiques de la communauté internationale La France a appelé le Burundi à respecter la liberté de la presse conformément à ses engagements internationaux.


Situation économique

Le Burundi est le quatrième pays le plus pauvre du monde. La croissance a repris timidement depuis 2001 mais la situation reste fragile. Après une stagnation du PIB en 2005 (+1%), en raison de la forte contraction de la récolte de café entraînée par la sécheresse dans le nord du pays, la situation a été plus favorable en 2006 (5% de croissance) et mitigée en 2007 (3,5% de croissance).

La situation macro-économique du pays s’améliore mais moins rapidement que prévu : Le PIB a crû de 3,9% en 2010, ce qui constitue la performance la plus faible s’agissant des cinq pays de la Communauté d’Afrique de l’Est. La croissance devrait être soutenue en 2011 et atteindre 4,2%, notamment grâce aux progrès enregistrés s’agissant des réformes structurelles en cours.

A noter, toutefois, qu’initialement, le gouvernement burundais tablait, pour l’année en cours, sur une croissance réelle du PIB de 4,5%. Cette prévision a été revue à la baisse principalement du fait de la formalisation de fortes pressions inflationnistes, notamment sur les carburants et les produits alimentaires.

Si l’inflation avait été maîtrisée en 2010, il n’en sera pas de même en 2011 : en année glissante, à fin mai 2011, la hausse des prix de détail atteint 14% (contre 4,1% en 2010), tirée principalement par les augmentations des carburants et des produits alimentaires.

Par ailleurs, le déficit commercial burundais affiche une tendance à la dégradation. Selon le FMI, il devrait passer de -337,5 MUSD en 2010 à -434,7MUSD pour 2011, soit une augmentation de près de 29%. Il y a lieu de rappeler que le Burundi importe pour quatre fois plus qu’il n’exporte. L’évolution de la facture pétrolière (elle devrait passer de 108,3 MUSD en 2010 à 151,5 MUSD en 2011) qui devrait croître de près de 40% est en partie responsable de l’aggravation prévue du niveau du solde de la balance commerciale.

En matière de politique monétaire et de change, la Banque Centrale va opérer un resserrement de sa politique monétaire afin de tenter de limiter la hausse des prix de détail. Par ailleurs, il est à noter que, contrairement aux monnaies des autres pays de la Communauté d’Afrique de l’Est, le franc burundais est resté quasiment stable ces derniers mois : la monnaie nationale ne s’est dépréciée que de 0,5% au cours du premier trimestre 2011.

Les réserves devraient demeurer quasiment stables : elles passeraient de 332 MUSD en 2010 à 321 MUSD en 2011 (environ 4,7 mois d’importations).

Le déficit budgétaire reste contenu : en 2011, il devrait se situer à 4,1% du PIB contre 4,3% du PIB en 2010. Ce déficit prévisionnel a été toutefois revu à la hausse par rapport à l’objectif initial (3,6% du PIB) que s’était fixé le gouvernement burundais. Cette situation est due à la nécessaire augmentation des dépenses publiques à caractère social visant notamment à limiter l’impact de l’inflation sur les populations les plus vulnérables. Dans le même temps, la part des dons extérieurs baisse : elle devrait passer de 31% du PIB en 2010 à 25% du PIB en 2011.


Politique extérieure

L’engagement des négociations d’Arusha et la signature de l’accord de paix en août 2000 ont permis d’améliorer les relations du Burundi avec les Etats voisins regroupés au sein de l’Initiative régionale de paix pour le Burundi, principalement menée par l’Ouganda, la Tanzanie et l’Afrique du Sud.

Le ralliement au processus de paix des principales rébellions burundaises, qui utilisaient l’Est de la RDC comme une base arrière, a permis un apaisement des relations entre Bujumbura et Kinshasa. Le Burundi a rejoint, en août 2005, le cadre des consultations tripartites entre la RDC, le Rwanda et l’Ouganda pour accélérer le désarmement des groupes armés qui restent actifs dans la région.

Le Burundi participe pleinement de la nouvelle dynamique d’intégration et de coopération régionale marquée notamment par la signature à Nairobi le 15 décembre 2006 du pacte pour la Sécurité, la Stabilité et le Développement lors du Second Sommet de la Conférence internationale sur les Grands Lacs. Bujumbura accueille le Secrétariat permanent de la Conférence, inauguré le 3 mai 2007 et présidé par l’ambassadrice tanzanienne Mulamula.

Par ailleurs, tout comme le Rwanda, le Burundi a rejoint officiellement l’EAC (Communauté Est Africaine qui regroupe l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie) lors du Sommet de Kampala le 18 juin 2007 dont il assure la Présidence en 2011. Il a ratifié le protocole de marché commun de la Communauté de l’Afrique de l’Est, entré en vigueur le 1er juillet 2010. Le pays a pris part à la relance de la CEPGL (Communauté Economique des Pays des Grands Lacs) à Bujumbura le 17 avril 2007.

L’Union européenne, par la voix de son Envoyé spécial pour la région des Grands Lacs, a fortement soutenu le processus d’Arusha. Elle a notamment financé (à hauteur de 1,23 millions d’euros) le déploiement d’observateurs militaires de l’UA.

L’Union africaine a décidé de déployer sa première opération de maintien de la paix au Burundi, la Mission interafricaine au Burundi (MIAB). Sa présence a permis d’aider au respect du cessez-le-feu du 3 décembre 2002 et au cantonnement des combattants. Une OMP des Nations Unies (ONUB) a pris le relais le 1er juin 2004.

Suite au départ de l’ONUB le 1er janvier 2007, l’Afrique du Sud a mis en place une force de 1 100 hommes sous mandat de l’Union africaine pour permettre l’application de l’accord de cessez-le-feu signé le 7 septembre 2006 entre les FNL et le gouvernement burundais (cantonnement et désarmement des FNL, protection des chefs de la rébellion). Ce mandat s’est achevé le 31 décembre 2009.

Le Bureau intégré des Nations unies au Burundi (Binub), en place depuis le 1er janvier 2007, a changé de nom et de mandat, devenant, depuis le 1er janvier 2011, le Bureau des Nations unies au Burundi (Bnub), selon la résolution 1959 du Conseil de sécurité de l’Onu.

Bujumbura, dans une démarche d’influence régionale, maintient ses engagements au sein des OMP et d’abord en Somalie : le pays a récemment envoyé un sixième bataillon permanent portant le contingent burundais à 5 600 hommes au sein de la force de maintien de la paix de l’Union africaine (AMISOM). Après l’Ouganda, qui compte 7 000 hommes en Somalie, le Burundi est le deuxième pays contributeur de l’’AMISOM. 


Mise à jour : 26.06.13

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