La France et le Sultanat de Brunei
Présentation
Relations politiques
La France est un des rares pays européen avec l’Allemagne et le Royaume Uni à posséder une Ambassade dans le pays. Brunei a ouvert une représentation diplomatique à Paris en juillet 1989, avec un ambassadeur résident depuis septembre 1991. Le sultan a effectué une visite d’Etat en France en décembre 1996, puis plusieurs visites de travail à Paris. Le sultan a effectué à nouveau une visite officielle en France en juin 2008. Il s’est également entretenu avec le président de la République en octobre 2008 lors du sommet de l’ASEM à Pékin, dont la France et Brunei étaient coordinateurs.
Les relations bilatérales ont également été marquées, en juin 2006, par la visite de travail en France du prince héritier, S.A.R. Al-Muhtadee Billah Bolkiah, qui s’est entretenu avec le président de la République.
Voir le site de l’ambassade de France
Relations économiques
Nos échanges avec le Brunei sont modestes, principalement en raison de l’étroitesse du marché. Ils représentaient environ 10 millions d’euros en 2011, avec un excédent pour la France de 8,5 millions d’euros. Les exportations françaises sont cependant inexactement reflétées dans les statistiques douanières, car la plupart de nos entreprises n’exportent pas directement à partir de la France, mais à travers des relais régionaux situés en Malaisie, en Thaïlande et surtout à Singapour (qui figure avec 20% au premier rang des fournisseurs du sultanat, mais dont les ventes sont largement des réexportations). Le déplacement temporaire d’équipements pétroliers par Total se traduit aussi par des chiffres d’importation ou d’exportation sans signification économique.
Michelin tient ainsi 20% du marché brunéien des pneumatiques sans que ces articles apparaissent dans le commerce franco-brunéien. Il faut signaler également la présence, parmi les biens de consommation courante, de L’Oréal pour les cosmétiques, de SEB dans les articles de cuisine et le petit électroménager, de Danone dans l’alimentation infantile et les eaux minérales. Les constructeurs français couvrent 2 à 3% du marché automobile. Les groupes Schneider et Alstom vendent des équipements au secteur énergétique et les fournisseurs de l’exploration et de la production d’hydrocarbures (Spie-Batignolles, Schlumberger…) sont très présents, avec des fluctuations liées au rythme des investissements. Dans le secteur du luxe, la joaillerie Korloff dispose d’un point de vente, mais les Brunéiens riches préfèrent acheter en Europe ou à Singapour les produits de LVMH ou d’Hermès.
Total (cf. plus haut), qui emploie plus de la moitié des expatriés répertoriés par l’ambassade au Brunei, est de loin le premier investisseur français présent dans le pays. BNP-Paribas possède une participation de 15% dans la Banque Baiduri (où des membres de la famille royale sont majoritaires) et en fournit le Directeur Général. Air France Industries assure l’entretien des Boeing 777 de la Royal Brunei Airlines. SDV (logistique) est également bien implanté.
La "French Bruneian Business Association" (www.fbbabrunei.com), fondée en 2000, compte une centaine de membres.
Coopération culturelle, scientifique et technique
Notre coopération culturelle s’appuie sur l’Alliance française du Brunei, créée en 1986. Outre les cours de langue (elle accueille environ 130 élèves), son action s’est développée ces dernières années vers l’organisation de manifestations culturelles, en liaison étroite avec l’ambassade (qui ne dispose pas d’autre instrument de rayonnement et d’influence). L’enseignement du français a été introduit à l’université fin 2001. Le nombre d’apprenants de français tous niveaux confondus (secondaire, supérieur et Alliance française) dépasse désormais le millier.
La muséographie constitue également un domaine important. Le mécénat de Total a permis la fouille archéologique d’une jonque chinoise du XVe siècle coulée au large du Brunei. Après une exposition organisée sur place, le sultan a inauguré l’exposition « La mémoire engloutie du Brunei », qui s’est tenue à Paris de septembre 2001 à janvier 2002, à la Conciergerie. Il s’agissait de la plus importante manifestation jamais organisée pour faire connaître le sultanat au public occidental. Des coopérations se sont développées entre l’université du Brunei Darussalam (UBD) et différentes universités françaises (La Rochelle et Montpellier I, notamment) pour favoriser les échanges d’étudiants et de chercheurs dans le domaine de la cartographie, de la médecine et de la pharmacie.
Trois accords de coopération ont été signés lors de la visite en France du ministre de l’Education brunéien en décembre 2008, en particulier entre l’UBD d’une part et le muséum national d’histoire naturelle et l’université de Montpellier I d’autre part.
Mise à jour : 22.08.12
Liens utiles
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