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Géographie et Histoire

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Géographie

La Bolivie est grande comme deux fois la France. Sa superficie est de 1 098 581 km2 et sa population atteint plus de 10 millions d’habitants. Limitée par la Cordillère des Andes à l’ouest et l’Amazonie à l’est, elle n’a pas d’accès à la mer. La population est multiethnique avec des Amérindiens (30% environ), des métis (30% environ), des Européens (15% environ), des Asiatiques et des Africains. La langue principale est l’espagnol, bien que les langues aymara et quechua soient fréquemment utilisées. La constitution de 2009 reconnaît 36 langues officielles.

Le territoire bolivien est composé de deux régions géographiques bien distinctes. La partie ouest du pays est traversée par deux cordillères d’orientations nord-sud qui bordent un vaste plateau (l’Altiplano) et c’est dans cette région que vit la majeure partie des Boliviens. La Cordillère occidentale, aride, abrite plusieurs sommets dont le Nevado Sajama (6 542 mètres). Le haut plateau est bordé au nord-est par la Cordillère royale où l’on trouve entre autres le Nevado Illimani, l’Illampu et la ville de La Paz. Les massifs de la Cordillère orientale abritent des vallées humides et possèdent des contreforts recouverts de forêts. Dans la partie est du pays s’étendent de vastes plaines alluviales qui bénéficient d’un climat tropical. Le nord de ces terres basses appartient au bassin amazonien et est en grande partie recouvert de forêt. Plus au sud, les terres sont intégrées au bassin du Río Paraguay.

Histoire

Avant la colonisation européenne, le territoire bolivien appartenait à l’Empire Inca, plus grand « État » de l’Amérique précolombienne. L’Empire espagnol a conquis la région au XVIesiècle. Pendant la période coloniale espagnole, la région s’appelle « Haut-Pérou » ou « Charcas ». Après avoir déclaré son indépendance en 1809, la Bolivie a vécu 16 années de guerre, avant la mise en place de la République, tirée du nom de Simón Bolívar qui rédigea lui-même la constitution en 1825. Officiellement créée en 1825, la Bolivie s’est heurtée immédiatement aux ambitions de ses voisins, avec lesquels elle est entrée en guerre à plusieurs reprises. Les conflits avec le Brésil (1860, 1903) lui ont fait perdre la moitié de son territoire, la guerre contre le Chili (1879) l’a privée de son accès à la mer et elle a dû céder le sud du pays à l’Argentine et au Paraguay (guerre du Chaco de 1932-1935).

Au milieu du XXe siècle, un renouvellement du paysage politique s’est opéré avec le mouvement nationaliste révolutionnaire (Movimiento Nacionalista Revolucionario), créé en 1941 et qui allait jouer un rôle-pivot dans la vie politique du pays jusque dans les années 1960. Malgré l’opposition de l’armée, il accède au pouvoir en 1952, octroie le suffrage universel, engage sous la pression paysanne une réforme agraire en 1953 et nationalise, moyennant de fortes indemnisations, les mines des trois principaux « barons de l’étain » du pays. Sa politique interventionniste s’infléchit progressivement et s’ouvre à l’influence des États-Unis. Entre 1963 et 1982, les militaires occupent le devant de la scène, souvent à la faveur de nombreux coups d’Etat. A partir des années 1990, une nouvelle figure politique émerge en la personne d’Evo Morales par la voie du syndicalisme agricole (il dirige sans interruption depuis le milieu des années 1990 le mouvement des cultivateurs de la feuille de coca). Elu député en 1997, le parti qu’il a créé, le Mouvement vers le socialisme (MAS), devient le premier parti d’opposition au Congrès en 2002. Evo Morales arrive la même année en seconde position à l’élection présidentielle. Il devient en 2006 le premier président de la République de Bolivie issu d’une communauté indigène.

Mise à jour : 15.03.12

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