Présentation du Brésil
Présentation
Données générales
Nom officiel : République fédérative du Brésil
Nature du régime : République fédérale présidentielle, composée de 26 Etats et d’un district fédéral
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : Mme Dilma Rousseff
Données géographiques
Superficie : 8 511 965 km² (quinze fois la France), 5ème rang mondial
Capitale : Brasilia
Villes principales : São Paulo, Rio de Janeiro, Belo Horizonte, Porto Alegre, Salvador de Bahia, Fortaleza, Curitiba, Recife, Belém, Goiânia
Langue officielle : Portugais
Monnaie : Real (1€ = 2,6 réaux)
Fête nationale : 7 septembre
Données démographiques :
Population : 192,4 millions (2011), 5ème rang mondial
Densité : 22hab./km2
Croissance démographique : 1,33%
Espérance de vie : 73,5 ans (69,7 ans pour les hommes et 77,3 ans pour les femmes)
Taux d’alphabétisation : 89%
Religion (s) : catholiques (68%) ; évangéliques (20%)
Indice de développement humain : 0,718 (84e)
Données économiques :
PIB (2011) : 2.510 Mds USD (6ème rang mondial – 2010 : 2.090 Mds USD ; 2009 : 1.572 Mds USD)
PIB par habitant (2011) : 12688 USD
Taux de croissance (2011) : 2,7 % (2010 : 7,5 % ; 2009 : -0,6% ; estimation 2012 : 1,5%)
Taux de chômage (août 2012) : 5,3%
Taux d’inflation (2011):6,5%(2010 : 5,9% ; 2009 : 4,3%)
Balance commerciale(2011) : 29,8 milliards USD (20,1 milliards USD en 2010)
Principaux clients : Etats-Unis, Argentine, Chine, Pays-Bas (France 10e)
Principaux fournisseurs : Etats-Unis, Argentine, Chine, Allemagne, Nigeria (France 12e)
Réserves Internationales(septembre 2012) : 378 milliards USD
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
agriculture : 6 %
industrie : 27%
services : 67%
Exportations de la France versle Brésil : 4 Mds EUR
Importations françaises depuisle Brésil : 4 Mds EUR
http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/Bresil
Consulats de France : São Paulo, Rio de Janeiro, Recife
Communauté française au Brésil : près de 20500 inscrits Français inscrits au registre des Français établis hors de France. 30000 français résidents selon la police fédérale.
Communauté brésilienne en France : 2 000 enregistrés (25 000 estimés)
Politique intérieure
A l’issue de ses deux mandats, le Président Lula a quitté le pouvoir avec une popularité exceptionnelle, notamment parmi les classes populaires, fondée sur les deux piliers emblématiques de sa politique sociale : la « Bolsa Familia » (« bourses familiales » pour onze millions de foyers défavorisés) et le PAC (« programme d’accélération de la croissance » encourageant les investissements en matière de grandes infrastructures).
Sa dauphine, Mme Dilma Rousseff, a été élue le 31 octobre 2010, au second tour de l’élection présidentielle, avec 56,05% des voix, devant le candidat de l’opposition, José Serra (Parti de la Social-démocratie brésilienne). Elle est la première femme Présidente de la République du Brésil. Les élections des gouverneurs et du Congrès ont été également globalement favorables à la coalition gouvernementale : à l’issue du second tour, sur 27 Etats fédérés, la majorité dispose de 16 gouverneurs
La Présidente a constitué son gouvernement de coalition en opérant de subtils équilibres, ce qui sera, tout au long de son mandat, la règle dans ses relations avec le Congrès pour mettre en œuvre son programme de gouvernement. Dilma Rousseff a fait de la lutte contre la pauvreté la grande priorité de son mandat. Les programmes gouvernementaux (« Bolsa Familia », « Brésil sans misère ») ou l’augmentation du SMIC (+14% en 2012, à 622 réaux) doivent permettre de réduire la pauvreté, de consolider la position de la classe moyenne et d’assurer une plus grande inclusion sociale. Cette politique s’inscrit dans un cadre plus large de développement du pays, fondé sur les infrastructures dans le cadre du Programme d’Accélération de la Croissance - PAC 2 qui doit pallier les faiblesses du pays (construction massive de logements, accès aux services publics, aménagements en vue des grands évènements sportifs, infrastructures énergétiques et de transport), l’agro-négoce et une ambitieuse politique de formation des ressources humaines (Science sans frontières : 100.000 étudiants boursiers à l’étranger, dont 10.000 pour la France).
Situation économique et sociale
Première économie de l’Amérique latine, le Brésil, sorti plus fort de la crise de 2009, s’est donné comme priorité l’accélération de sa croissance et la réduction des inégalités dans le respect des équilibres économiques fondamentaux. Cette stratégie lui permet de jouir d’une bonne image auprès de la communauté financière internationale (risque pays en baisse) en mettant son économie à l’abri d’éventuels chocs externes ou internes.
Avec une croissance de 7,5% en 2010 et de 2,7% en 2011, le Brésil se place au 6ème rang des économies mondiales. Cette évolution a été favorisée par plusieurs facteurs déterminants : ajustement du marché du travail au cycle économique, stabilité de l’emploi et du pouvoir d’achat des revenus les plus faibles (Bolsa familia, hausse du salaire minimum), mise en œuvre de politiques contra-cycliques, réduction du risque Brésil, diversification des exportations et maintien d’un taux directeur élevé (à 7,5 %) pour maîtriser l’inflation.
D’une manière générale, au cours des dernières années, le Brésil a su rééquilibrer ses marchés d’exportation en accroissant la part des nouveaux marchés : l’année 2009 avait été marquée par l’émergence de la Chine comme premier partenaire commercial du Brésil (et, au plan global, comme premier exportateur mondial, dépassant l’Allemagne), devant les Etats-Unis. Le poids de la Chine dans les échanges bilatéraux du Brésil ne cesse en effet de se renforcer. Il était de moins de 4% du total en 2002 et atteint désormais près de 15%, soit une part quatre fois supérieure en l’espace de huit ans. Les Etats-Unis, historiquement premier partenaire commercial du Brésil, et qui assuraient 25% des débouchés à l’exportation du Brésil en 2002, ne représentent plus que 9,6% des exportations brésiliennes en 2010. La part de l’Union européenne dans les échanges extérieurs du Brésil résiste mieux, passant de 27% à 21,4%, les exportations brésiliennes vers l’UE triplant pratiquement (de 15,6 Mds USD à 43,1 Mds USD).
Dilma Rousseff, déterminée à faire avancer les intérêts brésiliens, participe activement à la constitution de champions brésiliens dans des secteurs stratégiques comme le pétrole avec Petrobras (une des dix plus grosses sociétés mondiales par la capitalisation boursière), Vale dans le secteur minier (deuxième compagnie mondiale), Odebrecht en génie civil, ETH energia dans les agro-carburants ou Embraer dans l’aéronautique. En outre, le Brésil est aujourd’hui le 4e exportateur mondial de produits agricoles, avec un total de plus de 94 milliards USD d’exportations en 2011, multipliées par 4 en valeur depuis 2001. Le pays peut en outre miser sur des perspectives d’importantes ressources qu’il retirera des gisements de pétrole et de gaz offshore récemment découverts et dont l’exploitation est à ses prémisses (réserves prouvées de 12,8 Mds de barils - soit 1% des réserves mondiales).
Politique extérieure
La diplomatie brésilienne s’articule autour des priorités suivantes :
Se faire reconnaître comme une puissance mondiale, porte-parole d’une réforme de l’ordre international. Le Brésil milite pour l’élargissement du Conseil de Sécurité des Nations-Unies et est candidat, avec le soutien de la France, à un siège de membre permanent. Il défend le G20 comme instance privilégiée de la gouvernance mondiale et de la réforme des institutions financières internationales. Il plaide pour la conclusion du cycle de Doha. Il joue un rôle majeur dans les négociations relatives au changement climatique et à la préservation de la biodiversité. Il s’est engagé en faveur des financements innovants du développement et a contribué au lancement en octobre 2006 d’une Facilité Internationale pour l’Achat de médicaments (FIAM).
Conclure des partenariats stratégiques avec les grands pays émergents et promouvoir la coopération Sud-Sud au sein de l’IBAS avec l’Afrique du Sud et l’Inde, et des BRICS. Le Brésil développe également une ambitieuse politique africaine et, depuis peu, une politique plus active vers le Moyen-Orient. Il entend par ailleurs jouer un rôle plus important dans la résolution de certains problèmes régionaux aux enjeux internationaux comme le conflit israélo-palestinien (reconnaissance de l’Etat palestinien le 1er décembre 2010) et l’Iran (accord Turquie-Brésil-Iran sur le nucléaire iranien de mai 2010).
Mettre en place le marché commun du Cône Sud (Mercosul) entre le Brésil, l’Argentine, le Paraguay, l’Uruguay et le Venezuela (intégré en juillet 2012). Le Brésil plaide pour la reprise des négociations avec l’UE, relancées en mai 2010. Les principaux obstacles portent sur les questions agricoles et les réticences en matière d’accès aux produits industriels, de services et de marchés publics.
Être le moteur de l’intégration et le leader de l’Amérique du Sud. Sous l’impulsion du Président Lula, le Brésil s’est impliqué davantage dans le règlement des crises régionales : Colombie, Venezuela, Bolivie et Haïti (commandement de la MINUSTAH). Outre l’intégration régionale via le Mercosur, il souhaite aujourd’hui renforcer l’UNASUR (Union desNations sud-américaines, douze Etats membres) en se concentrant sur les thèmes économiques (commerce, énergie, infrastructures) et de défense. Cette stratégie passe également par une protection militaire accrue de ses frontières terrestres et maritimes, contre les trafics illégaux (immigration illégale, drogues, armes, marchandises) et le crime organisé.
Mise à jour : 21.12.12
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