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Présentation

Données générales

Données géographiques

Nom officiel : Burkina Faso
Superficie : 274 500 km²
Capitale : Ouagadougou
Villes principales : Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou
Langue (s) officielle (s) : Français
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 11 décembre

Données démographiques

Population : 15, 8 millions d’habitants (Banque Mondiale, 2009)
Densité : 54 hab/km²
Croissance démographique : 3,4% (Banque Mondiale, 2009)
Espérance de vie : 53 ans (Banque Mondiale, 2008)
Taux d’alphabétisation : 29%
Religion (s) : Islam (50 %), animisme (40%), christianisme (10%) (CIA World Factbook)
Indice de développement humain : 161ème sur 169 pays (PNUD)
Classement Transparency International : 79ème sur 180 pays (2009)

Données économiques

PIB en 2009 : 8,1 Mds $ (Banque Mondiale)
PIB par habitant en 2009 : 510 $ (Banque Mondiale)

Taux de croissance en 2009 : 3,5% (Banque Mondiale)
Taux de chômage : NC
Taux d’inflation en 2009 : 3,1 % (Banque Mondiale)
Solde budgétaire en 2008 : - 4,4 % du PIB (FMI)
Balance commerciale en 2008 : - 11,8 % du PIB (FMI)

Principaux clients en 2009 (Economist Intelligence Unit) : Singapour (9,8 %), Belgique (7,4%), Chine (4,4 %), Thaïlande (6,6%), Ghana (4%), Inde (2,9 %)
Principaux fournisseurs en 2009 (Economist Intelligence Unit) : Côte d’Ivoire (22,3 %), France (17,9 %), Togo (5,9 %), Afrique du Sud (3,2%), Belgique (3,1 %)

Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB en 2009 (Economist Intelligence Unit) :

  • agriculture : 34,1 %
  • industrie : 26,5 %
  • services : 39,3 %

Exportations de la France vers le Burkina Faso en 2009 : 220 M€ (DGTPE)
Importations françaises depuis le Burkina Faso en 2009 : 7 M€ (DGTPE)

Consulat de France : Ouagadougou
Communauté française en 2009 : 3 279 inscrits
Communauté burkinabé en France : 3 101 (2007)


Politique intérieure

Indépendante le 5 août 1960, la Haute Volta a connu plusieurs coups d’Etat dont celui de Thomas Sankara en 1983. Elle devient le Burkina Faso, “pays des Hommes intègres”, en 1984. Le 16 octobre 1987, Blaise Compaoré, ancien compagnon de route de Sankara, prend le pouvoir. Il est élu en 1991 et réélu en 1998 bien que son parti, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), ne dispose que d’une courte majorité.

Lors des élections présidentielles du 13 novembre 2005, le président sortant Blaise Compaoré est à nouveau réélu avec 80,3 % des voix dès le premier tour, lui donnant une légitimité politique dont il ne disposait pas jusqu’alors.

L’opposition, très affaiblie et plus que jamais divisée après les défaites successives aux présidentielles et aux municipales, a subi une lourde défaite aux élections législatives de 2007. Celles-ci ont ainsi consacré une large victoire du CDP et des partis de la mouvance présidentielle.

L’opposition y représente alors seulement 13,5 % des sièges au sein de l’Assemblée Nationale (66 % pour le CDP et 20,5 % pour la mouvance présidentielle), à travers ses 15 sièges sur 111. Le 4 juin 2007, le Président de la République a nommé M. Tertius Zongo Premier Ministre.

La FEDAP (Fédération associative pour la paix et le progrès avec Blaise Compaoré) a été créée au mois d’avril 2008 par le frère cadet du chef de l’Etat, François Compaoré. Le 3 septembre 2008, le Président Compaoré a procédé à un léger remaniement ministériel, notamment pour remplacer son ministre des affaires étrangères, Djibril Bassolé, nommé médiateur conjoint des Nations Unies et de l’Union Africaine au Darfour. C’est M. Yoda, précédemment Ministre d’Etat, ministre de la Santé, qui lui a succédé.

L’opposition tente, sans grand succès jusqu’à présent, de se réunir. Le parti de l’Union pour la renaissance-Parti Sankariste (Unir-PS) a été désigné chef de file de l’opposition et son président, Bénéwendé Sankara, a été le premier candidat déclaré à l’élection présidentielle de novembre 2010. L’ancien Ministre de l’économie et des finances, Zéphirin Diabré a organisé en mai 2010 à Ouagadougou un "forum des citoyens de l’alternance" et a créé le 1er mars 2010 son parti politique, l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC).

La question de la révision de la Constitution de 1991 est apparue au centre des réflexions politiques de l’année 2010. Le premier tour de l’élection présidentielle a eu lieu le 21 novembre 2010. La campagne électorale et le vote se sont déroulés, selon les différentes missions d’observation, dans un climat apaisé et dans de bonnes conditions.

Blaise Compaoré a été réélu à la Présidence de la République, avec 80% des voix. Les principaux candidats de l’opposition, Arba Diallo et Bénéwendé Sankara, ont recueilli respectivement 8,21% et 6,34 % des suffrages. Le Conseil Constitutionnel a confirmé le résultat de l’élection le 7 décembre 2011. Le Premier ministre Tertius Zongo, qui avait présenté le 12 janvier 2011 sa démission, a été reconduit par le Président Compaoré ; la composition du nouveau gouvernement a été annoncée le 16 janvier 2011.

A la mi-février 2011, le Burkina Faso a été confronté à de nombreuses manifestations (suite notamment au décès d’un collégien à Koudougou) et à des mutineries militaires (notamment Ouagadougou à la mi-avril et à Bobo Dioulasso début juin) qui se sont traduites par des violences, des pillages et des attaques contre des symboles du pouvoir.

Le Président Compaoré a entamé en mars 2011 des consultations avec les forces vives du pays. Il a procédé au remplacement de certains responsables militaires et a nommé le 21 avril 2011 un nouveau gouvernement dirigé par Luc-Adolphe Tiao, qui a annoncé des mesures d’urgence budgétaires et fiscales.

Les premières élections couplées législatives et municipales se sont tenues le 2 décembre 2012. Elles ont confirmé un tassement du parti présidentiel, le CDP, (qui avec 70 sièges sur 127 soit 55,11%, subit un recul mais conserve la majorité parlementaire) et réalise de remarquables résultats au niveau communal, et la percée de l’Union pour le Changement (UPC) devenue la seconde force politique du pays. L’opposition traditionnelle et sankariste, de tendance radicale, subit une forte déconvenue.

M. Sougalo Appolinaire Ouattara, député du CDP, a été élu Président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso en remplacement de Roch Marc Christian Kaboré.

Le Premier ministre burkinabé Luc Adolphe TIAO a présenté le 2 janvier 2013 son troisième gouvernement comprenant 32 ministres dont 5 femmes (4 précédemment). On relève 11 départs et 13 entrants. Le Président du Faso conserve le portefeuille du Ministère de la défense. Composée de personnalités issues du CDP ou de techniciens reconnus dans leurs domaines de compétence, la nouvelle équipe gouvernementale s’appuie sur la "garde rapprochée du chef de l’Etat" que sont, en premier lieu, les trois Ministres d’Etat.

Ces élections étaient le dernier grand rendez-vous électoral avant 2015, terme normal du dernier mandat du président Compaoré, au pouvoir depuis 1987 et dont la succession hante le débat public dans le pays.

Dans cette perspective, l’Assemblée nationale du Burkina Faso a voté le 21 mai dernier la création d’un Sénat, et ce malgré le rejet de l’opposition et d’un parti de la majorité, qui soupçonnent une volonté de réviser la Constitution pour permettre au président Blaise Compaoré de se représenter en 2015. Le président du Sénat assumera désormais l’intérim du chef de l’Etat en cas de vacance du pouvoir.

Le président Compaoré fait face depuis l’été 2012 à une montée de la contestation sociale et politique avec pour toile de fond la question de sa réélection en 2015 (l’article 37 de la Constitution le lui interdit). S’il est resté très flou sur sa volonté de se présenter à nouveau en 2015, il a néanmoins évoqué publiquement l’idée d’un référendum pour modifier l’article 37 de la Constitution. L’opposition burkinabè a alors accusé Blaise Compaoré de préparer un « coup d’Etat constitutionnel » visant à prolonger son maintien au pouvoir.


Situation économique

Avec un PNB par tête de l’ordre d’un euro par jour et par habitant, le Burkina reste un pays très pauvre (161ème rang sur 169 au dernier classement de l’Indice de développement humain). Son développement se heurte à plusieurs handicaps comme son enclavement, la faiblesse de ses ressources naturelles, l’importance de sa croissance démographique (3%/an), la rudesse de son climat, le faible accès de sa population à l’eau potable, aux soins de santé primaire ou à l’éducation.

Globalement, l’économie est très sensible aux aléas climatiques (pluviométrie) et aux chocs exogènes, en particulier les cours du coton et de l’or pour les exportations, le prix du pétrole et des produits alimentaires pour les importations.

L’économie burkinabé est peu diversifiée et reste largement fondée sur le milieu rural. Le secteur primaire représente le tiers du PIB et d’autres secteurs économiques importants (transports, agro-industries) en dépendent étroitement. L’activité se concentre sur quelques produits (coton, élevage, vivrier), auxquels s’ajoute une production minière en développement (notamment de l’or).

Les performances économiques du pays se situent en moyenne à un niveau plutôt satisfaisant, la croissance ayant atteint plus de 5% par an sur la période 2000-2008. La croissance économique s’est cependant ralentie en 2009 (3,2% contre 5,2% en 2008) du fait de conditions météorologiques défavorables (sécheresse, inondation) et du ralentissement de la demande mondiale, qui se sont traduits par une forte baisse de la production de céréales (-10%) et de coton (-17%).

En revanche, la croissance a été soutenue par l’expansion du secteur minier (doublement de la production d’or à 12,1 tonnes, qui a dépassé le coton comme premier produit d’exportation) et la dynamique du secteur des télécommunications. L’inflation a été réduite (2,6% en moyenne en 2009 contre 10,7% en 2008) en lien avec la baisse des prix alimentaires et pétroliers. L’amélioration des termes de l’échange, l’accroissement des exportations d’or et de coton, de même que la réduction des importations de pétrole se sont traduits par une réduction significative du déficit du compte courant en 2009.

Le pays ne peut toutefois se passer de l’aide extérieure pour le financement de ses dépenses courantes comme de ses projets d’investissement. Le Burkina Faso est le 1er pays à avoir élaboré un document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP 2000), sur laquelle les donateurs ont progressivement aligné leurs appuis. L’Appui budgétaire général (ABG) tend à représenter une part croissante de l’APD totale.

La conduite de la politique macroéconomique s’inscrit dans le cadre d’un accord conclu avec le FMI au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC), approuvée en avril 2007. Les efforts du gouvernement dans la mise en œuvre des réformes structurelles sont soulignés par les partenaires au développement (gestion des finances publiques, mobilisation des recettes fiscales, augmentation de la productivité du secteur coton, amélioration du climat des affaires).

La ville de Ouagadougou et sa banlieue ont été frappés le 1er septembre 2009 par de très fortes inondations provoquées par des pluies diluviennes, qui ont entraîné une dizaine de morts et affecté 150000 personnes, causant de très nombreux dégâts matériels. De nouvelles inondations ont touché plusieurs régions du pays en juillet 2010.

Le Burkina Faso a dû ces derniers mois faire face aux conséquences économiques de la crise ivoirienne (hausse du coût de la vie, difficultés d’approvisionnement). De nombreux pillages de magasins et destructions d’édifices publics sont intervenus lors des troubles récents.


Politique extérieure

Soupçonné d’avoir soutenu le Libéria de Charles Taylor au début des années 2000, puis d’avoir soutenu la rébellion ivoirienne en 2002, le Burkina Faso est parvenu à modifier considérablement son image à l’étranger.

Le Président Compaoré a joué un rôle essentiel de médiation dans différentes crises ouest-africaines :

  • La facilitation du dialogue inter-togolais en août 2006 a permis au Burkina Faso de revenir sur la scène diplomatique. Le Président burkinabé a joué un rôle important dans la conclusion de l’Accord Politique Global de 2006 (APG) dont il a été Facilitateur. Le Président Compaoré a continué depuis lors d’accompagner le dialogue inter-togolais, particulièrement dans la perspective de la préparation des élections présidentielles de mars 2010.
  • Depuis la signature de l’Accord politique de Ouagadougou en mars 2007, le Burkina Faso jouait un rôle déterminant dans le processus de sortie de crise ivoirien. Le Burkina Faso, Facilitateur de cet accord, veillait à sa mise en œuvre et organisait de nombreuses réunions de suivi à Ouagadougou. Les deux pays ont signé un traité d’amitié et de coopération le 29 juillet 2008. La visite d’Etat du Président Compoaré en Côte d’Ivoire (15-18 septembre 2009), marquée en particulier par la tenue d’un Conseil des Ministres conjoint entre les deux gouvernements, s’inscrivait dans la continuité de ce traité.
  • Le Président Compaoré a été nommé facilitateur de la crise guinéenne par la CEDEAO, et a joué un rôle important dans la sortie de la crise qu’a traversé le pays depuis les évènements du 28 septembre 2009.

Blaise Compaoré a été élu par ses pairs à la Présidence de l’UEMOA et de la CEDEAO pendant 2 années consécutives (2007 et 2008). L’entrée du Burkina Faso au Conseil de Sécurité comme membre non permanent pour le biennum 2008-2009 est par ailleurs venue renforcer la stature internationale que se construit ce pays.

La nomination de son ministre des affaires étrangères, M. Djibril Bassolé comme médiateur conjoint de l’Union Africaine et des Nations Unies au Darfour (qui a occupé ce poste jusqu’en avril 2011, date de son rappel au gouvernement), a confirmé cette évolution, tout comme l’élection le 17 février 2012, du burkinabè Kadré Désiré Ouedraogo (ancien Premier ministre et actuellement ambassadeur auprès de l’UE) comme Président de la Commission de la CEDEAO.

A la suite du coup d’Etat du 22 mars 2012 au Mali, la CEDEAO a mandaté le Burkina Faso comme médiateur sur la crise malienne. Elle lui a confié deux missions : régler la crise institutionnelle et instaurer un processus de négociation entre l’Etat malien et les groupes armés du Nord. Sur le plan institutionnel, la médiation burkinabé a été très critiquée pour avoir été trop conciliante avec les putschistes.

Un accord-cadre a été conclu le 6 avril entre la médiation et la junte permettant un retour à l’ordre constitutionnel sans que la classe politique malienne n’ait été consultée. En ce qui concerne le dialogue Nord-Sud, le médiateur burkinabè a tenté de faire émerger un accord entre les autorités maliennes, Ansaar Eddine et le MNLA. Le 4 décembre, une première rencontre entre les trois parties avait eu lieu à Ouagadougou. L’offensive lancée le 8 janvier par Ansaar Eddine, AQMI et le MNLA invalide nettement la stratégie burkinabè de dialogue avec le premier groupe.

Cependant, le 11 mai, les autorités maliennes ont saisi le président Compaoré de la situation à Kidal, ce qui l’a conduit à conduire des « concertations » et à proposer le 29 mai un "préaccord" pour permettre la tenue de l’élection présidentielle en juillet à Kidal, ville du nord-est du Mali occupée par des groupes armés touareg.

Un accord a été conclu à Ouagadougou le 18 juin dernier : « l’accord préliminaire à l’élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix au Mali » a été signé, pour Bamako, par le ministre de l’Administration territoriale, le colonel Moussa Sinko Coulibaly, et par Bilal Ag Acherif et Algabass Ag Intalla au nom des deux mouvements touaregs, en présence du président burkinabè, Blaise Compaoré, médiateur.


Date de mise à jour : 31.12.13


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