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La France et le Burkina Faso

Brève

Déplacement au Burkina Faso et au Bénin de Pascal Canfin (28 et 29 novembre 2013)

A quelques jours de la Journée mondiale de lutte contre le sida et de la conférence de Washington sur la reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, cette visite confirmera la mobilisation de la France dans le combat contre les grandes pandémies dont elle est l’un des tout premiers contributeurs.

Présentation

Relations politiques

La France et le Burkina Faso entretiennent des relations d’amitié et de coopération très étroites, pour des raisons historiques et culturelles, dont notamment la francophonie.


Principales visites de personnalités françaises au Burkina Faso

  • Janvier 2008 : Déplacement à Ouagadougou du ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Kouchner.
  • Juillet 2008 : Déplacement du Secrétaire d’Etat chargé de la coopération et de la francophonie, M. Joyandet, à Ouagadougou.
  • Octobre 2008 : 2e déplacement du Secrétaire d’Etat M. Joyandet à l’occasion du « Tour du Faso » et visite du Ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, M. Hortefeux.
  • Janvier 2009 : visite de M. Hortefeux pour la signature de l’Accord de gestion concertée des flux migratoires entre la France et le Burkina Faso.
  • Février 2009 : Déplacement de M. Joyandet à Ouagadougou à l’occasion du FESPACO et visite au Burkina Faso de la Secrétaire d’Etat chargée du commerce extérieur, Mme Anne-Marie Idrac.
  • Avril 2009 : déplacement de Mme Lagarde, Ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, à l’occasion de la réunion des ministres des finances de la zone Franc à Ouagadougou.
  • Juillet 2009 : déplacement de M. Joyandet à l’occasion de la 49ème réunion du comité des Ministres de tutelle de l’ASECNA.
  • Octobre 2009 : participation du Ministre d’Etat M. Borloo au Forum Mondial du Développement Durable de Ouagadougou.
  • Décembre 2009 : déplacement de Mme Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique.
  • Janvier 2010 : Déplacement à Ouagadougou du ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Kouchner.
  • Décembre 2010 : Déplacement à Bobo-Dioulasso de M. Henri de Raincourt, Ministre chargé de la coopération, à l’occasion des cérémonies du cinquantenaire de l’indépendance du Burkina Faso.
  • Février 2011 : Déplacement à Ouagadougou de M. Henri de Raincourt, Ministre chargé de la coopération.
  • Février 2012 : visite de Alain Juppé, Ministre des Affaires étrangères.
  • Juillet 2012 : visite du Ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.
  • Janvier 2013 : déplacement à Ouagadougou du ministre en charge du développement, Pascal Canfin.
  • Novembre 2013 : déplacement à Ouagadougou du ministre en charge du développement, Pascal Canfin.

Principales visites de personnalités burkinabè en France

  • Mars 2008 : Le président Compaoré est reçu par le président de la République, M. Nicolas Sarkozy.
  • Novembre 2008 : Le président Compaoré est de nouveau reçu à la présidence de la République, à l’issue des Journées européennes du Développement à Strasbourg du 14 au 17 novembre à Strasbourg. Il a également un entretien avec le Ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Bernard Kouchner. Visite officielle du Premier ministre burkinabè, M. Tertius Zongo à l’occasion des « Journées économiques du Burkina Faso ».
  • Janvier 2009 : Rencontre entre la ministre burkinabè de la promotion des droits humains, Mme Sawadogo, et la Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l’homme, Mme Yade.
  • Octobre 2009 : déplacement en France d’une délégation du groupe d’amitié Burkina-Faso- France.
  • Novembre 2009 : déplacement en France du Premier ministre burkinabè, M. Tertius Zongo
  • Mars 2010 : déplacement en France du Ministre de l’administration territoriale, M. Sawadogo
  • Mai 2010 : Présence du Président Blaise Compaoré, du Ministre des Affaires Etrangères Alain Yoda et du Ministre du Commerce Léonce Koné au sommet Afrique-France de Nice.
  • Juillet 2010 : Présence du Président Blaise Compaoré aux cérémonies du 14 juillet
  • Septembre 2010 : visite officielle du Ministre des Affaires Etrangères Alain Yoda
  • Mai 2011 : Déplacement du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale, M. Djibril Bassolé.
  • Juillet 2011 : Déplacement en France du Premier Ministre M. Luc Adolphe Tiao.
  • Janvier-février 2012 : Déplacement en France du Premier Ministre M. Luc Adolphe Tiao.
  • Septembre 2012 : visite officielle en France du Président Compaoré.


Relations économiques

La France se place parmi les premiers fournisseurs du Burkina Faso (part de marché française estimée à 13%). Le Burkina Faso représente le 5ème excédent commercial de la France dans la Zone franc. Les exportations françaises se sont élevées à 220 M€, en hausse de 11% par rapport à 2008.

Les ventes françaises de produits pharmaceutiques (68 M€, +10%), restent notre premier poste d’exportation, en représentant près du tiers de nos ventes globales, alors qu’en termes de répartition sectorielle, nos exportations se retrouvent dans les biens de consommation (36%), plus que dans les biens d’équipement (24%) et les biens intermédiaires (21%). Les importations françaises sont modestes (7 M€ en 2009, +22,8%/2008) et essentiellement composées de produits agricoles, sylvicoles et piscicoles (59%).

La présence économique française au Burkina Faso est diversifiée. On dénombre environ 45 filiales d’entreprises françaises présentes dans la plupart des secteurs de l’économie : agriculture (coton), agro-alimentaire, industries de transformation, BTP, logistique et transports, ainsi que le tertiaire (services, banque, assurance).

L’importance des implantations françaises au Burkina Faso contraste avec la faiblesse des flux au cours de la période récente. Le Burkina Faso demeure un marché de petite taille et il est donc difficile d’y attirer de nouveaux opérateurs.


Coopération culturelle, scientifique et technique

Jusqu’en 2009, la France était le premier partenaire bilatéral au développement du Burkina, suivi de près par les Pays-Bas. Entre 2006 et 2008, l’aide française a représenté au total 167 M€, soit en moyenne 83.5 M€ par an. Pour 2009, l’APD française était estimée à 52M€ (OCDE). Avec la mise en place du Millenium Challenge Account, les Etats-Unis devraient investir 62 millions d’euros par an prévus pour la période 2009-2014.

Notre coopération bilatérale évolue fortement vers l’aide programme et l’aide budgétaire sous l’impulsion de la démarche d’harmonisation des aides (création du groupe de Soutien Budgétaire Conjoint (SBC-CSLP) en 2002, qui réunit les principaux bailleurs de fonds sous la Présidence du Ministre des Finances burkinabé), et de la définition par les autorités burkinabé d’un cadre général des aides budgétaires en 2005.

C’est dans ce contexte que la France a accordé au Burkina Faso une aide budgétaire globale pluriannuelle de 19,5M€ pour la période 2006-2008. Un appui supplémentaire de 1,5M€ a été octroyé en décembre 2008 pour aider le pays à faire face à l’impact du renchérissement des produits alimentaires.

A l’occasion de la réunion des ministres des finances de la zone Franc à Ouagadougou en avril 2009, la Ministre de l’économie française Mme Lagarde a participé à la signature de la convention d’une nouvelle aide budgétaire pluriannuelle 2009-2011, d’un montant de 19,5M€. Suite aux inondations ayant frappé le pays début septembre 2009, la France a répondu aux demandes d’assistance du gouvernement Burkinabé au travers de plusieurs donations dont le montant total s’élève à 699,5 millions de FCFA soit 1,06 million d’euros.

Caractérisée naguère par l’éparpillement de ses interventions, manquant de cohérence et de visibilité, la coopération française se concentre désormais sur des secteurs définis. Le document-cadre de partenariat (DCP) 2006-2010 d’un montant indicatif prévisionnel de 302M€, signé le 2 juin 2006, s’inscrit pleinement dans les objectifs du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) défini par le pays.

Il vise à recentrer notre coopération sur trois secteurs OMD (infrastructures, eau et assainissement, éducation de base) et trois axes transversaux (appui à la bonne gouvernance et Etat de droit, promotion de la francophonie et des liens culturels, enseignement supérieur et recherche).

Un nouveau DCP pour la période 2013-2015 vient d’être signé à Ouagadougou par la ministre Canfin (novembre 2013)Le document définit cinq axes de coopération (dont trois qui concentrent 90% des moyens) :

  • gouvernance (22 M€ de financements prévus y compris l’aide budgétaire) : via plusieurs projets FSP et le dispositif d’experts techniques : renforcement de l’État de droit (sécurité et justice), amélioration de la gouvernance financière (avec une aide budgétaire sectorielle), décentralisation, appui à la société civile ;
  • coopération culturelle (1,7 M€) : activités de l’Institut français, suivi des initiatives burkinabé en matière de français, dialogue avec l’OIF ;
  • développement durable (entre 125 et 140 M€) : majoritairement sur prêts, intervention de l’AFD dans les secteurs de l’énergie (interconnexions électriques régionales), de l’eau et assainissement et de l’aménagement urbain (Ouagadougou) ; action en matière d’environnement via le FFEM ;
  • développement humain (entre 75 et 95 M€) : sur don, intervention de l’AFD dans l’éducation de base et la formation professionnelle, appui du SCAC à l’enseignement supérieur et à la recherche ; poursuite des actions dans le secteur de la santé (Initiative 5%, engagement Muskoka) ;
  • agriculture et sécurité alimentaire (entre 32 et 42 M€) : sur don et mixage prêt/don, appui de l’AFD au secteur rural et à la filière coton.

L’enveloppe globale, comprise entre 260 M€ et 305 M€, est comparable à celle du précédent DCP 2006-2010 (302 M€), mais se distingue par la hausse des activités de prêt.

La coopération décentralisée est très active : on compte plus de 150 partenariats entre collectivités locales burkinabé et françaises. Plus de 250 ONG françaises interviennent au Burkina Faso. Les écoles françaises au Burkina Faso (1200 élèves) ou notre coopération en matière d’enseignement supérieur (une centaine de bourses par an accordées à des étudiants burkinabé) entretiennent la Francophonie dans le pays.

Le rôle d’animation des centres culturels de Ouagadougou et Bobo Dioulasso ou encore notre soutien à de grandes manifestations comme le FESPACO participent à l’échange et au dialogue des cultures.

De 2006 à 2010, le volume moyen annuel des engagements du Groupe AFD s’est élevé à environ 35 M€. Conformément aux secteurs de concentration du DCP, les principaux secteurs bénéficiaires des financements de l’AFD ont été : les infrastructures rurales et urbaines (appuis au secteur électrique, équipements rurale et urbain au bénéfice des collectivités territoriales), l’eau et l’assainissement (contribution au programme national d’alimentation en eau potable, subventions au secteur de l’assainissement) et l’éducation (appui au plan décennal de développement de l’éducation de base et à la formation professionnelle)


Autres types de coopération

Partenaire fiable dans la sous-région, le Burkina Faso bénéficie d’une coopération militaire et de défense structurée avec la France. En 2009, cette coopération s’est appuyée sur 12 coopérants militaires et un budget de 3 M€. Les principales actions se font dans le domaine de la formation des cadres et du conseil de haut niveau, ainsi que de l’appui technique et logistique.

Un accord relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au développement solidaire a été signé le 10 janvier 2009 et a été ratifié par les deux Etats. Il prévoit notamment des financements pour 14 projets de développement solidaire dans divers domaines pour un montant de 6,24 millions d’euros (santé, formation professionnelle, secteurs productifs, micro-crédits pour les femmes…).

La coopération de l’Union Européenne au Burkina Faso au titre du 10ème FED se concentre sur deux domaines d’intervention : le renforcement des infrastructures de base et de l’inter-connectivité (infrastructures routières, eau potable et assainissement, énergie renouvelable) et l’appui à la bonne gouvernance (gouvernance politique et démocratique, gouvernance locale).

L’appui macroéconomique pour la réduction de la pauvreté est également poursuivi. Un soutien, supplémentaire sera accordé pour des actions dans les domaines de l’intégration et de la coopération régionale ainsi que de l’appui institutionnel. Le programme indicatif pluriannuel pour le Burkina Faso au titre du 10ème FED prévoit une enveloppe de 537,2 millions d’euros au service de ces priorités


Date de mise à jour : 31.12.13

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