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Relations politiques

C’est une relation de confiance. Nous avons, avec constance, soutenu le pays depuis les Accords d’Arusha. La France poursuit son soutien au nouveau pouvoir en place et l’accompagne pour l’aider à élargir son espace politique. Par ses contacts bilatéraux mais aussi par sa place au sein des instances multilatérales (Conseil de sécurité, FMI, banque mondiale), la France s’est efforcée de mobiliser la communauté internationale pour soutenir le processus de paix au Burundi, et en particulier pour encourager le déploiement d’une force de maintien de la paix de 5 600 hommes. En raison des liens étroits qui existent entre le Burundi, le Rwanda et la RDC, la réussite de la transition burundaise est un enjeu essentiel pour la stabilisation de la région des Grands Lacs.

Site de l’ambassade de France

Relations économiques

Relations avec la communauté financière internationale

Fonds monétaire international : la « Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance » (FRPC) du 23 janvier 2004 a confirmé l’éligibilité du pays à l’initiative PPTE. Le FMI a conclu le 7 juillet 2008 une nouvelle FRPC de 71,6 M$ (46,2 MDTS), pour trois ans. Les services du FMI ont achevé la 2ème revue le 13 juillet 2009, permettant au Burundi de bénéficier d’une tranche supplémentaire de 10,2 M$ (6,6 MDTS), ce qui porte le montant décaissé à 30,7 M$ (19,8 MDTS).

Banque mondiale : le portefeuille actuel de la BM porte sur 15 opérations (environ 372 MUSD) concernant les infrastructures, l’ABG, la santé, l’éducation, l’agriculture, les réformes économiques, la réintégration et démobilisation des milices et l’appui institutionnel. En outre, le Burundi a bénéficié en août 2008 d’une subvention de 10 M$ dans le cadre du Programme d’urgence de réponse à la crise alimentaire mondiale.

La nouvelle stratégie pays (CAS) s’élèverait à 309 M$ sur la période 2009-2012, dont 105 M$ d’aide budgétaire, au titre de l’IDA 15. La Société Financière Internationale a en outre octroyé deux lignes de crédit à deux banques : Banque de Crédit de Bujumbura (BCB ; 2M$) et Interbank (2M$), dans le cadre du « Global Trade Finance Programme ». Enfin, elle envisage de financer 5 entreprises : BCB, Diamond Trust Bank Burundi, Novotel, Old East SA (immobilier) et Brarudi (brasserie).

Banque Africaine de Développement : le portefeuille de la BAD au Burundi comporte actuellement quatorze opérations (électricité, routes, eau et assainissement, développement rural, appui institutionnel, bonne gouvernance et réinsertion des ex-combattants).

La BAD a approuvé le 19 novembre 2008 un nouveau Document de Stratégie Pays (DSP) pour la période 2008-2011, pour un montant de 52 M$ complétés d’une enveloppe supplémentaire de 71 M$ provenant de la Facilité des Etats fragiles (FEF).

Banque Arabe pour le Développement en Afrique : présente au Burundi depuis plusieurs années, la BADEA a annoncé, en novembre 2009, l’octroi d’un prêt de 8 M€ pour un projet de route. Par ailleurs, Le plan d’action sur les infrastructures au Burundi a été présenté conjointement par la BAD et le ministère des travaux publics et de l’équipement, le 2 avril 2010, à Bujumbura.

Ce plan, qui devrait être mis en œuvre au cours des deux prochaines décennies, pour un coût estimé de 5,8 milliards de dollars US, est le fruit d’une étude dont l’objet est d’analyser en détail les besoins en infrastructures dans une perspective régionale.

Union européenne : le programme indicatif national du 10ème FED (2008-2013) s’élève à 212,1 M€, ventilés entre l’enveloppe A (188 M€, dont 50% d’appui budgétaire) et l’enveloppe B (24,1 M€). Le Programme d’action annuel 2008 approuvé en novembre dernier porte sur 51,5 M€ (dont 48 M€ d’ABG, 1 M€ d’appui institutionnel et 2,5 M€ pour la Facilité pour la coopération technique).

Par ailleurs, la Commission envisage de mobiliser 6,37 M€ sur la « Food crisis », 13,4 M€ sur la « Food Facility » et 13,6 M€ à partir de l’instrument « Flex Vulnerability ».

Autres bailleurs : sur la période 2007-2010, les Nations unies (PNUD, PAM, UNICEF, OMS…), Belgique (100 M€), Allemagne (76 M€), Royaume-Uni (44 M€), Pays-Bas (66 M€), Autriche et Norvège (18 M$ chacun), Etats-Unis (28,5 M$,). L’aide chinoise se focalise sur les infrastructures, l’hôtellerie, l’éducation, la santé et l’agriculture.

L’aide publique au développement

APD totale : Le Burundi a reçu des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux quelque 1,5 milliards de dollars américains au titre de l’Aide publique au développement (APD) au cours de ces trois dernières années. Les principaux donateurs bilatéraux, par ordre d’importance, sont les Etats-Unis, la Belgique, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la France, l’Allemagne et la Norvège. La Banque mondiale était son premier bailleur de fonds multilatéral, suivi par l’UE.

Commerce extérieur du pays : en 2010, le déficit commercial burundais s’élève à 102 M$ (contre 281 M$ en 2008). Les ventes du pays (+12%) sont principalement constituées de café (65% des exportations). Ses principaux débouchés sont l’Ouganda, la Suisse, le Royaume-Uni, le Pakistan et la Belgique.

Les importations ont diminué de 24% et sont composées de produits pétroliers (26%), même si les ventes de ces derniers ont fortement diminué (-43%). Les principaux fournisseurs du pays sont, par ordre décroissant, l’Arabie Saoudite, le Benelux, l’Ouganda, le Kenya, la Chine et la France.

Conférence de Genève : la conférence des partenaires du développement du Burundi qui s’est tenue à Genève les 29 et 30 octobre 2012 visait à obtenir des engagements pour financer le développement du pays pour les quatre prochaines années. Elle a rassemblé plus de 400 représentants d’organismes publics et privés issus de différents, et d’institutions multilatérales telles que l’Union Européenne (représentéé par le Commissaire au Développement, Andris Piebalgs), la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International et la Banque Africaine de développement.

Les priorités du gouvernement burundais en matière de développement ont été formalisées dans le Cadre Stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté de deuxième génération (CSLP-II). A l’issue de cette conférence, les autorités burundaises ont affirmé avoir obtenu plus de 2 milliards de dollars d’engagements.

Relations économiques avec la France

Echanges commerciaux avec la France : en 2009, nos ventes au Burundi demeurent relativement diversifiées mais ont subi une forte baisse (42%). Grâce à l’importante hausse des ventes de produits pharmaceutiques (+24% – 5M€), les biens de consommation sont le 1er poste d’exportation. En seconde position arrivent les biens d’équipement professionnel (3 M€) constitués principalement d’équipements de communication (1 M€).

Après une baisse de 63% des importations en 2008, nos achats au Burundi (3 M€) ont enregistré une forte augmentation en 2009 en raison de la hausse non négligeable des importations de fruits et plantes à boisson (presque exclusivement du café).

IDE et présence française : selon la CNUCED, les stocks d’IDE seraient de 48 M$ en 2008 soit le même montant qu’en 2007. Les flux d’IDE ont été de 500 000 $ en 2008. Ce faible niveau de stocks est imputable à l’étroitesse de l’économie burundaise et un climat politique défavorable.

Selon la Banque de France, le stock d’IDE français au Burundi est passé de 1 M€ en 2007 à 2 M€ en 2008. Trois sociétés françaises y sont présentes : le transitaire SDV (groupe Bolloré), le déménageur AGS et Sogea-Satom, dont le montant de contrats dans l’exécution d’axes routiers, sur fonds européens, se monte aujourd’hui à 100 M€. Accor qui détenait 7% du capital du Novotel de Bujumbura s’est retiré en 2008.

Politique de crédit : notre politique de crédit pour le moyen terme sur le Burundi est ouverte au comptant et considéré au cas par cas, selon les orientations fixées en matière de crédit pour l’année 2009.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Suspendue en 1996 (à la veille de la crise de 1993, la France était le premier bailleur du Burundi), notre coopération bilatérale a repris en 1998, d’abord à un niveau très modeste (moins de 1 M€) pour atteindre, tous appuis confondus, 8,5 M€ en 2006 puis 9,2 M€ en 2009.

Pour accompagner la dynamique de sortie de crise, de nouveaux projets de coopération ont démarré depuis 2006, notamment dans le domaine de l’éducation, priorité du gouvernement burundais, ainsi que la formation des cadres des nouvelles forces de police burundaises et la coopération en matière linguistique et culturelle.

Nous avons également apporté notre appui à la médiation sud-africaine dans le cadre des négociations entre le gouvernement burundais et les FNL. Un document cadre de partenariat, d’un montant de 47 M€ pour la période 2006-2010, a été signé à Paris en novembre 2006 lors de la visite du Président Nkurunziza. La France participe également au travers d’un fonds commun créé avec la Belgique, la Grande-Bretagne et le Luxembourg dans le domaine de l’éducation.

La France a récemment annoncé qu’au-delà de l’effort d’annulation de dette déjà consentie dans le cadre de l’initiative PPTE, elle proposera prochainement aux autorités burundaises la signature d’un contrat de désendettement et de développement (C2D) pour un montant de 2,6 M€.

Il s’agit d’un mécanisme innovant qui permettra de transformer des échéances de la dette du Burundi à l’égard de la France en un nouveau programme de développement. En l’espèce, le secteur d’affectation de ce contrat portera sur l’éducation primaire, et notamment sur le financement d’un plan de recrutement complémentaire de 1 230 enseignants pour la période 2010-2012.

Site de l’ambassade de France

Mise à jour : 17.04.13

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